Les masques et les gants bientôt rois des déchets?

Le Mag

Les masques et les gants bientôt rois des déchets?

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
En plus de tous les autres bouleversements, la crise de la COVID-19 a aussi pour conséquence inattendue de changer le visage de la pollution autour des plans d’eau. Alors que les bouteilles et les sacs de plastique régnaient en rois et maîtres sur les berges depuis des lunes, voilà que les gants et les masques se précipitent vers le sommet peu enviable du palmarès des déchets les plus fréquemment trouvés en nature. Un défi supplémentaire à relever à l’occasion de la Journée mondiale des nettoyages ce 19 septembre.

«La pandémie a empiré la situation. On vient de faire un bond : l’usage unique est en hausse. On pense aux gants, aux masques, aux épiceries qui emballent plus, car il y a un plus grand souci de se mettre à l’abri des germes. Avant, les objets qu’on trouvait le plus étaient bouteilles, bouchons, pailles, mégots de cigarettes et microplastique. Cette année, le masque et les gants sont en train de probablement prendre la première position», indique Anne-Marie Asselin, biologiste marine et cofondatrice d’Organisation Bleue, un organisme de protection de l’environnement.

En collaboration avec le Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau, WWF-Canada, Stratégies Saint-Laurent et la Mission 100 tonnes, Organisation Bleue convie donc la population à participer à cette journée, de 10h à 13h. L’objectif : ramasser 15 tonnes de détritus dans la province. Dans la région de Québec, les efforts seront concentrés autour du Bassin Louise, de la piste cyclable du Corridor du littoral, des berges de L’Ange-Gardien et de la plage de Sainte-Pétronille. Pour s’inscrire, il faut visiter le site Web journeemondialedesnettoyages.ca.

La fumée des incendies américains jusqu’en Europe

Environnement

La fumée des incendies américains jusqu’en Europe

Jocelyne Zablit
Agence France-Presse
LOS ANGELES — Les incendies qui font rage depuis des semaines dans l’ouest des États-Unis sont si puissants que la fumée qu’ils dégagent s’est propagée jusqu’en Europe, et risquent d’être encore attisés dans les prochains jours par des vents violents attendus en Californie.

Depuis qu’il a commencé ses observations satellites, en 2003, le service européen Copernicus sur le changement climatique n’avait jamais relevé des données d’une telle ampleur.  

L’activité de ces incendies «sans précédent» est, selon l’organisme, «des dizaines à des centaines de fois plus intenses» que la moyenne. 

Des quantités inédites de carbone ont déjà été relâchées dans l’atmosphère. Et la fumée, particulièrement dense, a traversé tout le pays et l’Atlantique.  

«Le fait que ces incendies émettent tellement de pollution dans l’atmosphère que nous pouvons encore voir de la fumée épaisse 8000 km plus loin reflète à quel point ils sont dévastateurs, en termes d’ampleur et de durée», a souligné mercredi dans un communiqué Mark Parrington, scientifique du service de surveillance de l’atmosphère de Copernicus. 

Le plus gros des fumées est concentré sur la côte ouest des États-Unis, où la qualité de l’air des grandes villes californiennes de Los Angeles et San Francisco, ou celles plus au nord de Portland (Oregon) et Seattle (État de Washington), compte actuellement parmi les plus mauvaises au monde. 

Depuis des jours, elle est classée comme «malsaine», voire localement dangereuse, par les autorités locales et certains commencent à s’inquiéter des conséquences sanitaires d’une telle exposition aux fumées. 

Jason Kenney garde espoir que l’oléoduc Énergie Est voit le jour

Jason Kenney garde espoir que l’oléoduc Énergie Est voit le jour

Bill Graveland
La Presse Canadienne
CALGARY — Aux yeux du premier ministre de l’Alberta, le nouveau chef conservateur fédéral Erin O’Toole ne faisait qu’énoncer une évidence lorsqu’il a déclaré que le projet Énergie Est n’était «pas sur la table», lors de sa rencontre avec le premier ministre du Québec, François Legault.

En marge d’une annonce à Calgary, mardi, Jason Kenney a rappelé que le projet d’oléoduc pancanadien n’est plus envisagé parce que le gouvernement fédéral avait contribué à y mettre la hache en 2017.

«J’aurais aimé que ce ne soit pas le cas. J’aurais aimé que le gouvernement de Justin Trudeau n’impose pas de nouvelles réglementations ridicules qui ont poussé TC Énergie à quitter la table», a-t-il lancé.

TransCanada avait renoncé à Énergie Est face à la résistance au Québec ainsi qu’aux changements apportés au processus fédéral d’évaluation environnementale.

M. Kenney a indiqué que l’un des premiers appels téléphoniques qu’il a effectués en tant que premier ministre, l’an dernier, était avec son homologue québécois afin de lui demander de réévaluer sa position sur le projet.

François Legault a souvent évoqué l’absence d’»acceptabilité sociale» à l’idée d’un nouvel oléoduc qui traverserait la province.

«Intérêt national»

Erin O’Toole, qui a remporté la course à la direction du Parti conservateur du Canada le mois dernier, dit avoir réaffirmé l’importance des pipelines lors de son entretien avec François Legault, à Montréal, lundi. Même si Énergie Est n’est «pas sur la table», il s’engage, s’il est porté au pouvoir, à s’assurer que les projets dans l’Ouest canadien continuent de stimuler l’économie du pays. Il en ferait sa priorité, promet-il.

«C’est une ressource qui est importante pour notre intérêt national. Mieux vaut obtenir le meilleur prix possible pour le pétrole alors que nous sommes en reprise», a fait valoir M. O’Toole lundi.

M. Kenney indique pour sa part que son gouvernement «n’a pas renoncé au rêve» d’un nouvel oléoduc pour acheminer le pétrole de l’Alberta vers le Nouveau-Brunswick.

Il dit s’attendre à une augmentation de la demande mondiale une fois que l’économie se sera remise de la crise sanitaire, car il y a eu très peu, voire aucun investissement pour l’exploration en amont et une autre entreprise privée pourrait selon lui ressusciter le projet.

Les immenses feux de forêt de l'Ouest se font sentir jusqu'au Québec 

Environnement

Les immenses feux de forêt de l'Ouest se font sentir jusqu'au Québec 

Stéphanie Marin
La Presse Canadienne
Les immenses incendies de forêt de l'Ouest se sont fait sentir jusqu'au Québec mardi, alors que leur fumée était visible dans le ciel.

Dans la grande région de Montréal, le ciel avait l'air nuageux en matinée alors que dans les faits, il n'y avait pas de nuages, a souligné en entrevue Simon Legault, météorologue pour Environnement Canada: «Le ciel était complètement dégagé.»

L’ouragan <em>Sally</em> se renforce et menace les côtes américaines

Environnement

L’ouragan Sally se renforce et menace les côtes américaines

Agence France-Presse
WASHINGTON — L’ouragan Sally s’est renforcée en catégorie 2 lundi soir et menace désormais le sud-est des États-Unis, ont prévenu les services météorologiques américains.

Charriant des vents soufflant jusqu’à 155 km/h, elle pourrait toucher terre dès mardi, a averti le Centre national des ouragans dans son dernier bulletin.

L’ouragan pourrait encore «se renforcer» dans la soirée de lundi et mardi matin, devenant «un ouragan dangereux lorsqu’il se déplacera sur la côte», d’après l’institution.

Actuellement à 170 km à l’est de l’embouchure du Mississippi, Sally risque de provoquer des montées des eaux potentiellement mortelles de la Louisiane jusque dans l’Alabama. La Nouvelle-Orléans, dévastée il y a 15 ans par l’ouragan Katrina, fait partie des zones à risque.

Incendies de forêt aux États-Unis: de la fumée jusqu’en Alberta

Environnement

Incendies de forêt aux États-Unis: de la fumée jusqu’en Alberta

La Presse Canadienne
VANCOUVER — Environnement Canada affirme que les avis sur la qualité de l’air visant la majeure partie de la Colombie-Britannique depuis la semaine dernière devraient se propager jusqu’en Alberta en raison de la fumée des incendies de forêt provenant des États-Unis.

Des avis sur la qualité de l’air ont été publiés pour quatre régions du sud-ouest de l’Alberta le long des Rocheuses, mais le bureau météorologique indique que les alertes vont probablement se multiplier avant que la fumée ne quitte cette province lundi soir. 

Le soulagement ne viendra pas aussi vite pour les résidants de la Colombie-Britannique, où l’indice de qualité de l’air indique que les conditions enfumées ne s’amélioreront que légèrement d’ici mardi. 

L’indice utilise une échelle d’un à dix pour classer le risque lié à l’air stagnant ou enfumé et place actuellement le risque à dix ou plus pour toute la province, sauf une partie du nord. 

