Anacolor n’a toujours pas déménagé ses opérations à Saint-Lambert-de-Lauzon.

Anacolor toujours en discussion avec la Ville de Québec

Alors que la date prévue dans l’entente entre les citoyens de Cap-Rouge et Anacolor approche, l’entreprise spécialisée dans la peinture de pièces métalliques n’a toujours pas déménagé ses opérations à Saint-Lambert-de-Lauzon. Les discussions avec la Ville de Québec pour le rachat du terrain se poursuivent.

Selon l’entente, Anacolor doit avoir quitté Cap-Rouge le 30 septembre au plus tard. Mais contrairement à ce qui est marqué sur la page Facebook de l’entreprise, Anacolor n’est pas encore opérationnelle à Saint-Lambert-de-Lauzon. 

«On a mis l’adresse de Saint-Lambert parce qu’on reçoit beaucoup de CV à Cap-Rouge et on veut que les  gens envoient les CV à Saint-Lambert-de-Lauzon», explique le président d’Anacolor, Éric Nadeau. 

M. Nadeau espère toujours avoir déménagé le 30 septembre s’il arrive à s’entendre avec la Ville de Québec, sinon l’usine restera à Cap-Rouge. «Le dossier n’est toujours pas réglé avec la Ville. La Ville a accepté l’achat, mais ils disent qu’ils ne sont pas d’accord avec la servitude.»

La Ville de Québec s’était engagée à acheter le terrain ainsi que le bâtiment pour 2,1 millions $ en juin 2018. Mais depuis l’administration Labeaume refuse d’honorer ce contrat parce qu’elle n’avait pas vu la servitude de Vidéotron, ce que réfute M. Nadeau. «La servitude apparaît dans les documents de la vente», plaide-t-il.

Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la Ville de Québec, David O’Brien, confirme «les discussions [toujours en cours] entre les avocats concernant la transaction et la servitude de Vidéotron». M. O’Brien n’a pas voulu donner plus de précisions et si un accord allait être signé avant le 30 septembre. 

M. Nadeau affirme avoir besoin des deux millions $ de la Ville pour entériner le déménagement à Saint-Lambert, même s’il a obtenu un prêt de 9 millions $ du gouvernement Couillard pour la construction de la nouvelle usine.

M. Nadeau assure également qu’il ne souhaite pas remettre en cause l’entente avec les citoyens. «Je n’ai aucun problème avec eux, c’est la Ville le problème». La direction d’Anacolor s’est engagée à verser une indemnité de 150 000 $. La moitié servira à la réfection du parc Provencher, situé à proximité de l’usine. L’autre partie payera les frais d’avocat. 

Une chanson pour la fin 

Les citoyens de Cap-Rouge sont impatients de voir disparaître une bonne fois pour toutes Anacolor. L’un d’eux, Christian Jacques a même écrit une chanson pour célébrer la séparation.

Il s’agit d’une reprise de Elle s’en va de Patrick Norman. «Le texte original parle d’une rupture amoureuse. Je trouvais que les paroles correspondaient bien à ce que nous vivons depuis huit ans. Je l’ai juste adapté en changeant quelques mots et en lui donnant un air électro funk», mentionne M. Jacques, qui est auteur-compositeur-interprète.

Les citoyens tiendront une vigie le 1er octobre devant Anacolor pour s’assurer que le déménagement a bien eu lieu.