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Actualités

Des carcasses de vache au recyclage

La directrice des opérations chez Sani-Éco a vu passer bien des choses qui n’ont pas leur place dans le bac bleu au fil du temps. Mais les trois carcasses de vache retrouvées au cours des derniers jours sur les convoyeurs du centre de tri de Granby dépassent les bornes, dénonce Julie Gagné.

« C’est vraiment désagréable pour les employés. Je ne les engage pas dans un abattoir. Je les engage pour trier du papier et du carton », fulmine celle qui a contacté La Voix de l’Est pour signaler la situation.

Environnement

Le Québec prêt à réduire davantage ses GES pour 2050

Le Québec est prêt à réduire encore davantage ses émissions de gaz à effet (GES), tel que le demande un groupe d’experts de l’ONU, mais pas pour 2030.

Le ministre de l’Environnement, Benoit Charette, a fait savoir, mercredi, que le gouvernement était ouvert à fixer une cible encore plus ambitieuse, mais pour 2050.

C’est le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui a demandé cet automne aux États de faire plus d’efforts, pour éviter de graves bouleversements climatiques.

Actuellement, le Québec vise à réduire de 37,5 % ses émissions de GES pour 2030, par rapport au niveau de 1990, conformément à ses engagements internationaux. Il est déjà anticipé au Québec que la cible de réduction de 20 % pour 2020 sera un échec, tandis que la cible pour 2050 est une réduction de 80 % des GES.

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Charette a laissé entendre que son gouvernement était ouvert à fixer une nouvelle cible plus ambitieuse.

Le GIEC réclame une réduction de 50 % pour 2030. Le ministre a évoqué une cible plus exigeante pour 2030-2050; toutefois, selon les précisions apportées par la suite par son cabinet, cela ne comprend pas la période 2021-2030, mais plutôt 2031-2050.

«On ne s’y refuse pas pour 2030-2050», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique depuis Madrid, où il assiste au grand sommet annuel des Nations unies sur les changements climatiques, la COP25.

«Défi très important»

Il a toutefois reconnu qu’il s’agira «déjà d’un défi très important», puisqu’on en est encore «très loin» des objectifs, en raison du retard pris sous les gouvernements libéraux, a-t-il laissé entendre.

M. Charette a toutefois précisé que ce sera au prochain sommet, la COP26, à Glasgow au Royaume-Uni, l’an prochain, que les décisions politiques concernant les cibles seront prises.

«On n’exclut pas, avant de se présenter à Glasgow, d’avoir une cible en bonne et due forme pour la période 2030 à 2050 pour répondre à cette invitation.»

En mission en Californie, le premier ministre François Legault a d’ailleurs fait savoir mercredi qu’il participera à la COP26 en 2020. Ce sera sa première COP depuis son arrivée au pouvoir. Il avait toutefois participé à la COP21 à Paris en 2015.

Dans son dernier rapport, en octobre, le GIEC a demandé aux États de diminuer davantage les émissions polluantes pour éviter la catastrophe climatique.

En effet, si les gouvernements ne fixent pas des cibles de réduction plus exigeantes, le réchauffement planétaire pourrait atteindre 3,5 degrés Celsius, plutôt que l’objectif de 1,5 degré convenu dans l’Accord de Paris de 2015.

Beaucoup d’efforts... et un prix

Un rapport commandé par le ministère de l’Environnement en juin dernier laissait entendre que les cibles actuelles de réduction pour 2030 et 2050 sont encore possibles à atteindre, mais au prix de beaucoup d’efforts et de dizaines de milliards de dollars.

Selon le rapport de la firme Dunsky, il faudrait investir en moyenne 1,7 milliard $ supplémentaires par an pour atteindre la cible de 2030, seulement en solutions technologiques.

Et à compter de 2031 jusqu’en 2050, la facture annuelle passe à 8,5 milliards $ par an, peut-on lire. Et là encore, la technologie ne suffira pas, prévient-on. Il faudra réduire la consommation à la source et acheter en quelque sorte des droits de polluer, par l’entremise du système de plafonnement et d’échanges des émissions mis sur pied entre le Québec et la Californie.

Environnement

Le Québec se pointe à la COP25 sans bilan des GES, déplore Greenpeace

Le Québec prend part au grand sommet annuel des Nations unies sur les changements climatiques, la COP25, sans avoir aucune idée précise de la pollution atmosphérique qu’il émet.

C’est ce que dénonce Greenpeace, tandis que la COP25 bat son plein jusqu’à vendredi à Madrid. L’organisme environnemental estime que les plus récentes données sur les émissions ne sont pas publiées pour des raisons politiques.

Le ministre caquiste de l’Environnement, Benoit Charette, représente le Québec à ce grand rendez-vous international où les États, nationaux et fédérés, doivent notamment convenir de mécanismes de reddition de comptes et de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre (GES).

En entrevue avec La Presse canadienne lundi, le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, a déploré que le Québec n’ait toujours pas publié le bilan de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) pour 2017, alors que pourtant le fédéral a dressé un bilan pancanadien de 2017 il y a huit mois, en avril dernier.

Or sans bilan annuel précis, il est impossible de savoir si le Québec se rapproche ou s’éloigne de la cible de réduction des GES de 20 % par rapport au niveau de 1990, en conformité avec ses engagements internationaux.

«Le bilan, c’est un élément de base d’un tableau de bord pour savoir si on est en voie d’atteindre nos cibles, a commenté M. Bonin, qui est responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace. Si on n’a pas ces données c’est comme un gouvernement à l’aveuglette, sans boussole.»

Selon M. Bonin, rien ne permet de justifier ce retard, d’autant plus que la Coalition avenir Québec (CAQ) exigeait de la transparence et un portrait clair de la situation quand elle était dans l’opposition.

«C'est la base d’une bonne gestion, en finance comme en environnement, a plaidé M. Bonin. (...) Je ne vois aucune explication logique dans ce retard si ce n’est qu’une volonté politique» de ne pas faire connaître les chiffres.

Essentiel à la mesure

Bien connaître le bilan d’émissions de chaque pays est d’autant plus essentiel, a-t-il poursuivi, dans le contexte où les dernières données du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tendent à démontrer que le réchauffement planétaire pourrait atteindre 3,5 degrés Celsius, plutôt que la cible 1,5 degré convenue dans l’Accord de Paris de 2015.

Il faudrait donc réduire les émissions de CO2 de 50 pour cent dans le monde d’ici à 2030, et le Québec devrait donc aussi emboîter le pas, alors que sa cible actuelle est une diminution de 37,5 pour cent.

Il faut donc une réponse plus musclée des États et des cibles de réduction plus exigeantes, comme l’ont fait le Danemark, la Colombie-Britannique, le Royaume-Uni, estime M. Bonin.

«Ça prend des leaders, a-t-il affirmé. Le Québec a un rôle à jouer et ne le joue pas. M. Charette va faire de beaux discours, mais il arrive les mains vides.»

Annonce

Le ministre est à Madrid depuis dimanche et jusqu’à mercredi. Lundi, il a annoncé un troisième appel de projets dans le cadre du Programme de coopération climatique internationale. Par ce programme, le Québec soutient financièrement des projets en Afrique et dans les Antilles qui limitent les émissions de GES et qui permettent notamment des transferts de la technologie québécoise à l’étranger.

M. Charette «compte mettre en valeur le marché du carbone du Québec, l’électrification de ses transports et ses projets de coopération climatique internationale, en plus de prendre le pouls des meilleures pratiques internationales afin de nourrir la réflexion entourant l’élaboration du Plan d’électrification et de changements climatiques qui sera lancé au début de 2020», peut-on lire dans les documents officiels.

Les partis d’opposition sont aussi représentés à la COP25. La députée libérale de Maurice-Richard, Marie Montpetit, la députée QS de Mercier, Ruba Ghazal, ainsi que le député péquiste de Jonquière, Sylvain Gaudreault, sont en mission pour leur parti à Madrid.

Environnement

«Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps», dit Greta Thunberg

MADRID — «Nous ne pouvons pas attendre plus longtemps», car « des gens souffrent ou meurent en raison de l’urgence climatique », a martelé la jeune militante suédoise Greta Thunberg à Madrid avant une marche pour le climat à Madrid destinée à mettre la pression sur les pays réunis à la COP25.

«J’espère sincèrement que la COP25 va aboutir à des choses concrètes», a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse commune avec d’autres jeunes activistes.

«Nous ne pouvons pas nous permettre de passer plus de jours sans que des mesures réelles soient prises», a ajouté la Suédoise de 16 ans devenue l’égérie de la défense de la planète depuis qu’elle a lancé en août 2018 des « grèves de l’école pour le climat».

«Nous faisons grève depuis plus d’un an et globalement, rien n’a changé, la crise climatique est toujours ignorée par les gens au pouvoir », a-t-elle dénoncé.

«Ce n’est pas une solution durable que des enfants manquent l’école » pour protester, « nous ne voulons pas continuer, nous aimerions des actions de la part des gens au pouvoir », a-t-elle encore dit.

Arrivée vendredi matin à Madrid en train depuis Lisbonne après avoir traversé l’Atlantique en catamaran, Greta Thunberg doit participer à une manifestation à partir de midi (heure de Montréal) pour pousser les pays signataires de l’Accord de Paris, réunis à la COP25, à agir contre le réchauffement climatique.

Environnement

Changement climatique : 56 ours blancs aux abords d'un village russe

MOSCOU — Cinquante-six ours polaires se sont rassemblés aux abords d’un village de Tchoukotka, dans l’extrême nord-est de la Russie, nourris par les habitants, à cause du retard de la formation de la banquise.

Les ours se trouvent actuellement près de la localité de Ryrkaïpiï, qui compte de 600 à 800 habitants, la glace sur la mer n’étant pas assez solide pour leur permettre de partir en chasse, conséquence a priori du changement climatique, selon des médias russes et l’organisation environnementale WWF.

