Environnement

Juillet 2019 a été le mois le plus chaud sur Terre depuis 140 ans

WASHINGTON — Le mois de juillet dernier a été le mois le plus chaud sur Terre depuis le début des mesures météorologiques en 1880.

L’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) a rapporté jeudi que le dernier mois de juillet avait été 0,95 degré Celsius plus chaud que la moyenne du 20e siècle pour ce mois.

Puisque juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année sur la planète, cela signifie également que juillet 2019 a fracassé tous les autres records mensuels des 140 dernières années, soulignent les météorologues.

La température moyenne du mois dernier a dépassé de 0,03 degré le précédent record pour un mois de juillet, établi en 2016.

Plusieurs pays européens ont vécu un mois de juillet exceptionnellement chaud cette année, notamment la France, la Belgique et l’Allemagne.

Le hameau de Markusvinsa, en Suède, a enregistré un record de 34,8 degrés Celsius, la température la plus élevée mesurée au nord du cercle polaire arctique.

Selon les registres de la NOAA, neuf des dix mois de juillet les plus chauds ont eu lieu depuis 2005. Le mois dernier était le 43e mois de juillet consécutif au-dessus de la moyenne du 20e siècle.

Les températures record vont de pair avec d’autres extrêmes climatiques. Le réchauffement des océans a entraîné une fonte rapide de la glace de mer dans le détroit de Béring entre la Russie et l’Alaska, souligne Rick Thoman, spécialiste du climat à l’Université de l’Alaska à Fairbanks.

Le mois de juin dernier avait déjà établi un record pour un mois de juin depuis 140 ans.

La moyenne annuelle est également supérieure de 0,95 degré Celsius à la moyenne à long terme, mais reste légèrement en deçà du record de 2016, indique la NOAA.

Environnement

Ottawa lance un nouveau portail sur les données climatiques

MONTRÉAL - Ottawa lance un nouveau portail d’intérêt pour les décideurs, les agriculteurs, l’industrie touristique, la santé publique et, en définitive, les citoyens qui s’intéressent au climat et à ses répercussions.

Ce portail, donneesclimatiques.ca, a été lancé officiellement, jeudi à Montréal, par la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna.

Il est financé en partie par le gouvernement du Canada et plusieurs organisations y participent, parmi lesquelles le consortium de scientifiques et experts en climatologie Ouranos.

Les informations y sont classées par secteur, par emplacement et par différentes variables.

On peut par exemple y trouver le nombre de jours avec des températures maximales supérieures à 29 degrés Celsius, 30 degrés et 32 degrés, le nombre de «nuits tropicales», soit des jours où la température minimale ne descend pas sous les 18 degrés Celsius.

On peut aussi y trouver le nombre de «jours de croissance des plantes», le jour le plus chaud, la température moyenne et autres.

Parmi les autres collaborateurs, on trouve le Centre de recherche informatique, le Centre canadien des services climatiques, le Centre climatique des Prairies.

Environnement

Des efforts pour étouffer la «plante zombie» à Lac-Sergent [VIDÉO]

Lac-Sergent passe à l’attaque contre le myriophylle à épis, surnommé la «plante zombie». Un groupe de bénévoles a installé les premières toiles de jute dans le fond de ce lac de Portneuf au début août, pour tenter d’étouffer cette plante exotique envahissante qui menace la santé du plan d’eau.

Pour l’instant, cette opération coûte 30 000 $ à la municipalité qui compte 500 résidences permanentes et chalets. Lors du passage du Soleil mardi, une dizaine de bénévoles étaient à l’oeuvre pour plier la toile de jute et ensuite partir en chaloupe l’installer dans le fond du lac. Des sacs de gravier permettent de tenir la bâche au sol, qui se dégradera naturellement d’ici trois à cinq ans. Des plantes indigènes, qui sont bénéfiques pour le lac, devraient ensuite repousser naturellement.

Mais le processus n’est pas de tout repos. Le myriophylle peut atteindre jusqu’à trois mètres à l’heure actuelle dans le lac Sergent, si bien qu’il est difficile de le rabattre complètement au sol, pour le couper de toute lumière. Alors que la municipalité a commandé 100 000 pieds carrés de toile de jute, seulement 16 000 pieds carrés auront été installés cette année. 

«On va reprendre l’an prochain, à la fin juin, quand la plante va être moins haute», indique Yves Bédard, maire de Lac-Sergent. 

Environnement

Changements climatiques: des effets sur le contenu de notre assiette

GENÈVE, Suisse — Les changements climatiques nous frappent là où ça compte : l’estomac.

C’est ce que conclut un nouveau rapport scientifique des Nations unies, qui examine le cercle vicieux des interactions entre le réchauffement climatique et les terres. Les changements climatiques causés par l’homme dégradent considérablement les terres, et la façon dont les gens utilisent les terres aggrave le réchauffement climatique.

Le rapport scientifique dévoilé jeudi indique que cette combinaison rend déjà les aliments plus chers, plus rares et encore moins nutritifs.

«Le cycle s’accélère», a noté Cynthia Rosenzweig, climatologue à la NASA et coauteure du rapport. «La menace de voir les changements climatiques avoir un impact sur la nourriture des gens est en augmentation.»

Mais si les humains changent leur façon de manger, de cultiver les aliments et de traiter les forêts, cela pourrait aider à sauver la planète d’un avenir beaucoup plus chaud, ont déclaré des scientifiques.

Les masses terrestres de la Terre, qui ne représentent que 30 % du globe, se réchauffent deux fois plus vite que l’ensemble de la planète. Bien que les gaz piégeant la chaleur causent des problèmes dans l’atmosphère, on a moins parlé des terres dans les discussions sur changements climatiques. Un rapport spécial, rédigé par plus de 100 scientifiques et approuvé à l’unanimité par des diplomates du monde entier lors d’une réunion à Genève, propose des solutions, en plus de lancer davantage d’avertissements.

«Notre façon d’utiliser les terres fait partie du problème, mais aussi de la solution», a déclaré Valérie Masson-Delmotte, une climatologue française qui copréside l’un des groupes de travail. «La gestion durable des terres peut aider à assurer un avenir confortable.»

Des changements nécessaires

Lors de la conférence de presse de jeudi à Genève, les scientifiques ont souligné à la fois la gravité du problème et la nécessité de procéder rapidement à des changements sociétaux.

«Nous ne voulons pas d’un message de désespoir», a déclaré Jim Skea, membre du comité scientifique et professeur à l’Imperial College London. «Nous voulons faire passer le message que chaque geste fait la différence.»

Werner Kurz, chercheur principal à Ressources naturelles Canada et l’un des deux Canadiens ayant participé à la rédaction du rapport, estime que la plupart des gens ne comprennent pas l’ampleur et le rythme des changements climatiques. Il croit tout de même que les rapports comme celui publié jeudi doivent être utilisés pour proposer des solutions potentielles, et pas seulement pour alerter les gens.

«En tant que scientifiques, nous devons faire preuve de prudence lors de la communication de scénarios catastrophes, car si nous créons un monde effrayant, la conséquence sera l’inaction», a-t-il déclaré. «Les gens seront paralysés et craintifs.»

Le rapport indique que le changement climatique a déjà aggravé la dégradation des sols, entraîné la croissance des déserts, le dégel du pergélisol et rendu les forêts plus vulnérables à la sécheresse, aux incendies, aux parasites et aux maladies. Cela s’est produit même si une grande partie de la planète est devenue plus verte, en raison de la quantité supplémentaire de dioxyde de carbone dans l’air. Le changement climatique a également ajouté d’autres facteurs qui ont réduit le nombre d’espèces sur Terre.

Et l’avenir pourrait être pire.

«La stabilité de l’approvisionnement alimentaire devrait diminuer avec l’ampleur et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes qui perturbent les chaînes alimentaires», indique le rapport.

Mais de meilleures pratiques agricoles — telles que l’agriculture sans labour et une application d’engrais mieux ciblée — ont également le potentiel de lutter contre le réchauffement planétaire, en réduisant jusqu’à 18 % des niveaux actuels la pollution par le carbone d’ici 2050, indique le rapport.

Si les humains changent leur alimentation, réduisent leur consommation de viande rouge et augmentent celle d’aliments à base de plantes, tels que les fruits, les légumes et les graines, le monde peut réduire d’encore 15 % les émissions actuelles d’ici le milieu du siècle. Cela aiderait également les gens à être en meilleure santé, a indiqué Mme Rosenzweig.

Les scientifiques ont souligné qu’ils ne voulaient pas dire aux gens quoi manger, car il s’agit d’un choix personnel.

La réduction du gaspillage alimentaire peut contribuer encore davantage à lutter contre les changements climatiques. Le rapport indique que de 2010 à 2016, les déchets alimentaires mondiaux ont représenté de 8 à 10 % des émissions piégeant la chaleur.

«Actuellement, de 25 à 30 % de la nourriture totale produite est perdue ou gaspillée», indique le rapport. Changer cela permettrait de libérer des millions de kilomètres carrés de terres.

Environnement

Alimentation et climat, le Giec montre les choix à faire

GENÈVE — Nourrir correctement les milliards de Terriens ou lutter contre le réchauffement climatique? Pour ne pas être un jour confronté à ce dilemme, il est indispensable de repenser l’usage des terres et nos habitudes alimentaires, avertit le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’ évolution du climat (Giec).

Les humains ont dégradé un quart des terres émergées : érosion des sols, désertification, déforestation, perte de biodiversité. Et le changement climatique accentue cette pression. Ce mélange explosif représente une menace pour la sécurité alimentaire d’une population grandissante, qui dépasse les 7 milliards d’individus.

Telles sont les conclusions majeures du rapport spécial du Giec sur «le changement climatique, la désertification, la dégradation des sols, la gestion durable des terres, la sécurité alimentaire et les flux de gaz à effet de serre dans les écosystèmes terrestres» dévoilé jeudi.

