Environnement

Le Canada appelé à faire preuve de plus de leadership à la COP24

OTTAWA — Le gouvernement canadien est pressé de combler un vide en matière de leadership en environnement au moment où les pays concernés tentent de déterminer comment ils vont se tenir eux-mêmes imputables de la mise en œuvre de l'accord de Paris sur le climat.

Les dirigeants politiques de la plupart des pays signataires se trouvent dans la petite ville minière de Katowice, dans le sud de la Pologne, à l'occasion de la 24e Conférence des parties sur les changements climatiques (COP24). La réglementation entourant la mise en œuvre de l'accord de Paris devrait y être finalisée.

Environnement

Moins de caribous, davantage d’algues rouges dans un Arctique plus chaud en 2018

WASHINGTON - L’Arctique s’est encore réchauffé à l’hiver 2017-2018, la glace de la région se réduit, les caribous disparaissent et les algues rouges remontent vers le nord, selon le rapport annuel de l’administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publié mardi.

L’année 2018 a été la deuxième plus chaude en Arctique depuis que les relevés existent, à partir de 1900. Il a fait 1,7°C plus chaud que la moyenne des trois dernières décennies et le réchauffement y est deux fois plus rapide que la moyenne mondiale.

Le record absolu date de 2016.

La tendance est évidente: les cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées, selon la NOAA, qui a coordonné ce rapport de référence écrit par plus de 80 scientifiques de douze pays.

L’agence dépend directement de l’administration du président Donald Trump, qui a rejeté en novembre un rapport sur les effets du changement climatique rédigé par des scientifiques fédéraux. La NOAA a malgré tout pu publier cette année la 13e édition de son rapport arctique.

«L’Arctique subit une transition sans précédent dans l’histoire humaine», a averti Emily Osborne, du programme de recherche sur l’Arctique de l’agence.

Dans l’océan Arctique, la glace se forme de septembre à mars, mais la saison se raccourcit inexorablement au fil des années. Les glaces sont moins épaisses, plus jeunes et couvrent moins d’océan. La vieille glace, c’est-à-dire âgée de plus de quatre ans, s’est réduite de 95% depuis 33 ans.

C’est un cercle vicieux: des glaces plus jeunes sont plus fragiles et fondent plus tôt au printemps. Moins de glace signifie moins de réflexion solaire: l’océan absorbe davantage d’énergie et se réchauffe donc un peu plus.

Les douze années de plus faibles couvertures glaciaires sont... les douze dernières années.

Par exemple, il n’y a jamais eu aussi peu de glace hivernale dans la mer de Bering, entre la Russie et l’Alaska, qu’en 2017-2018. Habituellement, le plus fort de l’hiver arrive en février, mais cette année, la glace a fondu ce mois-là dans des proportions inédites.

«C’est l’information importante de cette année», a dit Donald Perovich, professeur au Dartmouth College. «La perte d’une zone de la taille de l’Idaho», environ 215.000 km² en deux semaines de février, soit le tiers de la France.

Moins de glace

À l’inverse, l’accélération de la fonte de la couverture glaciaire du Groenland s’est stabilisée, selon la NOAA.

L’agence américaine dispose de données considérables. Ses satellites passent 28 fois par jour au-dessus de l’Arctique et fournissent les relevés les plus précis sur la glace et les océans.

Ces changements climatiques ont un effet dramatique non seulement sur l’écosystème arctique, mais sur le climat mondial.

Les populations de caribous et de rennes sauvages de la toundra sont en déclin depuis le milieu des années 1990, passant de 4,7 à 2,1 millions d’animaux.

Seuls deux des 22 troupeaux surveillés n’ont pas décliné. Cinq ont perdu plus de 90% de leurs membres dans la région Alaska-Canada et «ne montrent aucun signe de reprise».

«Certains troupeaux ont des populations au plus bas niveau jamais enregistré», avertit l’agence.

La cause est probablement l’allongement de l’été pour les bêtes, bien équipées pour l’hiver, mais pas pour la saison douce, qui apporte parasites, puces, maladies...

Le réchauffement aide au contraire les algues rouges toxiques (planctons microscopiques ou bien algues de mer) à conquérir de nouveaux territoires en pénétrant les eaux de moins en moins froides de l’Arctique, où poissons et crustacés peuvent s’empoisonner.