Avec l’arrivée des bêtes, les villageois ont disposé à bonne distance du village des cadavres de morses pour nourrir les plantigrades.

«Avec d’autres organisations, nous avons créé ce point d’alimentation avec des corps de morses qu’on a rassemblés le long de la côte, et les ours mangent», a expliqué vendredi à l’agence Ria Novosti Tatiana Minenko, responsable de la «Patrouille ursidé», une association locale.

Mais selon elle, du fait du grand nombre d’individus, les mâles cherchent à accaparer la nourriture, repoussant femelles et petits.

D’après Mme Minenko, la présence en nombre des ours n’est plus un phénomène exceptionnel, car depuis des années, la banquise se forme tardivement, un des effets du changement climatique.

«Tant qu’il n’y aura pas de grand gel, la mer ne va pas être prise par les glaces et les ours resteront sur la côte», a-t-elle dit.

La région de Tchoukotka a aussi relevé dans un communiqué que «ce phénomène aux abords de Ryrkaïpiï s’est répété plusieurs fois ces dernières années» et que la situation était «sous contrôle».

«Pour des raisons de sécurité, tous les évènements publics ont (toutefois) été annulés dans le village», ont néanmoins précisé les autorités.

Si les ours devaient tenter de pénétrer dans la localité, il est prévu de les garder à distance en leur faisant peur à l’aide de feux ou de fusées de détresse.

Selon les services météorologiques, interrogés par Ria Novosti, la chute des températures dans cette région est attendue samedi, et la banquise devrait se solidifier à partir du 11 décembre.

Dans l’Arctique comme dans l’Antarctique, la fonte des glaces s’est accélérée ces dernières décennies, entraînant un recul de la banquise et de la calotte glaciaire et un changement de l’habitat des espèces animales de ces régions.

En conséquence, des ours polaires s’aventurent plus souvent près de villages ou villes du Grand Nord russe, en quête de nourriture.

«Le nombre de rencontres entre humains et prédateurs dans l’Arctique est en augmentation», a relevé le WWF dans un communiqué: «L’explication principale est le déclin de la banquise à cause du changement climatique. L’absence d’une couche de glace force les animaux à chercher de la nourriture sur la terre ferme».

Environnement

Ottawa indécis quant à des hausses de la taxe carbone

GATINEAU — Les libéraux fédéraux ne décideront pas s'ils augmentent le prix du carbone au-delà de 50 $ la tonne avant au moins deux ans, a indiqué le ministre de l'Environnement, Jonathan Wilkinson.

M. Wilkinson a déclaré que sa priorité durant la nouvelle législature sera de déterminer comment le Canada atteindra son objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre établi il y a quatre ans dans le cadre de l'accord de Paris sur le climat.

Justice et faits divers

Amende record pour CFG Construction

À faute lourde, amende pesante. La Cour du Québec impose une amende record de 345 000 $ à l’entreprise CFG Construction, coupable de négligence criminelle ayant causé la mort d’un camionneur en septembre 2012.

Le 11 septembre 2012, le camionneur Albert Paradis est envoyé par son employeur chercher des rebuts d’acier dans un chemin forestier du chantier du parc éolien de la Seigneurie de Beaupré. Il a comme consigne de charger le conteneur de son camion au maximum de sa capacité.

Les freins du vieux camion Volvo fonctionnent à 53 % de leur capacité et le système de freinage n’a pas moins de défectuosités majeures. L’insouciance du mécanicien et du dirigeant du garage de CFG Construction est à blâmer, tranchera la juge Hélène Bouillon.

Le camion va se renverser dans une courbe et sera retrouvé au bas d’une pente. Albert Paradis, 50 ans, père de trois enfants, meurt seul, à côté de son poids lourd.

Les dirigeants de l’entreprise CFG Construction ont laissé Paradis conduire un camion vétuste dont ils savaient les freins déficients, conclut le tribunal.

Ils méritent aujourd’hui une peine significative pour punir un comportement «qui a porté atteinte aux valeurs de notre société et notamment celles entourant la santé et la sécurité du travail», écrit la juge Bouillon. La peine doit de plus «envoyer un message clair à toute entreprise qui serait tentée d’adopter cette même conduite», ajoute-t-elle.

Le Code criminel prévoit que l’amende est la seule peine pouvant être imposée à une organisation reconnue coupable d’une infraction criminelle.

Pour cette négligence criminelle qui s’est étalée sur plusieurs mois, la Couronne réclamait une amende de 500 000 $, du jamais-vu au Québec.

La défense soutenait qu’en raison de sa faible capacité financière, CFG Construction devrait se voir imposer une amende 10 fois moindre, soit 50 000 $.

La juge Bouillon a choisi d’imposer une amende globale de 345 000 $ qui sera payable sur quatre ans.

CFG a tiré profit de sa négligence, rappelle la juge Bouillon, car les sommes qui auraient dû être investies dans l’entretien et la réparation du camion «ont clairement constitué un avantage pour CFG Construction, soit celui de se sortir au plus vite de son impasse économique et de son insolvabilité».

Risque de récidive

Depuis 2012, CFG a été condamnée à de nombreuses reprises pour des infractions à divers règlements et au Code de la sécurité routière. Sa licence d’entrepreneur en construction a été suspendue durant un mois en 2018.

«Une entreprise avertie à répétition par les autorités compétentes et par les tribunaux, qui n’apporte pas de changements significatifs à ses comportements répréhensibles et dangereux, compromet la sécurité sociale», écrit la juge Bouillon, ajoutant que la réhabilitation de l’entreprise est loin d’être acquise et que le risque de récidive est toujours présent.

Exceptionnelle probation

Le nombre d’infractions de toutes sortes démontre que les faibles mesures mises en place par l’entreprise ne sont pas suffisantes pour assurer la sécurité des 60 travailleurs à temps plein et 250 employés occasionnels sans compter celle du public.

C’est pour cette raison que la juge Hélène Bouillon a choisi de mettre CFG Construction en probation durant trois ans, mesure inusitée dans le monde des entreprises.

CFG devra embaucher un consultant externe qui évaluera la situation et proposera des correctifs.

L’entreprise devra notamment donner une formation annuelle à ses employés sur la conduite de véhicule lourd et fournir aux autorités une copie du rapport annuel d’inspection de la SAAQ.

CFG Construction a interjeté appel de sa condamnation en Cour du Québec.

L’entreprise devra verser au total près de 200 000 $ à la CNESST pour le décès de son travailleur, dont 120 000 $ ont déjà été remis à la veuve d’Albert Paradis.

La compagnie s’expose aussi à des amendes de 83 000 $ selon l’évolution du dossier pour les accusations pénales.

Plus de sept ans après le décès de son mari, Sylvie Dionne était de nouveau de retour dans une salle de cour, pas très loin de Franky Glode, le patron d’Albert Paradis.

En parallèle à la preuve froide et technique, la juge Bouillon a retenu beaucoup de choses du témoignage de la veuve et de ses trois enfants, lors des représentations sur la peine. «La présence d’une douleur qui transperce la peau, la perte de la paix de l’âme, un vide immense, une rage indescriptible, un ouragan subi de plein fouet et la sensation de basculer dans le vide», résume la juge.

Environnement

COP25 : L'Humanité doit arrêter de faire la «guerre» à la planète

MADRID — Catastrophes climatiques meurtrières, sécurité alimentaire précaire, hausse du niveau de la mer : «Nous devons mettre fin à notre guerre» contre la planète qui «rend coup pour coup», a plaidé dimanche Antonio Guterres, à la veille de l’ouverture de la CP25 à Madrid, dénonçant des engagements «totalement insuffisants» contre le réchauffement.

Combatif, le secrétaire général des Nations unies a dressé un tableau bien sombre de l’avenir de l’Humanité, confrontée à une «crise climatique».

«Le point de non-retour n’est plus loin à l’horizon, il est en vue et se rapproche de nous à toute vitesse», a-t-il déclaré.

Et les hommes en sont responsables, en particulier en raison de l’exploitation des énergies fossiles, à l’origine de la plus grande part des émissions de gaz à effet de serre.

«Nous devons tout simplement arrêter de creuser et de forer», a insisté M. Guterres. «Depuis des décennies, l’espèce humaine est en guerre contre la planète et la planète rend coup pour coup. Nous devons mettre fin à notre guerre contre la nature».

Malgré ce constat qui relaie l’alerte rouge lancée à plusieurs reprises ces derniers mois par les scientifiques, le secrétaire général de l’ONU a assuré ne pas perdre «espoir» de respecter les objectifs de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Mais l’espoir diminue, comme l’a souligné cette semaine le Programme de l’ONU pour l’environnement. Selon son rapport annuel, pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de 7,6 % par an, chaque année dès l’an prochain et jusqu’à 2030. Alors qu’il n’y a aucun signe qu’elles commencent à baisser.

Malgré la mobilisation des citoyens, des villes, des entreprises, «ce qui manque toujours, c’est la volonté politique», a dénoncé M. Guterres, insistant sur la nécessité d’arrêter les subventions aux énergies fossiles et les constructions de centrales à charbon.

Dans son viseur principalement, les pays les plus émetteurs de CO2, «qui ne font pas leur part»: «sans eux, notre objectif n’est pas atteignable».

L’UE attendue

Ainsi, seuls 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leurs engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020. Mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales, selon les experts, qui doutent que de grandes économies comme la Chine fassent des annonces lors la COP.

Sans parler des États-Unis qui viennent de confirmer leur retrait de l’accord de Paris l’an prochain. Alors que presque tous les pays seront représentés à Madrid au moins par un ministre, voire un chef d’État ou de gouvernement, une simple diplomate sera à la tête de la délégation américaine.

