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Environnement

Est du Québec et Maritimes: jusqu’à 25 cm de neige et des vents forts, jeudi

MONTRÉAL - Une tempête de neige s’abattra jeudi sur plusieurs régions du centre et de l’est du Québec, laissant entre 15 et 25 centimètres au sol.

Dans le sud et l’ouest du Québec, ce sont entre 15 et 25 millimètres de pluie qui tomberont à compter de la fin de la matinée. Ce sera le cas pour la région de Montréal.

Une quinzaine de centimètres de neige sont attendus à Trois-Rivières, Portneuf, Saint-Georges, Québec, Rivière-du-Loup et Rimouski. Dans les régions de Gaspé et de New Carlisle, les accumulations de neige pourraient atteindre 25 centimètres.

À compter de la soirée, l’ensemble du Nouveau-Brunswick sera frappé par la tempête qui laissera jusqu’en mi-journée vendredi une accumulation variant entre 15 et 25 cm de neige avec des vents qui souffleront en rafales de 50 à 80 km/h.

Les accumulations de neige seront inférieures à l’Île-du-Prince-Édouard, mais les vents seront plus puissants.

En Nouvelle-Écosse, Environnement Canada prévoit du temps très venteux et pluvieux et un peu de neige jeudi soir avec une quantité totale de pluie de 10 à 20 millimètres.

Environnement

L’Alberta assouplit ses règles environnementales pour aider l’industrie

EDMONTON - L’Alberta n’oblige plus les industries à déposer leurs rapports environnementaux périodiques, en vertu des pouvoirs de l’état d’urgence sanitaire décrété par la province pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

Puisque tout le système de réglementation environnementale en Alberta repose sur les déclarations volontaires de l’industrie, le décret suspend dans les faits cette réglementation dans la province, a estimé Shaun Fluker, professeur de droit à l’Université de Calgary.

«Nous n’envoyons pas de responsables sur le terrain pour garantir le respect» de la réglementation, a-t-il rappelé. «Cette lacune (en matière d’information) signifie sans doute que nous ne faisons pas que suspendre les rapports environnementaux: nous suspendons tout le fonctionnement du système de réglementation. Nous perdons la capacité d’exercer des mesures de conformité et d’application.»

Cette suspension s’applique à trois grandes lois environnementales qui sont au coeur de la protection de l’environnement en Alberta. Elle ne s’applique pas toutefois aux systèmes d’alimentation en eau potable. La porte-parole du ministère, Jess Sinclair, a déclaré que la décision avait été prise pour donner un peu de répit aux entreprises du secteur de l’énergie, qui font face à une réduction de main-d’oeuvre en raison de la pandémie.

Le décret, signé mardi par le ministre de l’Environnement, Jason Nixon, dure au moins 60 jours et jusqu’à 90 jours. Mais le professeur Fluker croit que cela pourrait être plus long - tant que l’état d’urgence sanitaire sera en vigueur.

Le décret précise par ailleurs que les entreprises doivent continuer à colliger les informations requises et les transmettre au ministère «sur demande». Mais M. Fluker demeure sceptique et il déplore le flou qui persistera entre-temps. «Plus cet écart persiste, plus il est probable qu’on ne s’occupera pas des infractions à certaines normes en place pour protéger la santé humaine et l’environnement.»

Greenpeace International n’a pu trouver que quelques exemples d’autres gouvernements qui ont utilisé la pandémie pour assouplir leurs règles environnementales. «Aux États-Unis, le lobby pétrolier a convaincu l’administration Trump d’utiliser l’urgence sanitaire comme couverture pour faire reculer les lois environnementales, et il semble bien que (le premier ministre Jason) Kenney soit impatient de faire pareil», a soutenu Keith Stewart, de Greenpeace Canada.

Anna McIntosh, du cabinet d’avocats en environnement Écojustice, a rappelé par ailleurs que la Régie de l’énergie de l’Alberta n’avait pas prolongé de son côté les échéanciers pour l’évaluation des nouveaux projets. «Le mécanisme de délivrance des permis pour les projets fonctionne à plein régime en Alberta, alors que la surveillance environnementale prend le bord.»

Environnement

Une manifestation virtuelle pour le climat le 3 avril

Les manifestations pour le climat prévues vendredi prochain un peu partout au Québec et dans le monde se convertissent en une grande manifestation en ligne.

Plus tôt au mois de mars, la militante écologiste Greta Thunberg, initiatrice du mouvement Fridays for future, s’est exprimée sur Twitter pour demander à ses abonnés de suivre les recommandations des scientifiques et de rester chez eux le 3 avril.

Environnement

Les municipalités se préparent pour les inondations en pleine pandémie

OTTAWA — Les derniers printemps ont été éprouvants pour la petite municipalité rurale de Pontiac, en Outaouais, et celui-ci pourrait ne pas faire exception.

Depuis deux ans, la municipalité de quelque 6000 âmes a dû affronter pas moins de cinq catastrophes naturelles.

En plus des inondations printanières, des microrafales ont ravagé des maisons, des routes et des ponceaux. L'an dernier, le passage d'une tornade a ajouté la cerise (non désirée) sur le sundae.

«Notre petite municipalité est devenue experte en gestion de crise», affirme la mairesse de Pontiac Joanne Labadie.

Mais rien n'aurait pu la préparer à la possibilité de devoir se défendre contre une nouvelle inondation saisonnière en plein coeur d'une pandémie mondiale, reconnaît-elle.

Malgré tout, la collectivité se prépare du mieux qu'elle peut.

«Le défi de devoir gérer une inondation en plus de la complexité de la crise de la COVID-19 est immense», note la mairesse.

Pontiac compte parmi les dizaines de régions vulnérables aux inondations qui doivent se prémunir contre la montée des eaux tout en gérant la propagation du nouveau coronavirus.

Tout juste de l'autre côté de la frontière ontarienne, la communauté métropolitaine d'Ottawa vit les mêmes inquiétudes.

Si les postes d'observation sont bien en place particulièrement dans les zones les plus à risque, les prévisions semblent plutôt favorables jusqu'ici.

Les autorités demeurent tout de même sur leurs gardes et se préparent pour le pire puisque les prévisions météorologiques peuvent changer drastiquement en un rien de temps.