Une brume dense semblable à du brouillard enveloppe de nombreuses villes, de Victoria et Vancouver à l’est jusqu’à Kelowna, Kamloops et la région de Kootenay, transformant le jour en un crépuscule brumeux et teinté de fumée. 

La fumée provient de centaines d’incendies de forêt dans les États de Washington, de l’Oregon et de la Californie, qui ont détruit des communautés entières et tué au moins 35 personnes.

Un automne doux et un hiver tardif sont à prévoir selon MétéoMédia [VIDÉO] 

Environnement

Un automne doux et un hiver tardif sont à prévoir selon MétéoMédia [VIDÉO] 

Stéphane Blais
La Presse Canadienne
La météo devrait favoriser les activités extérieures comme la cueillette de pommes ou de citrouilles cet automne.

Un doux soleil et des températures au-dessus des normales saisonnières sont à prévoir pour les prochaines semaines dans l’est du pays selon Météomédia.

Même si les températures ont été plus fraîches durant la première moitié de septembre, il faut surtout retenir que la douceur dominera pour les mois d’octobre et de novembre.

«Le dôme d’air froid est beaucoup plus concentré dans l’Ouest canadien. Il y a un anticyclone présent dans l’est qui est plus propice a amener du beau temps» a indiqué André Monette, chef de service de la météorologie à MétéoMédia.

Quelques épisodes d’été des Indiens

La combinaison de la douceur et des périodes sans précipitations devraient donner quelques beaux épisodes d’été des Indiens au Québec selon Météomédia.

«Même si les précipitations risquent d’être près ou supérieures à la normale en raison du passage d’importantes dépressions (certaines post-tropicales), plusieurs périodes sans pluie seront présentes», selon André Monette.

Un hiver tardif au Québec et en Ontario

Même s’il est encore tôt pour prévoir avec précision à quoi ressemblera la saison hivernale, «l’arrivée de l’hiver sera plus graduelle et les longues vagues de froid devraient éviter le Québec et l’Ontario durant la saison froide où la douceur sera majoritaire», selon Météomédia.

«On ne prévoit pas pour l’instant un hiver hâtif, contrairement au mois de novembre 2019 et 2018, les premiers soubresauts de l’hiver devraient se faire attendre», a précisé André Monette, chef de service de la météorologie à MétéoMédia.

Pluies et douceur pour les provinces de l’Atlantique

Météomédia prévoit que les précipitations seront près ou au-dessus des normales avec la possibilité du passage d’importantes dépressions, faisant grimper rapidement les quantités de précipitations dans les provinces de l’Atlantique au cours de prochains mois.

Toutefois, les météorologues croient que les «températures douces vont dominer autant durant la saison automnale qu’hivernale en raison de la crête anticyclonique présente sur l’est du continent».

Évacuations massives face aux incendies meurtriers dans l’ouest des États-Unis

MONDE

Évacuations massives face aux incendies meurtriers dans l’ouest des États-Unis

Javier Tovar
Agence France-Presse
Laurent BANGUET
Agence France-Presse
LOS ANGELES — Les pompiers continuaient jeudi de lutter contre plus d’une centaine d’incendies qui dévastent depuis des jours la côte ouest des États-Unis, où ils ont causé la mort d’au moins huit personnes, dont un nourrisson, et forcé des dizaines de milliers d’habitants à fuir les flammes. 

Dans le nord-ouest de la Californie, l’incendie baptisé «August Complex Fire», assemblage de 37 feux qui ont touché la forêt de Mendocino à partir du 17 août, est officiellement devenu jeudi le plus étendu de l’histoire dans cet État, avec plus de 190 000 hectares. 

Les feux sont disséminés de l’État de Washington au nord, frontalier du Canada, jusqu’à San Diego, à la frontière mexicaine, alimentés par une sécheresse chronique et des vents violents qui faiblissaient toutefois jeudi. 

Dans l’Oregon, où au moins cinq villes ont été «significativement détruites» et quelque 40 000 personnes évacuées, la gouverneure Kate Brown a souligné qu’en l’espace de seulement trois jours, les flammes avaient consumé le double de la végétation qui brûle en moyenne en une année. 

«Nous n’avons jamais vu des incendies hors de contrôle d’une telle ampleur dans notre État», a-t-elle lancé lors d’une conférence de presse, sans pouvoir donner un bilan actualisé des victimes. 

La veille, Mme Brown avait prévenu qu’il fallait s’attendre « à de nombreuses pertes, en termes de bâtiments et de vies humaines ». Les autorités locales ont pour l’instant recensé trois morts dans l’Oregon. 

À Molalla, l’une des nombreuses villes au sud de Portland menacées par les incendies, des policiers faisaient jeudi du porte-à-porte pour inciter tous les habitants à quitter les lieux, conformément aux instructions. 

«C’est très dur. C’est une chose de laisser votre maison, c’en est une autre de s’entendre dire que vous êtes obligés de partir», déclare Denise Pentz, rencontrée par l’AFP alors qu’elle entasse à la hâte ses biens dans une remorque. 

«C’est ici que mes enfants ont grandi. C’est chez moi. Mais le plus important c’est que mes bébés, mon mari, mon chien, mon chat, que tous mes voisins se soient mis en sécurité», ajoute-t-elle. 

Montagne «rougie» 

En Californie, trois personnes sont mortes dans le comté de Butte, déjà ravagé par de gigantesques incendies qui avaient fait 86 victimes en novembre 2018, et une quatrième dans une région isolée et sauvage proche de l’Oregon.  

Plus au sud, près de Fresno, de nombreux autres habitants ont aussi dû fuir en quelques minutes. 

Tina Rose, 29 ans, a ainsi abandonné sa maison après avoir vu la montagne «rougir» sous l’effet des incendies. «On était en train de tout emballer et on pouvait entendre les citernes de propane exploser. Quand on a entendu la seconde, on se disait “on doit filer au cas où le feu accélère”, parce qu’on ne sait jamais», a-t-elle raconté à un journaliste de l’AFP. 

«C’est quelque chose qu’on ne veut plus jamais revivre», lâche la jeune femme, qui a trouvé refuge près de Fresno, dans la maison de son beau-frère, remplie d’enfants et d’animaux évacués. 

Le Creek Fire a déjà brûlé plus de 70 000 hectares, semant la désolation sur son passage : carcasses de voiture calcinées, maisons dont il ne reste que la cheminée de briques… 

Environ 360 bâtiments ont été détruits, selon les pompiers californiens, qui ont déployé près de 1000 hommes pour combattre les flammes. 

Face au feu, plusieurs milliers de personnes ont été évacuées, des opérations rendues encore plus difficiles par l’épidémie de coronavirus.  

«Nous avons placé (à l’abri) plus de 600 personnes mardi soir et le soir précédent», a expliqué à Fresno Cindy Huge, une porte-parole de la Croix-Rouge. 

«Nous n’abandonnerons pas» 

Plus de 200 000 hectares sont partis en fumée dans l’État de Washington, selon le gouverneur Jay Inslee, qui a dénoncé jeudi les conséquences catastrophiques du changement climatique. 

«Nous n’abandonnerons pas l’avenir de cet État face au changement climatique», a-t-il affirmé sur Twitter. «Je penserai à ces incendies et leurs impacts sur nos populations quand nous prendrons nos prochaines décisions pour combattre le changement climatique», a-t-il ajouté. 

Le gouverneur a également salué la mémoire d’un bébé d’un an retrouvé par des équipes de secours auprès de ses parents gravement brûlés qui tentaient d’échapper au brasier, à environ 200 km de Seattle. «La famille de l’enfant et sa communauté ne seront plus jamais les mêmes», a déclaré Jay Inslee. 

En Californie, plus d’une vingtaine d’incendies font rage et le feu a consumé cette année plus de 12 500 km2 dans l’État, un record depuis que ces données sont relevées en 1987. 

Près de Los Angeles, l’incendie «Bobcat Fire», toujours hors de contrôle, a dévasté plus de 9000 hectares, selon les pompiers.

Un petit verre d’eau purifiée avec du sel de déglaçage?

Environnement

Un petit verre d’eau purifiée avec du sel de déglaçage?

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
L’eau potable de la Ville de Québec pourrait un jour être purifiée… avec du sel de déglaçage préalablement épandu sur nos routes enneigées. En tout cas, un chercheur de l’INRS pense pouvoir récupérer le polluant, l’assainir et lui donner une seconde vie noble.

Chaque hiver, des milliers de tonnes de sel de déglaçage sont déversées sur le bitume de la capitale; un investissement de millions de dollars dans le bonheur des automobilistes maudissant la neige et la glace. Mais l’opération a aussi un coût environnemental non négligeable. D’ailleurs, le lac Saint-Charles, source d’eau potable importante de Québec, souffre d’un excès de sel.

