La Capitale

Voie libre pour les poêles à bois malgré le smog

Épisode de smog ou pas, la Ville de Québec n’a pas l’intention d’interdire l’utilisation des poêles à bois.

Interrogé mercredi sur la mauvaise qualité de l’air qui persiste dans la région, le maire de Québec était au courant des demandes de l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) pour une interdiction des poêles et des foyers au bois en période de smog.

«On n’est pas très avancés là-dedans. On ne l’a pas fait encore», a d’abord commenté Régis Labeaume. 

Veut-il procéder? «On n’a pas vécu autant d’épisodes au total qu’à Montréal. C’est assez exceptionnel à Québec», a-t-il répondu, après avoir poussé un gros soupir. «On a décidé jusqu’à date qu’on ne bougeait pas.»

La Ville de Montréal a adopté en 2015 un règlement municipal interdisant d’utiliser un poêle ou un foyer au bois quand Environnement Canada lance un avertissement de smog. C’est une question de santé publique puisque les particules fines libérées lors de la combustion peuvent causer asthme et bronchite, particulièrement chez les personnes vulnérables. 

La Ville de Lévis, touchée elle aussi par une alerte de smog pendant quelques jours, n’a pas non plus de réglementation en ce sens. Il a été impossible de savoir mercredi si elle souhaitait s’en doter. 

Lundi, la Direction de santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches a diffusé un communiqué de presse demandant l’aide du public. 

«S’il ne représente pas l’unique moyen de chauffage en saison froide, nous invitons les citoyens des villes et municipalités à éviter d’utiliser leur poêle ou foyer au bois pendant les périodes de mauvaise qualité de l’air. Ne pas laisser inutilement tourner le moteur de son véhicule ou encore utiliser le transport en commun et le covoiturage sont aussi des gestes qui contribuent à améliorer la qualité de l’air, et ce, en tout temps», pouvait-on y lire. 

En hiver, près de la moitié des émissions de particules fines sont attribuables au chauffage au bois. Les industries et le transport suivent dans l’ordre de pollution.

Plein air

La Sépaq change d'image

Après avoir cherché ces dernières années à rajeunir sa clientèle en prenant un virage famille, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) s’offre maintenant un coup de fraîcheur visuel en dévoilant une toute nouvelle image de marque.

«Il fallait qu’on dote la Sépaq d’un nouveau logo. Plus cohérent, rassembleur. Qui pouvait susciter un sentiment de fierté plus fort. Qui était plus représentatif», a résumé en entrevue mardi le président-directeur général John MacKay.

Il est vrai que la signature propre à la Sépaq avait peu changé depuis 33 ans. L’organisation a donc décidé de travailler à l’interne sur un concept plus moderne et plus uniforme qui sera graduellement déployé sur l’ensemble de la cinquantaine d’établissements à travers le Québec.

«C’est un grand changement par rapport à la façon dont on se véhiculait sur le plan marketing et image de marque. Parce qu’on se véhiculait de façons distinctes dans nos trois réseaux, les Centres touristiques, les Réserves [fauniques] et Parcs Québec. Chacun de nos établissements avait un sigle identifié à leur réseau», a précisé John MacKay.

Un travail de refonte fait tout à l’interne par des membres de l’équipe de la Sépaq, souligne avec fierté le pdg. Il explique que le déploiement se fera sur deux ans. Une façon de faire qui ne devrait pas engendrer de grands frais pour la modernisation de l’image de la société d’État, assure-t-il.

Papeterie, affiches et autres produits signés seront progressivement remplacés selon le rythme habituel. Idem pour les véhicules qui devront être relettrés. Le changement devrait se faire selon le cycle de remplacement régulier. «On va épuiser nos stocks», assure l’ingénieur de formation, à la tête de la Sépaq depuis 2015. Au final, le dirigeant calcule à environ 75 000 $ la création de la nouvelle image, principalement en coûts de recherche.

