Environnement

Les bélugas menacés par... les chats

Les bélugas du fleuve Saint-Laurent, qui doivent déjà faire face à de nombreuses menaces dans leur environnement, ont encore un autre problème à affronter, qui serait causé par les chats domestiques, selon des chercheurs.

La toxoplasmose est une maladie de plus en plus répandue qui touche un grand nombre de mammifères marins. Et les seuls hôtes définitifs du parasite sont les félins, sauvages ou domestiques.

Monde

Les pertes causées par les catastrophes naturelles ont explosé en 20 ans

GENÈVE, Suisse - Les pertes causées par les catastrophes naturelles ont explosé de 151 pour cent au cours des 20 dernières années, a révélé jeudi une agence onusienne.

La facture engendrée par les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, les inondations, les ouragans et les autres catastrophes climatiques a atteint 2900 milliards $ US au cours des 20 dernières années.

Un responsable de l’agence a évoqué une «hausse importante» du nombre de catastrophes climatiques, qui sont responsables de 77 pour cent des pertes économiques directes attribuables aux désastres.

Ces catastrophes climatiques auraient causé 2250 milliards $ US des pertes totales, comparativement à seulement 895 milliards $ US entre 1978 et 1997. Le reste est attribué à des «catastrophes géophysiques» comme les tsunamis et les séismes.

La Stratégie internationale pour la prévention des catastrophes de l’ONU a dit que les États-Unis arrivent en première place, avec 944 milliards $ US, soit deux fois plus que la Chine. Le Japon, l’Inde et Porto Rico complètent les cinq premières places.

L’agence a précisé mercredi que les données pour 1998-2017 découlent des chiffres officiels, ce qui signifie que les pays les plus puissants économiquement sont souvent surreprésentés. L’assurance est moins courante dans les pays en voie de développement.

Cela signifie aussi que la facture de 2900 milliards $ US n’est qu’une fraction des pertes réelles.

Environnement

Coca-Cola, PepsiCo et Tim Hortons dans le top 5 des pollueuses plastiques, selon Greenpeace

Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé sont les plus grandes pollueuses plastiques au monde, selon un classement réalisé par Greenpeace. Au Canada, l’organisme environnemental identifie aussi Tim Hortons et McDonald’s dans le top cinq des championnes de la pollution plastique.

Ce classement a été produit à la suite du mouvement Break Free From Plastic, qui a procédé à quelque 239 opérations de nettoyage dans 42 pays au cours de la Journée internationale de nettoyage du 15 septembre dernier.

À l’échelle internationale, 187 000 déchets plastiques ont été répertoriés. Le polystyrène (mousse) et le polyéthylène sont les deux types de plastiques qui ont été le plus ramassés, précise Greenpeace dans un communiqué diffusé mardi.

En Amérique du Nord, 64% des déchets répertoriés avec une marque identifiable appartiennent à Coca-Cola, PepsiCo, et Nestlé. En Amérique du Sud, les déchets des mêmes trois multinationales comptent pour 70% des résultats, révèle l’organisation environnementale.

Outre Coca-Cola, PepsiCo et Nestlé, Danone, Mondelez International, Procter & Gamble, Unilever, Perfetti van Melle, Mars Incorporated et Colgate-Palmolive figurent dans le top 10 des plus grands pollueuses plastiques au monde, alors que leurs produits, sous diverses marques, ont été répertoriés dans au moins 10 des 42 pays.

«Flot incessant»

Au Canada, 46% des déchets plastiques dont les marques ont pu être identifiées sont attribuables à Nestlé, Tim Hortons, PepsiCo, Coca-Cola et McDonald’s, précise encore Greenpeace. Les emballages de nourriture, suivis des bouteilles en plastique, des tasses, des bouchons en plastique et des sacs d’emplettes en plastique sont les types de produits plastiques qui ont été le plus communément trouvés.

«Les multinationales telles que Nestlé, Tim Hortons, PepsiCo, Coca-Cola et McDonald’s polluent nos plages et nos espaces verts à travers le Canada. De toute évidence, les nettoyages et le recyclage ne peuvent contenir le flot incessant de plastique à usage unique que continuent de produire ces multinationales. La seule façon de freiner la pollution plastique est en incitant les compagnies à éliminer leur production de plastique à usage unique», dit la responsable de la campagne Océans et plastiques à Greenpeace Canada, Sarah King.

Monde

Mégots de cigarettes: la région de Bruxelles envoie la facture à l’industrie du tabac

BRUXELLES - La région de Bruxelles a demandé à l’industrie du tabac de régler les frais liés à la collecte des mégots de cigarettes jetés dans la rue, qui représentent une part croissante des déchets, dans un courrier dont l’AFP a obtenu copie mardi.