«Les données récoltées dans la dernière décennie montrent clairement que de multiples espèces toxiques d’algues sont présentes dans la chaîne alimentaire de l’Arctique à des niveaux dangereux et il est très probable que ce problème persiste et sans doute empire à l’avenir», selon la NOAA.

Mais le réchauffement de l’Arctique modifie aussi le jet stream ce qui a des conséquences jusqu’aux latitudes moyennes, bien en dessous du pôle. Ce courant rapide de vents d’altitude encercle et contient l’air froid de l’Arctique.

Mais la barrière «s’amollit» au lieu de rester droite, selon ce qui fait descendre des masses d’air froid et fait monter l’air chaud... D’après des travaux cités par la NOAA, cela contribue à la multiplication d’événements météorologiques extrêmes, comme les canicules dans l’ouest américain et les tempêtes de neige exceptionnelles de la côte est.

Environnement

Égout: 13 millions de litres dans le fleuve

La Ville de Québec procédera à un nouveau déversement d’égout dans le fleuve durant la nuit du 11 au 12 décembre, dans le secteur des ponts de Québec et Pierre-Laporte.

«Le déversement, d’une durée maximale de 10h, sera réalisé de nuit, lors de la période au plus faible débit d’eaux usées de la journée», écrit la mairie dans un communiqué signé par Wendy Whittom du Service des communications. «Le volume d’eaux usées non traitées déversé est estimé au total à 12,8 millions de litres.» 

Au téléphone, Mme Whittom explique que les ouvriers municipaux doivent inspecter une conduite de près de 1 mètre de diamètre. L’ouvrage de béton menace de se briser, ce qui causerait un déversement plus important et non contrôlé, dit-elle.

Ce tuyau dirige généralement les souillures vers la station d’épuration de l’Ouest de la capitale. «Mais pour le déversement, afin d’assécher la conduite pour les travaux, les eaux seront redirigées vers le milieu naturel directement, sans passer par l’usine.»

Mardi et mercredi, les cols bleus vérifieront l’ampleur des dégâts et planifieront ensuite les travaux de réparation ultérieurs. Il y aura donc un autre déversement d’égout lorsque la canalisation sera remplacée, probablement en février.

La Ville souligne que les 12,8 millions de litres pollués déversés se dilueront dans le fleuve Saint-Laurent dont le débit moyen serait de 12 millions de litres à la seconde.

«Le déversement planifié, par sa quantité, n’aura pas d’incidence sur l’environnement ni sur la qualité du milieu», soutiennent les autorités dans le communiqué de presse. «Les citoyens n’en verront pas d’effet, mais la Ville tient à informer la population de ces déversements dans un souci de transparence et d’information.»

Environnement

Deux provinces veulent une analyse complète d’une taxe sur le carbone

OTTAWA — L’Ontario et la Saskatchewan veulent que le gouvernement fédéral mène une analyse complète des nouvelles mesures fiscales avant de les imposer l’an prochain aux Canadiens.

Les ministres des Finances du pays se rencontrent dimanche soir et lundi à Ottawa, deux jours à peine après la réunion tendue des premiers ministres à Montréal.

Plusieurs des sujets de discussion seront les mêmes que ceux de Montréal : taxe sur le carbone et les difficultés de l’industrie pétrolière et gazière. Les ministres porteront aussi leur attention sur des enjeux qui leur sont plus spécifiques comme la compétitivité et l’état de l’économie mondiale.

Les ministres des Finances de l’Ontario et de la Saskatchewan, Vic Fedeli et Donna Harpauer, veulent aussi une discussion sur les répercussions économiques de l’imposition d’une taxe sur le carbone et de la bonification du Régime de pension du Canada en janvier.

Dans une lettre commune transmise la semaine dernière au ministre fédéral des Finances Bill Morneau, M. Fedeli et Mme Harpauer soulignent que l’entrée en vigueur de ces mesures imposera un double fardeau aux entreprises. Selon eux, une analyse complète de leurs répercussions économiques devra être menée avant que M. Morneau n’aille de l’avant.

Environnement

Des objectifs de réduction des émissions ambitieux pour le Canada en 2020

OTTAWA — Le Canada sera prêt à établir des objectifs plus stricts de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre lorsque l'accord de Paris sur les changements climatiques entrera en vigueur à la fin de 2020, affirme la ministre de l'Environnement, Catherine McKenna.