En vert, le nouveau logo incorpore la lettre «Q», pour le territoire du Québec, à une forme de goutte d’eau ou encore de feuille, au centre, pour symboliser la nature. La forme triangulaire du bas complète la symbolique en faisant référence au camping, à l’hébergement. En noir, la police d’écriture de l’acronyme «Sépaq» a pour sa part été rafraîchie.

Plan stratégique 2017-2022

En plus de présenter aux médias la nouvelle image de la Sépaq, John MacKay a profité de l’occasion mardi pour détailler les grandes orientations que poursuivra son organisation jusqu’en 2022.

Encore et toujours, parents et enfants seront au cœur des stratégies pour les prochaines années. La gratuité pour les 17 ans et moins, l’accès sans frais à des équipements dédiés pour les familles, des programmes spéciaux pour les jeunes… autant de mesures qui ont aidé la Sépaq a augmenter l’achalandage dans ses parcs nationaux. Une fréquentation record de 7,2 millions de jours-visites a d’ailleurs été enregistrée en 2016-2017.

«Il fallait qu’on travaille sur notre relève», a estimé le directeur. John MacKay note que la réponse des familles a été à la hauteur des attentes, alors que la présence des enfants en deux ans a notamment augmenté de 46% en période estivale dans les parcs nationaux.

Conscient que le modèle familial est en changement — les familles sont plus petites, éclatées ou encore recomposées — et que la population est de plus en plus en déficit de nature, John MacKay et son équipe souhaitent poursuivre l’offensive plein air en innovant.

Nouveaux forfaits de chasse et de pêche à prix réduits, amélioration de l’accès hivernal aux parcs nationaux, diversification de l’hébergement, notamment par l’ajout de nouveaux types de prêt-à-camper, offre de nouvelles activités… les initiatives vont se multiplier pour inciter la population à aller jouer dehors.

Il faut dire que l’objectif de la Sépaq est ambitieux: dépasser 35% d’augmentation de la fréquentation d’ici 2022, en plus d’attirer 25% de nouveaux clients! Et n’y voyez pas là un geste commercial, insiste John MacKay.

Pour le grand patron de la Sépaq, plus de visiteurs indiquerait d’abord que la population est plus fière de son territoire et de ses attraits. Qu’elle serait davantage «reconnectée» à la nature.

Un contact renouvelé avec les bienfaits du grand air qu’a à cœur le pdg. «On a un rôle social. On contribue à une meilleure société…»

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CONVENTIONS COLLECTIVES: MACKAY OPTIMISTE

Depuis le 31 décembre dernier, les employés de la Sépaq se retrouvent avec leur convention collective échue. À défaut de vouloir s’avancer sur le processus de négociations en cours, John MacKay, le pdg de la société d’État, est optimiste pour la tournure des événements. «Actuellement, on est en discussion avec les syndicats et ça va très, très bien. On ne s’attend pas à des enjeux majeurs. On a une bonne relation avec nos syndicats et on aborde ça avec une attitude totalement positive.» Le directeur admet cependant qu’il se retrouve «un peu en sandwich» entre les syndicats et le conseil du Trésor, qui doit ultimement approuver la nouvelle convention. «Mais ça va bien. Autant d’un côté que de l’autre. [...] Nous ne sommes pas actuellement dans une discussion qui prête à conflit.» En haute saison à travers le réseau, la Sépaq emploie 3000 personnes.

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BRANCHÉS EN NATURE... MAIS PAS TROP

Consciente que l’on n’arrêtera pas le progrès ni l’intérêt de la population pour les outils technologiques, l’équipe de la Sépaq poursuit le développement d’applications pour bonifier l’offre dans ses établissements. Une version renouvelée de L’Explorateur Parc Parcours est en route. «L’application était un peu vieillissante…» concède John MacKay. D’autres outils devraient aussi apparaître, notamment avec de la cartographie plus spécialisée. Comme pour les pêcheurs, qui, grâce à la bathymétrie pourraient savoir précisément où sont les bons «spots» où lancer leur ligne. Puis, le réseau WiFi sera étendu davantage dans l’avenir, mais pas partout. «On veut le meilleur des deux mondes», résume le pdg de la Sépaq, qui tient à la technologie, mais aussi au calme débranché en nature.