«La pression humaine sur les terres grandit, les terres font partie de la solution, mais ne peuvent pas tout», a résumé Debra Roberts, du groupe des experts climat de l’ONU, lors d’une conférence de presse à Genève.

Le système alimentaire dans son ensemble génère «jusqu’à un tiers de nos émissions» de gaz à effet de serre, a souligné Eduardo Calvo Buendia, coprésident du Giec.

Le temps est compté, alors que le réchauffement des terres émergées atteint déjà 1,53°C, le double de la hausse globale (océans compris), selon le rapport.

Risques pour l’alimentation

Les risques d’instabilité en termes d’approvisionnement alimentaire pourraient être «élevés» avec un réchauffement global de 1,5°C et «très élevés» à 2°C, a expliqué Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du Giec.

Il faut agir vite, insiste le Giec, qui énumère une série de mesures applicables à court terme, adaptées aux spécificités régionales. Des passages ont d’ailleurs été ajoutés au résumé de 65 pages pour les décideurs politiques, adopté au terme de cinq jours de discussions entre les 195 pays membres, pour tenir compte du problème des villes et de l’urbanisation galopante.

La marge est étroite si l’on veut à la fois contenir le réchauffement et ses effets dévastateurs sur les terres, et nourrir convenablement une population qui pourrait dépasser 11 milliards d’individus à la fin du siècle.

«Nous devons penser de manière beaucoup plus approfondie à la façon dont nous allons utiliser chaque hectare. Les terres doivent permettre de cultiver notre nourriture, fournir la biodiversité et l’eau douce, donner du travail à des milliards de personnes et capturer des milliards de tonnes de carbone», commente Piers Forster, professeur sur le changement climatique à l’université de Leeds.

Le Giec a élaboré différents scénarios pour limiter le réchauffement à 1,5°C ou bien en dessous de 2°C par rapport à la période pré-industrielle. Ils incluent des mesures d’atténuation basées sur les terres et des changements d’usage, combinant boisement, reboisement, une déforestation réduite et des bioénergies.

Moins de viande

Les scénarios nécessitant d’importantes conversions de terres (reboisement pour capturer du CO2, champs dédiés aux bioénergies...) pour lutter contre le réchauffement pourraient avoir «des effets secondaires indésirables»: désertification, dégradation des terres, insécurité alimentaire...

Tout est une question d’échelle. «Nous montrons à quel point l’importance des surfaces cultivées pour produire cette biomasse peut être une pression supplémentaire sur l’utilisation des terres», a expliqué Valérie Masson-Delmotte.

Pour le Giec, outre les indispensables réductions de gaz à effet de serre, des solutions existent du côté du système alimentaire et des habitudes de consommation, car les changer ne nécessite pas de consommer plus d’espaces.

Actuellement, de «25 à 30 % de la production totale de nourriture est gaspillée», souligne le rapport, alors qu’environ 820 millions de personnes souffrent de la faim.

Si dans les régions pauvres, l’apport en protéines animales est parfois insuffisant, dans les pays riches, il dépasse les recommandations nutritionnelles de l’Organisation mondiale pour la santé. Deux milliards d’adultes sont en surpoids ou obèses et «25 à 30 % de la production totale de nourriture est gaspillée».

Le rapport souligne l’importance de réduire le gaspillage et l’intérêt pour l’environnement et la santé de régimes moins riches en viande. Mais «le Giec ne prescrit pas les régimes des gens», a insisté son coprésident Jim Skea.

Ce travail est le deuxième d’une série de trois «rapports spéciaux» du Giec, après celui sur la possibilité de contenir le réchauffement à 1,5°C, l’an dernier, et avant celui sur les océans et la cryosphère (banquise, glaciers, calottes polaires) attendu fin septembre, au moment où l’ONU organisera un sommet sur le climat à New York.

Environnement

Un 12e béluga retrouvé mort

Une carcasse de béluga s’est échouée, mardi, aux Méchins, à environ 40 km de Matane.

Le cadavre du nouveau-né, qui portait encore son cordon ombilical, est le douzième béluga à être retrouvé sur les berges du Saint-Laurent depuis le début de la saison. 

«La perte d’un nouveau-né est toujours une mauvaise nouvelle pour une population en voie de disparition, s’attriste le président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), Robert Michaud. Ce jeune ne viendra pas participer au rétablissement de l’espèce.» 

Le GREMM rappelle que les douze carcasses trouvées ne représentent pas le nombre réel de décès de bélugas. Bien que le nombre de découvertes de carcasses puisse sembler inquiétant, il est trop tôt, selon le GREMM, pour savoir si la situation est anormale. 

«Avant la fin de la saison, c’est difficile de tirer des conclusions», indique M. Michaud. Rappelons que l’été dernier, douze bélugas avaient été retrouvés morts. 

En 2017, le nombre de carcasses s’était élevé à vingt-deux et, en 2016, on en avait répertorié quatorze.

Environnement

Avis d’ébullition levé à Saint-Nicolas

La Ville de Lévis informe les citoyens que l’avis préventif de faire bouillir l’eau est levé pour à Saint-Nicolas.

Il n’est donc plus nécessaire de faire bouillir l’eau avant de la consommer. 

La semaine dernière, mercredi, un bris d’aqueduc avait causé l’interruption de l’alimentation en eau potable dans le Village de Saint-Nicolas. La Ville avait rapidement effectué les travaux nécessaires pour remédier à la situation.

L’avis d’ébullition était en vigueur depuis cette date par mesure de prévention.

Les analyses bactériologiques effectuées à la suite de travaux d’aqueduc confirment maintenant que l’eau est potable. Aucune bactérie n’a été décelée dans les échantillons prélevés. L’eau est conforme aux exigences du Règlement sur la qualité de l’eau potable

Monde

Climat: l'année 2019 accumule déjà des records

PARIS — Avec ses records de chaleur de l'Europe au pôle Nord, l'année 2019 devrait être une des plus chaudes jamais mesurées, signe du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Juillet 2019, mois le plus chaud

Selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique publiées lundi, le mois de juillet 2019 a été le mois le plus chaud jamais mesuré dans le monde, juste au dessus du précédent record de juillet 2016.

L'écart de 0,04°C entre ces deux mois est si faible qu'il est possible que d'autres organismes de référence — comme l'Agence atmosphérique américaine NOAA dont le bulletin pour juillet est attendu —, ne parviennent pas à la même conclusion.

Mais même si juillet 2019 était seulement ex-aequo avec juillet 2016 (près de 1,2°C au dessus du niveau pré-industriel), ce serait déjà remarquable : contrairement à cette année, 2016 a en effet été marquée par un puissant El Niño qui contribue à la hausse des températures.

«Juillet a réécrit l'histoire du climat, avec des dizaines de records de températures au niveau local, national, ou mondial», a commenté le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) Petteri Taalas, notant que ces températures élevées avaient été accompagnées de «spectaculaires» fontes de glace en Arctique, au Groenland et dans les glaciers européens, ainsi que d'incendies «sans précédents» dans l'Arctique.

«Ce n'est pas de la science fiction. C'est la réalité du changement climatique», a-t-il ajouté, soulignant que la situation va «empirer».

Records en série en Europe

L'Europe a subi deux canicules en moins d'un mois, une première exceptionnellement précoce fin juin et une deuxième très intense en juillet.

Lors du premier épisode, le continent a enregistré une température d'environ 2°C supérieure à la normale et la France a pulvérisé son record absolu de chaleur avec 46°C mesurés le 28 juin à Vérargues, dans le sud. Le précédent était de 44,1°C en 2003.

Lors du deuxième épisode fin juillet, les températures sont restées sous cette barre en France, mais le seuil des 40°C, qui n'était franchi que de façon exceptionnelle dans l'Hexagone il y a encore un demi-siècle, a été dépassé dans de nombreuses villes dont Paris qui a explosé son record (42,6°C, contre 40,4°C en 1947). Et un tiers des plus de 600 stations de mesure du pays ont battu leur record absolu.

Au pic de cette canicule, le 25 juillet, plusieurs pays européens ont également battu leur record absolu: l'Allemagne (42,6°C), la Belgique (41,8°C), le Luxembourg (40,8°C), les Pays-Bas (40,7°C) et le Royaume-Uni (38,7°C).

Les chercheurs du réseau World Weather Attribution estiment que les températures lors de ce deuxième épisode auraient été "environ 1,5°à 3°C moins élevées" si l'Homme n'avait pas altéré le climat.

Les canicules à répétition sont un symptôme sans équivoque du réchauffement de la planète, même si les scientifiques sont réticents à attribuer un événement météo extrême spécifique quel qu'il soit au dérèglement climatique.

Pôle Nord

Mi-juillet, le mercure a atteint 21°C à Alert, endroit habité le plus septentrional de la planète, à moins de 900 km du pôle Nord, établissant un "record absolu" de chaleur pour cette station.

Le précédent record (20°C) remontait à juillet 1956 mais, depuis 2012, plusieurs journées comprises entre 19 et 20°C ont été enregistrées dans cette station sur le rivage de l'océan Arctique.

2019 dans le top 5

Les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la planète, selon l'ONU.

2018 s'était classée au 4e rang, avec une température moyenne à la surface du globe d'environ 1°C supérieure à l'époque pré-industrielle.

Avec +1,2°C, l'année 2016 marquée par el Niño est pour l'instant l'année la plus chaude, devant 2015 et 2017.

«L'OMM estime que 2019 devrait être dans le top 5 des années les plus chaudes et que 2015-2019 sera la période consécutive de cinq ans la plus chaude jamais enregistrée», a déclaré M. Taalas, soulignant le besoin d'actions «urgentes» contre le réchauffement.