Évacuation sans contagion

Ce qui complique grandement l'organisation des mesures d'urgence en temps de pandémie d'une maladie hautement contagieuse comme la COVID-19, c'est l'évacuation des sinistrés.

L'aménagement de centres d'évacuation comme on en a l'habitude est tout simplement impensable. Ces immenses refuges qui rassemblent un grand nombre de personnes seraient des nids de contagion.

La ministre de la Sécurité publique du Québec, Geneviève Guilbault confirme que la pandémie actuelle transforme la manière dont la sécurité civile doit procéder.

Elle prévient que le gouvernement ne sera pas en mesure d'accueillir des milliers de personnes évacuées dans des refuges d'urgence.

L'an dernier, la municipalité de Pontiac avait été forcée d'évacuer une résidence de personnes âgées. Cette année, elle a bien averti ses citoyens qu'ils ont la responsabilité de trouver un lieu sûr où se réfugier en cas d'urgence.

Ottawa s'était appuyé sur une petite armée de 15 000 bénévoles pour ériger des digues de sacs de sable afin de protéger les résidences contre la crue des eaux.

Toutefois, les consignes d'éloignement de la santé publique pour prévenir la contagion du virus rendent cet exercice pratiquement impossible à répéter.

L'administration ottavienne ne cache pas que l'organisation des mesures d'urgence représente un mandat difficile.

La Ville a d'ailleurs mobilisé deux équipes différentes pour s'attaquer aux deux crises, sanitaire et environnementale. Le plan d'urgence pour répondre aux possibles inondations est aussi adapté pour respecter les consignes de prévention contre le coronavirus.

Idéalement, la nature offrirait un printemps de répit aux abonnés des débordements saisonniers. Les prévisions actuelles laissent croire en une année clémente.

«Tout ce qu'on peut faire c'est d'espérer une sécheresse cette année», laisse tomber la mairesse de Pontiac.

Environnement

Imminence d’une importante dépression au Québec

MONTRÉAL - Environnement Canada a transmis jeudi matin pour plusieurs régions du Québec des bulletins météorologiques spéciaux, car une vaste dépression s’apprête à déverser d’importantes précipitations, sous diverses formes.

Dans le sud du Québec, de Gatineau jusqu’en Beauce, de 15 à 25 millimètres de pluie devraient tomber à compter de la nuit de vendredi. Elle pourrait être verglaçante, car les températures seront près du point de congélation, selon les météorologues.

L’agence fédérale prévient que les températures douces et la forte pluie devraient accélérer la fonte de la neige. Dans certains secteurs, le niveau des cours d’eau pourrait augmenter.

Le ministère de la Sécurité publique du Québec rapporte d’ailleurs qu’avant l’arrivée des précipitations, des inondations mineures se sont déjà produites sur les berges du lac Saint-Louis, dans l’ouest de l’île de Montréal, de même qu’au long de la rivière Chaudière à Saint-Georges, en Beauce.

Certaines régions devraient recevoir 40 millimètres de pluie. Ce sera notamment le cas pour les secteurs de Saint-Jérôme, Joliette et Trois-Rivières.

D’autre part, la dépression météorologique déversera de la neige, parfois en grandes quantités.

Une dizaine de centimètres de neige sont attendus à Québec. Les quantités pourraient atteindre 25 centimètres à La Malbaie, Rivière-du-Loup et Gaspé.

Environnement Canada prévient qu’entre 25 et 50 centimètres de neige pourraient s’abattre à Saguenay, Tadoussac, Baie-Comeau et Sept-Îles, de même que dans le sud de la péninsule gaspésienne, à Bonaventure et Chandler, notamment.

Une trentaine de centimètres de neige pourraient tomber dans l’ensemble des régions urbaines du Nouveau-Brunswick, à Edmundston, Campbellton, Bathurst Saint-Jean et Fredericton. De la forte pluie et des vents puissants sont prévus à Halifax et à Sydney, en Nouvelle-Écosse, mais aucun avertissement n’était encore en vigueur jeudi matin pour l’Île-du-Prince-Édouard.

Environnement

Bernard Filion de Canards Illimités: 40 ans de conservation de la nature

«Quand je suis arrivé à Canards Illimités, c’était pour un contrat de trois mois. C’était en 1977...»

Finalement, Bernard Filion est resté «un peu» plus longtemps que prévu — plus de 40 ans, en fait, qui l’auront vu devenir directeur de Canards Illimités pour le Québec en 1998. Alors que l’heure de la retraite approche, le biologiste s’est assis avec Le Soleil pour revenir sur quatre décennies d’efforts de conservation.

Q  Canards Illimités est aujourd’hui perçu comme un groupe écologiste, mais au départ, il s’agissait plutôt d’une organisation de chasseurs, n’est-ce pas?

Oui, historiquement, ce sont des chasseurs américains qui ont démarré Canards Illimités aux États-Unis dans les années 1930, parce qu’ils constataient que les populations d’oiseaux diminuaient. Ils savaient que les canards migraient au Canada et ont réalisé que les marécages où ils se reproduisaient se faisaient drainer et assécher. Alors, ils ont commencé à ramasser des fonds aux États-Unis afin d’acquérir et protéger des milieux humides au Canada.

Q  On dit souvent que les mentalités ont changé depuis un demi-siècle, qu’on est plus «écolo» qu’avant. Vous l’avez constaté dans la défense des milieux humides?

Oui, à la fin des années 1970, quand on voulait restaurer des milieux humides, on faisait vraiment face à des vents contraires. L’importance des marécages n’était pas bien acceptée, et on les drainait pour gagner de nouvelles terres agricoles. Mais ça a effectivement beaucoup changé. […] Tenez, en 2005 quand on a fait notre première cartographie des milieux humides de la Communauté métropolitaine de Québec, en conférence de presse, le maire Jean-Paul L’Allier avait dit : «Quand j’étais jeune, aménager un milieu humide, ça voulait dire le drainer! C’était vu comme des places à maringouins, ça puait, etc. Mais j’ai compris aujourd’hui que les milieux humides ont un rôle important et que les aménager, c’est les conserver.»

Pas besoin d’aller très loin pour trouver d’autres exemples, d’ailleurs : dans les années 1960, aménager la rivière Saint-Charles, ça voulait dire la bétonner! C’est quand même considérable comme cheminement, quand on y pense.