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FIDÉLISATION AU GRAND AIR

Dans les cartons de la Sépaq, un programme de fidélisation est à l’étude. La Société d’État s’intéresse à ce qui se fait dans le domaine. Une façon de récompenser les habitués qui pourraient accumuler des points-récompenses. Des forfaits ou des nuitées pourraient, par exemple, être offerts. Le grand patron John MacKay s’attend à ce que le tout soit mis en place avant 2020. 

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Environnement

Smog dans la région de Québec: les poêles à bois en cause

Avec le réchauffement planétaire, la région de Québec risque de connaître de plus en plus d’épisodes de smog hivernal comme ceux qu’elle connait depuis le début de la semaine avertit l’Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA). Le regroupement revient à charge en réclamant l’interdiction, pendant les périodes de smog, d’utiliser un poêle ou un foyer au bois, responsable de près de la moitié des émissions de particules fines au Québec en hiver.

Le chauffage au bois résidentiel constitue la principale source responsable des particules fines au Québec pendant la saison froide, avec 47 % du total des émissions estimées, comparativement à 32 % pour les industries et à 17 % pour le transport.

Plus de 95 % de ces particules, dont plusieurs sont reconnues comme cancérogènes, pénètrent dans les poumons. Si la majorité des personnes ne ressentent pas d’effets significatifs sur leur santé, les jeunes enfants, les personnes âgées et celles atteintes de problèmes respiratoires ou cardiaques y sont particulièrement sensibles. 

Montréal interdit depuis 2015 à ses citoyens d’utiliser un appareil au bois durant les avertissements au smog. À cette réglementation s’ajoutera à compter de l’automne prochain l’interdiction d’utiliser un poêle ou un foyer au bois qui émet plus de 2,5 g à l’heure de particules fines.

Prévention 

À Québec et à Lévis, où des avertissements de smog ont été émis par Environnement Canada lundi, mardi et mercredi (la qualité de l’air était également mauvaise en Beauce et dans le secteur de Montmagny), on préfère encore miser sur la prévention et la sensibilisation en recommandant notamment aux citoyens d’éviter d’utiliser leur appareil de chauffage en période de smog. 

«Elle n’est pas écoutée la recommandation. Il faut aller plus loin en interdisant l’usage de ces appareils en cas de smog, et donner des sanctions aux gens qui se font prendre. Même si ce sont seulement quelques sanctions qui sont données par année, le message finirait par rentrer», estime le président de l’AQLPA, André Bélisle. 

M. Bélisle fait un lien entre les épisodes de smog et le réchauffement planétaire. «Le fleuve Saint-Laurent se réchauffe, et avec le réchauffement, il y a beaucoup plus d’évaporation et donc d’humidité dans l’air. Et quand il y a beaucoup d’humidité dans l’air, chaque gouttelette devient une trappe à polluants», explique M. Bélisle. 

Un sol plus froid qu’en altitude, des vents inexistants et une faible circulation de l’air sont propices à la formation de smog en hiver, explique de son côté le météorologue d’Environnement Canada Alexandre Parent. «Les polluants se retrouvent alors pris dans les basses couches de l’atmosphère», précise-t-il.

Le ministère interpellé

Au Québec, le Règlement sur les appareils de chauffage au bois, entré en vigueur en 2009, interdit la fabrication, la vente et la distribution d’appareils de chauffage au bois non conformes aux normes environnementales. 

Mais le gouvernement doit faire plus pour contrer le smog hivernal, selon le président de l’AQLPA. Le ministère de l’Environnement, déplore-t-il, ne participe plus au programme Changez d’air, qui offrait un incitatif financier de 600 $ aux citoyens qui remplaçaient leur vieux poêle pour un modèle respectueux des normes environnementales. Financé par Québec, le programme, valide pendant environ deux ans, était administré par l’AQLPA. 