Celle-ci se rendra en Pologne la semaine prochaine pour la 24réunion annuelle des Nations unies sur le changement climatique. Les dirigeants du monde sont censés décider de la manière dont chaque pays sera tenu responsable de sa réduction promise d'émissions de carbone.

Environnement

Climat: Mars n’est pas un «plan B» pour l’humanité, prévient une astronaute

KATOWICE - L’ex-astronaute américaine Mae Jemison a appelé mardi le monde à «une prise de conscience» des menaces du changement climatique, soulignant devant la COP24 sur le climat que la planète Mars ne pourrait pas devenir «un plan B» pour l’humanité.

Même si la lutte contre le changement climatique est «peut-être le problème le plus important» auquel l’humanité ait jamais été confrontée, «nous devons le résoudre et c’est vraiment important de comprendre que c’est notre problème à tous», a déclaré la première afro-américaine à être allée dans l’espace, au 3e jour de la 24e Conférence de l’ONU sur le climat (COP24) à Katowice, en Pologne.

«Quand les gens disent ‘’sauvez la Terre’’, ils se trompent. Il ne s’agit pas de sauver la Terre, il s’agit de s’assurer qu’on ne continue pas à l’endommager au point qu’elle ne puisse plus nous accueillir», a-t-elle noté, évoquant l’»incroyable planète bleue», «forte et résistante», qu’elle avait vue depuis la fenêtre d’une navette spatiale en 1992.

«Nous devons être très clairs, c’est une première prise de conscience: la Terre n’a pas besoin de nous, nous avons besoin de la Terre. Et malgré mon envie d’aller sur Mars, ce n’est pas un plan B pour notre civilisation et notre espèce», a-t-elle encore ajouté.

Quelque 200 pays sont réunis depuis dimanche à Katowice, capitale polonaise du charbon, pour tenter de donner vie à l’accord de Paris. Ils doivent finaliser d’ici mi-décembre les règles d’application de ce pacte de 2015 qui vise à limiter le réchauffement de la planète à +2°C, idéalement +1,5°C, par rapport à l’ère préindustrielle.

Un récent rapport des scientifiques du Giec, tout en évoquant les nettes différences en termes d’impacts attendus entre ces deux objectifs, a souligné qu’il faudrait, pour rester sous +1,5°C, réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici à 2030 par rapport à 2010.

En région

Tempête aux Îles-de-la-Madeleine: l’érosion fait des ravages

GASPÉ — La tempête de la semaine dernière a englouti des dunes de sable et fait reculer des sections de côte de 10 mètres aux Îles-de-la-Madeleine. Le littoral se retrouve sans protection à plusieurs endroits en ce début d’hiver. Les Madelinots demandent un fonds d’urgence pour protéger leurs côtes contre l’érosion.

Les pannes de télécommunications et d’électricité ont éclipsé les dégâts causés au littoral par la tempête du 28 et 29 novembre, alors que des vents de 130 km/h, et des vagues en conséquence, ont balayé les Îles pendant 15 heures. Le calme revenu, certaines portions de côtes sont méconnaissables.

«Ça fait 29 ans que je suis assis ici et 15 ans que j’observe, que je prends des photos. Ces taux de recul en une seule tempête, je n’ai pas vu ça avant», dit le directeur de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme à la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Serge Bourgeois.

La tempête a été plus forte et plus longue que d’habitude, et faisait suite à d’autres épisodes intenses. «J’ai 53 ans et je n’ai jamais vu autant de vent que cet automne», dit le directeur.

Des dunes de cinq mètres de haut ont été rayées de la carte. «À certains endroits, on ne voyait pas la mer et maintenant, on la voit», constate M. Bourgeois. 

Des dunes fragiles

L’arrivée de l’hiver l’inquiète, puisque les dunes protègent les côtes. «D’habitude, les dunes s’engraissent pendant l’été et elles sont prêtes pour l’hiver. Là, on est juste début décembre et la dune a disparu.»

Le directeur croise les doigts pour que les glaces se forment tôt, puisqu’elles sont «le meilleur rempart» contre l’érosion. Mais le couvert de glace tend à disparaître lui aussi. «Si on passe l’hiver “tout nus”, la côte va être beaucoup modifiée au printemps», prévoit M. Bourgeois.