La lettre a été adressée lundi à la filiale Benelux du géant américain Philip Morris et à deux fédérations belges de fabricants (Cimabel pour les cigarettes et Fetabel pour le tabac).

Elle sollicite la participation à des frais déjà engagés de quelque 200.000 euros (298 000 $CAN), ainsi que le financement de futures actions «dans une logique de partenariat pérenne».

Selon l’argumentaire de la région, qui évoque «un fléau à éradiquer», quelque 10 millions de mégots sont jetés chaque jour en Belgique dont une bonne part dans la capitale. Et la pratique est épinglée par les services de la propreté comme «une des cinq principales nuisances», avec notamment les déjections, les dépôts clandestins ou les jets de cannettes.

En 2018, une série de projets a été élaborée pour faciliter la collecte de mégots (éteignoirs de rue, cendriers de poche distribués lors de festivals, etc.) et cela a «généré un coût de 203.500 euros», précise la secrétaire d’État bruxelloise chargée de la Propreté publique, Fadila Laanan, dans le courrier.

«Considérant votre contribution financière en matière de propreté aux côtés des Régions flamande et wallonne, il semblerait opportun de s’inscrire dans une démarche similaire en Région de Bruxelles-Capitale», poursuit-elle.

À Bruxelles les industriels du tabac ont déjà accepté de financer un organisme public chargé de la collecte et du tri des emballages, mais pas encore de contribuer au ramassage des mégots comme ils le font déjà en Flandre (nord) et se sont engagés à le faire en Wallonie (sud).

Or, explique-t-on au cabinet de Mme Laanan, «on retrouve beaucoup moins de paquets de cigarettes dans l’espace public que de mégots». Ceux-ci, en raison de leur petite taille, sont «particulièrement difficiles» à ramasser et «mettent des années à se décomposer», fait-on aussi valoir à la région.

Environnement

Plus de 250 collisions à Calgary, ensevelie sous 40 cm de neige en 12 heures

Calgary a reçu 40 centimètres de neige en seulement 12 heures mardi.

La ville est ensevelie sous un épais manteau de neige mouillée et lourde.

La police de Calgary rapporte au moins 251 collisions. Des dizaines de vols ont été annulés ou retardés à l’aéroport international de Calgary.

À un certain moment environ 80 autobus de transport en commun étaient en panne ou enlisés sur des rues glissantes. Des responsables ont expliqué que les bus ne sont pas encore équipés de leurs pneus d’hiver.

La ville d’Edmonton a dépêché 30 chasse-neige pour aider sa voisine à affronter le mauvais temps. Les villes de Red Deer et Medicine Hat ont aussi envoyé de l’aide.

La Gendarmerie royale du Canada a indiqué que les routes glacées peuvent avoir joué un rôle dans un accident de la route qui a coûté la vie à un homme de 45 ans dans le comté de Rocky View.

Environnement

L’inaction d’Ottawa a mis en péril le béluga du Saint-Laurent

OTTAWA - Aucun plan d’action n’a été mis en oeuvre par Ottawa pour protéger le béluga de l’estuaire du Saint-Laurent durant les douze années où il était considéré comme une espèce menacée. Il est maintenant en voie de disparition.

C’est l’un des exemples les plus frappants de l’inaction du gouvernement fédéral contenu dans le rapport de la commissaire à l’environnement dévoilé mardi. Julie Gelfand a analysé les gestes posés entre le 1er janvier 2012 et le 1er juin 2018 par les ministères des Pêches, de l’Environnement, des Transports et de Parcs Canada pour protéger les mammifères marins.

«Le gouvernement est en retard pour presque toutes les espèces», a-t-elle signalé en conférence de presse.

Le constat est sans équivoque: Ottawa peine à appliquer sa propre Loi sur les espèces en péril. Seulement trois des 14 espèces menacées ou même en voie de disparition sont protégées adéquatement contre la navigation maritime et la pêche commerciale, constate la commissaire. Or, certains de ces mammifères sont sur la liste des espèces en péril depuis plus de dix ans et auraient dû faire l’objet de mesures de protection un ou deux ans après leur désignation.

Le béluga a été inscrit sur la liste des espèces menacées en 2005, mais Pêches et Océan Canada n’a jamais finalisé le plan d’action. L’état de sa population s’est dégradé et il a été inscrit sur la liste des espèces en voie de disparition en 2017. Le gouvernement fédéral a depuis limité la vitesse du transport maritime pour le protéger.