Justement, c’est en bordure de ce plan d’eau primordial pour l’approvisionnement de la cité que s’attardera l’équipe du professeur Patrick Drogui, spécialiste des électrotechnologies et du traitement de l’eau à l’Institut national de la recherche scientifique. Objectif : intercepter le ruissellement hivernal souillé d’une route, avant qu’il coule dans le lac, puis créer un procédé chimique qui permettra sa réutilisation sous forme de chlore.

Simple? «Je ne dis pas que c’est facile, les défis sont grands», concède M. Drogui au cours d’un entretien avec Le Soleil. «Mais nous sommes confiants de pouvoir arriver à quelque chose d’intéressant du point de vue environnemental et du point de vue économique également.»

Le chercheur se donne trois années. La première pour créer le procédé en laboratoire et le rendre fonctionnel. Simplifions : à l’étape 1, l’eau chargée de sel de déglaçage (du chlorure de sodium) sera récupérée puis nettoyée des contaminants comme les hydrocarbures; à l’étape 2, le liquide salé sera concentré; à l’étape 3, les ions chlorure séjourneront dans un «réacteur» où ils deviendront du chlore actif, un produit déjà utilisé pour désinfecter l’eau potable. 

Une fois la technologie crée en labo, l’équipe de l’INRS s’investira d’abord à évaluer le coût d’un développement à plus grande échelle. Ensuite à concevoir un engin de taille restreinte déplaçable sur le terrain : «On entend mettre au point des unités mobiles, qui vont être installées sur des sites à côté des voies routières où on a un déversement important des eaux de ruissellement.»

«On est quand même optimistes, mais il faut savoir à quel coût», remarque-t-il. «Il faut pouvoir arriver à un coût compétitif.»

Laisser le sel de déglaçage dans la nature a aussi un prix dont il faut tenir compte, poursuit-il. «Lorsque vous acheminez des eaux qui sont chargées en chlorure dans l’environnement, il y a des effets néfastes. D’abord sur la biodiversité, il y a une perturbation de la biodiversité. [Aussi], cela peut dégrader les sols.»

M. Drogui escompte donc faire d’une pierre deux coups : préserver l’environnement et réutiliser une ressource. 

Voilà qui est dans l’air du temps, dans la mouvance du zéro déchet, du recyclage, du réemploi, fait-il d’ailleurs remarquer. 

La recherche de l’équipe supervisée par Patrick Drogui s’intitule «Développement de procédés électrolytiques de récupération et de réutilisation des sels de chlorure issus des eaux de déglaçage routier en vue de la désinfection des eaux potables». Les travaux sont financés, entre autres, par la Ville de Québec et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG); un investissement d’environ 300 000 $. Le ministère des Transports est aussi partenaire, tout comme l’organisme surveillant le bassin versant du lac Saint-Charles, AGIRO. Le groupe Veos, entreprise privée, collabore également.

Les Fermiers pour la transition climatique réclament un discours du Trône vert

Environnement

Les Fermiers pour la transition climatique réclament un discours du Trône vert

Lina Dib
La Presse Canadienne
OTTAWA — Pendant que Justin Trudeau prépare son discours du Trône et son plan de reconstruction qu'il promet «audacieux», des agriculteurs font des pressions pour que cette audace soit teintée de vert.

«Ce qu'on veut, dans le fond, c'est que les gouvernements donnent plus d'aide aux agriculteurs pour faire face aux changements climatiques», réclame Claude Lefebvre.

M. Lefebvre est l'un des 20 000 éleveurs et agriculteurs membres du groupe Fermiers pour la transition climatique. Sa ferme compte 200 vaches laitières et 300 hectares de culture.

De l'audace, M. Lefebvre en a eu au cours des 30 dernières années à Baie-du-Febvre. Il a tenté le semis sans travail du sol. «J'ai fait des choses que je me suis cassé la gueule un peu», confie-t-il.

«On a eu des baisses de rendement. Mais à force de persévérer, disons qu'on a amélioré nos façons de faire et là, ça va bien», raconte-t-il en expliquant que le procédé, sans labour par tracteur, lui a permis de diminuer son empreinte carbone et a ramené les vers de terre dans ses champs.

«Quand on amène des vers de terre dans le sol, on n'amène pas rien que des vers de terre. On amène une faune incroyable qui va, elle, aider à libérer des éléments nutritifs pour la culture», explique-t-il avec tant d'enthousiasme qu'on voit presque ses yeux briller à l'autre bout du fil.

Il est tout aussi enthousiaste lorsqu'il vante ses «cultures de couverture». «C'est un avantage pour la production, c'est un avantage aussi pour le sol et ça capte du CO2», fait-il valoir.

Du gouvernement fédéral, il veut «de l'accompagnement» qui dure. «Souvent, les subventions, c'est pour l'adoption de nouvelles pratiques et au bout de trois, quatre ans, ça disparaît. Alors là, les producteurs abandonnent», critique-t-il.

Son groupe a produit un rapport et des recommandations. Parmi celles-ci, la nécessité «d'encourager la génération d'énergies renouvelables, le remplacement de combustibles et le réaménagement des immeubles sur les fermes».

Or, seulement 4 % des fermes au Canada ont adopté «une forme de production d'énergie renouvelable», nous apprend le rapport.

À l'Université Laval, le professeur Sébastien Fournel compte les bâtiments de ferme dans ses champs d'expertise.

Il constate que des efforts sont faits en ce moment pour renouveler ces bâtiments, mais c'est pour servir une autre cause : le bien-être animal.

Les consommateurs ont de nouvelles exigences qui se transforment en pressions sur les entreprises agroalimentaires qui, à leur tour, imposent de nouvelles normes aux éleveurs, selon M. Fournel.

«Donc, ils [les fermiers] sont déjà, eux, plus en mode mise à niveau pour répondre aux dernières normes ou exigences en termes de bien-être animal, pour répondre aux exigences du marché», explique-t-il.

Et puis, il manque une motivation financière pour investir dans des installations d'énergie renouvelable, selon lui.

«Sur les fermes d'élevage, la facture énergétique n'est peut-être pas le poste de dépenses le plus important. Donc ce n'est peut-être pas la première chose où les producteurs vont aller», explique-t-il, évaluant cette facture à 6 % des dépenses d'un éleveur.

«Il y a plusieurs technologies qui vont permettre de réduire les gaz à effet de serre, mais si le producteur paye pour ça, lui, il n'a rien qui revient dans sa poche. De réduire ses gaz à effet de serre, ses vaches ne produisent pas plus de lait, ses poules ne feront pas plus d'oeufs... La question qu'il faut se poser: est-ce que c'est à la société de payer pour cette réduction-là ?», fait remarquer le professeur Fournel.

Que prépare le gouvernement fédéral ?

Dans ses annonces publiques, la ministre fédérale de l'Agriculture, Marie-Claude Bibeau, parle d'un «plan de relance économique verte» pour assurer «une agriculture et un secteur agroalimentaire durables et prospères».

On n'en est pas encore à des propositions concrètes.

«On y réfléchit. On vire ça dans tous les sens et la COVID nous a permis d'identifier plus clairement où étaient les forces et les faiblesses du secteur alimentaire et agroalimentaire, de nos chaînes d'approvisionnement», offre la ministre Bibeau en entrevue téléphonique.

Elle cite l'appui fédéral à la recherche en agriculture, mais elle admet que sur le terrain, l'aide à l'innovation sur les fermes laisse à désirer.

«Pour le moment, on aidait beaucoup au niveau de l'innovation, au niveau des premiers qui vont aller de l'avant avec des nouvelles techniques, mais justement il faut faire en sorte que ce soit plus accessible de façon plus large, qu'on puisse partager les bonnes pratiques», dit-elle.

Les Fermiers pour la transition climatique ont pu soumettre leur vision à la ministre et se sont dits «encouragés» par son «ouverture».

Parmi leurs recommandations: «adapter les programmes de gestion de risque pour encourager l'adoption des pratiques de réduction de risque», le risque associé aux changements climatiques.

Et là, la ministre semble prête à les suivre, mais lentement.

Les programmes de gestion de risque, financés à 60 % par le fédéral et 40 % par chaque province, roulent sur des cycles de cinq ans.

«On commence à discuter le prochain [cycle] qui va commencer en 2022, mais on est déjà en train d'en discuter et ça fait partie de la discussion; […] comment on peut lier certains supports financiers à l'engagement des producteurs à mieux gérer leur risque, dans une certaine mesure, et leur impact sur l'environnement», confie la ministre.

Et même si aucune décision n'est prise, il est déjà question de lier, par exemple, le programme Agri-investissement à des efforts voués à la protection de l'environnement.

Claude Lefebvre, lui, est impatient. «On dit souvent "il est minuit moins une", mais là, il est minuit et quart», se plaint-il.