«Le milieu naturel va se reformer, mais le problème, c’est quand il y a des infrastructures derrière», remarque M. Bourgeois. La route 199 entre Pointe-aux-Loups et Grande-Entrée, tout comme la section qui mène à Havre-Aubert, sont fragilisées. 

«On récupère le sable qu’on a dragué dans les ports, on le dépose dans les dunes et au bord de l’eau. C’est ça que le ministère des Transports est en train de faire», décrit M. Bourgeois.

Quant à la municipalité des Îles, elle a donné priorité au secteur de La Grave, sur l'île du Havre-Aubert, où 690 mètres de côte seront rechargés en gravier, au coût de 5 millions $. 

Dans son budget 2017, le gouvernement Couillard a annoncé un total de 45 millions $ sur cinq ans pour aider les municipalités à prévenir les risques liés à l’érosion. Une somme nettement insuffisante, estime M. Bourgeois. L’archipel à lui seul aurait besoin au moins de ce montant.

Le député péquiste des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, et le maire de l’archipel, Jonathan Lapierre, ont demandé un fonds d’urgence pour contrer l’érosion. 

M. Bourgeois observe ce que les spécialistes du réchauffement climatique annoncent depuis 15 ans : la hausse du niveau de la mer, l’augmentation de la violence des tempêtes et la disparition du couvert de glace.

«Il faudra revoir les fonds et l’approche. En ce moment, on réagit aux urgences. On ne se donne pas le temps de réfléchir», croit-il.

Les astres sont alignés pour que les choses changent, estime M. Bourgeois. La population est plus que jamais sensible aux changements climatiques. Les dégâts aux Îles, illustrés avec des photos avant et après, font réagir. «On n’aurait pas souhaité la tempête, mais elle tombe pile», lance le directeur. 

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Environnement

Un autre cocktail de précipitations avant le retour du beau temps mardi

Le bref épisode de pluie verglaçante que connaît le sud du Québec, dimanche, devrait céder sa place à un autre cocktail de précipitations avant le retour tant attendu du soleil.

Le météorologue Bruno Marquis, d’Environnement Canada, rapportait en début d’après-midi que la pluie verglaçante se limitera à un corridor s’étirant de Mont-Laurier jusqu’à Québec, en passant par la Mauricie.

Cette zone, qui attend une accumulation de jusqu’à cinq millimètres, devrait connaître une accalmie dès dimanche soir.

D’autres secteurs de la province devaient plutôt recevoir d’importantes chutes de neige jusque dans la nuit de dimanche à lundi. Une accumulation de 20 centimètres par endroits pourrait rendre les conditions routières difficiles en Abitibi-Témiscamingue, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, en Gaspésie et dans Charlevoix, a mis en garde Environnement Canada.

Bruno Marquis explique que le système dépressionnaire devait gagner les provinces maritimes plus tard dans la journée de dimanche - sous forme de pluie pour la Nouvelle-Écosse, mais aussi de neige, de grésil et de verglas pour le Nouveau-Brunswick.

Et le répit ne viendra pas de sitôt, indique-t-il, car une dépression secondaire devrait suivre le même parcours lundi, balayant l’Ontario et le sud du Québec avant de se diriger vers la côte est.

Environnement Canada prévoit toutefois du temps froid et sec mardi, ce qui pourrait annoncer le retour du beau temps.

«On a bon espoir d’avoir enfin du soleil. Ça fait plusieurs jours, si ce n’est pas presque une semaine, qu’on n’a pas connu des conditions ensoleillées, donc ça va faire du bien au moral», se réjouit Bruno Marquis.

Environment

Climat: la Fondation David Suzuki veut intervenir contre la Saskatchewan

OTTAWA - Le gouvernement fédéral a trouvé un nouvel allié contre l’Ontario et la Saskatchewan.

La Fondation David Suzuki a annoncé vendredi qu’elle demanderait le statut d’intervenant dans la bataille juridique lancée par deux provinces contre la tarification sur le carbone.

L’organisme de défense de l’environnement sera représenté par Ecojustice, un regroupement d’avocats spécialisés en droit de l’environnement.

«Les changements climatiques sont une urgence nationale, a indiqué l’avocate d’Ecojustice, Danielle Gallant. Ils sont la cause d’événements extrêmes, incluant vagues de chaleur, feux de forêt, inondations et tempêtes violentes.»