La première moitié de l'année a déjà été particulièrement chaude. Ainsi, selon Copernicus, «tous les mois de 2019 se sont classés parmi les 4 mois en question les plus chauds» et juin 2019 a été le mois de juin le plus chaud jamais mesuré.

Environnement

Réduction des pesticides: qu'est-ce qui bloque?

La réduction des pesticides est un bien drôle de cas. Tout le monde s’entend sur l’objectif. Les fermiers n’aiment pas plus qu’il faut mettre des produits chimiques sur leurs terres. L’opinion publique s’en inquiète beaucoup, tant pour la santé que pour l’environnement. Les ministères impliqués conviennent sans mal qu’il faut limiter le plus possible les épandages. La science a identifié de nombreuses alternatives pour remplacer ces produits chimiques. Et cette belle unanimité nous a mené à… À pas grand-chose, en fait : les pesticides sont toujours autant utilisés qu’avant, sinon davantage.

À la fin des années 2000, pour chaque hectare de terre consacré à la production végétale, il se vendait au Québec 1,6 kilogramme d’«ingrédients actifs» (l’ingrédient d’un pesticide qui «fait le travail», en quelque sorte) en moyenne, d’après le plus récent Bilan des ventes de pesticides du ministère de l’Environnement. Dix ans d’unanimité et d’efforts anti-pesticides plus tard, en 2017, on en était à… 1,9 kg/ha — ce qui était moins qu’un sommet de 2,2 kg/ha atteint en 2014, mais quand même plus que dans les années 2000.

Alors qu’est-ce qui accroche? Si tout le monde est d’accord sur l’objectif, pourquoi est-il si difficile à atteindre? Le Soleil s’est entretenu avec plusieurs chercheurs et intervenants du milieu agricole pour tenter de le comprendre.

Bibittes au carré : pas simple

«Les mouches stériles, maintenant, ça doit être utilisé sur pas loin de la moitié de superficies d’oignon au Québec», dit l’agronome Luc Brodeur, qui a lui-même grandement contribué à implanter ici cette méthode originaire des Pays-Bas. Essentiellement, elle consiste à «élever» des mouches de l’oignon, un un des pires ennemis des producteurs d’oignons, à les rendre stériles puis à les relâcher dans les champs. Les mouches sauvages qui s’accoupleront avec les spécimens «d’élevage» produiront donc des œufs stériles. «Au bout de 2 ou 3 ans, les populations naturelles de mouche de l’oignon chutent et il ne reste plus qu’à faire des lâchers préventifs», explique M. Brodeur.

La «lutte biologique», comme on l’appelle, a de belles réussites à son actif, il faut le dire. Mais dans la guerre qui est menée aux ravageurs chaque été dans les champs du Québec, les insecticides «chimiques» sont encore (et de loin) la méthode la plus utilisée.

  • Encore utilisée

«Souvent, pour le fermier, c’est la solution rapide et efficace, admet Anabelle Firlej, entomologiste à l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA). Sans compter, ajoute-t-elle, que «c’est beaucoup plus cher à l’hectare […que les insecticides]. Mais je ne blâme pas les producteurs de faire ce choix-le, c’est leur gagne-pain.» C’est que le recours aux ennemis naturels des ravageurs n’est pas simple et demande une connaissance fine des insectes. «Si vous avez cinq ravageurs dans un champ, ça prend cinq solutions différentes, et elles doivent être compatibles entre elles : si vous lâchez deux prédateurs, mais que l’un chasse l’autre, ça ne fonctionne pas», explique Mme Firlej. Sans compter que les conditions météo lors du «lâcher» peuvent empêcher les œufs d’éclore. «C’est pour ça que la lutte biologique est surtout utilisée en milieux fermés, comme dans des serres. En milieu ouvert, ce n’est pas toujours évident», dit-elle.

Donner le temps…

«Ces machines-là pourraient tout remplacer [les herbicides], c’est sûr. Ce sont des robots, ça fait la distinction entre le sol, les cultures et les mauvaises herbes [qui sont arrachées sans toucher aux cultures], ça tourne tout seul au bout du champ et ça t’envoie un texto pour dire : J’ai fini!»

Il y a 20 ans, il n’y avait que des auteurs de science-fiction pour accoucher d’une telle citation. Mais en 2019, c’est Maryse Leblanc, chercheure en malherbologie à l’IRDA, qui le dit. Et ces robots ne sont pas simplement «prometteurs», ajoute-t-elle : en fait, il y en a déjà à l’œuvre au Québec.

Agronome et copropriétaire à la Ferme Delfland, à Napiervielle, Guillaume Cloutier possède deux de ces robots, qui sarclent ses (grands) champs de laitue. «Ils captent la laitue en 3D et ils ont des rotors qui font le tour des laitues. Ça ne me sauve pas de pesticide à proprement parler parce qu’il n’y a pas de pesticide homologué pour la laitue, il faut désherber à la main. Mais au prix que la main-d’œuvre est, ça s’est payé en 2 ans», dit-il.

  • Microdoses de pesticides

D’autres modèles, au lieu de désherber mécaniquement, vont reconnaître les cultures et asperger les mauvaises herbes de microdoses de pesticides, et de manière très ciblée. Comparées aux épandages d’herbicides qui recouvrent tout le champ, les quantités utilisées seraient réduites de 90 %, selon la firme suisse Ecorobotix, qui commercialise un robot du genre (voir la vidéo).

Cela pourrait éventuellement être une alternative aux produits chimiques. Mais pour l’heure, ce n’est pas pour toutes les fermes (lire : pas pour toutes les bourses). «Le prix tourne autour de 100 à 110 000 $ chaque, et c’est sans compter le tracteur parce que ce robot-là [contrairement à d’autres qui arrivent sur le marché, NDLR] ne se déplace pas tout seul. Alors ça prend un gros volume», témoigne M. Cloutier.

Sans compter que, un peu comme pour les parasitoïdes et la lutte biologique, ça reste une solution assez spécialisée. «Au départ, on pensait pouvoir s’en servir pour les radis, mais finalement, on ne peut pas. C’est conçu uniquement pour la laitue, le brocoli et le chou-fleur, ça ne peut pas désherber les autres cultures», dit l’agronome. Il faut donc non seulement avoir des gros volumes de cultures particulières, mais aussi les maintenir assez longtemps.

Le nerf de la guerre : l’information

En 2014 et en 2015, des savants du Centre de recherche sur les grains (CÉROM) ont cultivé du maïs dans une cinquantaine de sites différents au Québec, et y ont suivi les populations de ravageurs. Certains champs étaient traités aux néonicotinoïdes (un insecticide qui contribue aux problèmes des abeilles) et d’autres ne l’étaient pas, mais ça n’a presque pas fait de différence dans les rendements : les insectes n’étaient suffisamment abondants pour causer des problèmes que dans 3,8 % des parcelles cultivées.

Or, pas moins de 99 % des semences de maïs utilisées au Québec sont enrobées de «néonics», ce qui implique que le traitement est inutile dans la plupart des cas — c'était du moins le cas avant que ces insecticides soient encadrés, depuis l'an dernier. Et cela illustre un blocage-clef dans le passage vers une agriculture plus durable, selon l’agronome Luc Brodeur : «On applique des pesticides en prévention, sans même connaître la situation précise dans le champ. Alors ça masque le fait que la plupart des applications ne sont pas nécessaires [...parce que] quand tu fais un traitement dont tu n’as pas besoin, tu ne sauras jamais que tu n’en avais pas besoin!» L’absence de ravageurs est en effet spontanément attribué à l’insecticide alors qu’en réalité, il n’y avait juste pas d’insectes nuisibles.

  • La pyrale du maïs

Or non seulement ne fait-on pas assez de dépistage, déplore M. Brodeur, mais quand on en fait, on cède souvent à la tentation de le faire à moitié : cela réduit les coûts, mais un dépistage fait à la va-vite ne donne pas grand-chose. «On s’arrange pour que ça coûte le moins cher possible, on diminue les efforts de dépistage, et donc on doit continuer d’appliquer des pesticides de manière préventive parce qu’on ne fait pas le dépistage comme il faut», dit-il.

«En 2013, enchaîne-t-il, le MAPAQ était rendu à trois traitements recommandés contre la pyrale du maïs [un des pires ravageurs du blé d’Inde, NDLR]. Trois. Nous, au PRISME [un consortium agroenvironnemental, NDLR], on n’en avait recommandé aucun parce que quand on faisait le dépistage comme il faut, on voyait qu’il n’y avait pas de problème. Il y avait des pyrales dans nos pièges, oui, mais nous, on n’utilisait pas des pièges à phéromones [qui n’attirent que les mâles, NDLR], on avait des pièges lumineux qui capturent mâles et femelles. Et les femelles, quand tu les ouvres, tu peux voir si elles ont des œufs, mais cet été-là elles n’en avaient pas. Alors il n’y avait pas de ponte dans le maïs sucré. […] On aurait pu sauver trois traitements avec un meilleur dépistage. Sur 5000 acres de maïs sucré au Québec, ça fait beaucoup de pesticides.»

  • Capteurs de spores

Et il est doublement dommage que le dépistage soit négligé parce que, bien fait, il donne des résultats. À la Ferme Delfland, Guillaume Cloutier a réduit de plus 50 % ses applications de fongicides sur ses champs d’oignons depuis que lui et des fermes voisines ont installé des capteurs de spores, qui mesurent les quantités de spores de botrytis (la «pourriture grise») en circulation dans l’air.

«C’est une vieille technologie, mais c’est vraiment impressionnant comme outil, dit-il. On a comme un réseau dans le secteur de Napierville, on met les données en commun et c’est géré régionalement, parce que si mon voisin en a, je vais en avoir moi aussi. Avant, dans l’oignon, on faisait un arrosage systématique à toutes les semaines. Maintenant, on a réussi à modéliser le comportement du champignon selon la température, la météo, etc., et on sait quand les spores sont relâchées. […] Et on peut être trois semaines sans rien appliquer.»

