60 % plus d'eau traitée à Charny

La Ville de Lévis a investi 8,5 millions $ pour rénover son usine d'eau potable de Charny et assurer le développement immobilier dans l'ouest de la ville pour les 25 prochaines années.
Construite en 1966, l'usine de filtration située tout près de l'autoroute 73 a été complètement remise à neuf au cours de la dernière année. Pompant son eau dans la rivière Chaudière, l'usine est aujourd'hui en mesure d'en traiter 60 % plus qu'auparavant, soit l'équivalent de 17 piscines olympiques. 
L'installation qui pouvait desservir 52 000 citoyens a maintenant la capacité de fournir en eau potable 85 000 personnes. Elle abreuve les citoyens de Charny, de Saint-Étienne-de-Lauzon, de Breakeyville, de Saint-Nicolas et de Saint-Rédempteur.
«On est une ville qui grandit rapidement et si on veut suivre le rythme, il faut remettre à niveau nos équipements», a commenté le maire Gilles Lehouillier lors de l'inauguration. 
La Ville de Lévis compte trois usines de traitement des eaux, situées à Charny, à Saint-Romuald et au centre-ville de Lévis. Elle souhaite construire des canalisations pour les relier entre elles, afin qu'une usine puisse prendre le relais de l'autre en cas d'urgence environnementale. 
Relier les trois usines
Cet été, la Ville de Lévis dépensera près de 5 millions $ pour relier les usines de Charny et de Saint-Romuald. La connexion avec l'usine Desjardins devrait quant à elle coûter 20 millions $ et se faire d'ici les cinq prochaines années. 
Le maire Lehouillier croit à l'importance de ces travaux pour sa ville, car il se rappelle trop bien la tragédie de Lac-Mégantic, qui avait contaminé l'eau de la rivière Chaudière. «Il s'en est fallu de peu pour que ça vire à la catastrophe ici», a-t-il lancé. L'usine de traitement de Charny avait dû cesser de puiser de l'eau dans la Chaudière et une canalisation temporaire avait été installée dans la rivière Beaurivage. L'opération de 72 jours avait alors coûté 6 millions $ à la Ville.