L’influente présidente de la Chambre des représentants, la Démocrate Nancy Pelosi, a décidé de faire le déplacement pour «réaffirmer l’engagement du peuple américain à combattre la crise climatique».

Dans un contexte diplomatique peu propice, la position de l’UE, qui sera représentée par son nouvel exécutif et une quinzaine de chefs d’État et de gouvernement, est très attendue.

«Si nous faisons bien notre travail, l’Europe de 2050 sera le premier continent du monde neutre en carbone», a déclaré il y a quelques jours la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Les Européens, qui ne sont pas encore tous d’accord, doivent examiner cet objectif lors d’un sommet les 12 et 13 décembre.

Si l’Europe parvient à s’entendre sur l’objectif de neutralité carbone pour tous ses États membres, cela lui «donnera une autorité morale très importante pour permettre que la négociation mondiale puisse être un succès», a commenté dimanche Antonio Guterres.

Avant la publication cette semaine d’un rapport de l’Organisation météorologique mondiale, le secrétaire général de l’ONU a confirmé que 2019 allait rejoindre les quatre années précédentes dans le top cinq des plus chaudes jamais enregistrées.

Il a, d’autre part, annoncé qu’à partir de janvier l’actuel gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mark Carney, allait remplacer Michael Bloomberg en tant qu’envoyé spécial de l’ONU pour le climat.

Environnement

Changement climatique: trois provinces s’entendent sur le nucléaire

TORONTO — Trois des premiers ministres provinciaux du Canada annonceront dimanche un plan visant à lutter contre les changements climatiques qui repose sur de petits réacteurs nucléaires, a annoncé samedi une société qui est en train de les mettre au point.

Dans un communiqué de presse publié samedi, ARC Nuclear, une entreprise établie au Nouveau-Brunswick, annonce que son président sera présent à une cérémonie de signature à laquelle participeront dimanche les premiers ministres du Nouveau-Brunswick (Blaine Higgs), de l’Ontario (Doug Ford) et de la Saskatchewan (Scott Moe).

Les trois provinces comptent collaborer sur la mise en service de réacteurs modulaires «dans le but d’atténuer les effets des changements climatiques»

Selon le gouvernement ontarien, Doug Ford rencontrera ses homologues Scott Moe et Blaine Higgs, pour une conférence de presse qui se déroulera dans un hôtel situé près de l’aéroport international Pearson.

Les porte-parole des cabinets de Scott Moe et de Doug Ford ont confirmé que l’annonce commune est liée à un accord sur les petits réacteurs modulaires.

M. Moe a déclaré plus tôt ce mois-ci que le nucléaire devait être déployé dans le monde entier afin de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre. Il a ajouté que sa province était bien placée pour soutenir davantage l’énergie nucléaire, faisant état de ses vastes réserves de minerai d’uranium à haute teneur.

Les trois premiers ministres sont des opposants à la taxe sur le carbone imposée par le gouvernement fédéral.

ARC Canada, dont le siège social est situé à Saint-Jean, affirme que sa mission est de commercialiser un petit réacteur modulaire avancé qui, selon elle, peut «fournir une énergie sûre, fiable, économiquement compétitive et sans émissions de carbone».

La société a déclaré qu’elle espérait que la réunion des trois provinces démontrerait le rôle que peuvent jouer les petits réacteurs pour aider le Canada à atteindre ses objectifs en matière de changement climatique.

Scott Moe a indiqué que la Saskatchewan s’attaquerait au changement climatique au cours de la prochaine décennie en se concentrant sur la technologie de captage et de stockage du carbone et en intensifiant ses efforts de recherche autour des petits réacteurs nucléaires modulaires.

Cependant, la possibilité d’amener de l’énergie nucléaire en Saskatchewan pourrait prendre plusieurs années.

Après le discours du Trône d’octobre dans lequel les sources d’énergie alternatives ont été vantées, le ministre de l’Environnement, Dustin Duncan, a déclaré que le Canada pourrait se doter de technologie nucléaire modulaire avant 2030, mais que ce ne serait probablement pas en Saskatchewan, car la province n’a pas de site nucléaire, contrairement à l’Ontario et le Nouveau-Brunswick.

En juin 2018, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a versé 10 millions de dollars pour faire de la province un chef de file de la technologie des petits réacteurs modulaires.

Énergie Nouveau-Brunswick, qui exploite la centrale nucléaire de 660 mégawatts de Point Lepreau près de Saint Jean, a déclaré que les petits réacteurs modulaires nucléaires sont conçus pour produire entre cinq et 300 mégawatts et que «les unités peuvent être construites et expédiées aux emplacements où elles sont assemblées sur place.»

Le site Web d’ARC Canada indique que les petits réacteurs modulaires sont conçus de façon à ce qu’il y a «un système de sécurité passif» accessible «qui garantit qu’il ne peut y avoir de fusion du réacteur» même en cas de grande catastrophe.

Environnement

Encore moins de sel dans le lac Saint-Charles [VIDÉO]

L’entretien hivernal du chemin de la Grande-Ligne, un tronçon allant de Québec à Stoneham-et-Tewkesbery, sera adapté pour en faire une écoroute. L’objectif est de limiter l’impact environnemental du sel de voirie.

Le tronçon touché par le projet-pilote est d’une longueur de 3,8 km, il commence à la rue Jacques-Bédard, à Québec, et se prolonge jusqu’à la route de Tewkesbury (route 371), à Stoneham. Il passe aussi par la ville de Lac-Delage. Cette portion s’ajoute à toutes les autres rues dites écoroutes autour du lac Saint-Charles.

«On va utiliser moins d’abrasifs, mais on va davantage gratter, faire passer les camions de déneigement sur la route plus souvent. On va informer les citoyens d’être prudents et d’adapter leur conduite», précise Sylvain Lévesque, député de Chauveau.

Environnement

Un pas en avant pour protéger le thon obèse en Atlantique

PARIS — Le secteur de la pêche est parvenu à un accord lundi pour mieux protéger le thon obèse en Atlantique, menacé par la surpêche, avec une réduction des quotas de pêche pour les deux ans à venir.

La population de cette espèce, aussi connue sous le nom latin de Thunnus obesus, ou patudo, est mal en point: appréciée en conserve comme en sashimi, elle est victime de surpêche et d’une mortalité importante des thons juvéniles.

La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA, ICCAT en anglais), qui regroupe une cinquantaine d’États, est chargée de fixer des niveaux de pêche pour plusieurs espèces de thonidés (thons, bonites, makaires, espadons) et de requins en Atlantique et en Méditerranée, en se basant sur l’avis de scientifiques et dans le but d’assurer la conservation de ces espèces vivant en haute mer.

En 2018, la CICTA avait échoué à réduire les quotas de pêche du thon obèse. Cette année, au terme de huit jours de négociations très serrées à Palma de Majorque, en Espagne, ses membres se sont entendus pour un programme de reconstitution des stocks à l’horizon 2034.

Actuellement, les sept principaux pêcheurs de thons obèses - dont l’Union européenne ou encore le Japon - sont soumis à un quota annuel de 65.000 tonnes. Mais ce quota n’inclue pas d’autres pays, ce qui porte les prises totales à environ 77.000 tonnes.

Le compromis adopté lundi prévoit que le quota baissera à 62.500 tonnes en 2020 puis 61.500 tonnes en 2021, mais aussi qu’un plus grand nombre de pays devront limiter leurs prises. Il a été décidé de réexaminer ensuite ces quotas pour satisfaire les pays les plus récalcitrants, selon des sources proches des négociations.

En 2020, les principaux pêcheurs (plus de 10.000 tonnes) devront baisser leurs prises de 21%, ceux qui capturent entre 10.000 et 3.500 tonnes de 17%, entre  1.000 et 3.500 tonnes de 10%. Les plus petits pêcheurs (moins de 1.000 tonnes) sont «encouragés à maintenir la prise et l’effort au niveau récent».

«Ces mesures sont sévères, elles nous font mal, mais ça va dans le bon sens», a dit à l’AFP Yvon Riva, président d’Orthongel, l’organisation française des producteurs de thon surgelé.

Environnement

Il a fait anormalement chaud dans le Grand Nord canadien cet automne

L’automne a été chaud dans le Grand Nord canadien.

Littéralement.

Eric Dykes, un météorologue d’Environnement Canada, dit avoir observé une «une anomalie généralisée de la température plus chaude dans l’Arctique».

«Les anomalies de température qui dépassent de cinq degrés la normale se produisent un peu plus facilement que par le passé», ajoute-t-il.

Les données de l’Arctique le prouvent.

À Inuvik, dans les Territoires-du-Nord-Ouest, les températures ont été supérieures à la normale chaque jour du 1er septembre au 11 novembre. Pond Inlet, au Nunavut, n’a connu qu’une seule journée sous les températures normales. À Cambridge Bay et à Pangnirtung, ce sont pas moins de 80 % des journées qui ont été marquées par des températures plus chaudes qu’à l’accoutumée.

Les températures n’ont pas que plus chaudes que la normale: elles ont été remarquablement plus chaudes que la normale.

Par exemple: la station météorologique des Forces armées canadiennes d’Alert, au sommet de l’île Ellesmere a enregistré le 6 septembre une température de six degrés supérieure au précédent record.

Pond Inlet a même vécu une journée au cours de laquelle la température a été supérieure à 11 degrés à la normale.

Resolute, au Nunavut, a vu ses températures être supérieures de la variation normale de la température une trentaine de fois. C’est le cas aussi de Kugluktuk.

La National Oceanic and Atmospheric Administration américaine dit avoir constaté que la banquise avait atteint son plus bas en octobre depuis que cette donnée est colligée (1979). Sa superficie a même reculé de 32 % par rapport à la moyenne des années 1981 à 2010.

«Cet automne, nous avons assisté à un réchauffement beaucoup plus généralisé, souligne M. Dykes. Non seulement cela, les stations ont relevé des températures chaudes qu’au cours des deux automnes précédents».