Q  Mais la cause des milieux humides n’est pas gagnée pour autant, non?

R  Dans les années 2000, on avait acquis et restauré bien des marais, mais on s’est demandé : est-ce qu’on est en train de gagner ou de perdre la guerre, dans l’ensemble? Et c’est là qu’on a constaté qu’on en perd plus qu’on est capable d’en conserver. On voyait les statistiques des superficies qu’on restaurait et, de l’autre côté, le bilan des certificats d’autorisation [pour le drainage].

[…] Et il y a encore de la résistance, aussi. Tant qu’un projet de conservation ou de restauration n’affecte pas un promoteur ou un projet de développement, tout se passe sans problème. Mais dès qu’il y a un développement domiciliaire, un parc industriel, etc., alors il y a un conflit entre le gain individuel et l’intérêt collectif, et ce n’est pas toujours facile à résoudre. 

Q  Parmi les principaux freins qui nuisent toujours à la conservation des milieux humides, lequel vous vient à l’esprit?

R  De nos jours, on parle de développement durable, mais c’est récent, on ne pensait pas comme ça avant. Alors, on doit maintenant déconstruire des maisons dans des zones inondables. Et notre système n’est pas fait pour intégrer la notion de développement durable : le système de taxation municipale pousse à un développement infini. […] C’est une spirale qu’on suit jusqu’à ce que ça s’effondre, et on fait des petits accommodements là-dedans, mais ce n’est pas durable à la base. On essaie de faire mieux, mais on ne remet pas en question le paradigme de base, et c’est ça qu’il faudrait faire.

* Certains passages de ce questions-réponses ont été édités pour des raisons de longueur et de cohérence.

Actualités

Développement durable: début de l’élaboration d’une stratégie

Le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, annonce le début des travaux d’élaboration de la nouvelle stratégie gouvernementale de développement durable (SGDD) 2021-2026.

Une consultation publique en ligne et une commission parlementaire se tiendront dans les prochains mois afin de développer une nouvelle stratégie provinciale de développement durable pour les cinq prochaines années. Cette stratégie sera dévoilée au début de l’année 2021.

Le ministre Charette se donne pour objectif «de recentrer et de consolider l’action gouvernementale afin de la rendre plus efficace et davantage axée sur les résultats», écrit-on dans un communiqué.

Parmi les enjeux socioéconomiques et environnementaux qui orienteront les travaux d’élaboration de la nouvelle SGDD, le ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques reconnaît entre autres «l’essor d’une économie circulaire, l’intégration de mesures facilitant les acquisitions écoresponsables et la lutte contre le gaspillage alimentaire».

Le ministre a également rendu public un nouvel indice de performance en matière de développement durable (IPDD). Sous forme d’un tableau divisé en trois colonnes, l’IPDD présentera des objectifs tels «Soutenir la mobilité durable», suivi du nombre de ministères et d’organisations engagés dans l’atteinte de cet objectif et finalement le pourcentage des engagements réalisés.

Le communiqué mentionne aussi que la nouvelle stratégie «s’arrimera avec les grands objectifs internationaux promus par le Programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’Organisation des Nations Unies».  

Actualités

Le Zoo de Falardeau confirme la mort d'une girafe

Après avoir affirmé que Scott la girafe avait été transféré dans un zoo américain pour participer à la reproduction, la direction du Zoo de Falardeau a finalement admis, mercredi soir, à TVA Saguenay–Lac-Saint-Jean, qu’il est mort sur le site le 10 mars 2019.

Questionné à ce sujet le 18 février dernier par Le Quotidien, le propriétaire Daniel Gagnon avait répondu que la girafe était toujours en vie, dans un zoo américain.

Environnement

Une tempête laissera de 15 à 40 centimètres de neige dans l’est du Québec

MONTRÉAL - Certaines régions de l’est du Québec seront frappées mercredi par une tempête qui laissera au sol surtout d’importantes quantités de neige, mais aussi du verglas.

Environnement Canada a émis en fin de nuit des avertissements de chutes d’entre 15 et 20 centimètres de neige dans les régions d’Alma, Saguenay, La Malbaie, Tadoussac, Baie-Comeau et Sept-Îles.

Dans la région de Rimouski, une accumulation totale de de 15 à 25 centimètres est prévue. Plus à l’est, de 20 à 30 centimètres de neige sont attendus à Cap-Chat, Sainte-Anne-des-Monts et Gaspé. Dans le secteur de Grande-Vallée, l’accumulation totale pourrait atteindre 40 centimètres.

Le long de la baie des Chaleurs, environ quatre millimètres de verglas pourraient s’accumuler. Ce sera notamment le cas dans les régions de New Carlisle et de Chandler; cependant, l’avertissement de pluie verglaçante a été levé pour les secteurs de Bonaventure et Carleton-sur-Mer.

Transports Québec signale mercredi matin que la chaussée est enneigée sur les routes 132 et 138, de même que sur la route 175 au nord de L’Étape.

Pour sa part, la Société des traversiers du Québec (STQ) a annoncé en début de matinée l’annulation des départs de 14h00 et de 17h00 de la traverse maritime Matane-Baie-Comeau-Godbout. La STQ prévoit que le service devrait reprendre jeudi.

Environnement

Rejets toxiques de l’incinérateur: la Ville mise à l’amende trois fois par Québec

Depuis qu’elle a repris la gestion de son incinérateur en 2015, la Ville de Québec a été sanctionnée trois fois par l’État québécois pour non-respect des normes environnementales de rejets toxiques dans l’air. Et le ministère de l’Environnement attend les données «finales»  de 2019 avant de possiblement sévir de nouveau.

Le Soleil le soulignait récemment, malgré les investissements pour assainir la fumée expulsée par les cheminées de l’incinérateur à déchets de Québec, des contaminants s’y trouvent toujours, au-delà des cibles. En 2019, on y a observé surtout du monoxyde de carbone, en bonne quantité; aussi des chlorophénols et chlorobenzènes.

Un scénario qui se répète d’année en année.

À LIRE AUSSI: Incinérateur de Québec: rejets toxiques importants

Nous avons donc demandé au ministère de l’Environnement et de la Lutte aux changements climatiques du Québec (MELCC) si la mairie de la capitale a été punie pour avoir outrepassé les normes étatiques en matière de pollution. «Plusieurs avis de non-conformité ont été émis au fil des ans» , répond le conseiller en communication Frédéric Fournier. 

