L'annonce a été faite à l'hôtel de ville de Sainte-Anne-de-Beaupré avec le maire de la municipalité, Jean-Luc Fortin, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos, le ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, François Blais, et le maire de Québec, Régis Labeaume.

157,7 millions $ pour des projets liés à l'eau

Les gouvernements du Canada et du Québec ont confirmé mercredi le versement de subventions totalisant 157,7 millions $ dans 39 projets d'aqueduc et d'égout de la région de Québec. Sainte-Anne-de-Beaupré aura notamment sa propre usine de traitement de l'eau potable.
Les sommes proviennent du Fonds pour l'eau potable et le traitement des eaux usées (FEPTEU) mis sur pied par le fédéral, qui ramasse 50% de la facture. Québec paie 33% et les municipalités visées, les 17% restants.
Seuls les bassins de rétention en cours d'aménagement le long du boulevard Champlain, dans le secteur du Foulon, sont financés à hauteur de presque 20 millions $ par le volet «grandes villes» du fonds Chantiers Canada-Québec. 
L'annonce a été faite à l'hôtel de ville de Sainte-Anne-de-Beaupré, rempli de politiciens de fort bonne humeur. À commencer par le maire de l'endroit, Jean-Luc Fortin. Celui-ci a rappelé que sa municipalité tente depuis une vingtaine d'années de sécuriser l'approvisionnement en eau potable pour ses 3000 citoyens. Ce sera bientôt chose faite avec la construction d'une usine autonome branchée sur la rivière aux Chiens, un projet de 12 millions $ qui a connu son lot de hauts et de bas. 
«Enfin!»
«J'ai envie de pousser un gros pffff.... enfin!» a laissé tomber M. Fortin au micro. «Selon les normes du ministère de l'Environnement, on avait des problèmes au niveau de la quantité [d'eau] et notre alimentation était à risque, ce qui ne permettait plus de développement. Avec l'arrivée du programme FEPTEU et l'acceptation de notre projet, maintenant la ville peut recommencer à voir un avenir positif», a poursuivi le maire de Sainte-Anne-de-Beaupré. 
À ses côtés, son homologue de Québec, Régis Labeaume, a parlé de «la tâche première d'un maire», soit fournir de l'eau potable et traiter les eaux usées. «Ça n'a rien de spectaculaire, mais il faut que ça se fasse et ça coûte cher», a-t-il résumé. D'où la pertinence des programmes de subventions des gouvernements supérieurs, selon lui. 
Douze des 39 projets annoncés mercredi seront réalisés sur le territoire de la ville de Québec. Dans le lot, le drainage pluvial des autoroutes Félix-Leclerc et Laurentienne, la pose d'une nouvelle conduite d'adduction en haute ville et l'agrandissement du réservoir Bélair. Vingt-trois autres municipalités de la rive nord recevront également des sommes.