Andrew Arreak, membre d’un groupe de Pond Inlet qui aide la population à juger de la sécurité de la glace de mer, indique qu’une partie de la surface n’était pas encore recouverte de glace près de sa collectivité, la semaine dernière.

«Les gens peuvent habituellement se rendre sur la glace dès le début du mois de novembre. Je n’ai pu le faire qu’hier», raconte-t-il.

Ce n’est pas le seul changement.

«Les observations d’épaulards sont plus fréquentes, mentionne M. Arreak. Des insectes qui ne sont généralement pas présents dans la région ont été signalés. On ne connaît même pas leur nom.»

Les choses ont changé, remarque le chef des pompiers de Cambridge Bay, Keith Morrison. «Beaucoup de gens remarquent que la glace n’est plus ce qu’elle était.»

M. Morrison raconte l’exemple de deux jeunes hommes qui ont marché sur la glace.

«L’itinéraire qu’ils ont emprunté était celui qu’ils avaient emprunté pendant toute leur vie sans trop de problèmes. Mais cette fois-ci, la glace était mince et elle a cédé sous leur poids.»

Environnement

Des microplastiques trouvés dans des bélugas de l’Arctique

VANCOUVER — Une étude menée sur sept bélugas dans les eaux arctiques isolées du Canada a révélé la présence de microplastiques dans les entrailles de chaque baleine.

Des chercheurs d’Ocean Wise ont travaillé avec des pêcheurs de la communauté inuvialuite de Tuktoyaktuk, dans les Territoires du Nord-Ouest, pour collecter des échantillons dans les baleines entre 2017 et 2018.

Ils ont trouvé en moyenne près de 10 microplastiques, ou particules de moins de cinq millimètres, dans le tractus gastro-intestinal de chaque béluga.

L’étude a été publiée la semaine dernière dans le Marine Pollution Bulletin. Elle a été réalisée en partenariat avec Pêches et Océans Canada et l’Université Simon Fraser.

Ocean Wise dit qu’il s’agit de la première étude sur les microplastiques chez un mammifère marin au Canada.

L’auteure principale Rhiannon Moore a déclaré qu’elle ne s’attendait pas à voir autant de microplastiques dans le Nord.

L’étude a démontré à quel point les microplastiques peuvent parcourir de longues distances et pénétrer même dans les environnements les plus reculés, a-t-elle expliqué.

«Cela nous indique clairement qu’ils sont omniprésents, qu’ils finissent partout», a-t-elle souligné. «C’est un problème mondial, ce n’est pas un problème local contenu, alors il faudra beaucoup d’acteurs différents — gouvernement, industries et consommateurs — pour essayer de limiter le flux.»

Neuf types différents de polymères plastiques ont été identifiés chez les animaux, le polyester étant le plus courant.

Bien que Mme Moore pense que les substances ont traversé le tube digestif des baleines sans conséquence immédiate, les effets potentiels à long terme d’une exposition prolongée sur la santé sont encore méconnus.

Dans le poisson

On ignore également comment les microplastiques sont entrés dans les baleines, mais Mme Moore croit qu’elles ont probablement mangé du poisson ayant déjà ingéré le plastique.

Sa prochaine étude portera sur les microplastiques chez les proies du béluga.

Mme Moore a noté que la communauté d’environ 900 personnes vivant sur les rives de l’est de la mer de Beaufort, au nord du cercle polaire arctique, a été une partenaire clé du projet. Les baleines sont une source importante de nutrition et sont surveillées de près pour les contaminants.

Les chercheurs ont ainsi eu l’avantage d’étudier des échantillons sains comparativement à des études menées dans d’autres parties du monde sur les microplastiques dans des baleines retrouvées mortes.

«Il y a eu certaines études européennes sur des baleines échouées et c’est une autre raison pour laquelle cette étude est unique : ces baleines ne se sont pas retrouvées échouées sur une plage. Il n’y a donc pas vraiment ce biais comme lorsqu’elles sont déjà malades ou blessées. Elles forment une population en bonne santé», a indiqué Mme Moore.

Mme Moore pense que les mammifères marins plus proches des zones peuplées sont susceptibles d’ingérer encore plus de microplastiques que les bélugas de l’Arctique. «Cela soulève des questions sur ce à quoi d’autres baleines pourraient être exposées», a dit la chercheuse. 

«J’y pense vraiment, c’est une question qui me tient un peu éveillée la nuit.»

Environnement

Avertissement de verglas au Québec

MONTRÉAL - Environnement Canada a publié peu avant 7h30 mardi un avertissement de pluie verglaçante pour plusieurs régions du sud-ouest et du centre du Québec.

L’avertissement précise qu’entre deux et cinq millimètres de verglas pourraient tomber mardi matin.

Les secteurs concernés sont notamment ceux de l’île de Montréal, de Laval, de Saint-Jérôme, de Longueuil, de Drummondville, de Joliette, de Berthierville, de Sherbrooke, de Magog, de Victoriaville, de Lac-Mégantic, de Coaticook, de Thetford Mines et de Sorel-Tracy.

Environnement Canada prévient qu’un tel avertissement est émis lorsque de la pluie tombe pendant que les températures sont inférieures à zéro, ce qui occasionne des accumulations de verglas. Il est donc possible que les surfaces comme les routes, les rues, les trottoirs et les terrains de stationnement deviendront glacées et glissantes.

À 7h30, le ministère des Transports signalait que sur les autoroutes du sud-ouest du Québec, la chaussée était généralement mouillée, mais des conditions de glace ont été signalées à quelques endroits, notamment dans les régions de Terrebonne, dans Lanaudière, et de Saint-Jean-sur-Richelieu, en Montérégie.

Environnement

L’hiver devrait être froid et mouvementé à travers le Canada

L’hiver sera long, froid et désordonné dans la majeure partie du Canada, selon les prévisions saisonnières publiées lundi par MétéoMédia.

Le mois de novembre a déjà apporté des chutes de neige historiquement précoces dans le sud de l’Ontario et des pannes d’électricité dans les Prairies, établissant ce que le météorologue en chef, Chris Scott, décrit comme une tendance tout au long de l’hiver.

«L’hiver qui vient à travers le pays semble devoir être plus congelé que décongelé, et nous avons déjà assisté à une entrée précoce du temps hivernal cet automne, a-t-il déclaré. Les signes que nous voyons cette année laissent penser que nous aurons droit à un hiver plus dur que doux partout au pays - et qu’il sera long pour de nombreux Canadiens.»

Selon M. Scott, du sud de l’Ontario au sud du Québec, les gens peuvent se préparer à un hiver plus froid que la normale, avec beaucoup plus de précipitations que d’habitude.

Il s’attend à du mauvais temps partout au Québec et en Ontario, avec un mélange de précipitations. Cela signifie que la pluie pourra souvent emporter la neige après de grandes chutes, et qu’il pourrait y avoir des conditions glacées.

«Une fois que l’hiver sera installé, on ne s’attend pas à un printemps précoce», a déclaré M. Scott.

En fait, a ajouté M. Scott, toutes les provinces à l’est du Manitoba seront probablement confrontées à une saison d’hiver prolongée. Le printemps ne devrait arriver que vers la fin mars ou le début avril.

Dans le Canada atlantique, M. Scott prédit qu’il ne fera pas très froid, mais qu’il y aura de nombreux épisodes de précipitations.

«Cela sera vraiment chaotique selon l’endroit où vous vous trouvez», a-t-il prévenu.

Il y aura probablement beaucoup de neige au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard, selon lui, tandis qu’en Nouvelle-Écosse, ce sera un mélange de neige, de glace et de pluie.

Les chutes de neige seront moyennes à Terre-Neuve-et-Labrador, a-t-il ajouté.

La situation s’annonce un peu meilleure en Colombie-Britannique, où M. Scott annonce que les températures seront légèrement supérieures, et les précipitations légèrement inférieures, à la normale.

Les conditions seront également probablement favorables dans les domaines skiables de la Colombie-Britannique, malgré des températures légèrement plus élevées.

En Alberta, poursuit M. Scott, les précipitations seront supérieures à la normale dans le sud, avec des températures particulièrement froides dans toute la province.

La tendance au gel profond se poursuivra en Saskatchewan et au Manitoba. Ce sera particulièrement le cas dans le sud des Prairies, où M. Scott s’attend à ce que de l’air froid vienne s’installer pour la saison.

Il prédit que le Nunavut et les Territoires du Nord-Ouest connaîtront probablement des conditions hivernales moyennes, ce qui contredit la tendance récente des hivers plus cléments que d’habitude dans le Grand Nord.

«Ces dernières années, nous avons vu la signature du changement climatique: les hivers sont plus doux que d’habitude, et ça se poursuivra dans les années et les décennies à venir», a-t-il expliqué.

Mais il a dit que cette année en est une d’exception, en particulier parce que près du pôle Nord, l’air plus froid tend à se diriger près du Nunavut plutôt que près de la Russie et de la Scandinavie.

Mais au Yukon, l’hiver sera probablement plus chaud que la normale, a ajouté M. Scott.

Le Yukon et la Colombie-Britannique sont également les seules régions du pays où le printemps pourrait se manifester tôt en 2020. Selon M. Scott, le reste du pays devrait se préparer à un hiver difficile et prolongé.

La Capitale

Froid à l'horizon !

Le bout de votre nez rougi ne s’est pas trompé ! Il fait froid, plus que la «normale». Et il fera encore froid au cours de cette fin de semaine hivernale avant le temps.

«On a 3 nuits froides à venir», annonçait vendredi Alexandre Parent, météorologue de sensibilisation aux alertes chez Environnement Canada. Le thermomètre oscillera entre 11 et 14 degrés Celcius sous le point de congélation… «La normale est – 4 oC la nuit.»