En 2014, l’entreprise Tiru Canada gérait encore l’incinérateur : «Une amende pénale de 30 000 $ [lui] a été imposée pour non-respect des normes de monoxyde de carbone.» 

L’année suivante, la Ville de Québec a saisi les rênes de l’usine à brûler des déchets afin de corriger le tir, d’améliorer sa performance. La mairie n’a toutefois pas encore réussi à réduire la pollution sous les cibles fixées : «Trois sanctions administratives pécuniaires de 10 000 $ ont été émises à la Ville de Québec en 2015, 2017 et 2018, toujours pour des non-respects des normes sur la qualité de l’air [monoxyde de carbone, dioxines et furannes, mercure].» 

M. Fournier ajoute que «de multiples vérifications et inspections»  ont été effectuées par le ministère dans le dossier de l’incinérateur du secteur Maizerets.

Qu’arrivera-t-il maintenant que l’on sait que les données de 2019 témoignent de nouveaux dépassements? «Le MELCC est en attente du rapport final de la Ville portant sur la caractérisation des émissions atmosphériques pour l’année 2019.»  Le ministère appliquera alors, si c’est opportun, les sanctions prévues en cas de «manquements à la législation environnementale».

Proactive

Frédéric Fournier souligne cependant que la Ville de Québec est proactive afin de réduire les émissions nocives de l’incinérateur. «[Elle] poursuit la mise en œuvre de son plan d’action afin de retrouver la conformité.» 

La conseillère en communication municipale Mireille Plamondon explique que des investissements importants sont en cours afin de doter les quatre immenses fours à poubelles de brûleurs au gaz. Ceux-ci permettront de faire grimper rapidement le thermomètre dans les enceintes et d’atteindre des températures telles que la combustion générera moins de contaminants.

«Les brûleurs au gaz naturel seront tous installés d’ici la fin décembre 2020» , indique-t-elle. «Ils permettront de régler les problèmes de dépassement en monoxyde de carbone.» 

L’ajout «d’unités indépendantes d’injection de charbon actif»  devrait également améliorer la filtration de la fumée, donc amoindrir le taux de contaminants crachés dans l’air.

Le ministère de l’Environnement est plutôt optimiste : «L’installation de brûleurs d’appoint devrait favoriser la performance de combustion des fourneaux et l’ajout d’unités individuelles de dosage de charbon activé devrait augmenter l’efficacité du système d’épuration des gaz», évalue Frédéric Fournier. «Les campagnes d’échantillonnage à venir devraient être révélatrices quant à l’efficacité des mesures prises par la Ville de Québec dans le cadre de son plan d’action pour rencontrer les exigences réglementaires.» 

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L’incinérateur dégage 176 fois trop d’arsenic

Environnement

Un printemps doux et pluvieux possiblement propice aux inondations

MONTRÉAL - MétéoMédia apporte quelques précisions à la prédiction de Fred, la marmotte gaspésienne, qui avait anticipé un printemps hâtif il y a quelques semaines.

Contrairement à l’annonce du célèbre prophète aux longues incisives, MétéoMédia prédit que le printemps «s’installera graduellement».

Toutefois, beaucoup de pluie est sur le radar des météorologistes, ce qui pourrait être propice aux inondations.

Au Québec, le printemps devrait être «classique avec des températures dans les normales de saison» selon MétéoMédia, mais la période des inondations sera à surveiller plus tard en saison.

«Quand on regarde la carte des températures, on remarque qu’il y a un dôme d’air frais vers la baie d’Hudson et de la douceur dans le sud des États-Unis. Cette différence pourrait provoquer des dépressions plus gorgées en humidité et donc on pourrait avoir plus de précipitations qu’en temps normal. On pourrait avoir beaucoup d’eau en peu de temps», a expliqué le chef de service de la météorologie à MétéoMédia, André Monette, en entrevue avec La Presse canadienne.

L’an dernier, une combinaison catastrophique de pluies abondantes survenues à la suite d’un hiver neigeux et la fonte subite du couvert de neige avait provoqué des inondations historiques dans plusieurs régions du Québec.

Mais cette année, le couvert de glace n’est pas aussi important et comme le printemps devrait s’installer graduellement, la fonte des glaces devrait également se faire de façon graduelle.

«Cette année, il y a aussi moins de neige à faire fondre, donc la seule variable en faveur d’une saison d’inondation est le fait que l’on prévoit plus de précipitations que la normale» a précisé André Monette.

Pas de chutes de neige importantes

Le chef de service de la météorologie à MétéoMédia a indiqué qu’il ne s’attend pas à ce qu’il y ait des chutes de neige importantes à la mi-avril, comme ce fût le cas dans les deux dernières années.

«Il faut par contre garder en tête qu’il reste encore de 50 à 100 cm de neige à recevoir à partir du 1er mars. La transition vers l’été se fera certes plus graduellement que les deux derniers, mais on ne doit pas s’attendre à sortir nos vêtements d’été dès le mois de mars», a-t-il expliqué.

Le météorologue prévoit des températures dans les normales de saison pour la majeure partie du Québec, à l’exception de la région de l’Abitibi où «on s’attend à des températures au-dessus de la normale».

Les températures devraient être près des normales de saison dans la vallée du Saint-Laurent et en Ontario et surtout plus douces que les deux printemps précédents.

«On a une bonne dépression qui s’en vient avec la tempête de mercredi et jeudi, après cette dépression, on aura des températures un peu plus froides, mais ça sera de courte durée, on devrait terminer l’hiver sans vague de froid», a ajouté le chef de service de la météorologie à MétéoMédia.

Il y a toutefois une part d’imprévisibilité dans les prévisions de MétéoMédia, car cette année, «il n’ y a pas de phénomène majeur qui va nous indiquer clairement à quoi va ressembler la saison».

«On ne voit pas de gros joueurs, comme les phénomènes El Niño et La Niña» qui pourraient injecter une dose importante de chaleur ou de froid dans l’atmosphère, a estimé André Monette.

Plus de précipitations dans les Maritimes et du ski de printemps dans l’ouest

Selon MétéoMédia, les températures vont fluctuer tout au long du printemps pour se rapprocher des normales dans les Maritimes. «Quelques bonnes tempêtes toucheront la région, sans toutefois amener des quantités anormalement élevées». MétéoMédia est également d’avis que la menace d’inondations printanières n’est pas aussi élevée que dans les dernières années.