Il a semé dans des conditions extrêmement sèches, ce printemps. «Je n'avais jamais vu ça de ma vie, depuis que je suis en agriculture», relate-t-il.

«Le gouvernement a mis des objectifs en place de réduction des gaz à effet de serre et tout ça, mais il n'a pas nécessairement de vision de comment le faire. Nous, on offre une possibilité du point de vue agricole», fait-il remarquer.

«Il y a une belle occasion, là», conclut-il.

Ne lavez pas trop vos jeans, ils pourraient flotter jusqu’en Arctique!

Environnement

Ne lavez pas trop vos jeans, ils pourraient flotter jusqu’en Arctique!

La Presse Canadienne
TORONTO - Une nouvelle étude suggère que le lavage des jeans pourrait contribuer à la pollution des eaux canadiennes - aussi loin qu’en Arctique.

Des chercheurs de l’Université de Toronto affirment qu’ils ont détecté des microfibres liées aux jeans dans des environnements aquatiques allant des lacs périurbains peu profonds du sud de l’Ontario jusqu’aux Grands Lacs - et même dans l’archipel arctique.

Leurs résultats, publiés mercredi dans la revue scientifique «Environmental Science and Technology Letters», suggèrent qu’entre 12 % et 23 % des microfibres des sédiments échantillonnés pourraient être identifiées comme du «denim indigo».

Le coauteur de l’étude, Sam Athey, doctorant au département des sciences de la terre de l’Université de Toronto, soutient qu’une enquête plus approfondie est nécessaire pour comprendre les impacts des microfibres liées au denim sur la faune marine.

Mais la professeure Miriam Diamond est déjà préoccupée par la présence de ces particules de fabrication humaine dans des eaux si éloignées de leur source - la population qui porte des jeans.

Les chercheurs ont découvert qu’une paire de jeans peut libérer environ 56 000 microfibres par lavage. Ils suggèrent aux amateurs de denim d’essayer de porter le plus longtemps possible leurs jeans avant de les laver.

Trump en Louisiane et au Texas après le passage de l’ouragan <em>Laura</em>

Monde

Trump en Louisiane et au Texas après le passage de l’ouragan Laura

Agence France-Presse
LAKE CHARLES — Le président américain Donald Trump s’est rendu samedi en Louisiane et au Texas, États frappés cette semaine par Laura, un ouragan aux vents très violents mais qui a causé beaucoup moins de dégâts et de victimes que l’ouragan Katrina il y a 15 ans.

Donald Trump a d’abord atterri à Lake Charles, une ville de 80 000 habitants où se trouvent plusieurs raffineries non loin de la côte du golfe du Mexique. 

Sans porter de masque, alors que l’épidémie de coronavirus est toujours en cours aux États-Unis, M. Trump a visité un quartier où des arbres étaient abattus et des maisons endommagées, ainsi qu’un entrepôt. 

Il a annoncé que l’agence fédérale pour les situations d’urgence (FEMA) avait déjà distribué 2,6 millions de litres d’eau et 1,4 million de repas, alors que l’électricité et l’eau courante étaient coupées pour des centaines de milliers d’habitants. 

«Je n’ai pas eu une seule plainte», a dit le président en félicitant les responsables fédéraux autour de lui lors d’une courte conférence de presse dans une caserne de pompiers.

Tempête <em>Laura</em>: le bilan s’alourdit à 31 morts en Haïti

Monde

Tempête Laura: le bilan s’alourdit à 31 morts en Haïti

Agence France-Presse
PORT-AU-PRINCE — La tempête Laura, passée dimanche sur Haïti, a causé la mort d’au moins 31 personnes dans le pays, selon le dernier bilan officiel publié vendredi.

Laura «a fait 31 morts, 8 disparus et 8 blessés», détaille un communiqué de la protection civile haïtienne.  

Le bilan des dégâts matériels, concentrés dans les départements de l’Ouest et du Sud-Est, précise que plus de 6200 maisons ont été inondées, plus de 2300 endommagées et 243 autres détruites.  

Dans les communes les plus affectées, 800 familles «ont reçu matelas, matériaux pour la réparation de leur maison [tôles, bois, clous] ainsi que des kits alimentaires et des repas chauds», indique l’administration publique haïtienne. 

En République dominicaine, avec qui Haïti partage l’île de Quisqueya, quatre personnes ont été tuées lors du passage de la tempête. 

À Cuba, au moins 340 000 personnes avaient été préventivement évacuées vers des lieux sûrs.  

Après son passage sur les Caraïbes, la tempête Laura s’était renforcée en traversant le golfe du Mexique et était devenue ouragan de catégorie 4 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq. 

Elle a ensuite été rétrogradée en tempête tropicale jeudi après-midi. Elle a fait au moins six morts dans le sud des États-Unis mais moins de dommages que redouté. 

Comme l’ensemble des pays de la région caribéenne, Haïti est chaque année, de juin à novembre, sous la menace de cyclones mais de fortes averses suffisent à menacer la vie des citoyens les plus défavorisés, contraints de vivre dans des zones à risque, à proximité de canaux ou ravines obstrués de déchets.

Baisse du soutien à l’interdiction des plastiques à usage unique au Canada 

Environnement

Baisse du soutien à l’interdiction des plastiques à usage unique au Canada 

Félix Desjardins
La Presse canadienne
MONTRÉAL - La population canadienne serait moins en accord qu’avant avec une interdiction des plastiques à usage unique depuis le début de la pandémie de COVID-19, selon une étude de l’Université Dalhousie.

Entre 2019 et 2020, le pourcentage de Canadiens qui appuieraient une telle réglementation a chuté de 70 % à 58 %, selon le laboratoire en science analytique agroalimentaire de l’université néo-écossaise.

«Alors que des réglementations plus strictes, et même des interdictions, avaient autrefois semblé être des mesures presque consensuelles, ce soutien est maintenant érodé», a affirmé l’auteur principal de l’étude, Robert Kitz.

Même si, selon le rapport, les Canadiens sont encore conscients de l’impact environnemental des plastiques, 29 % des participants ont estimé avoir consommé plus de produits emballés dans ce matériel pendant la pandémie.

Plus de la moitié des gens sondés ont convenu qu’il serait mieux d’attendre le dénouement de cette crise avant d’imposer de nouvelles réglementations sur l’utilisation des plastiques.

«La COVID-19 a peut-être fait oublier à certaines personnes notre dépendance au plastique, mais le problème est toujours parmi nous», a conclu le coauteur de l’étude, le Dr Tony Walker.

En partenariat avec la maison de sondage Angus Reid, le laboratoire a comparé environ 1014 réponses datant de mai 2019 à 977 autres du mois dernier.

Chaque échantillon comporte une marge d’erreur de plus ou moins 3,2 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

Veille d’orages violents au Québec

Environnement

Veille d’orages violents au Québec

La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Environnement Canada a émis en fin de nuit, mardi, une autre veille d’orages violents pour plusieurs secteurs du Québec.

Les météorologues ont prévenu que les conditions étaient propices en matinée à la formation d’orages violents pouvant produire des rafales fortes et de la grêle de grosse taille.

La veille est en vigueur pour une partie de la Montérégie de même qu’à Granby, Sherbrooke, Drummondville, Québec et Saint-Georges.

Peu avant 6h, la veille a été levée pour les régions de Montréal et de Laval.

Dans toutes ces régions, le mercure s’élèvera dans la mi-vingtaine mardi et le facteur humidex sera supérieur à 30.

Par la suite, il y aura dégringolade des températures et un assèchement de l’air. Dans la nuit de mercredi, la température ne s’élèvera qu’à environ 10 degrés Celsius et ne devrait pas dépasser les 20 degrés mercredi sous un ciel généralement ensoleillé.

La Haute-Gaspésie emboucanée par un feu de forêt

Environnement

La Haute-Gaspésie emboucanée par un feu de forêt

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
Un incendie de forêt fait actuellement rage dans l’arrière-pays gaspésien, près de Mont-Louis. Le feu ne menace pas les infrastructures municipales, mais la fumée qui s’en dégage a envahi le village de la Haute-Gaspésie et a formé «un smog jamais vu» pendant la fin de semaine.

L’incendie, qu’on estime à environ 20,5 hectares, a été provoqué par la foudre dans les montagnes de la réserve faunique des Chic-Chocs, à environ 12 kilomètres au sud de Mont-Louis. La Société de protection des forêts contre les feux (SOPFEU) considère que le brasier est «contenu» et qu’il «ne représente pas une menace», précise Isabelle Gariepy, agente de prévention et de communication pour l’organisme. 