C’est l’une des mesures appliquées par Ottawa après la mort de douze baleines dans les eaux canadiennes en 2017. Ces mesures «réactives, limitées et tardives» pour limiter la pêche commerciale et réduire la vitesse du transport maritime visent seulement trois espèces: les épaulards du sud qui vivent au large de la Colombie-Britannique, les baleines noires de l’Atlantique Nord et le béluga de l’estuaire du Saint-Laurent.

«Est-ce que c’est trop tard, a demandé Mme Gelfand. Est-ce que c’est trop peu ? Ça c’est la question.»

L’épaulard du sud qui vit au large de la Colombie-Britannique ne compte plus que 74 individus. Il est sur la liste des espèces en péril depuis 15 ans.

La commissaire note que les nouvelles initiatives sont ponctuelles et que les ministères touchés tardent à se doter de «mécanismes durables» pour «réduire les menaces qui pèsent sur l’ensemble des mammifères marins» en eaux canadiennes.

Julie Gelfand ne s’avance pas sur l’impact de ces mesures puisque leur mise en oeuvre a eu lieu à la fin de la période d’évaluation. Elle estime toutefois que ce «changement d’approche» pourrait réduire les menaces pour les trois espèces touchées.

Aires marines inefficaces

Les aires marines censées protéger les mammifères marins contre les effets néfastes de la pêche commerciale et de la navigation maritime atteignent très peu leur objectif, constate également la commissaire. Elle note que les besoins écologiques des espèces ne sont pas systématiquement considérés lorsque vient le temps d’en créer de nouvelles.

«Nous avons constaté qu’au moment de planifier et de gérer les aires marines protégées, les organisations fédérales ne disposaient pas de critères ni de lignes directrices pour tenir compte des besoins écologiques particuliers des mammifères marins (comme la vaste superficie de leurs aires de migration)», écrit Julie Gelfard dans son rapport.

Elle recommande, entre autres, au gouvernement de se doter d’une stratégie pour réduire les menaces posées par la pêche commerciale et la navigation dans les aires marines protégées. La commissaire cite en exemple le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent où la circulation de navires est interdite durant l’été.

Le bruit sous-marin causé par la circulation maritime, les collisions entre des navires et des baleines et les déversements d’hydrocarbure, appelés à augmenter avec la croissance économique, «pourraient entraver le rétablissement des populations de mammifères marins ou accélérer leur déclin, si ces menaces ne sont pas contrées adéquatement», prévient la commissaire.

C’est ce que craignaient des communautés autochtones et environnementalistes à qui la Cour d’appel fédérale a récemment donné raison en ordonnant une nouvelle évaluation environnementale du projet d’expansion de l’oléoduc Trans Mountain. La cour a jugé que l’Office national de l’énergie (ONÉ) avait occulté l’impact de la circulation de pétroliers sur le sort des épaulards du sud qui vivent au large de la Colombie-Britannique. Le gouvernement a donné moins de six mois à l’ONÉ pour refaire ses devoirs.

Le nouvel oléoduc qui suivrait le tracé d’un oléoduc déjà existant triplerait la quantité de pétrole des sables bitumineux de l’Alberta qui serait exportée par l’entremise des ports de Vancouver et de Burnaby. Le nombre de navires pétroliers passerait ainsi de 5 à 35 par mois, selon des estimations.

Environnement

Le Danemark veut interdire la vente de voitures à essence d’ici 2030

COPENHAGUE - Grand pays de vélo, le Danemark a annoncé mardi l’interdiction des ventes de voitures fonctionnant à l’essence et au diesel à l’horizon 2030, se posant en exemple pour l’Europe.

«Dans douze ans - seulement douze ans -, nous voulons interdire la vente de nouvelles voitures essence et diesel», a dit le premier ministre Lars Løkke Rasmussen à l’ouverture de la session parlementaire.

«Je veux un Danemark qui soit à l’avant-garde, qui tire le monde dans une direction plus verte», a affirmé ce cycliste émérite.

«Nous fixons le cap. Et envoyons un signal clair à l’UE, à l’industrie automobile et au reste du monde», a-t-il martelé.

Chantre de la lutte contre le réchauffement climatique, le Danemark ambitionne de devenir neutre en énergie fossile en 2050.

Entre 1980 et 2015, les émissions de carbone de ce royaume scandinave ont diminué de 38%, d’après l’institut State of Green.

Avec cette interdiction, le Danemark rejoint l’Islande qui avait annoncé une mesure similaire début septembre.