Pour ce qui est de l’Ouest canadien, on prévoit que le printemps débutera plus lentement que lors des dernières années, «ce qui se traduira par un excellent ski de printemps et cela aidera à compenser le lent début de saison».

Été chaud

En ce qui concerne l’été, MétéoMédia croit que les températures devraient être au-dessus de la normale. «Toutefois, notre niveau de certitude pour l’instant est assez bas», a précisé André Monette, en ajoutant qu’il était encore trop tôt pour spéculer davantage.

Environnement

Vigoureux système dépressionnaire au Québec: jusqu’à 45 cm de neige sur la Capitale-Nationale

MONTRÉAL - Une tempête hivernale laissera jusqu’à 45 centimètres de neige sur certains secteurs, selon Environnement et Changement climatique Canada qui prévoit des conditions hivernales dangereuses dans la province.

Un important système dépressionnaire a commencé à traverser le Québec mercredi soir et devait s’intensifier jeudi en poursuivant sa trajectoire vers l’est.

Cette tempête en provenance du sud-ouest des États-Unis devrait entraîner des précipitations variées et sera accompagnée de forts vents; lors du dégagement qui suivra, les températures baisseront de plusieurs degrés sous le point de congélation.

«Les conditions devraient être particulièrement difficiles jeudi matin sur l’Outaouais, toute la couronne nord de Montréal, Lanaudière, en s’en allant vers Trois-Rivières, et Québec plus tard en matinée», a expliqué André Cantin, météorologue à Environnement Canada.

Dans la région de Montréal, des accumulations totales de neige de 10 à 15 centimètres étaient prévues. La neige pourrait être fondante ou mêlée de pluie dans la nuit, mais elle se changera en neige plus soutenue tôt en matinée jeudi, prévoit Environnement Canada.

D’autres régions recevront encore plus de neige: de 25 à 45 centimètres sont attendus dans les régions des Laurentides, de Lanaudière, de la Mauricie, de Québec, de la Côte-Nord, dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie. Toutes les traversées Matane-Baie-Comeau-Godbout prévues jeudi sont annulées en raison du mauvais temps attendu.

La région de Québec devrait recevoir une trentaine de centimètres de neige. «À cela s’ajoutent de forts vents d’est, avec des rafales le long du fleuve entre 50 et 70 kilomètres/heure, voire 90 kilomètres/heure dans la région de Québec jeudi matin», a indiqué M. Cantin.

D’ailleurs, un avertissement d’onde de tempête était en vigueur pour les secteurs de Bellechasse, de Côte-de-Beaupré - L’Île d’Orléans, Lévis et Québec où les niveaux d’eau seraient plus élevés que la normale, avec de grosses vagues près de la côte.

La poudrerie causée par les vents forts combinés à la neige pourrait aussi réduire la visibilité à presque nulle sur les secteurs proches du fleuve Saint-Laurent. Dans un communiqué émis mercredi soir, le ministère des Transports du Québec (MTQ) avisait déjà les usagers de la route que «des fermetures de routes sont à prévoir dans la région de la Chaudière-Appalaches, notamment l’autoroute 20 et la route 132, entre Lévis et Montmagny, ainsi que l’autoroute 73».

Le MTQ pourrait aussi devoir fermer d’autres routes et demande aux automobilistes de s’informer des conditions routières sur les différentes plates-formes du Québec 511.

Les précipitations de neige seront par contre beaucoup plus faibles à Sherbrooke, Victoriaville, Lac-Mégantic, Sorel-Tracy, Drummondville et Thetford Mines, selon Environnement Canada. «Sur les secteurs au sud de Montréal, c’est plutôt de la pluie, possiblement un peu de neige jeudi après-midi seulement», estime le météorologue.

Au Nouveau-Brunswick, M. Cantin prévoit de 20 à 30 centimètres de neige plus tard jeudi dans le nord-est, «avec de forts vents d’est qui causeront de la poudrerie et réduiront fortement la visibilité dans la nuit et la journée de jeudi».

Les aéroports Montréal-Trudeau et Pearson à Toronto affichaient plusieurs vols qui étaient annulés jeudi, notamment vers Montréal, Québec, Baie-Comeau et Fredericton.

Environnement

Des jeunes veulent bannir les sacs de plastique à Lévis [VIDÉO]

On dit que la jeunesse est porteuse de changement. Un groupe d’élèves du programme Leader international de l’École Marcelle-Mallet l’a bien compris. Préoccupée par les enjeux environnementaux actuels, cette classe de 3e secondaire s’est mobilisée pour interpeller le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, en lui demandant d’abolir les sacs de plastique à usage unique dans les commerces sur le territoire.

«Si on ne change pas tout de suite, ça va nous affecter plus encore, plus tard alors il faudrait vraiment commencer à faire des changements maintenant avant qu’il ne soit trop tard», motive l’étudiante Alice Poulin.

Dans cette classe composée entièrement d’adolescentes, les idées foisonnent. Depuis septembre, elles planchent sur un projet qu’elles portent à bout de bras, en compagnie de leur enseignant, Jean Beaudoin, pour le mener aussi loin que possible. Pour leur cours d’action citoyenne, un cours qui préconise la mise sur pied d’initiatives concrètes, les étudiantes du groupe 303 ont choisi elles-mêmes de se pencher sur une cause qui leur tient à cœur : l’environnement. 

«On a toujours été très touchées par l’environnement dans notre classe, ça fait partie du programme», explique Alice Poulin, l’une des instigatrices du projet. 

La génération de demain passe aux actes maintenant

L’an dernier, elles avaient mobilisé quelque 500 élèves pour nettoyer le parc des Chutes-de-la-Chaudière. Mais cette fois-ci, ce qu’elles planifient pourrait avoir des retombées encore plus importantes. Le projet de ces jeunes, c’est d’inciter la Ville de Lévis à prendre action pour l’abolition des sacs de plastique à usage unique. Pour ce faire, elles ont fait parvenir au maire, en date du 30 janvier, une lettre lui étant personnellement adressée. 