Il en va donc du devoir d’Ottawa de protéger la santé et la sécurité des Canadiens, selon elle.

«Ce qui est en jeu n’est ni moins que l’habileté du gouvernement fédéral de rapidement mettre en place des mesures urgentes et nécessaires afin de réduire de façon dramatique les émissions de carbone du Canada», a-t-elle ajouté.

Les deux organismes s’ajoutent donc au gouvernement de la Colombie-Britannique qui a annoncé mardi qu’il allait également agir comme intervenant pour soutenir la position du gouvernement fédéral. Cette province a été la première à imposer un prix sur le carbone en 2008.

La Saskatchewan et l’Ontario ont aussi trouvé un allié. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a indiqué jeudi qu’il allait appuyer leur position en demandant le statut d’intervenant dans chacune des deux causes.

La Saskatchewan a demandé à sa Cour d’appel d’évaluer la constitutionnalité de la tarification fédérale parce qu’Ottawa impose la taxe sur le carbone seulement aux provinces dont le plan pour lutter contre les changements climatiques est jugé insuffisant. Ce renvoi sera entendu en février 2019.

Le gouvernement fédéral prétend, au contraire, que la réduction des émissions de gaz à effet de serre par l’entremise d’une tarification sur le carbone fait partie de ses compétences parce que la pollution ne connaît pas de frontière. Par conséquent, une province qui ne fait pas sa part aura un impact sur toutes les autres.

Le gouvernement fédéral a adopté un projet de loi plus tôt cette année pour lui permettre d’imposer une taxe sur le carbone de 20 $ la tonne aux provinces qui n’ont pas de tarification. Cette taxe sera appliquée dans quatre provinces qui ne remplissaient pas les exigences fédérales dès le mois d’avril. Il s’agit de la Saskatchewan, du Manitoba, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick.

Ottawa redistribuera 90 pour cent des revenus directement aux citoyens de ces provinces par l’entremise de leur rapport d’impôt. Le reste de l’argent servira à aider les entreprises et les organismes qui ne pourront pas refiler la facture aux consommateurs.

À l’instar de la Colombie-Britannique, le Québec a déjà son propre système de tarification avec la bourse du carbone. L’argent généré s’accumule dans le Fonds vert.

La Saskatchewan a toujours rejeté la tarification des émissions de gaz à effet de serre. L’Ontario sous le gouvernement libéral de Kathleen Wynne avait joint la bourse du carbone du Québec et de la Californie, mais sa participation a été annulée par le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford, élu en juin.

Son gouvernement a présenté un plan, jeudi, pour lutter contre les changements climatiques, mais ce plan n’inclut aucun prix sur les émissions de gaz à effet de serre. L’audience pour le renvoi de l’Ontario à la Cour d’appel est attendue en avril 2019.

Environnement

Ti-Mé devient porte-parole de Recyc-Québec

MONTRÉAL — L'organisme Recyc-Québec annonce vendredi que le personnage de Ti-Mé devient son porte-parole.

Le personnage de Ti-Mé a été incarné sur scène et surtout dans l'émission de télévision La petite vie par l'auteur et comédien Claude Meunier. Il deviendra la tête d'affiche d'une série de campagnes publicitaires dont Claude Meunier sera l'auteur, en collaboration avec Recyc-Québec.

Ti-Mé prendra également la parole lors d'événements ciblés.

Recyc-Québec explique que le choix de Ti-Mé s'est imposé naturellement, car le personnage s'est notamment fait connaître par son obsession à bien gérer ses déchets domestiques dans les épisodes de La petite vie, une émission entrée en ondes il y a 25 ans. Il mettait déjà en pratique plusieurs gestes visant à réduire le gaspillage de ressources, bien avant l'invention de l'expression «zéro déchet».

«C'était un gars qui recyclait avant l'heure. C'était un genre de précurseur, mais je vais vous dire franchement... mon père était de même», a confié Claude Meunier à La Presse canadienne.

«Mon père était un Ti-Mé du recyclage et de la récupération. C'est inspiré de lui. Mon père, chez nous, était tordant. Il séparait toutes ses vidanges, il mettait son carton ensemble, son dur et son mou, comme il disait.»