«Le ministère ne donne plus d’argent non plus pour le programme des vieilles voitures [Faites de l’air, qui offrait des récompenses aux gens qui se débarrassaient de leur bazou polluant]. Il finance par l’entremise du Fonds vert plein d’affaires discutables, comme des ailerons d’Air Canada, et à nous, il dit qu’il n’a plus d’argent», dénonce André Bélisle, selon qui le programme Changez d’air a permis de récupérer pas moins de 5600 vieux poêles à bois en seulement un an. 

«Non seulement on peut réduire de 90 % les émissions de particules fines en optant pour un poêle certifié EPA [pour Environmental Protection Agency], mais on va tirer plus de chaleur avec moins de bois, sans compter que ça améliore la qualité de l’air dans nos maisons», fait valoir M. Bélisle. 

Environnement

Québec doit accélérer sa préparation à la transition énergétique, dit une étude

Plus de 700 000 travailleurs québécois devraient être affectés par la transition énergétique d’ici 2030, selon une nouvelle étude réalisée par un groupe de travail multisectoriel qui souhaite «sonner l’alarme» auprès du gouvernement Couillard.

En attente de la stratégie nationale de la main-d’oeuvre, une dizaine de représentants des milieux économiques, syndicaux et environnementaux demandent à Québec de tenir compte des effets sur l’emploi découlant de ce phénomène.

Dans l’ensemble, l’économie québécoise devrait profiter du phénomène au cours de la prochaine décennie si, bien sûr, le gouvernement québécois commence à se préparer rapidement, indique le document dévoilé lundi.

«C’est sûr que si on n’intervient pas, le résultat pourrait être négatif», a expliqué le président-directeur général du Conseil du patronat du Québec (CPQ), Yves-Thomas Dorval, lundi en marge d’un point de presse, sans toutefois chiffrer les pertes potentielles au chapitre des emplois.

Les représentants du groupe de travail ont pris soin de préciser que leur sortie ne constituait pas une critique à l’endroit du gouvernement Couillard, mais plutôt un appel à la collaboration afin d’éviter que la transition énergétique ait une incidence négative sur l’emploi.

Néanmoins, ils ont senti le besoin d’interpeller les autorités gouvernementales pour s’assurer que les ressources humaines fassent partie de la réflexion.

«Au Québec on a eu tendance (...) à tarder à mettre les moyens en place pour arriver aux résultats, a souligné M. Dorval. Avec l’aspect des ressources humaines, il ne faudrait pas tarder.»

Trois secteurs

Réalisée par le Groupe de travail sur la main-d’oeuvre, l’étude identifie les transports, la construction de bâtiments ainsi que de la transformation et la distribution d’énergie comme les trois secteurs les plus susceptibles d’être touchés par la transition énergétique.

Dans les trois pistes de solution suggérées, le document de plus de 90 pages recommande notamment au gouvernement Couillard des programmes de formation initiale et continue pour l’ensemble des niveaux de scolarité.

«Par exemple, la consommation d’essence continue d’augmenter, mais cela peut changer très rapidement, a analysé le directeur général d’Équiterre, Sidney Ribaux. Pour les emplois dans les concessionnaires et pour les mécaniciens, cela peut être majeur. L’idée (de l’étude) est de mettre en place des mesures visant à analyser la situation et identifier des solutions.»

Si le Québec s’est donné l’objectif ambitieux pour 2030 de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 pour cent sous leur niveau de 1990, les auteurs de l’étude estiment que cela ne s’est pas accompagné d’une réflexion sur les impacts pour les travailleurs.

Ainsi, le document se veut une occasion pour sortir d’une vision «en silo» de la transition énergétique, croit le trésorier du comité exécutif de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Pierre Patry.