En faisant allusion à la promesse du premier ministre canadien Justin Trudeau d’interdire le plastique à usage unique dès 2021 et en se basant sur des initiatives entreprises dans d’autres municipalités, elles ont bâti leur propre demande au conseil municipal de la ville. 

«On pense que la Ville de Lévis serait d’accord avec nous, parce qu’on sait que le plastique à usage unique c’est vraiment quelque chose de gros partout dans le monde. À Lévis, on serait vraiment capable de faire un pas vers l’avant pour commencer à être plus propre», affirme avec ferveur la jeune adolescente de l’école secondaire privée située dans le Vieux-Lévis.  

Par un sondage réalisé sur une durée d’une semaine, les filles ont réussi à recueillir l’appui de près de 600 personnes face à leur démarche. 

Une démarche globale

Robin Bernier, directeur général de l’établissement d’enseignement, affirme même avoir observé une croissance de cette préoccupation environnementale entre les murs de son école. Depuis un an, des bacs destinés au compostage ont été installés sur chacun des étages.

Cette année, des jeunes de deuxième secondaire du même programme de Leader international l’ont même questionné sur la possibilité de retirer de la machine distributrice les bouteilles de plastique et de changer les fontaines d’eau pour des stations de remplissage de gourdes, afin d’éviter le gaspillage de l’eau potable. 

«Je compte leur donner ma réponse au printemps», prévoit M. Bernier, enthousiaste face aux demandes «audacieuses» des étudiants. 

«C’est la préoccupation des jeunes l’environnement, commente l’enseignant Jean Beaudoin, qui se considère comme un «guide» dans cette démarche. Je trouve ça extraordinaire de voir des élèves qui se prennent en main, c’est un geste positif pour l’ensemble de la population de Lévis.» 

«On espère vraiment que le projet va être appuyé par le maire et le conseil», a conclu Alice, pleine d’espoir.

Environnement

Une étude du MIT vante l’apport de l’hydroélectricité à la réduction de gaz à effet de serre

MONTRÉAL - L’objectif d’Hydro-Québec d’être la batterie du Nord-Est américain est réalisable, suggère une étude du Massachusetts Institute of Technology (MIT), mais pour que cela se produise, il doit y avoir suffisamment d’interconnexions à la frontière et la dynamique actuelle du marché doit changer.

Rédigé par trois chercheurs, le document de 66 pages récemment publié se penche sur le rôle que pourrait jouer l’hydroélectricité canadienne dans les efforts de réduction des gaz à effet de serre (GES) dans cette région des États-Unis au moment où Hydro-Québec est confrontée à de l’opposition au Maine dans le cadre d’un projet de ligne de transport qui doit passer dans cet État afin d’acheminer de l’énergie vers le Massachusetts.

«L’augmentation de la capacité de transport permet une plus grande utilisation des réservoirs hydroélectriques existants comme ressource d’équilibrage, souligne l’étude. Les nouvelles lignes réduisent également les coûts de décarbonisation.»

Mais pour y arriver, l’étude, dont les conclusions ont été accueillies favorablement par Hydro-Québec, prévient que l’énergie ne doit pas seulement être acheminée depuis le Québec vers le sud de la frontière, comme c’est essentiellement le cas actuellement.

Aux États-Unis, les surplus générés par la production solaire et éolienne - des sources intermittentes - devraient ainsi être importés par la province, ce qui laisserait du temps aux réservoirs d’Hydro-Québec de se remplir afin d’être en mesure de prendre le relais plus tard.

«Le rôle de l’hydroélectricité québécoise comme ressource de stockage suggère que la construction de lignes supplémentaires constitue un complément, plutôt qu’un substitut, au déploiement de l’énergie propre dans le Nord-Est», écrit-on.

L’an dernier, les exportations nettes de la société d’État ont totalisé 33,7 térawattheures, et plus de 70 % de ce volume a été acheminé vers la Nouvelle-Angleterre et New York.

Le scénario mis de l’avant par les chercheurs Emil Dimanchev, Joshua Hodge et John Parson survient alors que des États comme New York et le Maine souhaitent être alimentés par des sources à faibles émissions de GES d’ici 2050. Aux États-Unis, la production éolienne et solaire est en progression, puisque l’an dernier, dans l’État de New York, 400 mégawatts de plus ont été produits grâce au solaire et à l’éolien, alors que du côté de la Nouvelle-Angleterre, c’est 700 MW de plus.

Un obstacle

Selon l’étude, les infrastructures transfrontalières doivent être en mesure de transporter l’équivalent de 4 gigawatts d’énergie, ce qui représente environ quatre lignes de transport - des projets qui suscitent généralement de l’opposition.

L’an dernier, le Northern Pass, un des projets sur lesquels misait Hydro-Québec pour exporter de l’hydroélectricité dans la région de la Nouvelle-Angleterre, avait d’être débranché pour de bon par son promoteur américain Eversource. En 2018, la Commission d’examen du site au New Hampshire avait refusé d’octroyer un permis essentiel à la réalisation de cette ligne.

Pour sa part, le New England Clean Energy Connect, qui a déjà commencé à obtenir ses permis, pourrait faire l’objet d’un référendum en raison des démarches de certains groupes d’opposants.

Après l’échec du Northern Pass, Hydro-Québec s’est tournée vers ce projet dans le but d’acheminer annuellement 9,45 térawattheures d’hydroélectricité pendant 20 ans au Massachusetts dans le cadre d’un contrat d’environ 10 milliards $ US.

La société d’État a également les yeux sur un potentiel contrat d’envergure avec la Ville de New York. Si les deux parties s’entendent, l’hydroélectricité sera acheminée par la ligne Champlain Hudson Power Express, un projet qui dispose de toutes les autorisations nécessaires et réalisé avec Transmission Developers Inc.

De l’ouverture

Un porte-parole d’Hydro-Québec, Serge Abergel, s’est réjoui de voir une institution crédible comme le MIT plaider pour l’ajout de lignes de transport reliant le Québec ainsi que le Nord-Est américain.

Au cours d’un entretien téléphonique, celui-ci s’est également montré ouvert au scénario avancé dans l’étude selon lequel les surplus énergétiques générés au sud de la frontière pourraient être envoyés vers la province.