La SOPFEU a dépêché trois hélicoptères ainsi que deux avions-citernes sur les lieux pour combattre le brasier qui fait rage dans un secteur particulièrement escarpé où les interventions au sol sont plus difficiles. Une quarantaine de pompiers forestiers sont aussi sur place, un nombre qui pourrait augmenter jusqu’à 60 au cours des prochains jours afin de donner «un coup de barre» pour maîtriser l’incendie. 

Portes et fenêtres fermées en Haute-Gaspésie

Si la propagation du feu est contrôlée, la fumée, de son côté, a semblé «coller au sol» pendant la fin de semaine en raison d’un phénomène atmosphérique appelé inversion thermique. «La météo faisait que l’incendie génère plus de fumée que normalement et le panache [de fumée] était particulièrement bas en raison de l’inversion thermique», explique la porte-parole de la SOPFEU. 

Ce bas niveau du plafond de fumée a poussé la municipalité de Mont-Louis à demander à ses habitants de fermer les fenêtres et les échangeurs d’air tout en restant le plus possible à l’intérieur. «Il y avait un smog comme on n’avait jamais vu à Mont-Louis», explique le maire de la municipalité, Guy Bernatchez, qui s’est rendu sur les lieux du brasier dans les derniers jours. La fumée était cependant beaucoup moins présente lundi matin, rapporte M. Bernatchez. «C’est pratiquement absent ce [lundi] matin, mais on demande aux gens de faire preuve de leur bon jugement», lance celui qui est aussi travailleur forestier.

Le maire de Mont-Louis s’est dit «particulièrement impressionné» par l’expertise et l’efficacité de l’équipe de la SOPFEU.

La bière en canette, une tendance pas si verte

Environnement

La bière en canette, une tendance pas si verte

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
La tendance vers la bière en canette s’est accentuée dans les trois dernières années au Québec, portée, notamment, par la préférence des détaillants et des consommateurs. Or, cette préférence n’est pas nécessairement une bonne nouvelle pour l’environnement puisque l’aluminium qui n’est pas transformé localement a une plus grande empreinte écologique qu’une bouteille de verre réutilisée plusieurs fois, indique l’étude de cycle de vie réalisée par Recyc-Québec.

Jusqu’en décembre 2017, une entente publique sur les contenants à remplissage unique (CRU) limitait leur utilisation à un ratio de 37,5 % au-delà duquel des pénalités financières s’appliquaient. Il s’agissait d’un incitatif pour favoriser la production et l’utilisation de contenants à remplissage multiple (CRM).

Cet incitatif a été levé puisque les pénalités monétaires n’avaient pas les mêmes impacts sur les grands brasseurs que les petits, explique Brigitte Geoffroy du service de communications de Recyc-Québec. «Nous avons revu l’entente afin qu’elle reflète davantage la réalité du marché et des consommateurs, car avec ou sans pénalité, le marché poursuit cette tendance vers les CRU», ajoute-t-elle.

Dès 2018, les microbrasseurs du Québec ont donc pu se lancer plus librement dans la distribution de leur produit en canette, rejoignant ainsi les grands brasseurs et le reste du Canada dans cette tendance qui s’accentuait depuis plus de cinq ans au pays.

Forte préférence des détaillants

«Plusieurs microbrasseries se tournent vers la canette en raison de la pression exercée par certains détaillants», affirme Marie-Eve Myrand, directrice générale de l’Association des microbrasseries du Québec (AMBQ). Selon les trois derniers sondages réalisés par son équipe, ce sont surtout les détaillants qui ont une «très forte préférence» pour la canette.

Cette préférence survient après une période où les microbrasseurs ont tenté de se démarquer par des contenants en verre uniques. «Les détaillants n’ont pas apprécié ce casse-tête», soutient la directrice générale  de l’AMBQ. Éventuellement, plusieurs microbrasseries se sont fédérées autour de certains formats pour tomber dans les bonnes grâces des détaillants, «qui sont les premiers clients», souligne Mme Myrand.

Les canettes sont appréciées parce qu’elles sont plus faciles à manipuler, autant pour le consommateur que pour les détaillants, affirme Yves Servais, directeur général de l’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec (AMDEQ).

La consignation des canettes est également plus facile à gérer pour les détaillants que celle des bouteilles de verre. Les bouteilles doivent être triées selon leur format et leur couleur alors que les canettes sont mises dans un sac et remisées, explique le directeur de l’AMDEQ.

Le développement de la vente d’alcool dans les grandes surfaces comme Costco a également favorisé la canette, soutient Patrice Léger Bourgoin, directeur général de l’Association des brasseurs du Québec (ABQ) représentant trois brasseurs qui se partagent 90 % du marché québécois de la bière.

Habitués de vendre de grandes quantités, les magasins à grande surface ont rapidement constaté que les canettes sont plus faciles à vendre et à manipuler en grande quantité que les bouteilles. «Les détaillants rêvent du jour où il n’y aura que la canette, mais ce n’est qu’un rêve, car il existe un noyau fort de consommateurs qui préfèrent la bouteille», soutient le directeur de l’ABQ.

La Californie continue de s’embraser, plus de 100 000 évacués

Monde

La Californie continue de s’embraser, plus de 100 000 évacués

Jocelyne Zablit
Agence France-Presse
LOS ANGELES — Plus de 100 000 personnes ont été forcées d’évacuer leur domicile en Californie, en proie à certains des pires incendies de son histoire, et dont des zones entières étaient recouvertes vendredi d’épais nuages de fumée.

Les incendies déclenchés par une dizaine de milliers d’éclairs, alimentés par une chaleur qui bat des records et une faible humidité, ont déjà coûté la vie à au moins cinq personnes, selon les autorités locales.  

L’un des plus grands brasiers, le LNU Lightning Complex, a fait partir à lui seul près de 90 000 hectares en fumée vendredi matin.  

Il menaçait notamment les vignes des comtés de Napa et de Sonoma, déjà exposés à de pareils incendies au cours des dernières années.

Et les risques d’infection au nouveau coronavirus poussaient certaines des 119 000 personnes évacuées à trouver refuge dans des stationnements ou au bord de plages, plutôt que dans les centres d’hébergement proposés par les autorités. 

Dans la ville côtière de Santa Cruz, les autorités ont exhorté les touristes à laisser leurs hôtels vacants, afin de proposer des lits aux personnes fuyant les feux.

Samedi, «jour du dépassement» humain des ressources planétaires

Environnement

Samedi, «jour du dépassement» humain des ressources planétaires

Stéphane Orjollet
Agence France-Presse
PARIS — Samedi l’humanité aura consommé plus de ressources naturelles que la Terre peut renouveler en 12 mois : le symbolique «jour du dépassement» recule pour une fois cette année, sous l’effet de la pandémie de COVID-19, mais ce n’est pas une bonne nouvelle, avertissent ses promoteurs.

Le «Overshoot Day» selon son nom anglais, calculé depuis 2003 par l’ONG américaine Global Footprint Network, a pour but d’illustrer la consommation toujours plus rapide d’une population humaine en expansion sur une planète limitée. Pour le dire de façon imagée, il faudrait cette année 1,6 Terre pour subvenir aux besoins de la population mondiale de façon durable.

La date est calculée en croisant l’empreinte écologique des activités humaines (surfaces terrestre et maritime nécessaires pour produire les ressources consommées et pour absorber les déchets de la population) et la «biocapacité» de la Terre (capacité des écosystèmes à se régénérer et à absorber les déchets produits par l’Homme, notamment la séquestration du CO2).

Le «dépassement» se produit quand la pression humaine dépasse les capacités de régénération des écosystèmes naturels et ne cesse selon l’ONG de se creuser depuis 50 ans : 29 décembre en 1970, 4 novembre en 1980, 11 octobre en 1990, 23 septembre en 2000, 7 août en 2010.

L’an dernier il était tombé le 29 juillet. 2020 marque donc un rare répit, mais attribuable aux conséquences de la pandémie mondiale qui a paralysé des pans entiers de l’activité humaine, repoussant la date de trois semaines, et non pas à un changement systémique.

«Il n’y a pas de quoi se réjouir, car ça vient avec des souffrances, ce n’est pas fait exprès, mais par une catastrophe», soulignait jeudi Mathis Wackernagel, président de Global Footprint Network lors d’un événement en ligne. Et de mettre en garde : «C’est comme pour l’argent : on peut dépenser plus que ce qu’on gagne, mais pas pour toujours».

Les comportements que le «jour du dépassement» met en cause et leurs conséquences sont de fait largement documentés par les scientifiques, du dérèglement climatique à la disparition catastrophique des espèces et des écosystèmes.

Gaspillage et destruction

Et les derniers rapports des experts de l’ONU identifient clairement les directions à suivre : réduction des émissions de gaz à effet de serre, sortie des énergies fossiles, changement drastique du modèle de production agro-alimentaire...

