Anacolor, qui exploite une usine de peinture de pièces métalliques à Cap-Rouge, fait face à une pénalité de 10 000 $ du ministère de l'Environnement (MDDELCC) pour avoir rejeté des composés organiques volatils dans l'air - le voisinage se plaint beaucoup des odeurs, d'ailleurs.

Anacolor met en service un nouvel épurateur

L'usine de peinture Anacolor, ciblée par plusieurs plaintes pour odeur par des résidents de Cap-Rouge ces dernières années, a annoncé vendredi la mise en service d'un nouvel épurateur «qui s'inscrit dans l'esprit» des conditions que lui impose le ministère de l'Environnement - mais qui ne les atteignent pas.
Le problème vient de substances nommées composés organiques volatiles (COV) utilisées comme solvants à peinture. Anacolor était déjà parvenue à réduire de 47% ses émissions de COV depuis 2013, notamment en installant deux épurateurs et en changeant certains des produits qu'elle utilise. Le nouvel épurateur réduira les quantités rejetées de 30% supplémentaires, pour un total de 77%.
Ce n'est toutefois pas suffisant pour remplir toutes les conditions que le ministère de l'Environnement (MDDELCC) impose depuis cette année à l'usine controversée, dont la principale est l'installation d'un épurateur réduisant de 90% les rejets de COV dans l'atmosphère.
Le MDDELCC a d'ailleurs servi un ultimatum à Anacolor la semaine dernière: l'entreprise a jusqu'au 18 mars pour se conformer ou pour «présenter ses observations», faute de quoi son «certificat d'autorisation» sera suspendu. Et comme ce certificat est obligatoire pour toute entreprise qui rejette des polluants, la suspension signifierait la fin de ses activités.