L’absence de couvert nuageux limite le réchauffement au sol. Mais le ciel bleu aura aussi une conséquence heureuse : M. Parent voit du soleil dans ses prévisions des prochaines journées.

Il annonce certes une température autour de – 5 oC dans la région de Québec, soit 6 à 7 degrés de moins que la moyenne pour la mi-novembre. Sauf qu’il fera beau. Peut-être l’occasion de chausser les skis, observe-t-il.

Record

L’actuelle vague de froid n’est cependant pas exceptionnelle, poursuit le météorologue. Un record a été battu dans la nuit de mercredi à jeudi à – 17,8 oC. Mais l’an dernier il avait aussi fait froid : une nuit, le mercure avait gelé à – 18 oC.

Tant qu’à vous fournir de la matière pour les discussions informelles, ajoutons que le début de la semaine prochaine pourrait être mouvementé. Alexandre Parent note que les modèles ne sont pas encore fiables, c’est «50-50». Mais lundi soir, mardi matin, il pourrait y avoir de la pluie verglaçante…

Environnement

Première tempête de neige de la saison, dégradation sur les routes du Québec [PHOTOS]

MONTRÉAL - Les régions du Québec situées le long de la vallée du Saint-Laurent et particulièrement celles plus au sud et à l’est du fleuve ont reçu ou recevaient toujours des quantités de neige appréciables, lundi en mi-journée.

Après avoir frappé le sud-ouest du Québec, la tempête s’est dirigée vers l’est.

Les accumulations atteignent généralement les 20 centimètres dans la région de Montréal, un peu moins sur la Rive-Nord et un peu plus en Montérégie.

Ce sont surtout les régions de l’Estrie, de la Beauce, du Bas-du-Fleuve et de la Gaspésie qui seront gâtées, où l’on parle davantage de 20 à 30 centimètres de neige et même 40 par endroits et de vents forts à venir dans les secteurs plus à l’est.

Bien qu’aucun record n’ait été battu, il s’agit tout de même d’un phénomène inhabituel, selon le météorologue Alexandre Parent, d’Environnement Canada: «Pour la grande région de Montréal, ce type de bordée arrive en moyenne vers la mi-décembre, donc on est un bon mois en avance et c’est vrai également sur les secteurs plus à l’est; on est deux à trois semaines à l’avance. Sans être extraordinaire, c’est une bordée de neige qui arrive de façon hâtive, assurément.»

Évidemment, ces précipitations ont des conséquences sur les routes et l’empressement de l’hiver à s’abattre sur nous a pris de court de nombreux automobilistes: «Plusieurs sorties de route sont liées au fait que de nombreux automobilistes n’avaient pas leurs pneus d’hiver», a expliqué Denis Arsenault, de Transport Québec, notant que l’obligation légale de poser les pneus d’hiver ne sera en vigueur que le premier décembre.

Bien que des perturbations et fermetures temporaires ont été requises ici et là en raison de sorties de routes et d’accidents, aucune route n’a été fermée à cause d’une accumulation trop importante de neige ou d’une visibilité nulle.

Cependant, une interdiction de circuler pour les véhicules lourds est en vigueur dans Charlevoix et en Haute-Côte-Nord, soit sur la route 138 entre La Malbaie et Forestville. Les mauvaises conditions météorologiques ont également forcé l’interruption de la traverse Matane-Baie-Comeau-Godbout en raison de la houle.

Selon Transport Québec, les routes aux abords du fleuve et en terrain découvert exigent une grande prudence, notamment les routes 20, 40, 132 et 138, qui sont de partiellement enneigées à enneigées avec des lames de neige et des visibilités réduites par la poudrerie.

En Estrie également, les fortes quantités de neige reçues ont fait en sorte que les routes 55 et 10 sont enneigées avec des visibilités réduites par endroits.

Les voyageurs ou ceux qui en attendent auront intérêt à vérifier les arrivées et départs à l’aéroport international Trudeau où plusieurs vols sont retardés et certains ont même été annulés.

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Environnement

Une première tempête de neige est sur le radar

MONTRÉAL — Avis aux automobilistes qui n’ont pas encore posé leurs pneus d’hiver : le Québec devrait connaître sa première tempête de neige en début de semaine.

L’obligation de munir son véhicule de pneus d’hiver a été devancée de deux semaines au Québec, soit au 1er décembre pour une période qui s’étend jusqu’au 15 mars.

«On comprend que la date du 1er décembre pour les pneus d’hiver obligatoire, c’est une date légale, rappelle Pierre-Olivier Fortin, porte-parole du CAA-Québec. Tout ce que ça veut dire, c’est que la police peut vous donner une contravention à partir du 1er décembre si vous n’avez pas vos pneus d’hiver. Ça ne veut pas dire que c’est la date idéale pour les mettre. Il faut se fier au gros bon sens si on veut assurer notre sécurité routière, ça devrait être fait à la mi-novembre pour tout le monde.»

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, il faudrait y songer rapidement puisqu’une première bordée de neige pourrait compliquer le retour à la maison des automobilistes dès lundi en fin d’après-midi dans le sud de la province ainsi que la grande région de Montréal et s’intensifier au cours de la journée de mardi.

«Je rappelle qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre dans les garages, souligne M. Fortin Il faut s’y prendre d’avance et ça commence à presser comme on dit. Idéalement, il faut planifier les pneus d’hiver quand ce sont les feuilles qui tombent et non la neige.»

Choisir le bon pneu d’hiver

Au Québec, les pneus doivent avoir un pictogramme pour certifier qu’il s’agit d’un pneu conçu pour la conduite hivernale, mais au CAA-Québec, on demande aux consommateurs d’être prudents face aux différents produits qui se retrouvent sur le marché, mais qui ne sont pas nécessairement adaptés à l’hiver québécois.

«Attention avec le logo! Tout ce que le pictogramme va nous dire c’est qu’il s’agit d’un pneu d’hiver qui est certifié. Est-ce que ça veut dire que c’est un bon pneu d’hiver? Est-ce que ça veut dire que c’est un pneu qui est adapté à nos besoins? Pas nécessairement», prévient M. Fortin.

Il conseille d’ailleurs aux gens de se fier aux conseils des spécialistes, que ce soit auprès de son garagiste de confiance ou auprès des services-conseils du CAA-Québec qui sont gratuits pour ses membres.

«Si on doit circuler sur les routes de campagne plus souvent, on va aller chercher un pneu à neige qui est agile dans la neige profonde. Si on est en ville, on a besoin d’un pneu qui a une bonne adhérence sur la neige et la glace. C’est un petit peu plus cher, mais on a besoin d’avoir une bonne traction sur la glace vive, sur la glace noire, les viaducs et tout ça.»

Fortes quantités de neige

La première tempête hivernale devrait surtout laisser sa trace à l’extérieur de la métropole, explique pour sa part le météorologue Alexandre Parent, d’Environnement et Changement climatique Canada.

«Ça peut toucher Montréal, mais disons que les régions plus au sud ont la plus forte probabilité d’avoir des quantités de neige importantes parce que la dépression va glisser le long de la côte est américaine. Donc, ces régions étant plus près du système, des quantités de précipitations plus importantes sont attendues.»

«L’Estrie, le centre du Québec et l’est du Québec, soit le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord, n’y échapperont pas non plus, mais l’intensité reste à voir,» dit-il.

Pour le moment, Environnement Canada prévoit de 10 à 15 centimètres de neige sur le sud et le centre du Québec et possiblement davantage sur l’Estrie, la Beauce et l’Est québécois. La neige sera accompagnée de vents forts, particulièrement sur le centre et l’est du Québec, ce qui rendra les déplacements difficiles.

«Les impacts devraient être principalement mardi, avec de la neige en importance, des vents forts et potentiellement de la poudrerie avec tout ça», ajoute M. Parent.

Le yoyo de Dame Nature

Toutefois, il pourrait s’agir que d’un simple avant-goût de l’hiver puisque Dame Nature serait tentée de jouer au yoyo, précise le météorologue.

«On est dans un régime hivernal pour la dizaine de jours à venir. Par contre, après le 20 novembre, la grande majorité des modèles nous ramènent à des températures plus près des normales et même au-dessus. On pourrait donc avoir un retour de l’automne, si je peux m’exprimer ainsi, à la fin du mois de novembre, avec un mercure qui pourrait retourner autour de 7 ou 8 °C le jour.»

Entre-temps, le Québec devrait connaître un bon refroidissement, avec une température d’environ moins 15 °C la nuit, avec le facteur de refroidissement éolien.

Quant à savoir quel genre d’hiver on aura, il faudra toutefois attendre encore un peu pour avoir une bonne idée.

«Il va probablement falloir attendre la fin du mois de novembre», affirme M. Parent expliquant qu’aucune tendance claire ne se démarque pour l’instant, sauf une.

«Présentement, ce qu’on surveille c’est cette masse d’eau plus chaude sur le nord-est du Pacifique, le long de la côte de la Colombie-Britannique. Parfois, ça va influencer la circulation générale de l’atmosphère, ce qui pourrait nous amener de l’air un peu plus froid lorsqu’on regarde les épisodes dans le passé.»

Environnement

Un tapis de neige dès lundi soir, annonce Environnement Canada

MONTRÉAL — Les pelles et les gants seront de rigueur cette semaine tandis que le sud et le centre du Québec seront recouverts de neige et que les températures chuteront, a annoncé Environnement Canada.

Les météorologues prévoient que les précipitations débuteront lundi soir. Elles «pourraient atteindre ou dépasser les 10 centimètres» en 24 heures sur ces régions, a estimé Jean Brassard, un météorologue d'Environnement Canada, en entrevue avec La Presse canadienne.

M. Brassard a expliqué que cette neige devrait rester au sol pour au moins plusieurs jours étant donné que les températures se maintiendront sous le point de congélation toute la semaine. Il faudra attendre à vendredi pour que le maximum prévu soit de zéro, a-t-il noté.

