La présence de l'agrile du frêne a été signalée à Québec, ce qui devrait forcer plusieurs citoyens à abattre leurs arbres.

Agrile du frêne: Québec offrira de l'aide financière pour l'abattage

La Ville de Québec offrira de l'aide financière aux citoyens qui devront abattre leurs frênes pour faire face à la propagation de l'agrile du frêne, détecté pour la première fois à Québec lundi.
Le maire Régis Labeaume l'a annoncé jeudi en marge de la conférence de presse d'inauguration de la place publique Montmorency. «On invite ceux qui ont des frênes sur leur propriété à appeler le 311. On va aller les vérifier. Et les gens auront aussi droit à de l'aide financière qui défraiera une partie des coûts d'abattage», a-t-il expliqué
Le maire a ajouté que cette aide financière ressemblerait à celle qui avait été consentie lors de l'épidémie de la maladie hollandaise de l'orme. 
Il y a une dizaine d'années, la Ville défrayait la moitié des coûts d'abattage jusqu'à un maximum de 300 $. 
Les arbres devaient aussi être coupés et enterrés pour aider à freiner l'épidémie et ne pouvaient donc pas servir de bois de chauffage.
«C'est une fatalité, on est là-dedans. Il n'y a pas un endroit dans le monde où ils ont trouvé une solution», a déclaré le maire, ajoutant qu'il comprenait les exercices d'abattage qui s'effectuaient présentement.
«C'est très intelligent, mais c'est seulement préventif et à court terme. Il n'y a pas encore de solution finale. C'est désolant, car on a au moins une centaine de frênes mémorables qui devront être sciés ou enlevés. Pour l'instant, tout ce qu'on peut faire, c'est retarder les choses avec la coupe», poursuit-il.
Il ajoute que l'abattage sélectif effectué présentement n'est selon lui qu'une «demi-solution» et qu'à terme, ce sont tous les frênes qui devront être abattus. «Ça va changer un peu le paysage dans les grands boisés où il y en a beaucoup, comme celui du Domaine Maizerets», conclut-il.