«C'est sûr que je polluais, ça fait huit ans qu'on cherche des solutions, mais on a fini par en trouver une. Ça a coûté une fortune, mais maintenant on est correct», a commenté le propriétaire du Colibri lors d'un entretien téléphonique.
«C'est sûr que je polluais, ça fait huit ans qu'on cherche des solutions, mais on a fini par en trouver une. Ça a coûté une fortune, mais maintenant on est correct», a commenté le propriétaire du Colibri lors d'un entretien téléphonique.

Amende salée pour un pollueur repenti

Jean-François Cliche
Jean-François Cliche
Le Soleil
La pollution ne paie pas, il faut croire. En tout cas, à l'hôtel motel Colibri, sur le boulevard Hamel à la hauteur du lac Saint-Augustin, le rejet d'eaux usées directement dans l'environnement pendant des années vient de coûter 12 000 $ d'amende au propriétaire, a annoncé mardi le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs dans un communiqué.
La note est particulièrement salée puisque depuis 2008 ce genre d'infraction dans des commerces comparables vaut généralement une pénalité de 2000 à 3000 $. Mais le Colibri, où convergent nombre de motoneigistes en hiver, n'en est pas à sa première offense, ayant déjà été condamné à une amende de 6000 $ en 2007 pour la même faute.
En outre, la dernière contravention s'élevait au départ à pas moins de 50 000 $, dit le propriétaire de l'endroit, Guy Barnabé, mais elle a été réduite après que d'onéreuses installations septiques eurent été complétées, au printemps, au coût d'environ 200 000 $.
Le Ministère considère maintenant que l'hôtel motel respecte les normes environnementales.
Le dossier a traîné en longueur pendant des années, explique M. Barnabé, notamment parce que le plan initial était de raccorder l'établissement au réseau d'égout, ce qui n'a finalement pas été possible.
«Je ne nie pas que je polluais. C'est sûr que je polluais, ça fait huit ans qu'on cherche des solutions, mais on a fini par en trouver une. Ça a coûté une fortune, mais maintenant on est corrects», a commenté le propriétaire lors d'un entretien téléphonique avec Le Soleil
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