Dans un bulletin spécial publié en fin de journée samedi, l'agence météorologique explique que les précipitations de neige sont dues à la trajectoire que suit une dépression qui affecte le Nord-est américain.

Cette première chute de neige significative de la saison risque fort de prendre au dépourvu les automobilistes qui n'ont pas fait installer leurs pneus d'hiver. Au Québec, ces pneus doivent être posés avant le 1er décembre.

Environnement Canada ne passe pas par quatre chemins et prévient que l'heure de pointe de mardi matin sera difficile dans la grande région de Montréal.

L'est de la province, qui sera touché dès mardi, continuera de recevoir de la neige le lendemain en plus de subir des vents forts et de la poudrerie tandis que le système s'intensifiera.

«On peut s'attendre à des conditions routières dangereuses en raison d'une visibilité variable pouvant passer rapidement de bonne à nulle», poursuit le bulletin météorologique.

Les régions de l'Estrie, de la Beauce et du Bas-Saint-Laurent devraient quant à elles accueillir des accumulations de 15 à 20 centimètres accompagnées de vents forts.

La Gaspésie et le nord du Nouveau-Brunswick seront «au coeur de la tempête», a lancé M. Brassard. Ces régions auront droit à des accumulations considérables allant de 20 à 30 centimètres.

Environnement

La vague de chaleur océanique s’atténue, selon les scientifiques

VANCOUVER — La vague de chaleur océanique qui frappe une grande partie de la côte ouest nord-américaine s’est atténuée, mais les risques de perturbations de la vie sous-marine demeurent grands, selon des scientifiques.

Nate Mantua, de la National Oceanic and Atmospheric Administration américaine, mentionne que la zone exceptionnellement chaude est considérablement moins étendue aujourd’hui qu’elle ne l’était plus tôt cette année.

La température de l’eau de cette zone située à environ 1500 kilomètres au large des côtes nord-américaines demeure élevée par rapport à la normale. Ce secteur «n’est plus aussi grand qu’il l’était» et les effets se font moins ressentir dans les zones situées plus près de la côte, souligne M. Mantua.

Une vague de chaleur océanique s’est amorcée en juin. Elle ressemble au phénomène baptisé «The Blob» qui avait perturbé la vie sous-marine de 2014 à 2016.

Cette vague s’étend du sud de l’île de Vancouver à Baja, en Californie. La température de l’eau a augmenté jusqu’à 4 degrés Celcius.

De nombreuses tempêtes et des vents exceptionnellement forts provenant du nord ont refroidi les eaux de surface à des températures proches de la normale pour la majeure partie de la zone.

«D’un côté, le réchauffement océanique au large demeure d’actualité. Selon les normales historiques, il s’agit d’une vague de chaleur importante», a souligné M. Mantua par courriel.

Les dernières prévisions de la National Oceanic and Atmospheric Administration laissent entendre que le réchauffement océanique va continuer de s’atténuer au cours des sept prochains mois, mais même à l’arrivée du printemps, la température de l’eau sera encore plus élevée que la normale, a-t-il ajouté.

Andrew Trites, un professeur à l’Institut des océans et des pêcheries de l’Université de la Colombie-Britannique, explique qu’une vague de chaleur océanique se produit lorsqu’il n’y a pas assez de vent pour refroidir l’eau.

«Pas refroidi comme supposé»

«Les vents de l’été dernier étaient très, très légers. Ils n’étaient pas assez puissants pour permettre aux eaux de se mélanger. En conséquence, l’océan ne s’est pas refroidi comme il était supposé, dit-il. C’est n’est pas que l’océan s’est réchauffé, c’est plutôt qu’il ne s’est pas refroidi.»

L’eau était si chaude que certaines espèces de poissons tropicaux ont été aperçues au large de la côte ouest.

«J’ai vu des poissons-lunes. Ils sont probablement plus nombreux ici parce que l’eau était exceptionnellement chaude cet été. Ces poissons peuvent tolérer des températures chaudes», mentionne M. Trites.

M. Mantua dit qu’il y a eu une baisse inhabituelle du plancton de juillet à septembre entre l’île de Vancouver et le nord de la Californie.

Le thon blanc a pu s’approcher davantage de la côte et la pêche sportive a été particulièrement bonne au large du nord de la Californie, de l’Oregon et du sud de l’État de Washington, relate M. Mantua. Toutefois, la pêche au saumon a généralement été médiocre dans ce secteur.

«Je n’ai pas encore entendu parler d’impacts sur l’écosystème sous-marin, signale-t-il. Je soupçonne que le réchauffement extrême a eu quelques impacts, mais il n’y a tout simplement pas beaucoup de renseignements provenant de ces régions en dehors des observations satellitaires de la couleur de l’océan qui nous donnent des informations générales sur la production de plancton.»

Il y a une chance pour que la vague de chaleur océanique revienne, estime M. Mantua, même si «les chances pour cela sont faibles, du moins sur la base des dernières prévisions climatiques».

M. Trites rappelle que lorsqu’une première vague de chaleur similaire s’est déroulée il y a environ cinq ans, le monde scientifique pensait qu’elle ne se reproduirait plus jamais.

«Cela pourrait donc être un exemple de changement climatique et du réchauffement de la planète. Cela modifie les schémas de circulation de l’air et affecte les orages et ne va pas mélanger l’eau de la manière comme auparavant.»

Environnement

Sainte-Marthe-sur-le-Lac: il y aura des «mesures spéciales»

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a annoncé lundi que «des mesures spéciales» seront mises en place pour aider certains sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

Accompagnée de la mairesse de l’endroit, Sonia Paulus, et du vice-président de la Croix-Rouge canadienne pour le Québec, Pascal Mathieu, Mme Guilbault n’a toutefois pas précisé qu’elles seront ces nouvelles mesures.

Au printemps dernier, le gouvernement Legault avait annoncé un programme qui prévoit un versement pouvant atteindre 200 000 $ aux sinistrés qui doivent déménager ainsi que certains montants à ceux qui doivent rénover. Mais six mois après la rupture d’une digue qui a forcé 6000 habitants à fuir leur maison, la majorité des sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac n’ont reçu qu’une partie de l’assistance financière promise par Québec.

Geneviève Guilbault a indiqué que «les dossiers étaient traités beaucoup plus rapidement qu’auparavant», même si elle admet qu’il y a des ajustements à faire.

«On n’a pas la prétention que c’est parfait, mais on redouble d’ardeur» a-t-elle dit.

Arrêts de travail, maladies, détresse psychologique, les contrecoups de l’inondation ont été largement médiatisés récemment et la ministre de la Sécurité publique a déclaré qu’elle était pleinement consciente «de la détresse et l’inquiétude des gens».

«C’est complexe ce qui s’est passé ici. Le message que je veux passer, c’est que même quand les caméras ne sont pas là, le travail se poursuit, les efforts ne font sans relâche, pour traiter les dossiers qui ne sont pas encore réglés», a-t-elle indiqué.

Quant aux «mesures spéciales» pour aider certains sinistrés, Geneviève Guilbault a précisé qu’elles seront annoncées sous peu.

«Ma collègue des Affaires municipales, Andrée Laforest, est en train de plancher sur des mesures supplémentaires pour répondre aux besoins particuliers de certains sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac.» 

Environnement

Hydro-Québec: enfouir les lignes est une solution facile qui ne fonctionne pas

Les Québécois peuvent dire adieu aux rêves de voir les poteaux disparaître du paysage et les fils sous terre à l’abri du vent et des branches.

Le président-directeur général d’Hydro-Québec, Éric Martel, a fermé la porte à double tour sur cette possibilité, lundi, alors que ses équipes travaillaient toujours d’arrache-pied sur le terrain pour rétablir le courant aux 43 655 clients toujours privés d’électricité à 16h.

«Il y a présentement une hypothèse un peu facile à faire - que tout le monde fait - que d’enfouir les fils ça réglerait tous les problèmes, mais c’est clairement démontré que non, ça ne règle pas tous les problèmes», a tranché M. Martel alors qu’il était à faire le bilan.

100 milliards $

Le pdg de la société d’État a d’abord fait valoir que le coût d’une telle opération atteindrait la somme astronomique d’environ 100 milliards $, soit plus que la valeur totale des actifs d’Hydro, qui s’élèvent à environ 80 milliards $.

Mais surtout, il a expliqué que la perception du grand public, qui voit l’enfouissement comme une protection ultime des fils contre les éléments, est erronée.

«C’est faux de penser que ça améliorerait et que ça éliminerait les problèmes qu’on a eus cette semaine parce que lignes vieillissent plus rapidement - ça fait drôle à dire - quand elles sont enfouies : beaucoup plus de réparations, beaucoup plus difficile de détecter les pannes aussi quand c’est souterrain.»

M. Martel a ajouté qu’avec le climat rigoureux du Québec, «quand c’est l’hiver, qu’il y a de la glace, le souterrain devient aussi difficile».

«Ce sont des coûts astronomiques et ça réglerait peut-être une partie du problème, mais nos tarifs d’électricité augmenteraient de façon significative si on investit 100 milliards $ dans notre réseau», a-t-il conclu.

Legault: «C’était il y a 20 ans»

Debout à ses côtés alors que les deux hommes venaient d’annoncer que le barrage Eastmain-1 devenait le barrage Bernard-Landry, le premier ministre François Legault a rappelé que ce genre d’événement demeure assez rare.

«C’est sûr que si ça arrivait, ce genre d’incident, à répétition, il faudrait se poser des questions. Mais la dernière fois qu’un événement a touché autant de personnes, c’était il y a 20 ans», a-t-il dit en évoquant la crise du verglas de 1998 qui avait privé d’électricité 1,4 million d’abonnés.