Environnement

Température: un mois de juillet charmant pour Québec

Vous préparez votre fin de semaine estivale? Une virée au chalet, au parc, autour de la piscine d’un ami? Pour étoffer le prévisible papotage météo, vous feriez mieux de lire ceci!

Allons-y d’emblée avec une statistique qui fera sensation : 40 %. En fait, c’est 38,84 %, mais arrondissons à 40 %. Contrairement au printemps qui a trempé et refroidi le Québec, juillet a été particulièrement sec. Dans la capitale, il est d’ailleurs tombé autour de 47 mm de pluie, soit 40 % des précipitations «normales» enregistrées dans les annales d’Environnement et Changement climatique Canada. C’est (un peu) mieux qu’à Montréal avec ses 44 %; nettement mieux que Trois-Rivières qui a reçu 74 % de la flotte habituelle.

Météomédia ajoute : «Ce mois de juillet dans la Capitale-Nationale se classe donc dans le top 3 des plus secs de son histoire.»

Vacanciers comblés

«Juillet 2019 a comblé l’attente des vacanciers qui ont choisi de demeurer au Québec de même que des touristes venus d’ailleurs pour profiter des attraits de la province» observent les météorologues d’Environnement Canada dans leur bulletin mensuel. «En plus de connaître un mois de juillet avec des températures moyennes en général de 1 à 2 degrés au-­dessus des normales, les précipitations se sont faites plutôt discrètes puisque plusieurs régions ont connu un déficit de précipitations.»

«La persistance des températures au-dessus des normales et le peu de variabilité d’une journée à l’autre […] a marqué le mois et l’a fait paraître très agréable», poursuivent les trois auteurs, Steve Boily, André Cantin et Simon Legault.

Le thermomètre n’a toutefois pas eu si chaud que pourraient le croire ceux qui ont eu de la difficulté à s’endormir dans leur lit bouillant… «Bien que le facteur Humidex ait atteint à l’occasion des valeurs de 36 à 40, ces conditions n’ont rien d’exceptionnel ni d’anormal.» 

Dans la capitale, la température moyenne a été de 1 degré Celcius au-dessus de la moyenne. «L’Abitibi-­Témiscamingue a remporté la palme pour l’écart le plus grand par rapport à leur normale de juillet avec un écart de plus de 3 degrés.»

Le mois qui vient de se terminer paraît d’autant plus charmant que les précédents ont été moroses, souligne également Météomédia. «Après neuf mois sous les normales et un été qui a peiné à faire son entrée, le mois de juillet s’est déroulé contre toute attente sous le signe du beau temps.»

Et puisque juin a été un peu frisquet, la crue du mercure a été plus notable. «Ce mois-ci, un écart de températures important a été observé : normalement, entre juin et juillet, il y a une augmentation de 3 °C. Cette année, il est plutôt question de 5 °C. Cet écart est l’un des plus importants dans l’histoire de la province.»

Continuité

Que nous réserve le nouveau mois? Voici ce que voit l’équipe d’Environnement Canada dans sa boule de cristal : «Le soleil sera abondant au cours des premiers jours d’août avec un retour à des températures plus supportables, mais tout de même au-dessus des normales saisonnières. […] Le début du mois se poursuivra dans la continuité de juillet avec peu de précipitations.»

«Par la suite, les températures devraient revenir près des normales pour le reste du mois avec de légères fluctuations de part et d’autre des normales, mais nous n’entrevoyons pas de retour de grandes chaleurs humides ni de temps anormalement frais.»

Environnement

Refroidissement écoénergétique: subvention de 540 000 $ pour un chercheur de Québec

Un chercheur de Québec a obtenu en juillet une subvention pour tenter de trouver des solutions de refroidissement écoénergétiques pour les grandes villes canadiennes aux prises avec des îlots de chaleur.

Le professeur Jasmin Raymond, de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS), a encaissé une enveloppe de 540 000 $ pour développer pendant trois ans le projet Aquifroid qui vise à évaluer le potentiel qu'offrent les infrastructures naturelles souterraines des centres urbains.

Le professeur Raymond propose d'utiliser l'eau souterraine pompée à travers les couches de matériaux géologiques, nommées aquifères, pour climatiser plus efficacement les bâtiments. Le système enverrait la chaleur d'un immeuble dans l'eau qui serait réinjectée dans le sol.

Le chercheur prétend que la quantité d'énergie électrique consommée pour climatiser avec cette technique est de 40 à 80 % inférieure à celle requise par les méthodes conventionnelles. Il ajoute que le projet Aquifroid propose un système rapidement implantable qui demande peu de modifications aux infrastructures existantes.

Les épisodes de chaleur extrême amplifiés par les îlots de chaleur urbains sont de plus en plus fréquents sous l'action croissante des changements climatiques. Ils sont aussi à l'origine de nombreux troubles de la santé chez les personnes vulnérables.

Le projet de Jasmin Raymond est financé par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et il bénéficie d'un partenariat avec la Commission géologique du Canada (CGC) qui a récemment travaillé à la caractérisation des ressources en eaux souterraines du pays.

actualités

La compensation carbone explose [VIDÉO]

Le phénomène de la compensation carbone est en pleine effervescence au Québec. Les entreprises, les individus et même les familles tiennent à compenser leur émission de gaz carbonique en plantant des arbres. Chez Compensation CO2 Québec, à La Patrie en Estrie, la progression a été fulgurante.

Environ 600 personnes sont engagées dans le programme, dont 400 en 2018 seulement. Une cinquantaine d’entreprises font affaire avec Compensation CO2 Québec, de ce nombre, 20 se sont ajoutées l’année dernière. 

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« Ça s’est bousculé à Noël, les gens donnaient ça en cadeau, explique Manon Ayotte, coordonnatrice du projet. Il y avait beaucoup de voyages et les gens compensaient. Il y a eu un boom en novembre et décembre et ensuite ça s’est stabilisé à environ 45 nouveaux compensateurs chaque mois. »

Cette explosion ne se ressent pas seulement en Estrie. La coopérative sociale Arbre-Évolution, basée dans la municipalité de L’Islet dans le Bas-Saint-Laurent, est passée de 9000 à 32 000 arbres à planter annuellement en deux ans.

Compensation CO2 Québec, une filiale de l’Aménagement forestier coopératif des Appalaches, permet aux gens d’acheter une épinette blanche au coût de 4 $. Cet arbre est planté et entretenu durant 60 ans et captera ainsi 0,18 tonne de CO2 durant sa vie. Chaque compensateur reçoit un certificat avec la position géographique de son arbre. Il est possible de suivre l’évolution du site dans le temps. Des suivis sont faits à l’an 2 et à l’an 5 du projet. À ces moments, les arbres morts sont remplacés.

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Compensation CO2 Québec a planté, sur une dizaine de sites en Estrie et dans le Centre-du-Québec, un peu plus de 35 000 arbres en compensation depuis ses débuts en 2011. 

« La grande majorité des compensateurs sont des personnes comme vous et moi, indique Mme Ayotte, ingénieure forestière depuis 2009. Ce sont des gens de partout au Québec. On avait une forte tendance vers des personnes de Montréal et Québec, mais dernièrement on a beaucoup de gens des Laurentides. On a aussi des gens de l’extérieur du Québec qui ont compensé lorsqu’ils sont venus en voyage. »

Objectif séquestration du carbone

Nicolas Fournier, directeur général de l’Aménagement forestier coopératif des Appalaches, et Manon Ayotte sont clairs et ne tentent pas de faire de cachettes : ce ne sont pas tous les arbres qui se rendront jusqu’au bout. Le scénario de compensation carbone prévoit des éclaircies. Les meilleures tiges seront sélectionnées pour optimiser la croissance.

« Lors de la première éclaircie à environ 30 ans, on va enlever environ 40 % des tiges, les plus faibles et celles qui sont en dessous des autres, souligne M. Fournier. Au bout des 60 ans, il va rester entre 500 et 600 tiges sur les 2000 initiales. »

C’est qu’au-delà du stockage de carbone, l’objectif est d’avoir, à terme, des arbres qui peuvent être utilisés pour faire des produits du bois. Lorsqu’un arbre meurt et se décompose ou brûle, le carbone qu’il a capté retourne dans l’atmosphère. Si l’arbre est utilisé pour faire du papier ou transformé en deux par quatre, par exemple, pour la construction d’une maison, le carbone restera emprisonné beaucoup plus longtemps.

« On doublerait la période de stockage avec les produits de bois, du bâton de baseball au madrier, mentionne Manon Ayotte. Au lieu d’avoir quelque chose sur 60 ans, on tombe à 120 ans en moyenne. Au fil du temps ces calculs vont peut-être changer parce que les maisons vont peut-être durer plus longtemps. Il y a toutes sortes de choses qui font qu’on est de plus en plus durable. »

« La base du projet, c’est le cycle du bois, ajoute Nicolas Fournier. On fait pousser des arbres, donc on capte du carbone et ensuite on veut le séquestrer, c’est-à-dire faire beaucoup plus de construction en bois qu’en ce moment. Il y a des structures de plus de six étages faites en bois maintenant. Ça remplace le béton qui produit beaucoup de gaz carbonique. »

Un projet pilote pour les feuillus

Compensation CO2 Québec ne plante, pour l’instant, que des épinettes blanches. 

« On n’a pas besoin de la protéger contre les animaux et à 4 $ on arrive à couvrir les frais d’achat, de transport, de plantation, d’entretien et d’administration, explique Manon Ayotte. On a aussi des recherches précises. En 60 ans on sait qu’elle capte 0,182 tonne de carbone. Si on change d’essence, c’est un calcul complètement différent. »

Un projet pilote est toutefois à l’étude, en partenariat avec l’École secondaire du Triolet à Sherbrooke, pour tester la plantation de feuillus dont l’érable et le chêne. 