De bon augure

Sans fournir de prévisions, le groupe de travail se montre optimiste quant aux occasions pour les travailleurs québécois.

Dans le secteur des transports, par exemple, les mesures de soutien mises de l’avant par Québec du côté de l’électrification des transports devraient stimuler la création d’emplois dans la recherche et le développement des batteries.

Cela devrait contribuer à générer une «forte demande» pour des ingénieurs et des électrotechniciens, explique l’étude.

On anticipe également des pertes d’emplois limitées dans les sous-secteurs du raffinage et de la distribution pétroliers, étant donné que de nombreux travailleurs pourraient «migrer» vers des créneaux comme le bioraffinage ainsi que la distribution de «carburants alternatifs».

L’étude a été réalisée par le Groupe de travail sur la main-d’oeuvre, issu du Groupe de travail sur l’économie verte et l’économie sociale formé à l’automne 2016.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN), le Conseil du patronat du Québec (CPQ), Fondaction CSN et la Chaire de gestion de l’énergie de HEC Montréal ont notamment participé à l’élaboration du document.

Environnement

Investissement important pour les bornes de recharge au Nouveau-Brunswick

Le Réseau branché d’Énergie Nouveau-Brunswick bénéficie d’un investissement qui fera presque doubler le nombre de bornes de recharge de véhicules électriques dans la province, qui passera de 10 à 19.

Le ministère fédéral des Ressources naturelles du Canada a annoncé lundi l’investissement de 450 000 $ dans le réseau. Une contribution additionnelle de 197 500 $ du fonds de la taxe sur l’essence fédéral a été ajoutée, ce qui porte à 647 000 $ l’investissement fédéral dans l’installation des nouvelles bornes.

Serge Cormier, député fédéral d’Acadie-Bathurst, estime que l’agrandissement du réseau des bornes de recharge pour les véhicules électriques aidera à mettre un plus grand nombre de véhicules propres sur les routes.

Pour sa part, Gaëtan Thomas, président et directeur-général d’Énergie Nouveau-Brunswick, affirme qu’un réseau de bornes de recharge rapide permettra aux propriétaires de véhicules électriques de se déplacer sans s’inquiéter de l’autonomie de leurs véhicules.

Environnement

Alerte de froid extrême au Québec ce dimanche

Il faudra s’habiller chaudement dimanche à l’échelle de la province. Plusieurs alertes de froids extrêmes ont été lancées, particulièrement le long des régions situées au nord du fleuve Saint-Laurent. Certaines d’entre elles atteindront le -40 degrés Celsius, alors qu’à Québec et à Montréal, on s’attend à des températures vers le -22, ressenties autour du -30.

Le soleil devrait toutefois être au rendez-vous dans la capitale, jusqu’en fin de journée. Les vents faibles permettront à la Ville de compléter ses opérations de déneigement et de déglaçage.

Ce sont plutôt les chutes potentielles et spontanées de températures qui inquiètent les météorologues d’Environnement Canada.

Ceux-ci rappellent, par voie de communiqué de presse, qu’un climat aussi glacial représente un danger bel et bien réel pour la santé physique, en ce qui concerne par exemple les engelures ou l’hypothermie.

Il devient donc capital, selon l'institution, de se couvrir davantage qu'à l'habitude et de prévoir des sorties rapides à l'extérieur, ainsi qu'un moyen de transport fiable pour ses déplacements. Des acteurs comme CAA-Québec (pour le dépannage) ou le refuge Lauberivière seront disponibles en cas de besoin. 

Peu ou pas d’accumulations de neige sont toutefois attendues sur Québec et Montréal. Quelques régions au nord pourraient toutefois en recevoir.

Vive baisse 

Toutes régions confondues, à quelques exceptions près, cette diminution radicale de la température représente une baisse de presqu’une trentaine de degrés depuis vendredi dernier.

Un phénomène qui n’est pas pour autant « exceptionnel » ou inquiétant aux yeux de l’organisme, qui rappelle que la période entre janvier et février est souvent la plus susceptible de connaitre de telles séquences de variation intensives dans l’année.