Car pour tenir les objectifs de l’accord de Paris de 2015 et maintenir l’élévation globale de la température «nettement en dessous de 2°C par rapport aux niveaux préindustriels, et si possible à 1,5°C, les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser de 7,6 % annuellement», selon l’ONU.

Or, selon une étude publiée début août par la revue Nature Climate Change, la chute sans précédent des émissions de gaz à effet de serre pendant les confinements dus à la COVID (qui pourrait atteindre 8 % selon cette étude, plus de 10 % selon Global Footprint) ne servira à «rien» pour ralentir le réchauffement climatique, en l’absence d’un changement systémique en matière d’énergie et d’alimentation.

Global Footprint Network insiste sur ce point, notamment via la campagne #movethedate (faire reculer la date), assurant que réduire de 50 % les émissions de CO2 issues de la combustion d’énergies fossiles permettrait de repousser le dépassement de plus de 90 jours, ou diviser par deux la consommation de protéines animales de 15 jours.

Marco Lambertini directeur général du WWF, partenaire de l’événement depuis 2007, veut espérer qu’après la COVID, et les réflexions qu’il a déclenchées sur les modèles de société, les humains sauront «tirer des leçons de ce que cette pandémie a mis en lumière : la relation non-soutenable, de gaspillage et destructrice que nous entretenons avec la nature, la planète».

Poursuite des évacuations face aux incendies en Californie

Monde

Poursuite des évacuations face aux incendies en Californie

Jocelyne Zablit
Agence France-Presse
LOS ANGELES — Les évacuations se poursuivaient jeudi en Californie face à l’avancée de gigantesques incendies toujours hors de contrôle dans le nord et le centre de cet État américain, et dont les émanations de fumée ont gravement affecté la qualité de l’air.  

Deux des plus grands brasiers sévissent au nord et au sud de San Francisco : le SCU Lightning Complex et le LNU Lightning Complex, englobant de multiples foyers qui se sont déclarés depuis lundi.  

Le LNU, qui touche les comtés vinicoles de Sonama et Napa, était toujours hors de contrôle jeudi, selon les pompiers californiens. Une centaine de maisons ont été détruites par les flammes, qui menacent désormais plus de 30 000 bâtiments.  

Les ordres d’évacuation continuaient à se multiplier et de nombreuses routes avaient été bloquées par les autorités.  

Domaine Etchemin de Lévis: quand un parc naturel repose sur du remplissage de vieil asphalte

La Capitale

Domaine Etchemin de Lévis: quand un parc naturel repose sur du remplissage de vieil asphalte

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
«Il y a 2 semaines j’ai visité pour la première fois le parc du Domaine Etchemin à Lévis. J’ai été surpris d’y voir de l’asphalte enterré en bonne quantité jusqu’au bord du fleuve.»

Carl Corbeil est maître électricien, mais c’est à titre de «simple» citoyen soucieux de son environnement qu’il a écrit au Soleil. La présence de plaques de bitume dans les sentiers du parc municipal de la Rive-Sud l’a pour le moins étonné; d’autant plus que cet espace vert est situé en bordure du Saint-Laurent, à l’embouchure de la rivière Etchemin. Pas vraiment un lieu où on s’attendrait à ce que l’aménagement ait été fait à coup de remplissage avec des matériaux routiers.

L’entrepreneur a été d’autant plus surpris de trouver de l’asphalte visible sur un terrain de la Ville que lui a déjà été prié par les autorités d’en enlever une moindre quantité sur une de ses propriétés. «Il y a plusieurs années, une entreprise a déversé un restant d’asphalte sur mon terrain à Val-Alain. J’ai reçu un avertissement du ministère de l’Environnement m’enjoignant à retirer l’asphalte. J’ai appris ce moment qu’il est interdit d’entrer du bitume. On peut comprendre c’est du pétrole.»

Ce qu’il a photographié pour nous au Domaine Etchemin lui semble donc «plus dommageable pour l’environnement que les quelques brouettes que j’avais sur un terrain en bordure de l’autoroute».

Des incendies ravagent la Californie

Monde

Des incendies ravagent la Californie

Agence France-Presse
LOS ANGELES — Les pompiers combattaient mercredi des centaines d’incendies à travers une Californie en proie à une vague de chaleur historique, où des milliers de personnes ont été obligées de fuir leurs maisons.

Végétation calcinée, voitures et habitations ravagées par les flammes : les feux ont dévoré plus de 20.000 hectares dans la région ces derniers jours selon les autorités.

«Nous sommes actuellement en train de lutter contre 367 feux», a tweeté le gouverneur Gavin Newsom, qui a déclaré l’état d’urgence pour faciliter l’accès à des fonds.

«La foudre a frappé 10 849 fois en Californie au cours des 72 dernières heures et (l’État a connu) des RECORDS MONDIAUX de chaleur», a-t-il ajouté.

Des milliers de personnes ont dû être évacuées à quelques kilomètres au nord et au sud de San Francisco, où sévissent deux des plus grands brasiers répertoriés par les pompiers : le «SCU Lightning Complex» et le «LNU Lighning Complex» qui englobent plusieurs feux s’étant déclarés depuis lundi.

Les flammes se propageant sur les routes et l’explosion de conduites de gaz dans plusieurs habitations ont forcé des résidents de la commune de Vacaville à fuir précipitamment, certains en pyjama.

Plusieurs personnes ont souffert de brûlures en partant.

«Si l’on vous demande d’évacuer, veuillez le faire en toute sécurité», a exhorté la police de la ville de 100 000 habitants, proche de Sacramento, sur Twitter. «Presque toutes nos unités d’intervention sont mobilisées pour évacuer, protéger les résidents et combattre les feux.»

Le gouverneur Gavin Newsom avait annoncé mardi l’état d’urgence pour «s’assurer de la disponibilité des ressources vitales pour combattre» ces incendies, «exacerbés par les effets de la canicule historique sur la côte ouest et de vents soutenus».

M. Newsom a précisé que les États du Nevada, de l’Arizona et du Texas allaient envoyer des pompiers en renfort pour aider la Californie.

L’État connaît depuis une semaine une vague de chaleur sans précédent, la vallée de la Mort ayant enregistré dimanche une température record de 54,4 °C, ce qui pourrait devenir, en cas d’homologation, la troisième température la plus chaude jamais enregistrée sur Terre.

Près de 30 000 foyers californiens se retrouvent par ailleurs privés de courant, selon le site Poweroutage.us, de nombreuses installations électriques souffrant de surchauffe.

Plusieurs incendies ont aussi été enregistrés dans le Colorado, où un temps chaud et sec alimentait les flammes.

La banquise fond plus vite que prévu en Arctique

Environnement

La banquise fond plus vite que prévu en Arctique

Agence France-Presse
COPENHAGUE — En Arctique, la banquise fond plus vite que les modélisations actuelles le prédisent, ont averti mardi des chercheurs de l’Université de Copenhague.

«Nos analyses des conditions dans l’océan Arctique montrent que nous avons clairement sous-estimé le taux d’augmentation de la température dans l’atmosphère au plus proche du niveau de la mer, laquelle a finalement fait fondre la banquise plus rapidement que nous l’avions prévu», a expliqué Jens Hesselbjerg Christensen, professeur de climatologie, dans un communiqué de l’Université.

Selon les auteurs de l’étude publiée fin juillet dans la revue Nature, la hausse exceptionnelle de la température observée actuellement dans l’Arctique n’a de précédent qu’une augmentation similaire lors du dernier âge de glace.

À cette époque, les températures sur la calotte glaciaire groenlandaise ont augmenté plusieurs fois, entre 10 et 12 degrés, sur une période de 40 à 100 ans.

Jusqu’à présent, les scientifiques fondaient leurs estimations sur une augmentation stable et lente des températures en Arctique, mais la nouvelle étude montre que le rythme de la hausse est plus soutenu.

«Les changements se produisent si rapidement pendant les mois d’été que la banquise est susceptible de disparaître plus vite que la plupart des modèles climatiques ne l’ont jamais prédit», a prévenu M. Hesselbjerg Christensen.

En juin 2019, une photo impressionnante de la fonte précoce des glaces prise dans le nord-ouest du Groenland avait fait le tour du monde.

On y voit des chiens de traîneau progressant péniblement dans un fjord dont la banquise est recouverte par cinq ou six centimètres de glace fondue. Face aux montagnes déneigées, l’attelage semble marcher sur l’eau.

D’après une étude récente de l’Université de Lincoln (Royaume-Uni), la fonte des glaces au Groenland devrait contribuer à hauteur de 10 à 12 cm à la hausse du niveau des mers d’ici 2100.

D’autres scientifiques estiment la fonte de la calotte glaciaire du Groenland est irrémédiable. Selon eux, elle continuerait à rétrécir «même si le réchauffement climatique s’arrêtait aujourd’hui», car les chutes de neige ne compensent plus les pertes de glace.