Championne de l’électrique tout en étant le principal producteur d’hydrocarbures d’Europe de l’ouest, la Norvège voisine s’est fixé l’objectif de ne vendre que des voitures neuves zéro émission dès 2025, sans toutefois formellement interdire les autres modèles.

En septembre, les voitures électriques y ont représenté 45,3% des nouvelles immatriculations, un record, selon les chiffres du Conseil d’information sur le trafic routier (OFV).

La France prévoit quant à elle la fin de la vente des voitures neuves à moteur thermique d’ici 2040. La ville de Paris a annoncé l’interdiction totale des voitures à moteur diesel pour 2024.

Le Royaume-Uni prévoit l’arrêt d’ici à 2040 de la vente de nouvelles voitures et camionnettes conventionnelles fonctionnant à l’essence ou au diesel.

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Environnement

La culture du tabac catastrophique pour l’environnement, prévient l’OMS

GENÈVE, Suisse - Le tabagisme ne fait pas que tuer sept millions de personnes chaque année, a prévenu mardi l’Organisation mondiale de la Santé: la culture du tabac est aussi dévastatrice pour l’environnement.

Cette culture contribue notamment à la déforestation et à l’acidification de l’eau et du sol.

L’agence onusienne de la santé explique dans un document dévoilé mardi que l’empreinte environnementale de la production du tabac est comparable à celle de pays entiers. L’OMS prévient que la production annuelle de 6000 milliards de cigarettes nuit davantage à la planète que la production de masse de cultures vivrières.

Un des auteurs de l’étude estime que la cigarette devrait être considérée comme un «produit non éthique» en raison de son impact sur l’environnement.

Des experts ont calculé qu’un humain qui fume 20 cigarettes par jour pendant 50 ans est responsable de la perte de 1,4 million de litres d’eau.

Environnement

Les Canadiens pourraient profiter financièrement d’une taxe sur le carbone

TORONTO - Les Canadiens pourraient profiter financièrement d’une taxe sur le carbone imposée par le gouvernement fédéral, conclut la plus récente étude sur cette politique, à un moment où la compréhension des options de réduction des émissions continue d’évoluer.

L’étude de Mark Cameron, le directeur général du groupe de promotion de la taxe sur le carbone Clean Prosperity, indique que les individus dans presque toutes les tranches de revenus recevraient plus d’argent qu’ils n’en payeraient en taxes sur le carbone, car les entreprises assujetties à la taxe ne seraient pas remboursées.

Le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé à imposer une taxe sur le carbone aux provinces qui n’auront pas leur propre tarification des émissions, à partir de 20 $ l’an prochain, et a déclaré qu’il pourrait remettre les revenus directement aux citoyens.

L’étude de M. Cameron publiée cette semaine révèle que les ménages à faible revenu bénéficieraient le plus d’une telle politique. Les personnes ayant un revenu inférieur à 20 000 $ bénéficieraient d’un bénéfice net de 195 $ en Ontario et de 831 $ en Saskatchewan l’année prochaine - deux provinces sans taxe sur le carbone - tandis que les ménages gagnant plus de 150 000 $ recevraient respectivement 2 $ et 621 $.

Les taxes sur le carbone visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre responsables du changement climatique. Les gouvernements fixent un prix, généralement par tonne de dioxyde de carbone, à la charge des émetteurs. Les recettes tirées de la taxe sur le carburant, le chauffage et les autres sources d’énergie à base de carbone sont ensuite utilisées de diverses manières: réduction de l’impôt sur le revenu, financement des programmes d’efficacité énergétique en Alberta ou recettes générales dans le cas de l’Irlande.

L’idée est qu’en mettant un prix sur la pollution, les gens et les entreprises peuvent trouver leurs propres moyens les moins coûteux pour réduire les émissions. Le prix stimule également la demande d’alternatives à faible teneur en carbone, stimulant l’innovation.

Pour rendre la taxe plus acceptable, certains gouvernements ont essayé de la rendre à coût neutre. Cependant, la plupart des gouvernements ont trouvé trop alléchants les milliards de dollars générés par les taxes sur le carbone, ce qui renforce la critique selon laquelle tout cela serait une ponction financière du gouvernement.

L’Alberta a utilisé une partie des revenus de sa taxe sur le carbone pour redonner de l’argent aux ménages à revenu faible ou intermédiaire, mais comme l’Ontario et le Québec, elle a également détourné de l’argent du carbone vers d’autres initiatives climatiques.

