Le complexe résidentiel Woodfield sera construit sur une partie du cimetière Saint-Patrick, sur les terres patrimoniales de Sillery.

34 experts de la forêt contre le projet Woodfield

La liste des opposants au projet de 70 condos du Domaine Woodfield sur les terres patrimoniales de Sillery s'allonge.
Un groupe de 34 professeurs et chercheurs de 10 universités associés au Centre d'étude de la forêt du Québec demandent à la première ministre Pauline Marois et à son ministre de la Culture, Maka Kotto, de revenir sur leur décision d'autoriser la construction du projet de Bilodeau immobilier sur le cimetière Saint-Patrick en raison du boisé qui s'y trouve.
Dans une lettre adressée aux deux élus du Parti québécois et dont Le Soleil a obtenu copie, le collectif insiste sur «la nécessité du maintien intégral de ce boisé pour ses fonctions d'encadrement du cimetière-jardin adjacent». Ces experts de la forêt soulignent «l'effet essentiel d'écran visuel par rapport au secteur urbanisé situé à l'ouest».
«De par sa faible profondeur actuelle, peut-on lire dans la missive, tout rétrécissement du boisé entraînera une altération grave et définitive du paysage historique de l'endroit, en enclavant un des plus anciens cimetières-jardins du Québec.
Ils estiment aussi que le feu vert du ministre aux promoteurs «entraînera la perte d'un boisé sensible abritant au surplus une concentration extraordinaire de patrimoine arboricole formé de feuillus nobles centenaires et bicentenaires parmi les arbres urbains les plus anciens au Québec».
Le 4 décembre, le ministre Kotto avait annoncé avoir accepté le projet à condition que le promoteur s'engage à protéger suffisamment le boisé. Les conditions ont été respectées aux yeux du ministre qui a donné son approbation finale le 19 décembre.
Or, «les arbres ne pourront en aucun cas être déplacés», selon les signataires.