Autre élément important : le taux d’humidité à Québec pourrait atteindre jusqu’à 70 % ce dimanche en après-midi, ce qui pourrait créer une sensation d’inconfort à l’extérieur pour certains.

En début de matinée, trois vols locaux vers Montréal en provenance de l’aéroport international Jean-Lessage étaient déjà annulés, en plus d’un autre vers les Îles-de-la-Madeleine reporté à plusieurs reprises. La direction aéroportuaire recommande de consulter son site Web avant de se présenter aux comptoirs d’enregistrement.

Semaine de plus en plus chaude

Les plus frileux pourront se réjouir : cette période de froid extrême ne se poursuivra pas pour bien longtemps encore. Météo Média annonçait ce matin un retour à la normale de saison, lundi, avec un mercure oscillant entre -16 et -21 degrés Celsius.

Les journées de mardi, mercredi, jeudi et vendredi seront vraisemblablement encore plus chaudes, les prévisions se situant autour de -11 degrés Celsius en moyenne.

Prévisions sur 7 jours

Environnement

Les tremblements de terre, un risque oublié dans l’est du Canada, dit une étude

Alors que la population de la Colombie-Britannique est consciente qu’elle pourrait éventuellement être confrontée à certains des séismes les plus puissants au monde, il semble que celle de l’est du Canada n’est pas au courant du risque qu’elle court dans ce domaine.

Une étude publiée l’été dernier prévient que les Montréalais pourraient subir des pertes financières de 45 milliards $ si un tremblement de terre d’une magnitude de 5,8 sur l’échelle de Richter ébranlait la ville. C’est plus ou moins la force de celui qui a secoué Montréal en 1732.

Maurice Lamontagne, un sismologue de la Commission géologique du Canada, a affirmé que 300 résidences avaient été endommagées à l’époque, mais que si un séisme similaire se produisait aujourd’hui, les dégâts seraient beaucoup plus importants.

L’étude réalisée par Swiss Re, une entreprise établie à Zurich qui fournit de l’assurance aux assureurs, rappelle aussi qu’un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 est survenu dans la région de Charlevoix en 1663.

M. Lamontagne a ajouté qu’en 1929, un séisme au large de Terre-Neuve avait atteint 7,2 sur l’échelle de Richter.

Le tsunami qui avait suivi cette secousse avait tué 28 personnes lorsqu’il avait frappé la côte.

Chaque année, environ 450 séismes se produisent en Ontario et ils pointent tous vers l’est.

«Nous n’avons pas des tremblements de terre puissants comme ceux qui surviennent au Japon ou en Californie, a indiqué Maurice Lamontagne. Mais nous avons ce qu’on appelle des séismes modérés, alors des tremblements de terre d’une magnitude de six ou sept sur l’échelle de Richter, c’est possible.»

Selon l’étude de Swiss Re, les séismes dans l’est tendent à avoir une magnitude moins élevée que ceux dans l’ouest du pays, mais les risques qu’ils causent des dommages demeurent importants, surtout dans le sud du Québec et l’est de l’Ontario.

L’étude note que trois des plus grandes villes du pays, soit Montréal, Ottawa et Québec, sont situées dans la région de l’est du Canada la plus à risque sur le plan sismique.

Deux secousses d’une magnitude de 3,0 et 3,5 ont été enregistrées à Beaupré les 2 et 4 janvier, et ressenties jusqu’à Québec, environ 40 kilomètres plus loin.

Pierre Babinsky, un porte-parole du Bureau de l’assurance du Canada (BAC), a déclaré que 85 pour cent des répondants d’un sondage effectué en 2017 avaient dit ne pas craindre que leur maison soit endommagée par un tremblement de terre.

«Environ trois pour cent des résidants de la région de Québec et quatre pour cent de ceux de Montréal ont une assurance contre les séismes, a précisé M. Babinsky. À Charlevoix, où se sont produits quelques tremblements de terre plus puissants, la moyenne n’est pas beaucoup plus élevée.»