«Qui dit surplus d’énergie intermittente dit aussi prix très intéressants, a souligné M. Abergel, en faisant notamment référence à une fourchette d’entre trois et quatre cents le kilowattheure. Il y a une occasion pour nous de s’approvisionner à bas prix. En attendant, nos réservoirs se remplissent. Lorsqu’il n’y a pas de vent ou de (périodes d’ensoleillement), les prix remontent et c’est là que nous pouvons acheminer de l’hydroélectricité.»

Selon lui, cela permettrait à Hydro-Québec d’éviter «certains investissements» en matière de production tout en pouvant exporter au moment où les prix sont plus élevés sur les marchés.

Environnement

Météo: vigoureuse dépression à compter de mercredi au Québec

MONTRÉAL - Environnement Canada a transmis en fin de nuit, lundi, un bulletin météorologique spécial annonçant le passage dans plusieurs régions du Québec d’un vigoureux système dépressionnaire à compter de mercredi prochain.

Cette tempête, qui est en formation dans le sud-ouest des États-Unis, devrait apporter un lot varié de précipitations en plus d’être accompagnée de forts vents et lors du dégagement qui suivra, les températures baisseront de plusieurs degrés sous le point de congélation.

Les prévisions provisoires d’Environnement Canada font état, au nord du fleuve Saint-Laurent, de chutes de neige en raison de températures plus froides attendues mercredi alors qu’au sud du fleuve, un changement en pluie avec une courte période de pluie verglaçante lors de la transition est probable.

Au nord du fleuve, le bulletin météorologique exclut l’Outaouais, mais s’adresse aux régions comprises entre les Laurentides et Sept-Îles. Au sud du fleuve, il a été émis pour l’ensemble du territoire, jusqu’à Gaspé.

Les quantités totales de neige varieront selon l’évolution de la trajectoire du système, mais elles devraient dépasser 15 centimètres sur plusieurs secteurs au nord du fleuve ainsi que sur la pointe de la Gaspésie, selon les météorologues.

Les prochains bulletins apporteront plus de détails lorsque la trajectoire de la dépression se précisera.

En attendant l’arrivée de ce système dépressionnaire, les résidents de la plupart des régions du Québec profitent de cieux cléments et de températures plus douces que la normale saisonnière.

Environnement

Moins d’autorisations environnementales: du «blanchiment de déchets»?

Tout le monde est en faveur de réduire les délais pour obtenir une autorisation du ministère de l’Environnement. Mais avec son projet de règlement qui coupera de 30 % le nombre de certificats émis à compter de l’an prochain, le gouvernement du Québec est-il en train de faire du «blanchiment de déchets» ?

C’est la crainte de Québec solidaire (QS), deuxième groupe d’opposition au parlement de Québec. Parmi les 130 activités comportant un risque environnemental «négligeable» dorénavant exemptées du processus d’évaluation, on trouve «la valorisation de matières résiduelles à titre de matériaux de recouvrement dans un lieu d’enfouissement technique».

«Le gouvernement va encourager l’enfouissement des matières recyclables, alors qu’il vient juste d’adopter une cible de réduction de cette pratique. Pire, la commission sur la crise du verre à laquelle siégeait la CAQ [Coalition avenir Québec] recommandait d’interdire l’enfouissement des matières recyclables!» affirme Ruba Ghazal, députée et porte-parole en matière d’environnement pour QS.

«Soudainement, la CAQ permet aux entreprises de le faire sans avoir à demander d’autorisation. Coudonc, le gouvernement a-t-il une preuve qu’enfouir plus de matières recyclables est bon pour l’environnement et n’a pas d’impacts? Si oui, on veut voir ça! Tant qu’à moi, ce que la CAQ veut faire, c’est du blanchiment de déchets!» clame Mme Ghazal.

«Poudre aux yeux»

Les critiques viennent aussi du syndicat représentant les 275 inspecteurs du ministère de l’Environnement. Président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Christian Daigle estime que le ministre Benoit Charette jette «de la poudre aux yeux» de la population.

«Sans évaluation, la compagnie peut polluer comme elle veut! Au lieu d’embaucher des inspecteurs, on diminue les normes. Si la déclaration de conformité revient entre les mains des entreprises, le ministère devra prendra ça pour du cash!» dénonce M. Daigle.

Le nombre d’inspecteurs au ministère de l’Environnement pourrait être doublé sans que personne manque de boulot, selon le président du SFPQ. Surtout que l’inspection de conformité arrive quatrième en importance sur la liste des quatre tâches qui leur sont imparties, après le traitement des plaintes, les suivis de manquements et les programmes de contrôles.

En 2018, 90 % des inspections de conformité au ministère n’étaient pas réalisées, alors que c’était la moitié sept ans plus tôt, en 2011.

Le nouveau règlement, qui devrait entrer en fonction le 31 décembre, permettrait donc de passer de 5000 demandes d’évaluation par année à environ 3500. Pour l’autre tiers, dont le risque est estimé négligeable, une simple attestation de conformité sera dorénavant exigée du promoteur, municipalité ou entreprise en cause. Les projets à risque faible, deuxième échelon sur quatre sous élevé et modéré, verront leur chemin raccourci vers l’autorisation.

Les mêmes exigences

«On ne touche pas les normes ou les seuils, on ne touche pas à la qualité de l’évaluation environnementale. On ne rabaisse pas les exigences environnementales, mais on ajoute beaucoup de prévisibilité pour les promoteurs, entre autres les municipalités», assure le ministre Charette.

«À ma grande surprise, lorsque je suis entré en fonction, il n’y avait jamais eu cette caractérisation des enjeux environnementaux pour une demande d’évaluation. Donc, un projet qui avait peu ou pas de risque environnemental devait passer à travers la même procédure. Et c’est là où on vient exempter bon nombre de projets.

«Les directions régionales et le ministère auront dorénavant plus de temps pour se concentrer sur les projets qui ont une réelle incidence environnementale, explique le ministre du gouvernement Legault. Oui, ça donne des délais plus courts, mais surtout une attention plus importante pour les enjeux plus conséquents sur le plan de l’environnement.»

Les délais actuels avoisinent 18 mois, mais peuvent être beaucoup plus longs. Avec la nouvelle exemption du processus d’évaluation, produire une simple déclaration de conformité et obtenir l’autorisation conséquente ne prendra que quelques semaines.