« On a eu des demandes pour planter des feuillus, mais ce n’est vraiment pas évident à cause des chevreuils, explique Mme Ayotte. Si on ne protège pas les arbres, le chevreuil passe et le mange de façon systématique. C’est un combat. »

Environnement

La désobéissance civile nécessaire, selon des militants écologistes

Les militants écologistes qui luttent contre le changement climatique veulent augmenter la pression sur les gouvernements qu’ils accusent d’inaction face à l’urgence mondiale décriée par les scientifiques de la planète. La prochaine étape pourrait bien être la désobéissance civile et un expert estime que leur argument est de plus en plus solide.

Le 13 juillet dernier, 25 militants associés au groupe Extinction Rébellion Québec ont été volontairement arrêtés, sans aucune résistance, au terme d’un sit-in qui aura duré près de cinq heures sur la rue Sherbrooke au centre-ville de Montréal.

Environnement

Veille d’orages violents pour plusieurs régions du Québec [VIDÉO]

MONTRÉAL - Environnement Canada a émis mardi matin une multitude de veilles d’orages violents pour les régions du sud et du centre du Québec, notamment pour le long de la populeuse vallée du Saint-Laurent, de Montréal jusqu’à Québec.

L’agence fédérale signale que les conditions météorologiques seront propices plus tard en journée à la formation d’orages violents pouvant produire de fortes rafales de vent, de la grêle de grosse taille et de la pluie forte.

Environnement Canada rappelle que de tels orages violents peuvent produire des tornades.

Les régions urbaines concernées sont celles de Québec, Montréal, Joliette, Saint-Jérôme, Trois-Rivières, Shawinigan, Sorel-Tracy, Granby, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe, Drummondville, Victoriaville, Thetford Mines, Lac-Mégantic et Saint-Georges.

Entre-temps, les avertissements de chaleur transmis lundi matin demeurent en vigueur dans certaines de ces régions pour la journée de mardi.

Des baisses de température et un assèchement graduel de l’air devraient se produire mercredi.

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Environnement

Chaleur et humidité élevées pour plusieurs régions du Québec [VIDÉO]

Environnement Canada a émis lundi matin un avertissement de chaleur pour quelques régions métropolitaines du sud et du centre du Québec.

Le service météorologique précise qu'une masse d'air chaud et humide persistera jusqu'à mardi soir causant de la chaleur accablante. Les valeurs combinées de température et d'humidité donneront un facteur humidex près de 40 degrés Celsius.

Un avertissement de chaleur est émis lorsque des conditions très chaudes ou humides devraient présenter un risque élevé de malaises liés à la chaleur, comme les coups de chaleur et l'épuisement dû à la chaleur.

Les risques sont plus grands pour les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques et celles qui travaillent ou font de l'exercice à l'extérieur.

Les secteurs visés sont ceux de Gatineau, Montréal, Salaberry-de-Valleyfield, Joliette, Saint-Jérôme et Sorel-Tracy.

Environnement Canada a diffusé un bulletin météorologique spécial pour quelques autres régions, signalant que les températures seront élevées, mais que le facteur humidex sera un peu inférieur. Ce bulletin s'adresse aux régions de Granby, Sherbrooke, Drummondville, Sainte-Agathe, Trois-Rivières, Victoriaville, Saint-Georges et Québec.

Par ailleurs, quelques secteurs de l'Outaouais, de l'Abitibi-Témiscamingue et des Laurentides faisaient l'objet lundi matin d'une veille d'orages violents. C'était le cas pour Pontiac, Maniwaki, Mont-Laurier, Val-d'Or et Rouyn-Noranda.

Environnement

Changements climatiques: qu'arriverait-il si un pays était englouti par les eaux ?

Les petits pays insulaires comptent parmi les plus petits émetteurs de gaz à effet de serre. Pourtant, ils subissent de façon disproportionnée les conséquences des changements climatiques. Leur souveraineté est en danger et rien n'est fait pour les sauver.

Alors que la coopération internationale en matière d'environnement stagne, nous devons nous demander quelles seront les conséquences des changements climatiques sur la souveraineté des pays vulnérables. C'est particulièrement important parce que le principe d'État souverain est fondamental en relations internationales. Toute menace à la souveraineté d'une nation pourrait avoir des répercussions sans précédent sur la gouvernance mondiale.

Un État est défini en droit international par la Convention de Montevideo selon quatre critères spécifiques : une population permanente, un territoire défini, un gouvernement et la capacité d'entrer en relation avec d'autres États. Aujourd'hui, ces conditions pourraient être menacées par l'incapacité de la communauté internationale à s'engager dans des actions environnementales fortes.

En effet, la République de Kiribati a déclaré en 2015 que les effets des changements climatiques menacent son existence même en tant que nation. Avec les Maldives, les Îles Marshall, Tokélaou et Tuvalu, Kiribati est particulièrement vulnérable aux effets des changements climatiques car elle est entièrement composée d'atolls, c'est à dire d'îles coralliennes ayant la forme d'un anneau fermé, de faible altitude.

Alors que le pays plaide en faveur d'une action internationale et proactive face au réchauffement climatique, les effets de la montée des mers, de la mort des coraux et de l'intensification des risques naturels mettent à rude épreuve sa capacité de fonctionnement.

Des nations entières impactées

Un pays composé d'atolls se caractérise par des réserves d'eau douce souterraines sensibles à l'élévation du niveau de la mer et à la sécheresse, ce qui expose les populations au risque de graves pénuries d'eau. Les changements climatiques affectent également la production agricole, entraînant des pénuries alimentaires et des migrations internes.

Sur les petites îles, les mouvements exigeront bientôt que les communautés et les individus traversent les frontières. Ces facteurs pourraient menacer un critère fondamental du statut d'État tel que défini par la Convention de Montevideo : une population permanente.

L'ancien président de Kiribati, Anote Tong, a dit un jour que « nos îles, nos maisons, ne seront peut-être plus habitables - ou même n'existeront plus - au cours de ce siècle ». Cela indique que le deuxième critère du statut d'État, un territoire, est menacé. Alors que les changements climatiques s'accélèrent et que les pays commencent à ressentir les effets de l'érosion des rives, les chercheurs réfléchissent à des solutions.

Un État peut-il cesser d'exister?

Parmi celles-ci, le mécanisme du « gouvernement en exil » a été proposé. Cet outil permet à un gouvernement de fonctionner à l'extérieur de son territoire, mais nécessite le maintien d'une population. Elle a également besoin qu'une autre nation souveraine lui donne un morceau de territoire.

Bien sûr, il semble hautement improbable qu'un État cède volontairement des terres à une nation à des fins de réinstallation, ou que cette dernière abandonne son territoire.

En fin de compte, ce mécanisme n'est probablement pas une réponse efficace puisque les changements climatiques compliquent la dynamique du pouvoir entre les nations.

En cas de disparition d'un pays, il n'est pas certain qu'il conserverait sa souveraineté aux yeux de la communauté internationale. Cependant, les Nations Unies laissent entendre qu'il est improbable qu'un État cesse tout simplement d'exister en raison de ce qu'elles appellent la « présomption de continuité ». Cette ambiguïté entourant le maintien du statut d'État des nations vulnérables devrait sortir la communauté internationale de son immobilisme sur ces questions.

Malheureusement, le principe international de souveraineté est une arme à double tranchant. Il donne aux émetteurs historiques la liberté absolue de réagir aux changements climatiques par des accords non contraignants et de remettre à plus tard l'adoption de traités efficaces. Mais la question de l'élévation du niveau des mers et la menace qui pèse sur la souveraineté des États du Pacifique devraient susciter des inquiétudes chez les défenseurs de ce principe.

Un climat politique froid

Les républicains aux États-Unis, par exemple, ont toujours tenu à défendre la souveraineté des États-Unis par diverses formes de rhétorique et de positions internationales. En septembre 2018, le président Donald Trump a averti les Nations Unies qu'il ne renoncerait pas leur souveraineté à une « bureaucratie non élue », un an après avoir retiré les États-Unis de l'accord de Paris sur le climat.

Donald Trump a déclaré que « les nations responsables doivent se défendre contre les menaces à la souveraineté » tout en se vantant des exportations massives de pétrole, de gaz et de ce qu'il a appelé le charbon « propre » de son pays. Alors qu'il continuait à chanter les mérites des combustibles fossiles et la protection de la souveraineté des États-Unis contre la gouvernance mondiale, le président a fait passer les questions environnementales à l'arrière-plan de la scène internationale.

La défense de l'indépendance des États-Unis à l'égard des obligations internationales figure en bonne place à l'ordre du jour de Donald Trump et, par conséquent, dans le contexte de l'accélération des crises environnementales et de l'isolationnisme croissant, il semble très peu probable qu'il défende la souveraineté en déclin des pays du Pacifique.

Toutefois, ne blâmons pas seulement les États-Unis pour ne pas avoir réussi à protéger un principe immuable des relations internationales.

Un avenir incertain

La communauté politique internationale a produit, année après année, des accords environnementaux non contraignants et sans inspiration qui ne contribuent guère à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le principe du « pollueur-payeur » propose que la prise en charge des coûts de la pollution soit proportionnelle au degré de responsabilité dans sa production.

Cette directive est difficilement acceptée lors les négociations internationales, avec la question de la responsabilité encore au cœur des débats entre pays industrialisés et pays en émergence.

Le sort des îles englouties s'aggrave alors que la communauté internationale peine à lutter efficacement contre les changements climatiques. Sans action concrète, les migrations climatiques transfrontalières s'accéléreront à mesure que les ressources diminueront et que les territoires seront érodés par l'élévation du niveau de la mer, poussant les gens hors de leurs foyers et mettant en danger la souveraineté de pays entiers du Pacifique.