D’après l’étude de Swiss Re, 65 pour cent des Britanno-Colombiens ont une assurance contre les séismes.

«En ce qui concerne les risques de tremblement de terre au Québec, la plupart des gens ne sont pas au courant qu’ils habitent dans la deuxième zone sismique en importance au Canada et, s’ils le sont, ils ne croient pas que cela les affectera», a expliqué Pierre Babinsky.

En juin 2010, les édifices du parlement avaient été évacués à la suite d’un séisme d’une magnitude de 5,0 près d’Ottawa. Plusieurs bâtiments font toujours l’objet de travaux majeurs comprenant le renforcement des fondations et des murs en prévision d’éventuels tremblements de terre.

M. Babinsky a raconté que le BAC avait tenté de sensibiliser la population en faisant la tournée des villes au Québec avec un simulateur permettant de comprendre l’ampleur d’un séisme d’une magnitude de 7,0.

«Peut-être voudront-ils préparer leur maison, peut-être voudront-ils souscrire une assurance, la décision leur revient, a-t-il commenté. Mais nous voulons qu’ils aient les renseignements nécessaires pour prendre cette décision.»

Le prix de la couverture contre les tremblements de terre s’élève à environ 200 $ par année.

Environnement

Tempête sur Québec : chaussées glissantes et circulation lente

Une alerte de tempête hivernale est émise sur toute la région de Québec et ses environs pour la journée de samedi. De forts vents, une poudrerie et des accumulations importantes pouvant aller jusqu’à 30 centimètres rendront vraisemblablement les conditions routières beaucoup plus difficiles dans la capitale.

À peine quelques heures après avoir reçu d’importantes quantités de pluie, dont du verglas notamment, la ville de Québec n’est maintenant pas épargnée par un nouveau système dépressionnaire en provenance des États-Unis, qui affecte du même coup presque toute la province.

Météo Média prévoit d’ailleurs « des conditions hivernales dangereuses » pour la Vieille Capitale, samedi matin, précisant toutefois que la forte neige devrait s’estomper « graduellement » cet après-midi, après une période d’intenses tombées en matinée.

Graphique : Évolution de la matinée

Actualités

De la neige avant le froid

Les conditions météorologiques seront encore exécrables samedi dans la région de la Capitale-Nationale et dans l’est de la province, alors qu’une alerte de tempête hivernale d’Environnement Canada est en vigueur.

Après avoir reçu d’importantes quantités de pluie durant les 48 dernières heures, y compris du verglas au courant de la dernière nuit, la région métropolitaine de Québec sera touchée par une nouvelle dépression en provenance des États-Unis. 

Selon Bruno Marquis, météorologue chez Environnement Canada, Québec et ses environs pourraient recevoir entre 20 et 30 centimètres de neige, selon les endroits. «Il devrait neiger pour débuter la journée. Les précipitations seront fortes par moment», a-t-il précisé. Le tout sera accompagné de vents soufflant jusqu’à 40 km/h. «Les secteurs près du fleuve, on pourrait aller chercher du 50 à 60 km/h.» À Québec, la tempête devrait se calmer en milieu d’après-midi.

L’alerte de tempête hivernale est en vigueur un peu partout au sud et à l’est de Québec. Portneuf, la Beauce, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, Charlevoix jusqu’aux Escoumins devraient recevoir des quantités de neige similaires. La Côte-Nord devrait être épargnée, mais recevra tout de même une dizaine de centimètres. 

Du côté du Bas-Saint-Laurent, le système «ne sera pas aussi intense que la bombe météo» de la semaine dernière. «C’est un système qui est quand même costaud», a toutefois prévenu M. Marquis, qui s’attend à ce que les déplacements soient compliqués dans l’ensemble des régions touchées. La couche de verglas sous les précipitations de neige n’est pas à négliger, a-t-il souligné. Et c’est sans compter la poudrerie. 