Trente nouvelles espèces marines découvertes aux Galapagos

Environnement

Trente nouvelles espèces marines découvertes aux Galapagos

Agence France-Presse
QUITO — Trente nouvelles espèces marines ont été découvertes dans les profondeurs de la réserve de l’archipel équatorien des Galapagos, a annoncé lundi la direction de cette réserve, l’une des plus vastes du monde.

Parmi les nouveaux invertébrés découverts figurent quatre espèces de langoustes okupa, une quinzaine d’espèces de corail, une espèce d’étoile de mer et onze espèces d’éponges, a indiqué dans un communiqué le Parc national Galapagos (PNG).

Ces découvertes ont été effectuées grâce à des appareils sous-marins téléguidés pouvant descendre jusqu’à une profondeur de 3400 mètres, a précisé le PNG.

«Les profondeurs marines restent la dernière frontière sur la Terre, et cette étude permet de connaître de manière exhaustive la faune qui y vit», a déclaré l’océanologue espagnol Pelayo Salinas de Leon, membre de la Fondation Charles Darwin (FCD) et du projet Pristine Seas de la chaîne de télévision spécialisée National Geographic, qui a dirigé l’étude.

Les explorations, qui ont eu lieu en 2015 et dont les résultats viennent d’être révélés, ont été consacrées à trois montagnes sous-marines situées dans la réserve, aux abords des îles Darwin et Wolf.

«Ces montagnes sous-marines se trouvent dans la réserve marine des Galapagos et sont protégées des pratiques humaines destructrices comme la pêche au chalut de fond ou l’activité minière en eaux profondes, pratiques qui ont des effets catastrophiques sur ces communautés fragiles», a souligné M. Salinas de Leon.

Le zoo de Washington «croise les pattes» en espérant la naissance d’un bébé panda

Monde

Le zoo de Washington «croise les pattes» en espérant la naissance d’un bébé panda

Agence France-Presse
WASHINGTON — «Croisez les pattes!» La femelle panda Mei Xiang devrait avoir un nouveau bébé dans les prochains jours, a annoncé lundi le zoo de Washington après une échographie qui a révélé un fœtus en pleine forme.

Les vétérinaires «ont vu des mouvements prometteurs lors de l’échographie du panda géant Mei Xiang», a indiqué sur Twitter le zoo de la capitale américaine, précisant que «son fœtus bougeait et nageait dans le liquide amniotique, sa colonne vertébrale et son flux sanguin étaient visibles».

«Nous espérons avoir un bébé en bonne santé dans les prochains jours!», a ajouté le Smithsonian’s National Zoo qui a diffusé une image de l’échographie.

Mei Xiang, âgée de 22 ans, a été inséminée artificiellement le 22 mars avec la semence congelée du mâle Tian Tian, également pensionnaire du zoo et qui fêtera ses 23 ans à la fin du mois, selon le zoo.

«Au milieu d’une pandémie, c’est un moment de joie que nous pouvons vivre avec enthousiasme», avait commenté vendredi le vétérinaire en chef, Don Neiffer, après une précédente échographie qui avait révélé un fœtus viable.

L’enclos des pandas est actuellement fermé aux visiteurs pour fournir à Mei Xiang le calme nécessaire, mais les images d’une caméra sont diffusées sur le site internet du zoo, elle est filmée 24 heures sur 24.

Au-delà de leur image d’adorables herbivores, les pandas sont devenus un instrument diplomatique pour la Chine, qui utilise le prêt de ces mammifères à des zoos comme moyen de resserrer les liens avec les pays étrangers. Et cette annonce du zoo intervient dans un contexte de relations dégradées entre Washington et Pékin.

Depuis leur arrivée en 2000, Mei Xiang a déjà eu trois bébés ayant survécu : deux mâles — Tai Shan en 2005 et Bei Bei en 2015 — et une femelle, Bao Bao en 2013.

Les trois pandas sont retournés en Chine à leur quatrième anniversaire, aux termes d’un contrat de partenariat avec le centre de conservation chinois. Il prévoit également le retour en Chine de Mei Xiang et Tian Tian en décembre prochain.

L’accord américano-chinois prévoit aussi le paiement de 500 000 dollars par an du National Zoo pour soutenir les efforts de conservation en Chine de cette espèce classée comme «vulnérable».

Moins de 2000 pandas géants vivent encore dans leur habitat naturel du centre de la Chine, tandis que 600 autres vivent dans des zoos et des centres de reproduction à travers le monde, selon le zoo de Washington.

Possédant un patrimoine génétique proche de celui de l’ours, le panda se nourrit exclusivement de bambou. Il pèse une centaine de kilos en moyenne et mesure jusqu’à 1,80 mètre. Sa particularité est de posséder six doigts et son nom signifie littéralement «chat-ours».

54,4 °C à l’ombre dans la vallée de la Mort en Californie

Environnement

54,4 °C à l’ombre dans la vallée de la Mort en Californie

Ivan Couronne
Agence France-Presse
WASHINGTON — La vallée de la Mort, en Californie, a enregistré dimanche, en pleine canicule, une température de 54,4 °C, un relevé préliminaire qui, en cas d’homologation, serait la troisième température la plus chaude jamais enregistrée sur Terre et la plus haute de l’ère moderne de la météorologie.

Un comité spécial va enquêter pour valider l’événement, que les climatologues acceptent toutefois déjà comme le énième signe du réchauffement accéléré de la planète.

Comme pour tout relevé officiel, le thermomètre concerné, électronique et automatique dans ce cas, se trouve à l’ombre, dans une boîte à environ deux mètres du sol. La zone s’appelle «Furnace Creek» : le ruisseau de la fournaise, en plein désert à deux heures de Las Vegas. Les touristes connaissent et posent parfois avec un thermomètre (non officiel) devant le centre d’accueil des visiteurs.

Dimanche, à 15 h 41, il a enregistré 130 degrés Fahrenheit, soit 54,4 degrés Celsius, a annoncé l’antenne de Las Vegas du service météorologique américain.

Il y a plus d’un siècle, le 10 juillet 1913, une station météo à une demi-heure de marche avait enregistré ce qui reste officiellement le record du monde : 56,7 °C. Suivent les 55 °C relevés à Kebili, en Tunisie, en 1931. En 2016 et 2017, 54 °C avaient été atteints au Koweït et au Pakistan, respectivement.

Excitant? «Évidemment, je suis météorologue!», a répondu lundi à l’AFP Dan Berc, du bureau météorologique de Las Vegas, qui est responsable de la station. «Quand j’étais petit, c’était vraiment cool d’imaginer des températures de 130 degrés Fahrenheit», dit-il.

«Dès que possible», une équipe ira chercher le thermomètre pour «le tester et vérifier qu’il fonctionnait correctement». Il avait remplacé l’ancien thermomètre au mercure en 2015, après avoir été testé avec succès dans les trois années précédentes.

Un «comité sur les extrêmes climatiques», constitué de météorologues et d’autres experts, validera le relevé d’ici quelques mois, selon lui.

Île Maurice: du fioul s’écoule à nouveau du bateau échoué

Environnement

Île Maurice: du fioul s’écoule à nouveau du bateau échoué

Agence France-Presse
PORT-LOUIS — Du fioul a recommencé à s’écouler vendredi du bateau échoué depuis trois semaines au large de l’île Maurice, ont indiqué des témoins, alors que les questions se multiplient sur les raisons pour lesquelles le navire a pu s’approcher aussi près de la côte.

Le vraquier MV Wakashio, appartenant à un armateur japonais, s’est échoué le 25 juillet sur un récif à la Pointe d’Esny, au sud-est de l’île Maurice, avec 3800 tonnes de fioul et 200 tonnes de diesel à bord.

Une semaine après, entre 800 et 1000 tonnes de fioul se sont échappées de ses flans éventrés et ont souillé les côtes, notamment des espaces protégés avec des forêts de mangrove et des espèces menacées.

Les équipes d’intervention ont mené une course contre la montre pour pomper le reste du carburant, pendant que le bateau menaçait d’un moment à l’autre de se briser.

Mercredi soir, les autorités ont annoncé que tout le fioul contenu dans les réservoirs avait été pompé et qu’il n’en restait plus que 100 tonnes sur le bateau, notamment dans la cale.

C’est ce reliquat qui a commencé à s’écouler vendredi. «Depuis ce matin, l’eau est redevenue noire autour du Wakashio», a indiqué à l’AFP un pêcheur local, Alain François.

«Les autorités nous ont expliqué que ce sont les vagues qui pénètrent le bateau, qui font remonter le fioul se trouvant dans la cale», a-t-il ajouté.