Ils comptent parmi les plus petits émetteurs de gaz à effet de serre et pourtant, ils subissent de façon disproportionnée les conséquences des changements climatiques. Cette situation met en évidence le manque de solidarité et l'injustice climatique au sein de la communauté internationale.

Malheureusement, le manque d'intérêt pour les changements climatiques et la réticence des États-Unis à s'engager dans des discussions sur l'environnement pourraient bientôt soulever une question sans précédent en droit international : que fait-on précisément si un pays coule ?

* * * * *

Ce texte est d'abord paru sur le site franco-canadien de The Conversation. Reproduit avec permission.

«La science dans ses mots» est une tribune où des scientifiques de toutes les disciplines peuvent prendre la parole, que ce dans des lettres ouvertes ou des extraits de livres.

Environnement

Feu de forêt : la SOPFEU appelle à la prudence pour les prochains jours

QUÉBEC — La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) lance pour le Québec un appel à la prudence pour les prochains jours.

L'organisme affirme que le danger d'incendie variera d'élevé à extrême dans l'ensemble du territoire québécois jusqu'à dimanche, et qu'il le demeurera jusqu'au lendemain dans la région de la Basse-Côte-Nord.

La SOPFEU précise que les régions les plus à risque sont le Nord-du-Québec, l'Abitibi-Témiscamingue, l'ensemble de la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et Chaudière-Appalaches.

Les températures chaudes et les vents assècheront rapidement la végétation. La SOPFEU signale que ces conditions sont propices aux incendies de forêt surtout en cette période où plusieurs vacanciers allument des feux de camp, des feux d'artifice, emploient un véhicule tout-terrain (VTT) ou font usage d'articles de fumeurs.

Pour faire un feu de camp en toute sécurité, la SOPFEU recommande fortement d'utiliser un foyer muni d'un pare-étincelle avec des ouvertures d'une dimension maximale de 1 centimètre.

Depuis le début de la saison de protection, 156 incendies ont été allumés affectant 5722 hectares de forêt selon la SOPFEU, dont la plupart sont imputables à l'activité humaine.

En moyenne, la SOPFEU enregistre à cette période de l'année, 353 incendies pour 36 811 hectares de forêt touchée.

Environnement

Baleines: engins de pêche perdus retirés du golfe

MONCTON — Des agents de Pêches et Océans Canada et des membres de la Garde côtière ont retiré 101 casiers de crabe des neiges perdus dans le golfe du Saint-Laurent dans le cadre d’efforts déployés pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition.

Le ministère des Pêches a indiqué que le retrait des cages avait également permis de sortir de l’eau plus de neuf kilomètres de corde.

L’opération de récupération annoncée la semaine dernière pour retrouver les «engins fantômes» s’est récemment déroulée sur trois jours.

Sept navires ont ciblé les zones du golfe où les pêcheurs ont signalé le plus grand nombre d’engins perdus ou manquants.

Le ministère a indiqué que tout équipement légal signalé comme perdu serait restitué à son propriétaire, mais que tout équipement non signalé serait conservé à des fins d’enquête, ce qui pourrait donner lieu à des poursuites en justice.

Par ailleurs, le gouvernement fédéral a annoncé mercredi dans la région du Bas-Saint-Laurent qu’il investirait 3 millions $ dans des projets scientifiques visant à protéger les baleines.

Ces fonds serviront notamment à mener des recherches sur de nouveaux outils pour mieux suivre les déplacements des baleines, et sur des technologies permettant aux marins et aux navires de détecter la présence des mammifères marins.

Une autre baleine morte?

Des agents fédéraux tentaient mercredi de confirmer si une baleine noire de l’Atlantique Nord morte, aperçue dimanche, représente un nouveau décès ou si le même animal avait déjà été vu le mois dernier.

Pêches et Océans Canada a déclaré dans un communiqué que le mammifère marin avait été aperçu pour la première fois au large de l’est du Cap-Breton le 21 juillet, dans un «état de décomposition avancé».

Le ministère a déclaré mardi qu’il tentait de confirmer s’il s’agissait d’une autre baleine morte ou de la même que celle qui avait été vue le 24 juin dans la même région.

Cette année, huit baleines noires ont été retrouvées mortes dans les eaux canadiennes.

Environnement

Une belle température à prévoir pour les vacances

Environnement Canada prévoit de belles et chaudes températures pour les deux prochaines semaines à Québec, juste à temps pour les vacances de la construction.

Le temps très humide mélangé à la lourde chaleur des derniers jours ne devrait pas se répéter pour les vacances, toujours selon Environnement Canada. Les températures seront saisonnières, peut-être un peu au-dessus de la moyenne. Le mercure pourra atteindre au maximum les 30 degrés Celsius.

Si quelques jours plus nuageux sont annoncés, le ciel sera majoritairement ensoleillé.

Dimanche, un avertissement de chaleur était toujours en vigueur pour plusieurs régions du Québec, notamment pour l’Estrie, Montréal et Lanaudière. 

Un avertissement de chaleur est émis lorsque des conditions très chaudes ou humides présentent un risque élevé de malaises, comme les coups de chaleur et l’épuisement lié à la chaleur. On recommande alors de rester au frais et de boire beaucoup d’eau. 

Lundi matin, le temps redeviendra plus sec. Tout le monde pourra le ressentir, ce qui en réjouira plus d’un. 

Environnement

Journée collante et humide sur le Québec: plus de 40 degrés avec l’humidex

MONTRÉAL — La vague de chaleur intense qui a traversé une grande partie de l’Amérique du Nord se fait ressentir ce week-end au Québec après avoir traversé le Canada et les deux tiers des États-Unis.

La province n’est pas épargnée par cette masse d’air chaud et très humide qui a envahi le sud du territoire, vendredi. Les Québécois ont droit à une autre journée collante et humide, voire suffocante, samedi.

Environnement et Changement climatique Canada a lancé un avertissement de chaleur pour plusieurs régions. Le météorologue Alexandre Parent précise que cette vague de chaleur touche l’ouest, le sud et le centre du Québec. Les régions de l’Outaouais, de l’Estrie, de la Beauce, des Basses-Laurentides, de Lanaudière ainsi que les grandes régions de Québec et Montréal, en passant par Trois-Rivières, ne sont pas épargnées.

Le mercure va encore une fois dépasser les 30 degrés Celsius dans la journée de samedi, mais on va plutôt ressentir plus de 40 degrés en tenant compte du facteur humidex.

Montréal a connu vendredi sa première journée de l’été dépassant les 40 degrés Celsius quand une température de 41 degrés, en tenant compte du facteur humidex, a été enregistrée en après-midi à l’aéroport Montréal-Trudeau.

Il n’y aura pas de répit non plus la nuit prochaine avec des minimums prévus au-dessus des 20 degrés Celsius, voire possiblement 25 à Montréal. Cette vague de chaleur va s’étirer jusqu’à dimanche, selon M. Parent. Il faudra attendre jusque dans la nuit de dimanche à lundi pour avoir une première nuit fraîche et ouvrir les fenêtres afin de changer l’air des maisons et des logements. Un front froid fera alors son travail et chassera l’humidité, note le météorologue d’Environnement Canada.

Quant à la masse d’air chaud actuelle, elle provient d’un anticyclone, soit une zone de haute pression, qui était, il y a quelques jours, au-dessus du Midwest américain, explique Alexandre Parent. Les vents l’ont fait se déplacer sur les deux tiers des États-Unis, en passant par le du sud de l’Ontario et maintenant à travers le Québec et se sera ensuite au tour des Maritimes. L’humidité augmente à mesure qu’avance cette vague de chaleur qui va perdurer jusqu’à dimanche, dit M. Parent.

Environnement

Changements climatiques: les élèves canadiens à la traîne

VANCOUVER — Les élèves du secondaire canadiens ne connaissent pas toute la problématique reliée aux changements climatiques, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de la Colombie-Britannique et de l'Université de Lund, en Suède.

Les auteurs de l'étude ont analysé les manuels et les programmes de sciences dans les 13 provinces et territoires du pays. Ils ont aussi interrogé des responsables de la conception de ces programmes dans six provinces.

Si en général, les programmes canadiens soulignent que les changements climatiques sont en train de se produire et qu'ils sont causés par les êtres humains, ils ne mentionnent pas la force du consensus scientifique derrière ce phénomène, ses répercussions et ses solutions.

«C'est important, car si les élèves ne comprennent pas qu'il existe des solutions ou que les experts sont d'accord sur le fait qu'il s'agit d'un problème causé par les humains, ils ne seront probablement pas motivés à aider à le résoudre», soutient Seth Wynes, un candidat au doctorat à UBC et auteur principal de l'étude.

«Nous savons que l'éducation scientifique au Canada, telle que définie dans divers documents provinciaux, est de préparer en partie les élèves à devenir des citoyens de l'environnement.»

L'étude a évalué les programmes selon six critères : connaissances de base du climat physique, de l'élévation des températures mondiales, de la nature anthropique des changements climatiques, de ses conséquences négatives et des solutions possibles pour éviter les effets les plus graves.

Les chercheurs disent avoir constaté que les résultats varient selon les provinces et les territoires.

C'est le programme de la Saskatchewan, pourtant la province qui émet le plus de gaz à effet de serre par habitant au Canada, qui présente le plus la problématique, suivi par celui de l'Ontario.

«C'est un indicatif encourageant de la façon dont les programmes d'études sont conçus au Canada», dit M. Wynes.

La Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick présentaient les documents plus anciens. Leur programme offrait la couverture la moins complète des changements climatiques. Selon l'étude, les cours obligatoires se contentaient d'indiquer un seul constat : l'existence des réchauffements climatiques.

Selon M. Wynes, il peut aussi exister des différences entre les documents présentés par les enseignants et l'apprentissage réel des élèves.