Première en 133 ans

Des records de chaleur ont par ailleurs été battus un peu partout dans la province, notamment à Québec. Selon Environnement Canada, le plus haut mercure jamais enregistré pour la capitale un 12 janvier était de 8,3 °C, en 1885! Selon Bruno Marquis, le thermomètre affichait «plus de 9,5 °C» vendredi.

Un record encore plus ancien a été pulvérisé dans la région d’Ottawa–Gatineau. Avec les 12°C enregistrés vendredi, c’est une marque de 1874 qui a été délogée. Des records ont aussi été battus dans le Bas-Saint-Laurent, à Montmagny et Rimouski. 

Après le passage de la tempête de samedi, le mercure chutera radicalement pour l’ensemble des régions. La nuit de dimanche à lundi sera particulièrement froide, les températures plongeant jusqu’à -26 °C. 

Environnement

Encore des rejets toxiques à l'incinérateur de Québec

Nouveaux prélèvements, nouveaux dépassements des normes de rejets toxiques dans l’air à l’incinérateur à poubelles de Québec. Cette fois, les analyses révèlent que les cheminées ont craché 66 fois plus de dioxines et furanes que la cible; deux fois plus de mercure que permis.

La mairie a fait l’annonce de ces excès par communiqué de presse transmis en fin de journée vendredi. «La Ville de Québec informe la population que les résultats de la campagne d’échantillonnage effectuée en octobre 2017 à l’incinérateur indiquent des dépassements des normes environnementales en ce qui a trait au mercure, aux dioxines et aux furannes», lit-on dans le document attribué à la conseillère en communication Mireille Plamondon. Ces produits sont nuisibles à la santé.

Ce n’est pas tout. La lecture d’un document mis en ligne par le Comité de vigilance de l’incinérateur de la Ville de Québec permet également d’apprendre qu’un test démontre que la fumée contenait jusqu’à 1,25 fois la norme d’acide chlorhydrique.

Autre chose à signaler ? Les fours de l’incinérateur ont aussi craché bien trop de monoxyde de carbone. Jusqu’à 4 fois plus que la norme.

Rappelons qu’au cours d’une récente visite de l’incinérateur installé dans Limoilou, le directeur général adjoint Eau et valorisation énergétique de la Ville de Québec, Gilles Dufour, expliquait : «Le principal problème de l’incinérateur, c’est le monoxyde de carbone. Quand il y a beaucoup de ce gaz à la sortie, c’est un signe que la combustion ne se fait pas bien et que d’autres contaminants pourraient s’échapper.»

La Ville impute le gros des dépassements au four numéro 4 de l’incinérateur, qui échouerait plus souvent que les autres aux examens. Les autorités entendent donc le rénover à partir de la mi-février. Des améliorations devraient permettre d’augmenter la chaleur dans le four, ce qui améliore la combustion des gaz toxiques. «Lors de sa remise en fonction, à la fin du mois de mars, des échantillons seront analysés en continu afin de s’assurer que les émissions soient conformes aux normes environnementales», écrit la municipalité dans son communiqué.

Arsenic

Ce n’est pas la première fois que les échantillons prélevés à la sortie des cheminées de l’incinérateur à déchets mettent en lumière des dépassements. 

D’ailleurs, Le Soleil révélait récemment qu’un échantillon récupéré l’été dernier rapportait un taux d’arsenic 176 fois supérieur à la limite fixée par la municipalité. Les scientifiques ont observé 176 microgrammes d’arsenic par mètre cube, bien au-delà du maximum de 1 microgramme par mètre cube ciblé, un objectif fondé sur les lignes directrices émises par le Conseil canadien des ministres de l’Environnement.

Les dioxines et furannes sont cancérogènes. Le mercure est connu depuis longtemps pour nuire à la santé : «Il importe de réduire, dans la mesure du possible, son exposition à toute forme de mercure», dixit Santé Canada.