Une source travaillant sur l’opération de dépollution a expliqué, sous couvert d’anonymat, que cette nouvelle fuite provenait de la salle des machines, où il est impossible de pomper.

«On ne peut pas pénétrer dans cette partie du navire. C’est trop dangereux. Il y a des risques d’asphyxie», a-t-elle justifié.

Mais selon cette source, l’écoulement devrait être capté par les boudins flottants fabriqués par les milliers de volontaires mauriciens qui se sont mobilisés pour limiter la catastrophe écologique.

Le gouvernement mauricien a été accusé de négligence, la population se demandant pourquoi si peu avait été fait entre le moment où le MV Wakashio s’est échoué et l’apparition de la fuite.

Le premier ministre Pravind Jugnauth a estimé qu’aucune erreur n’avait été commise et a refusé de présenter des excuses.

«L’enquête va pouvoir déterminer les causes de cet accident, les raisons pour lesquelles le bateau s’est rapproché aussi près de nos côtes et s’est échoué», a-t-il fait valoir dans une interview avec l’AFP.

Dans une lettre adressée jeudi au propriétaire et à l’armateur japonais du bateau, Greenpeace a estimé qu’il restait «plusieurs questions sans réponse».

«Pourquoi votre navire naviguait-il si dangereusement près des récifs? Pourquoi avez-vous fait si peu depuis que le bateau s’est échoué? Qu’allez-vous faire pour réduire les dégâts environnementaux, et la douleur et la souffrance de ceux dont la vie en dépend?», a demandé l’ONG.

Le propriétaire du vraquier, Nagashiki Shipping, a affirmé dans un communiqué «être profondément conscient de (ses) responsabilités» et a promis de répondre «sincèrement» aux demandes de compensation.

Isaias: des milliers de foyers privés d’électricité dans la région de Québec

Environnement

Isaias: des milliers de foyers privés d’électricité dans la région de Québec

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
La tempête Isaias prive plus de 15 000 foyers d’électricité dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.  

Mercredi, vers 11h15, Hydro-Québec recensait 12 624 clients sans courant dans la Capitale-Nationale.  

Dans Chaudière-Appalaches, 2 924 clients ne pouvaient plus allumer leurs lumières ou faire fonctionner leurs appareils électroménagers.  

Dans l’ensemble du Québec, 22 564 foyers sont privés d’électricité.  

La tempête post-tropicale Isaias a frappé la région de Québec en milieu de nuit, mercredi, déversant de fortes quantités de pluie soufflées par des vents d’environ 75 kilomètres à l’heure. 

 La trajectoire de la dépression établie par le Centre canadien de prévisions des ouragans d’Environnement Canada prévoit qu’elle continuera à se diriger vers le nord jusqu’à jeudi matin. Isaias devrait alors s’éteindre un peu au sud de Schefferville, avec des vents d’à peine 35 kilomètres à l’heure. 

Environnement Canada a prévenu en début de nuit mercredi que jusqu’au lever du jour, environ 50 millimètres de pluie tomberaient dans les régions de Québec et de Charlevoix.  

 L’agence fédérale a souligné que de telles pluies torrentielles peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes, de même que des inondations dans les basses terres. 

Avec la Presse canadienne

Camping sauvage: des applications accentuent le problème

Actualités

Camping sauvage: des applications accentuent le problème

Simon Carmichael
Simon Carmichael
Initiative de journalisme local - Le Soleil
Bien appréciées des campeurs, les applications répertoriant les emplacements de campings gratuits semblent accentuer le problème du camping sauvage en Gaspésie, menant les visiteurs à s’installer là où c’est interdit sans qu’ils le sachent.  

En ouvrant l’application iOverlander, particulièrement populaire chez les jeunes campeurs, on se voit offrir une vingtaine d’emplacements pour passer la nuit gratuitement, uniquement dans le Grand Gaspé. Ceux-ci sont séparés en différentes catégories, allant de «campements informels» jusqu’à «camping sauvage». Parmi les emplacements visibles à Gaspé, on retrouve notamment le «parking IGA», un «emplacement de sable entre la mer et le marais» ou encore le «phare du Cap-des-Rosiers». Dans les trois cas, s’y installer pour la nuit est interdit.  

L’application répertorie aussi d’autres ressources nécessaires aux campeurs, telles que les blocs sanitaires, des campings «officiels» à prix modiques et les stations services. La plateforme gratuite permet aussi aux campeurs de noter et de commenter les emplacements qu’ils ont visité. «C’est un peu comme un AirBnB des campings gratuits», explique Félix Renaud, un jeune campeur montréalais rencontré sur la plage de Douglastown.   

 «C’est l’application qui m’a guidé ici ! C’est vraiment un beau spot», raconte Julie, une voyageuse en Gaspésie depuis quelques jours avec son fidèle Westfalia. Même si elle est très sensibilisée à l’enjeu du camping sauvage et souhaite laisser le moins de traces possibles, elle ignorait qu’il était interdit de camper, particulièrement en véhicule, sur la plage. «Quand je suis venu en Gaspésie, j’avais lu les articles qui parlaient des touristes malpropres. Je ne voulais pas faire partie de cette catégorie-là. Je suis un peu déçue de voir que je me suis fait guider vers un endroit interdit», se désole-t-elle.  

 Au fil des tentes et des véhicules récréatifs, l’histoire est semblable : tous sont d’accord que le camping sauvage doit se faire en respectant les lieux et la population, mais plusieurs étaient sur des terrains interdits, malgré eux.  

Confusion sur l’interdiction 

Depuis que des élus gaspésiens sont sortis dans l’espace public pour dénoncer le comportement de certains campeurs, la majorité des emplacements sur iOverlander sont notés comme «fermés définitivement».  

Malgré cet avertissement, les lieux sont toujours indiqués sur l’application, incluant adresses et indications pour s’y rendre. Plusieurs commentaires contredisent même les règlements en place, rendant le tout encore plus confus. «Camping toujours permis malgré les pancartes no camping», peut-on lire dans les commentaires d’une plage particulièrement achalandée. Sur la fiche d’un autre emplacement, on peut voir des photos de véhicules stationnés dans un milieu fragile, encourageant les autres campeurs à s’y aventurer, seulement s’ils ont un véhicule capable de le faire. «4x4 recommandé si vous voulez aller sur la plage», peut-on lire. 

Malgré tout, le maire de Gaspé, Daniel Côté, rapporte que la situation s’est améliorée au cours des derniers jours, notamment depuis que Gaspé a instauré une patrouille citoyenne afin de faire de la sensibilisation. 

La tempête Isaias causera de fortes pluies sur le Québec

Environnement

La tempête Isaias causera de fortes pluies sur le Québec

La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Environnement Canada prévoit que l’ouragan Isaias, devenu tempête tropicale aux États-Unis, devrait apporter du vent et de fortes pluies dans plusieurs régions du Québec mardi soir et mercredi.

La tempête tropicale se trouvait mardi matin au large de Wilmington, en Caroline du Nord, avec des vents soutenus atteignant jusqu’à 130 km/h.

Le Centre de prévision des ouragans d’Environnement Canada estimait mardi matin qu’Isaias, devenue tempête post-tropicale, passerait par la Montérégie et les Cantons de l’Est dans la soirée et atteindrait la région de Québec mercredi matin. La tempête devrait poursuivre sa route vers le nord-est avant d’aller mourir au Labrador jeudi matin.

On prévoyait de 30 à 50 millimètres de pluie en peu de temps sur la trajectoire de cette tempête post-tropicale au Québec.

«Les secteurs les plus ciblés par les accumulations les plus significatives sont la Montérégie, la grande région de Montréal, en allant vers la Mauricie, Québec, Charlevoix et la Haute-Côte-Nord», a précisé mardi matin Jean-Philippe Bégin, météorologue à Environnement Canada.

Des pluies torrentielles peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes, et des inondations sont possibles par endroits dans les basses terres, rappelait Environnement Canada mardi.

La tempête tropicale Isaias a provoqué des tornades et déversé de fortes pluies le long de la côte est des États-Unis mardi, après avoir touché terre, sous la forme d’un ouragan, en Caroline du Nord. Elle a détruit des bateaux dans cet État et provoqué des inondations et des incendies qui ont déplacé des dizaines de personnes. Au moins une personne a été tuée lorsqu’une tornade a frappé un parc de maisons mobiles.

Une douzaine d’heures après avoir touché terre, Isaias s’accompagnait toujours de vents de 110 km/h mardi matin. La tempête tropicale progressait en direction nord-nord-est à une vitesse de 56 km/h.

«Des inondations urbaines potentiellement mortelles sont possibles mardi à Washington, à Baltimore et ailleurs le long du corridor de l’autoroute I-95 et juste à l’ouest», prévenait le Centre national des ouragans.