«On en a eu un la semaine dernière qui a touché 1 million de personnes; les autres événements qu’on a vécus, que ce soit aux Îles-de-la-Madeleine ou à Laval ou à certains endroits, c’était très pointu : il y avait un problème, une tornade, des vents très forts, 100 km/h. On était capable en dedans de 24 heures de régler le problème», a indiqué le premier ministre.

François Legault a tout de même reconnu que «oui, on voit qu’il y a plus d’événements graves, des événements climatiques qui amènent des problèmes».

Dernière phase «difficile»

Quelque 1400 travailleurs d’Hydro-Québec étaient toujours à pied d’œuvre dans une dernière ligne droite pour rebrancher tous les clients privés d’électricité après le passage de la violente tempête automnale de la semaine dernière.

«D’ici demain, il restera peut-être un ou deux cas d’exception, mais notre objectif est d’avoir rebranché tout le monde», a affirmé Éric Martel, en saluant la résilience des abonnés.

La liste de clients dans la noirceur avait fait un bon lundi en raison d’une fuite de gaz à Montréal qui a forcé l’interruption du service pour quelque 5000 abonnés, situation qui s’est résorbée rapidement.

Mais ceux qui sont toujours débranchés depuis vendredi représentent un défi particulier puisque les trois quarts des pannes restantes ne touchent qu’une poignée de clients et la réparation ne redonne le service qu’à cinq, 10 ou 20 clients. «Évidemment, c’est plus long», a soupiré le pdg.

À 16h, les régions les plus durement touchées par les pannes étaient Chaudière-Appalaches (10 082 clients), l’Estrie (8141 clients), le Centre-du-Québec (6282 clients), la Montérégie (4950 clients), les Laurentides (3833 clients), Capitale-Nationale (3746), la Mauricie (2204 clients), Laval (2162) et Lanaudière (1706). Il s’agit des régions où les vents forts ont causé le plus de dommages aux arbres.

Au plus fort de la crise, 990 000 foyers, commerces et entreprises étaient touchés par ces pannes, ce qui représente le plus haut total depuis la crise du verglas de 1998.

Environnement

L’efficacité energétique progresse trop faiblement, alerte l’Agence internationale de l’énergie

PARIS — L’efficacité énergétique n’a, depuis dix ans, jamais progressé aussi lentement qu’en 2018, alerte lundi l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui met en garde contre «de sérieuses implications» en matière de climat et d’accès mondial à l’énergie.

L’intensité énergétique dans le monde (la consommation d’énergie par rapport à la richesse produite) s’est améliorée de 1,2 % en 2018, le taux le plus faible depuis le début de la décennie, souligne le rapport «Energy Efficiency 2019».

Or, il faudrait au moins 3 % de progression annuelle pour permettre à la planète d’atteindre ses objectifs climatiques, énergétiques et de qualité de l’air, note l’AIE, qui relève que les technologies existent pourtant, dans le bâtiment, l’industrie ou les transports.

«Le ralentissement historique constaté en 2018 en matière d’efficacité énergétique appelle une réaction forte de la part des politiques et des investisseurs,» a réagi le directeur de l’Agence, Fatih Birol.

«Nous pouvons améliorer l’efficacité énergétique de 3 % par an juste en recourant à des technologies existantes et via des investissements rentables. Il n’y a aucune excuse à l’inaction».

Les progrès en termes d’efficacité sont à la baisse depuis 2016, contribuant à alimenter la demande mondiale en énergie: celle-ci a connu en 2018 sa plus forte croissance depuis 10 ans.

Si à l’inverse son taux de progression avait été de 3 % annuels sur ces trois ans, le monde aurait pu générer 2600 milliards de dollars de produit économique supplémentaire - environ le poids de l’économie française - pour la même quantité d’énergie, note l’AIE.

À l’origine de ce déclin, le rapport pointe notamment les événements météorologiques extrêmes: un froid exceptionnel aux États-Unis qui a dopé le recours au gaz, une chaleur estivale inhabituelle en Europe...

Plus structurellement, il relève certaines tendances sociétales (par exemple, les progrès techniques dans la construction résidentielle ne compensent pas la demande accrue en surfaces et en équipements). Et face à cela, les mesures et investissements pris sont atones, «au moment où il faudrait qu’ils croissent», ajoute-t-on.

Or, l’efficacité énergétique est une source d’économies, et de sécurité, pour les nations: le Japon a réduit de 20 % ses importations de pétrole depuis 2000 grâce aux gains d’efficacité énergétique, l’Allemagne de 11 %, la Chine de 10 %.

L’AIE souligne en particulier les opportunités offertes par l’innovation numérique et le renforcement des interconnections (entre immeubles, équipements, moyens de transport, etc), «à condition qu’elles soient correctement exploitées».

Environnement

Les fabricants d'électros devront récupérer leurs produits [VIDÉO]

Les fabricants d'électroménagers, considérés comme de grands émetteurs de gaz à effet de serre (GES), devront, dès le 5 décembre 2020, mettre en place un système pour s'assurer de la récupération et la valorisation de leurs produits en fin de vie utile.

Le gouvernement Legault en a fait l'annonce lundi matin à la Maison du développement durable Montréal.

Selon le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, M. Benoit Charrette, la nouvelle mesure va permettre de réduire les GES de 200 000 tonnes par année, l'équivalent de 60 000 voitures.

Le CO2 et le méthane sont les gaz les plus souvent associés au réchauffement climatique, mais les gaz présents dans les électroménagers comme les réfrigérateurs (dont les halocarbures), ont un potentiel de réchauffement planétaire de 1 400 à 10 900 fois plus élevé que celui du dioxyde de carbone (CO2) selon le ministre.

Le gouvernement investira un total de 90 M$ durant la période 2020-2031 afin de soutenir les producteurs dans ce processus et d'éviter l'imposition de nouveaux frais aux consommateurs.

Le Règlement sur la récupération et la valorisation de produits par les entreprises sera donc modifié pour soumettre les producteurs de gros appareils électroménagers au principe de la responsabilité élargie des producteurs (REP).

«Il arrive que les entreprises refilent la facture aux contribuables, mais on refuse que les Québécois paient plus au moment de l'achat. On veut concilier défense de l'environnement et porte-feuille des Québécois», a précisé le ministre Charette.

«À 93$ la tonne de GES évités, la récupération des appareils réfrigérants est une mesure très performante pour atteindre nos cibles», a ajouté le ministre.

Mesure attendue

Caroline Brouillette, experte en changements climatiques d'Équiterre, qualifie cette mesure de très positive.

«C'est une mesure qui est très importante, compte tenu du potentiel de réchauffement climatique très élevé de ces gaz, c'est très important d'éviter que les gaz de nos vieux électros se retrouvent dans l'atmosphère».

La Fondation David Suzuki salut la mesure du gouvernement, mais déplore que l'industrie n'ait pas mis en place elle-même des moyens pour réduire les GES émis par leurs appareils en fin de vie: «Ça fait des années et des années que l'industrie s'oppose et là le gouvernement décide de prendre la facture et aller de l'avant, on est content que ça se fasse, mais c'est sûr qu'on aurait aimé que les détaillants réalisent qu'il y a une urgence climatique et qu'ils prennent leurs responsabilités» a indiqué Karel Mayrand, directeur général de la Fondation.

Une manne pour l'entreprise PureSphera

Selon PureSphera, une entreprise de Bécancour qui collecte et recycle les appareils de réfrigération et de climatisation tout en détruisant leurs gaz nocifs, 90 % des gaz du circuit réfrigérant et de la mousse isolante des électroménagers sont encore rejetés dans l'atmosphère au Québec.

«Parce que les méthodes de revalorisation ne sont pas appliquées et les gens coupent les coins ronds, les vieux électros se retrouvent dans les sites d'enfouissement et les gaz finissent par se libérer dans l'atmosphère», a précisé Mathieu Filion, directeur de l'exploitation de PureSphera.

Selon le ministre Charette, PureSphera est en mesure de revaloriser 96% des éléments contenus dans un vieux frigo.

L'annonce du gouvernement est donc une excellente nouvelle pour cette entreprise.

«On sera là pour répondre au besoin, avec des standards très élevés, on va travailler avec Recyc-Québec, c'est très très très positif», a fait valoir le directeur de l'exploitation de PureSphera.

Environnement

Mesures d’urgence déployées pour la Beauce [VIDÉO]

Le centre-ville de Sainte-Marie se remettait déjà difficilement de la dernière crue printanière et le voilà de nouveau inondé. La tempête automnale de vendredi aura été dure pour la région de la Beauce.

Avec toutes les pluies torrentielles tombées depuis jeudi, le niveau de l’eau montait dangereusement. La Ville de Sainte-Marie et celle de Beauceville ont déployé leurs mesures d’urgence vendredi et étaient prêtes à faire face aux dégâts.

«Depuis les six derniers mois, il n’y a pas une journée où on n’a pas parlé des inondations», déplore le maire de Sainte-Marie, Gaétan Vachon. Des bâtiments abandonnés qui attendent la démolition parsèment encore le secteur.

La rivière Chaudière est sortie de son lit à plusieurs endroits. L’eau aura finalement atteint le centre-ville en fin de journée, mais le pire restait à venir. Le maire estimait que le niveau de l’eau allait cesser d’augmenter seulement vers 22h.

«Avec le débit de l’eau, on prévoyait pire que ça. On ne se rendra pas à la cote centenaire, mais la cote de 20 ans, oui. Et avec les vents, comme tout le monde, on a eu des bris. Ça n’a pas été une journée facile», ajoute le maire. Le niveau de l’eau augmentait environ de 15-18 cm à l’heure. 

Le stade d’inondation 0-20 ans a donc été atteint, il s’agit d’un débordement qui ne survient qu’une fois tous les 20 ans. Les autorités craignaient une inondation centenaire, celle qui a seulement une chance sur 100 de se produire, mais ils l’ont évitée.