L’utilisation des systèmes de plafonnement et d’échange au Québec et jusqu’à récemment en Ontario, où les entreprises se voient imposer des limites d’émission et les sociétés moins émettrices peuvent vendre une part de leurs quotas à d’autres, est un système trop complexe pour que les électeurs le comprennent suffisamment bien pour pouvoir s’y opposer.

Environnement

Six tornades ont frappé l'Outaouais

Un total de six tornades ont soufflé sur la grande région d’Ottawa et de Gatineau, vendredi dernier, a révélé Environnement Canada mardi.

En plus de la tornade de force EF-3, avec ses vents estimés à 230 kilomètres/heure qui ont causé le plus de dégâts, cinq autres manifestations météorologiques violentes ont été recensées dans la région par l’équipe d’enquête d’Environnement et Changement climatique Canada.

Selon le sommaire météorologique publié mardi, un orage violent aurait produit une rafale descendante à Calabogie, vers 16h15 vendredi. Une tornade de force EF-1, avec des rafales à 175 kilomètres/heure, s’est ensuite formée sur Calabogie, et s’est déplacée jusqu’à White Lake. C’est ce même orage violent qui serait à l’origine de la tornade EF-3 qui s’est abattue sur Gatineau et Ottawa.

Trois autres tornades de puissance EF-1 ont sévi dans les environs, sur le territoire québécois. Les secteurs touchés sont Val-des-Bois, le réservoir Baskatong et un endroit boisé au nord d’Otter Lake.

Du côté ontarien, les experts ont observé les traces d’une tornade de force EF-2, avec des vents de 220 kilomètres/heure, qui se serait formée vers 18h à Ottawa et se serait déplacée entre les secteurs Arlington Woods et Greenboro.

Les météorologues ont tiré ces conclusions à partir d’analyses d’images satellitaires et de dommages observés sur les lieux. L’agence fédérale précise que ce rapport demeure «ni complet ni final». Des experts de l’Université Western sont aussi impliqués dans l’enquête.

Le président et chef de la direction de la Croix-Rouge canadienne, Conrad Sauvé, a rapporté que 1500 sinistrés du Québec et de l’Ontario se sont inscrits auprès de l’organisme pour obtenir de l’aide. La Croix-Rouge a fourni un service d’hébergement à 600 personnes, principalement des résidants de Gatineau.

D’après les données fournies par Conrad Sauvé, des dons de 1 561 000$, ont été reçus par son organisation en date de mardi après-midi.

De l’aide fédérale aux victimes?

Le ministre de la Sécurité publique du Canada affirme que le gouvernement fédéral joue un rôle de soutien auprès des autorités provinciales et municipales qui aident les communautés touchées par les tornades de la semaine dernière.

Ralph Goodale a fait la tournée de la communauté ontarienne de Dunrobin, à l’ouest d’Ottawa, mardi, où les résidants sont toujours sous le choc. Le ministre s’est dit frappé par la gravité des dégâts à Dunrobin.

Des agents de la Gendarmerie royale du Canada se sont rendus dans des zones ravagées par la tornade afin de donner un peu de répit aux forces locales, a indiqué M. Goodale.

Selon lui, le gouvernement fédéral n’a pas fourni d’aide financière parce que la première partie des coûts de réponse et de recouvrement est couverte par les provinces, mais Ottawa interviendra si la facture atteint un certain niveau.

L’aide fédérale à la suite de catastrophes naturelles à grande échelle est déterminée par une formule dans le cadre des Accords d’aide financière en cas de catastrophe du Canada.

Des difficultés pour les alertes

Dans un autre ordre d’idées, les responsables du Système national d’alertes au public, conçu pour envoyer des messages d’urgence sur les appareils mobiles en cas de catastrophe naturelle imminente, reconnaissent avoir connu des difficultés — même si le système aurait contribué à sauver des vies vendredi dernier.

Selon Scott Shortliffe, du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), une centaine d’alertes ont été diffusées à travers le pays depuis le 6 avril, au moment où les avertissements sur les téléphones mobiles ont été ajoutés aux messages radiophoniques et télévisés.

Le système utilise ce que l’on appelle la «technologie de diffusion cellulaire», qui envoie un message à tous les appareils sans fil situés à l’intérieur d’une zone géographique donnée.

«Le problème auquel on est confronté, c’est qu’étant donné que le système est si compliqué et qu’il y a des changements technologiques, de nouveaux appareils sont lancés constamment, ce qui fait que de nouveaux problèmes surgissent», a-t-il admis.

En ce qui concerne les tornades à Gatineau, certains usagers se sont plaints de recevoir uniquement des messages en anglais. Le CRTC soutient que la responsabilité de la langue incombe à la province ou à la municipalité qui envoie l’alerte.