«Cela peut être difficile pour les enseignants exerçant leur profession dans une collectivité divisée par le sujet. D'autres parts, d'autres enseignants passionnés par le sujet ont la possibilité de l'approfondir et d'encourager leurs élèves à s'engager plus amplement.»

Les enseignants ont besoin d'un soutien supplémentaire et les programmes d'études canadiens doivent peut-être être révisés en raison de la nature en rapide mutation de la crise climatique, constate M. Wynes.

«Il y a 15 ans, nous ignorions certaines choses. Une révision changerait les objectifs d'apprentissage et pourrait aussi changer l'importance que l'on doit accorder à ce sujet.»

Wynes a reconnu que l'étude se limitait à l'analyse du programme de sciences et que d'autres matières et cours pouvaient parfois incorporer une éducation au changement climatique. Mais, a-t-il dit, les cours de sciences sont principalement consacrés au changement climatique.

Environnement

Deux autres baleines noires de l’Atlantique Nord retrouvées mortes

OTTAWA — Deux autres baleines noires de l’Atlantique Nord ont été retrouvées mortes dans les eaux canadiennes au cours des deux derniers jours, ont annoncé vendredi le ministère des Pêches et des Océans et la Garde côtière canadienne.

L’un des mammifères marins a été aperçu, par surveillance aérienne jeudi, dérivant à l’ouest des Îles-de-la-Madeleine, dans le golfe Saint-Laurent. L’animal a été repéré de nouveau vendredi matin par l’équipage du NGCC LeBlanc et une nécropsie aura lieu à Grand-Étang, au Québec, dimanche.

Au cours de la journée, une deuxième baleine noire a été retrouvée morte, cette fois au large de Glace Bay, en Nouvelle-Écosse. Cette même baleine avait été vue pour la première fois par un pêcheur, le 24 juin, mais les équipes du ministère n’avaient pas pu la retrouver.

Au total, huit de ces baleines en voie de disparition sont mortes depuis le début de l’année. L’an dernier, aucun décès n’avait été constaté.

On ne connaît pas encore l’identité des baleines, et on ignore comment et où elles sont mortes exactement.

Le ministère assure qu’il prend «très au sérieux» la protection des baleines noires, dont il ne resterait que 400 espèces dans le monde.

«C’est pourquoi nous avons récemment annoncé des mesures supplémentaires pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord, y compris le rajustement du seuil de déclenchement des fermetures de pêche de sorte que si une ou plusieurs baleines noires sont observées dans le golfe du Saint-Laurent (y compris autour de l’île d’Anticosti, du détroit de Cabot et du détroit de Belle-Île), la zone de l’observation sera fermée durant 15 jours pour toute pêche à engins fixes non surveillés», indique-t-on dans un communiqué.

Environnement

Avertissement de chaleur et d'humidité dans le sud et le centre du Québec

MONTRÉAL — Environnement Canada a émis vendredi matin pour plusieurs secteurs urbains du sud et du centre du Québec un avertissement de chaleur en raison d'une masse d'air chaud et très humide qui envahira ces régions jusqu'à samedi.

Le bulletin concerne les régions de Montréal, Laval, Longueuil, Gatineau, Maniwaki, Saint-Jérôme, Saint-Agathe, Joliette, Saint-Hyacinthe, Drummondville, Sorel-Tracy, Shawinigan, Trois-Rivières, Sherbrooke, Victoriaville, Thetford Mines et Saint-Georges.

L'agence fédérale précise que les valeurs d'humidex seront élevées et oscilleront entre 40 et 45 degrés Celsius, particulièrement dans les zones fortement urbanisées. De plus, l'indice de rayons ultraviolets (UV) sera élevé.

Un avertissement de chaleur a aussi été diffusé pour Québec, mais la valeur d'humidex sera légèrement inférieure à 40 degrés.

Les consignes habituelles lorsqu'il fait très chaud sont en vigueur. Les autorités recommandent à la population de passer de deux à trois heures par jour dans un endroit frais ou climatisé, de boire régulièrement de l'eau, sans attendre d'avoir soif, de réduire les efforts physiques, de ne jamais laisser un enfant seul ou un animal dans une automobile ou dans une pièce mal ventilée et de s'informer de l'état de santé des proches qui sont âgés ou malades et, au besoin, de les accompagner dans un endroit climatisé.

Aucun avertissement de chaleur n'avait été émis vendredi matin pour les trois provinces des Maritimes.

Environnement

Chaleur et humidité: Environnement Canada publie un bulletin météo spécial [VIDÉO]

Une masse d’air chaud et humide touchera plusieurs secteurs urbains du Québec, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse au cours des prochains jours.

Environnement Canada a diffusé mercredi matin un bulletin météorologique spécial pour le Québec et des avertissements de chaleur pour certaines régions des Maritimes.

L’humidité sera élevée et la température ressentie pourrait avoisiner les 40 degrés Celsius, particulièrement dans les zones très urbanisées du Québec, vendredi et samedi. De plus, l’indice de rayons ultraviolets (UV) sera élevé, prévient l’agence fédérale.

Le bulletin concerne les régions de Montréal, Laval, Longueuil, Pontiac, Maniwaki, Saint-Jérôme, Joliette, Saint-Hyacinthe, Drummondville, Sorel-Tracy, Shawinigan, Trois-Rivières et Victoriaville, au Québec.

Au Nouveau-Brunswick, les régions de Fredericton, Moncton et Shédiac étaient touchées par une forte chaleur mercredi, de même que la région de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Dans ces régions des Maritimes, les valeurs d’humidex pourraient surpasser les 35 degrés Celsius, surtout dans les zones plus peuplées. Le mercure devrait toutefois diminuer au cours de la nuit sous l’effet d’un front froid qui traversera la région.

Lorsqu’il fait très chaud, les responsables de la santé publique recommandent à la population de passer de deux à trois heures par jour dans un endroit frais ou climatisé, de boire de l’eau régulièrement, sans attendre d’avoir soif, de réduire les efforts physiques, de ne jamais laisser un enfant seul dans une automobile ou dans une pièce mal ventilée et de s’informer de l’état de santé des proches qui sont âgés ou malades et, au besoin, de les accompagner dans un endroit climatisé.

Environnement

Protection de l’eau potable: la Ville de Québec débloque 1,9 M$ pour fermer un garage

Jugeant les activités du garage Automobiles St-Charles dangereuses pour la principale prise d’eau potable de Québec, la mairie a débloqué 1,9 million $ «plus les taxes applicables» pour que les propriétaires mettent fin à leurs activités de mécanique et d’entreposage de véhicules accidentés.

«La rivière Saint-Charles circule très près du terrain», fait remarquer la conseillère en communication Isabelle Petit, au sujet du commerce planté au 513, rue Roussin. Et la station de pompage municipale, source d’eau potable de près de 300 000 citoyens des villes de Québec, L’Ancienne-Lorette et Wendake, se trouve à quelques kilomètres en aval.

«De plus, un cours d’eau longe le terrain et celui-ci se draine par la suite dans la rivière», ajoute Mme Petit, soulignant en outre que le garage «est en zone inondable réglementée». 

L’environnement en souffre : «Les activités sur ce terrain, soit l’entreposage de carcasses de voiture à ciel ouvert ou encore le démontage des pièces, génèrent des polluants importants [comme les hydrocarbures] se drainant vers la prise d’eau.»

Risque important

Le risque de contamination serait important. Sur le Web, l’entreprise se vante d’ailleurs d’avoir «plus de 1000 véhicules accidentés» en stock. Tous conservés derrière le garage et sur le lot voisin.

«En raison de la localisation du terrain et de la volonté de la Ville de protéger la qualité de l’eau dans ce bassin versant», les autorités ont donc décidé de mettre la main dessus. D’autant plus que les propriétaires voulaient s’en départir. 

La mairie n’avait pas prévu cet achat à court terme, mais la mise à vente a précipité la décision. «La propriété est occupée par une entreprise de recyclage automobile et de ferraille», note-t-on dans un document expliquant la transaction. «L’acquisition de ce site est une opportunité considérant que ce terrain a été jugé hautement prioritaire pour la protection de la prise d’eau de la rivière Saint-Charles.»

Voilà pourquoi la mairie a accepté de payer nettement plus que la valeur inscrite au rôle municipal, soit 561 000 $.

«Les parties se sont entendues sur la base d’un rapport d’évaluation réalisé par une firme externe pour l’immeuble et d’une expertise comptable externe pour la valeur de l’entreprise […], pour une somme totale de 1900 000 $, plus les taxes applicables», détaille-t-on dans le document récemment diffusé. Le montant est ainsi divisé : «Une somme de 1200 000 $, plus les taxes applicables, pour l’immeuble et une somme de 700 000 $, plus les taxes applicables, pour les dommages au locataire à la suite de la cessation des opérations et le nettoyage complet du site.»

Car les propriétaires sont responsables de faire le ménage. Au cours de l’hiver, «ils sortiront l’ensemble des voitures et ils démoliront le bâtiment», note Isabelle Petit. «En parallèle, la Ville caractérisera les sols en place. Ceci permettra d’évaluer le projet le plus pertinent à réaliser en fonction de la présence ou non de contaminants.»

Environnement

L'industrie musicale britannique déclare «l'état d'urgence» climatique

LONDRES — Radiohead, Pretenders, Decca Records, etc. : des dizaines d’artistes et labels de musique britanniques ont lancé vendredi le mouvement «Music declares emergency» («La musique déclare l’état d’urgence» climatique) pour militer en faveur de la cause écologique.

Parmi les membres du mouvement figurent également les légendaires studios d’Abbey Road, les maisons de disque Universal Music UK, Sony Music UK, Warner Music UK, le DJ Bonobo ou le groupe The Cinematic Orchestra.

«Il n’a jamais été aussi important de comprendre la gravité de la crise climatique», souligne le mouvement dans un communiqué.

