Les conduites de transport de pétrole d'Énergie Valero, rue Saint-Laurent à Lévis

3500 signatures pour l'enfouissement des conduites de Valero

Les citoyens de la rue Saint-Laurent à Lévis en ont assez des conduites de transport de pétrole d'Énergie Valero qui courent le long des berges du fleuve. Ils ont déposé lundi au conseil municipal une pétition de 3500 noms demandant leur enfouissement. Le maire Gilles Lehouillier a promis d'aider à «trouver une solution».
Claude Tremblay, membre du Regroupement pour la mise en valeur de la rue Saint-Laurent, n'a pas mâché ses mots pour décrire les installations de Valero (anciennement Ultramar) qui jurent dans le paysage du secteur depuis plus de 40 ans. Elles sont selon lui «un immense graffiti sans talent fait d'acier et de béton», un «saccage du fleuve» fait au «mépris» des résidents. M. Tremblay a plaidé devant les élus pour «une conduite hors du fleuve, sécurisée, non visible et aux normes actuelles».
Avant lui, le président du Regroupement, Émilien Bouffard, venait de déposer une pétition contenant 3500 signatures et a incité les politiciens à prendre position en faveur de l'enfouissement, et ce, le plus rapidement possible. «On veut que ça finisse par aboutir. Et on tient à un leadership fort de la Ville.»
Le maire, Gilles Lehouillier, avait vu venir le coup. Le conseil devait justement nommer deux nouveaux membres au groupe de travail sur l'embellissement, où siègent aussi des représentants de Valero. Il s'agit des conseillers Brigitte Duchesneau et Pierre Lainesse. Ce dernier siégera aussi au comité permanent de liaison avec la communauté de Valero.
«Le groupe étudiera les divers scénarios possibles, y compris l'enfouissement des conduites», a indiqué M. Lehouillier. Des gestionnaires de la Ville seront aussi appelés à appuyer les élus. «Soyez assurés qu'on va travailler avec le Regroupement et avec Valero pour tenter de trouver le meilleur scénario possible dans ce cas-là», a-t-il promis.
Compromis recherché
Du côté d'Énergie Valero, le porte-parole Michel Martin affirme que le dossier sera prioritaire au cours des prochains mois. La grogne, note-t-il, s'est intensifiée depuis l'ajout d'échafaudages temporaires installés en 2011 pour permettre l'inspection et l'entretien des conduites. Celles-ci devraient être démantelées cette année.
Valero souhaite atteindre «un compromis acceptable pour tous» et a mandaté une firme de consultants pour analyser «toutes les possibilités» afin d'atténuer l'impact des conduites.
M. Martin affirme que l'enfouissement fait partie des solutions que les consultants étudieront, mais que cette avenue, «techniquement, tant pour la sécurité que pour l'environnement, représente des coûts très importants. C'est un gros défi et ce n'est vraiment pas simple. [...] Ce n'est peut-être pas une solution qui est à la portée de la main», tempère-t-il.
D'autres mesures d'atténuation, comme la construction d'une structure surélevée, ou l'ajout de végétation, entre autres, seront sur la table.