Les services d’urgence ont fait évacuer plusieurs secteurs par prévention, et plusieurs résidents sont partis s’installer ailleurs sans se le faire demander. Les mauvais souvenirs du printemps ont influencé les décisions... pas question d’évacuer des gens en chaloupe cette fois.

Le maire n’était pas capable de donner les chiffres exacts de personnes évacuées vendredi soir. La priorité était d’aider les citoyens le mieux possible.

«On ne s’en est pas sortis et on recommence. On va encore passer au travers», termine-t-il. 

Le pont de Sainte-Marie a aussi été fermé à la circulation vers 18h.

Environnement

Pluies torrentielles et vents violents pour débuter novembre

Les pluies torrentielles et les vents violents ont tenu les services d’urgences occupés sur les territoires de Québec et de Lévis vendredi. Arbres tombés, glissements de terrain et inondations... les citoyens devaient rester sur leurs gardes.

Lors d’un point de presse, la ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault s’est montrée rassurante. «Somme toute, tout est sous contrôle, mais il faut demeurer prudent», a-t-elle dit. Des accidents causés par les rafales de vent ont été signalés partout en province, plusieurs secteurs ont aussi dû être évacués en raison des fortes accumulations de pluie. 

La ministre a assuré que les toutes les équipes de services d’urgence s’activaient sur le terrain afin d’assurer la sécurité de tous. 

Le Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec (SPCIQ) a répondu à un nombre élevé d’appels relativement à des structures dangereuses. Près de 250 appels ont été traités, les agents intervenaient d’abord auprès des situations qui impliquaient la sécurité de personnes. Dans les dernières 24 heures, les agents ont reçu plus de 400 appels concernant la tempête automnale.

«On a eu aucune intervention d’envergure, pas de gros incendies ou d’effondrement de bâtiments», a informé Alexandre Lajoie, porte-parole. 

Près d’une centaine de dangers électriques ont aussi été neutralisés par les pompiers, plusieurs branches tombées avaient emporté avec elles des fils électriques.

La centrale de police de Lévis a aussi été débordée d’appels de toutes sortes concernant les dommages causés par le vent. 

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Environnement

La tempête presque terminée, des clients d'Hydro doivent s'armer de patience

La tempête automnale qui a frappé le Québec est terminée pour les régions du sud et du centre du Québec selon Environnement Canada, mais des centaines de milliers de citoyens privés d'électricité doivent s'armer de patience, car le rétablissement pourrait prendre plusieurs jours dans certains secteurs.

Plus d'un millier d'employés d'Hydro-Québec, dont quelque 800 monteurs de ligne, travaillent d'arrache-pied à la suite de la violente tempête de vent et des pluies diluviennes, lorsque ce n'était pas de la neige, qui ont secoué la province, vendredi.

Au plus fort de la tempête, tout près d'un million d'abonnés d'Hydro-Québec n'avaient plus d'électricité à la suite de la météo brutale qui a aussi fait une victime en Montérégie. Au décompte d'Hydro-Québec un peu avant minuit, il restait toujours 665 000 clients en panne dans l'ensemble de la province.

Ce nombre avait cependant atteint 980 000 à 16h, soit le plus important bassin de population touchée par des pannes depuis le grand verglas de 1998, lorsque 1,4 million d'abonnés québécois avaient été en panne.

«Un début de novembre très difficile pour près d'un million de foyers du Québec qui ont subi les contrecoups de cette tempête», a reconnu la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, lors d'un point de presse à Québec.

Elle en a profité pour inviter les citoyens à «être extrêmement prudents pour ceux qui sont obligés d'être à l'extérieur (...) et bien sûr pour tous ceux qui peuvent rester chez eux, évitez de sortir de chez vous, évitez d'aller sur le réseau routier, laissez passer cette tempête».

Plus de 2000 pannes individuelles

Contrairement à 1998, toutefois, où c'était le réseau de transport d'électricité qui s'était effondré lorsque les immenses pylônes d'acier s'étaient écroulés sous le poids de la glace, c'est le réseau de distribution qui est touché cette fois et on parle de multiples pannes individuelles causées par des branches brisées ou carrément des poteaux qui ont été arrachés par le vent.

«Le réseau de distribution, on peut le rétablir beaucoup plus rapidement que le réseau de transport», a déclaré Éric Filion, le président d'Hydro-Québec distribution, tout en admettant les limites de la rapidité face à des dégâts d'une telle ampleur.

«Il faut être réaliste, a-t-il averti. Le rétablissement va être assez long. On espère rétablir une bonne partie de notre clientèle pendant le week-end, mais c'est possible que, dans des endroits où le réseau est plus fortement endommagé, les clients soient rétablis plutôt en début de semaine prochaine.»

M. Filion a noté que la tempête a provoqué plus de 2000 pannes.

«Ce sont 2000 endroits où il y a des bris, où on doit déplacer des équipes pour faire des réparations soit sur les poteaux, les équipements comme les transformateurs, les lignes de réseau également. (...) Il y a beaucoup de volume. C'est ça qui va nous donner du fil à retordre ce week-end», a-t-il précisé.

À Québec, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, a rappelé que la priorité irait à «tout ce qui est santé, les hôpitaux, la sécurité publique».

«Tous les effectifs nécessaires sont déployés, a soutenu le ministre. Au besoin on appelle des équipes supplémentaires.»

Une première tempête hivernale

Comme si le tout n'était pas suffisant, l'Abitibi-Témiscamingue a été frappée par sa première tempête hivernale, alors qu'elle a reçu, entre jeudi et vendredi, des quantités de 20 à 25 centimètres. Un tronçon de la route 117 a été fermé, entre autres, en raison d'un carambolage impliquant une trentaine de véhicules. D'autres tronçons ont été fermés en raison de la piètre visibilité et d'une chaussée très enneigée et glissante.

Une tempête causée par un écart de température marqué

Les vents violents ne sont pas inhabituels à l'automne au Québec, mais «le saut de température marqué» dans les derniers jours explique pourquoi cette tempête était particulièrement intense selon Samir Al-alwani, météorologue à Environnement Canada.

«Une différence de température comme on l'a constaté vendredi par rapport à jeudi, fait en sorte que ça génère des vents forts à violents», a-t-il souligné.

À Montréal, jeudi, la température a atteint 16 degrés Celsius en après-midi, alors que dans la nuit de jeudi à vendredi, le mercure est descendu sous zéro degré.

Environnement

L’Halloween reportée dans plusieurs villes, Québec «en analyse» [VIDÉO]

Les petits superhéros et superhéroïnes, princes et princesses et monstres de tout acabit devront patienter un jour de plus pour leur collecte de bonbons dans plusieurs villes du Québec, dont Montréal et Longueuil, en raison des conditions météorologiques très peu clémentes attendues jeudi. La Ville de Québec est pour sa part «en analyse» et tranchera jeudi matin.

Plusieurs municipalités situées dans la grande région de Montréal, en Montérégie, en Estrie, dans le Centre-du-Québec et en Mauricie ont choisi de reporter la collecte de bonbons au vendredi 1er novembre. La plupart d’entre elles ont notamment utilisé les réseaux sociaux pour partager la nouvelle.

Environnement Canada prévoit en effet que les quantités totales de pluie pourraient dépasser les 50 millimètres et les vents pourraient souffler jusqu’à 90 kilomètres à l’heure dans le sud de la province, tandis que des chutes de neige significatives sont attendues sur le nord-ouest et le centre du Québec.

Sur Twitter, la mairesse de Montréal Valérie Plante «invite les petits et grands Montréalais.e.s à passer l’ #Halloween vendredi en raison de la pluie et des vents violents annoncés demain».

«Oyé oyé. En raison de la pluie abondante prévue le 31 octobre, nous reportons la cueillette de bonbons dans les rues de McMasterville à vendredi soir», a indiqué sur sa page Facebook le maire de la petite municipalité montérégienne, Martin Dulac.

De son côté, la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, a confié à La Presse canadienne que la Ville a souvent reçu des demandes pour déplacer les festivités de l’Halloween lorsqu’il y a de la pluie ou de la neige, mais qu’il s’agit de la première fois qu’une telle décision est prise. Elle estime que la majorité de la population est heureuse du changement.

«Chaque fois qu’il y a eu de la pluie ou de la neige, il y a eu cette demande-là et on n’y a jamais accédé, et là c’est vraiment parce que les prévisions ne sont vraiment, vraiment pas bonnes.

«C’est vraiment une question de sécurité publique pour les petits qui seront dans les rues. Donc, on a pesé les inconvénients et les avantages et définitivement, je peux vous dire que les avantages étaient beaucoup plus lourds que les inconvénients», a-t-elle expliqué.

Elle a indiqué avoir utilisé de nombreux moyens, allant des réseaux sociaux aux médias traditionnels en passant par les panneaux électroniques, pour s’assurer que la population est mise au courant.

«On a pris contact autant avec les services de sécurité et les écoles, les CPE, pour s’assurer que tout le monde est bien avisé.»

Du côté de la Ville de Laval, on n’a pas l’intention de changer la tradition malgré le mauvais temps prévu. Sur Twitter, on peut lire qu’elle «maintient la programmation de ses activités au jeudi 31 octobre». En ajoutant toutefois que «si certains citoyens décidaient de sortir pour la collecte des bonbons le vendredi, par mesure de sécurité, une présence policière sera assurée dans les quartiers résidentiels».

Au cours de la journée, mercredi, de nombreux citoyens se sont tournés vers Twitter ou Facebook pour demander à leur municipalité de changer elles aussi la date, alors que d’autres disaient préférer que la fête soit célébrée le 31 octobre, beau temps, mauvais temps.

Les citoyens sont invités à vérifier auprès de leur municipalité si les festivités sont maintenues jeudi ou remises à vendredi.

L’Halloween est reportée au 1er novembre à...

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