«Music Declares Emergency a été créé pour permettre au secteur de la musique du Royaume-Uni de déclarer l’état d’urgence climatique et écologique [...] et demander au gouvernement» d’y répondre, ajoute-t-il.

Le mouvement réclame notamment que le Royaume-Uni atteigne la neutralité carbone dès 2030, soit 20 ans plus tôt que l’objectif fixé en juin par l’exécutif britannique.

Il reconnaît également «l’impact environnemental des pratiques de l’industrie musicale et s’engage à «prendre des mesures urgentes» pour y remédier.

«Music declares emergency» dit avoir été inspiré par le mouvement Extinction Rebellion, (XR), qui prône la désobéissance civile non violente contre l’inaction climatique et a mené en avril une série d’actions de blocages dans la capitale britannique.

Environnement

Barry menace la Louisiane

BOOTHVILLE — À quelques heures de l’arrivée de la tempête tropicale Barry sur les côtes de Louisiane, les autorités américaines multipliaient les mises en garde, mais les consignes données aux habitants étaient désormais de rester calfeutrés.

Des milliers d’habitants de cet État du Sud, où le souvenir du dévastateur ouragan Katrina en 2005 est encore présent, ont évacué vendredi les zones côtières face à l’avancée de ce qui devrait se transformer en ouragan — le premier de la saison dans l’Atlantique — juste avant de toucher terre tôt samedi matin non loin de La Nouvelle-Orléans.

Pour entrer dans la catégorie 1 des ouragans, il devra souffler au moins à 119 km/h. Selon le dernier bulletin des météorologues à 21h samedi, ses vents allaient à 100 km/h.

Certains habitants ont décidé d’obéir aux ordres d’évacuation. Mais d’autres, en particulier dans les bayous, ont choisi de braver les éléments.

Dung Nguyen, pêcheur de crevettes à Boothville à une centaine de kilomètres de La Nouvelle-Orléans, lance à l’AFP : «Je n’ai pas peur». Au grand dam de son fils Nam qui confie lui avoir dit que c’était «le calme avant la tempête».

«Mais il est de la vieille école», souligne-t-il.

Même résistance à quelque distance de là. «On est déjà restés pendant des gros ouragans alors qu’on aurait dû partir», explique Keith Delahoussaye, devant sa maison mobile à Port Sulphur.

«Mais on partira si on voit que l’eau monte jusqu’ici», dit ce mécanicien de 60 ans, surveillant le niveau du Mississippi tout proche. «Je pense que ça fait partie de la culture».

Des dizaines — peut-être même des centaines — d’habitants de Plaquemines, non loin, se sont réfugiés dans des «camps des marais», les bayous du delta seulement accessibles par bateau.

Niveau du Mississippi

Ce n’est pas tellement le vent qui suscite les inquiétudes, mais plutôt les pluies diluviennes et la submersion côtière (jusqu’à 1,80 m attendu) qui l’accompagnent.

D’autant que le sol de la région est déjà bien saturé après de récents orages et une pluviosité importante depuis le début de l’année ayant provoqué plusieurs crues du Mississippi.

Facteur aggravant, relèvent les météorologues : la faible vitesse de déplacement de la tempête «va avoir pour conséquence une longue période de fortes chutes de pluie et de risque d’inondation», en particulier dans le delta du Mississippi et au-delà «jusqu’au début de la semaine prochaine».

La tempête devrait apporter 15 à 25 cm de pluie sur une large bande de la côte, mais l’accumulation des précipitations pourrait atteindre 50 cm par endroits.

Et le Mississippi, plus grand fleuve d’Amérique du Nord, atteignait déjà vendredi son niveau de crue (5,18 m) à La Nouvelle-Orléans, protégée par des digues de 6,10 m. Le fleuve devrait culminer à 5,79 m, selon les météorologues.

L’État reste traumatisé par le souvenir du puissant ouragan Katrina en août 2005. Les digues protégeant La Nouvelle-Orléans avaient cédé sous le poids de l’eau, inondant 80 % de la cité et causant un millier de morts, sur un total de plus de 1800 durant la catastrophe.

Mais les digues devraient tenir, a affirmé le gouverneur John Bel Edwards, qui a décrété l’état d’urgence mercredi.

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi soir la Louisiane en situation d’urgence, permettant aux agences fédérales de participer aux secours.

Couvre-feu

La tempête se trouvait vendredi soir à 135 kilomètres au sud-est de la ville côtière de Morgan City, située non loin de La Nouvelle-Orléans, selon le dernier bulletin du Centre national des ouragans (NHC).

Certaines routes de la principale ville de Louisiane se trouvaient déjà sous les eaux depuis mercredi à la suite de forts orages. Les activités du port ont été perturbées et le concert des Rolling Stones prévu dimanche au Superdome a été reporté à lundi.

La mairie de la ville, dont les 118 pompes sont prêtes à évacuer l’eau, a ordonné un couvre-feu à partir de 20h vendredi. D’autres bourgades ont fait de même.

Dans le célèbre Quartier français, des sacs de sable protègent les pas-de-porte des magasins et les devantures sont recouvertes de planches de bois.

Pour le réseau GSCC, qui rassemble des professionnels du climat du monde entier, «le risque de Barry est différent de celui de Katrina : en 2005, les digues de la côte avaient cédé, cette fois-ci, ce sont les digues du fleuve qui seront testées».

«La température à la surface de l’eau du golfe du Mexique est au-dessus de la moyenne et fournit au système des forces pour s’intensifier», a expliqué dans le communiqué du GSCC Jill Trepanier, spécialiste des phénomènes climatiques à l’université de Louisiane. Selon elle, Barry est un parfait exemple des conséquences du changement climatique.

Environnement

Veille d’orages violents au Québec

MONTRÉAL - Environnement Canada a émis jeudi matin une veille d’orages violents qui pourraient s’abattre en après-midi ou en soirée sur plusieurs secteurs du sud et du centre du Québec.

L’agence fédérale précise que les conditions seront favorables à la formation d’orages dangereux pouvant produire des rafales de vent très fortes et de la pluie torrentielle.

Les régions visées par la veille météorologique sont celles de Montréal et de ses banlieues nord et sud, Saint-Jérôme, Sainte-Agathe et Mont-Laurier dans les Laurentides, Maniwaki en Outaouais, de même que celles de Drummondville, Saint-Hyacinthe, Sorel-Tracy, Joliette, Shawinigan, Trois-Rivières et Victoriaville

Environnement Canada prévient que des rafales de la force qui est prévue peuvent endommager des bâtiments, déraciner des arbres, emporter de gros véhicules hors de la route et surprendre les plaisanciers. De tels orages violents peuvent produire des tornades.

De plus, des pluies torrentielles peuvent causer des crues soudaines et une accumulation d’eau sur les routes. Par exemple, dans la région de Montréal, 20 millimètres de pluie pourraient tomber en peu de temps en fin de journée ou en début de soirée.

Environnement

Les libéraux et les conservateurs s'affrontent sur le climat

OTTAWA — Un jour après que le chef conservateur Andrew Scheer eut accusé les libéraux de préparer une «taxe secrète sur le carburant» pour les familles, les aînés et les agriculteurs, les libéraux ont réagi en alléguant que les conservateurs n'avaient que du salissage à offrir plutôt qu'un véritable plan sur le changement climatique.

Les élections fédérales auront lieu dans plus de trois mois, mais les deux partis ont déjà ouvert les hostilités. Les libéraux font le pari que les électeurs canadiens veulent des politiques efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les conservateurs croient que ces mêmes électeurs ne veulent pas payer trop cher pour ces politiques.

Environnement

De nouvelles mesures d’urgence pour protéger les baleines noires

MATANE — Ottawa a adopté de nouvelles mesures d’urgence, lundi, afin de mieux protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord, dont l’espèce est en voie de disparition. Par ces mesures, le gouvernement augmente le nombre de navires touchés par les limitations de vitesse et élargit les secteurs où les limitations de vitesse des navires seront applicables. De plus, la surveillance aérienne sera accrue et un nouveau financement sera consacré à des initiatives d’intervention auprès des mammifères marins.

C’est ce qu’ont annoncé les ministres Marc Garneau et Jonathan Wilkinson, respectivement ministre des Transports et ministre des Pêches et des Océans. «Ces nouvelles mesures s’appuient sur des mesures existantes élaborées et mises en place au cours des deux dernières années», précise le ministre Wilkinson. Ces mesures viennent aussi s’ajouter à la mise en place, du 26 juin au 15 juillet, d’une limitation de vitesse à 10 nœuds dans les voies de navigation au nord et au sud de l’île d’Anticosti. Une limitation de vitesse est déjà en vigueur depuis le 28 avril dans une vaste partie du golfe du Saint-Laurent, où les navires de 20 mètres et plus étaient restreints à une vitesse maximale de 10 nœuds. Cette règle s’applique maintenant à tout bateau de plus de 13 mètres.

«Compte tenu […] des morts récentes de baleines noires de l’Atlantique Nord dans le golfe du Saint-Laurent, dont trois ont été attribuées de façon préliminaire à des collisions avec des navires, mon ministère adopte de nouvelles mesures pour protéger la baleine noire de l’Atlantique Nord», a fait savoir le ministre Garneau dans un communiqué.

Les nouvelles mesures annoncées lundi visent à augmenter la surveillance aérienne par Transports Canada, qui passera de deux survols par semaine à deux par jour ou 14 par semaine. De son côté, Pêches et Océans portera le nombre de ses vols de 5 à 10 par semaine. Aussi, si une ou des baleines noires sont aperçues dans un secteur, celui-ci sera fermé pendant 15 jours à la pêche aux engins fixes non surveillés. 

Le Fonds de la nature du Canada pour les espèces aquatiques en péril versera plus de 5 millions $ au cours des quatre prochaines années pour protéger ces baleines emblématiques.