Chez les autres partis d’opposition, on reconnaît que ce dossier avait trop traîné. «On est tous en faveur qu’il y ait moins de paperasse. Mais il ne faut pas qu’il y ait moins d’environnement parce qu’il y a moins de paperasse», souligne le chef par intérim du Parti libéral du Québec, Pierre Arcand.

«Il ne faudrait pas confondre efficacité et précipitation», prévient de son côté le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. «Si on arrive à trouver un équilibre, tant mieux. Mais si le ministère de l’Environnement devient un chemin accéléré au profit de l’économie, on a un problème», croit le péquiste Bérubé.

Environnement

Moins de paperasse à l’Environnement  

EXCLUSIF / Dès l’an prochain, 30 % moins de projets d’usines, de fermes, de villes, d’entreprises, de mines et de promoteurs du Québec auront besoin d’une autorisation du ministère de l’Environnement pour aller de l’avant. Le gouvernement Legault avance dans l’instauration de son règlement pour diminuer le nombre de certificats délivrés et donc réduire les délais pour les projets plus risqués qui en ont toujours besoin.

Des quelque 5000 demandes de certificat d’autorisation environnementale acheminées chaque année au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le ministre Benoit Charette compte en éliminer autour de 1500.

Grâce à son nouveau régime d’autorisation environnementale, dont le projet de règlement sur l’encadrement d’activités en fonction de leur impact sur l’environnement est publié mercredi dans la Gazette officielle du Québec et que Le Soleil a consulté en exclusivité.

Le ministère établit une gradation du risque environnemental selon les échelons suivants : négligeable, faible, modéré et élevé. Le projet de règlement encadre les activités correspondant aux trois premiers niveaux, de négligeable à modéré.

Plus de 130 activités au risque considéré comme négligeable seront dorénavant exemptées du processus de demande d’autorisation auprès du ministère. En plus, une cinquantaine d’activités à risque faible verraient leur chemin raccourci vers la conformité environnementale.

«Les analystes du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques pourraient donc se concentrer davantage sur les demandes d’autorisation portant sur les projets à risques environnementaux plus élevés, ce qui contribuerait également à accélérer leur traitement», peut-on lire dans le document consulté.

Le régime d’autorisation environnementale québécois n’avait pas été mis à jour depuis 1972, il y a près de 50 ans. Le projet de règlement sera soumis aux consultations publiques durant deux mois, soit jusqu’au 19 avril. L’entrée en vigueur de la majorité de son contenu se réalisera le 31 décembre 2020.

«La société québécoise a évolué, tant au plan technologique, économique que social depuis cette époque. Je suis confiant que cet important projet de règlement, qui vient simplifier et optimiser les processus, jouera un rôle clé pour assurer que le développement de notre économie se fasse dans le respect des exigences environnementales en vigueur», affirme le ministre Charette.

Compter les GES

Le projet de règlement considère de plus dans l’évaluation du risque environnemental l’émission de gaz à effet de serre (GES) pour les projets susceptibles de produire entre 10 000 et 25 000 tonnes métriques de GES par année.

«Le demandeur devra produire une estimation des émissions de GES annuelles attribuables à son projet et une description des mesures de réduction des émissions de GES qu’il prévoit mettre en œuvre», explique le document publié par le ministère.

Des intervenants du milieu ayant pris part aux tables de cocréation formées de plus de 60 regroupements ou associations applaudissent un processus simplifié qui doit mener à des délais plus courts. Le temps d’attente avant l’obtention d’une autorisation était décrié par les utilisateurs depuis longtemps.

«Le projet constitue une amélioration par rapport au projet publié en février 2018 [sous le gouvernement précédent], notamment en ce qui concerne la clarté et la simplification», reconnaît la présidente-directrice générale du Conseil patronal de l’environnement du Québec, Hélène Lauzon.

Le président de l’Association des directeurs généraux des municipalités du Québec et directeur général de la Ville de Rimouski, Claude Périnet, parle pour sa part d’un règlement qui «témoigne d’un souci de clarification et de simplification des processus sans pour autant réduire les exigences environnementales».

Environnement

Rapport sur les pesticides: l’opposition se dit déçue

Le rapport parlementaire sur les pesticides n’est pas encore déposé que des partis d’opposition accusent déjà le gouvernement de ne pas vouloir assurer de suivi.

Le Parti libéral (PLQ) et Québec solidaire (QS) ont exprimé leur déception et soutenu que leur confiance était ébranlée.

Ils reprochent en outre aux élus du gouvernement caquiste de ne pas vouloir inscrire la maladie de Parkinson comme une maladie professionnelle touchant les agriculteurs exposés aux pesticides — à l’instar de ce qui s’est fait en France.

«C’est dramatique comme décision, surtout quand on a vu des agriculteurs, des agronomes, des travailleurs agricoles qui sont venus nous voir, qui nous ont dit à quel point ils se retrouvaient dans une situation très difficile», a commenté la députée Émilise Lessard-Therrien, de QS, au côté de sa collègue libérale Marie Montpetit, en conférence de presse mardi à l’Assemblée nationale.

Elles voulaient également que la commission parlementaire sur l’agriculture, les pêcheries et l’alimentation formule un suivi de l’état des recommandations dans un an ou 18 mois, mais les élus caquistes, qui sont majoritaires à la commission, ont voté contre.

«Nous, on souhaite continuer ce mandat-là, aller plus loin, ça a été refusé», a expliqué Mme Montpetit, en ajoutant qu’elle avait aussi demandé à ce que les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement rencontrent la commission dans 18 mois, ce qui a aussi été refusé.

«Donc, vous comprendrez que notre confiance a été un peu ébranlée», a-t-elle poursuivi.

Refusées aussi, les propositions pour la mise sur pied d’un fonds d’indemnisation pour les travailleurs agricoles et leurs familles affectés par des maladies et cancers en lien avec l’exposition aux pesticides.

L’opposition a également essuyé un non pour la mise sur pied d’un registre d’utilisation des pesticides, qui irait plus loin que le registre actuel des ventes, et qui permettrait de savoir quel produit est utilisé où et en quelle quantité.

«Les chercheurs nous ont bien expliqué que, pour faire des corrélations entre certaines maladies et l’utilisation de pesticides, encore faut-il qu’ils sachent quels pesticides sont utilisés, mais à quel endroit ils sont utilisés», a invoqué Mme Lessard-Therrien.

Déposé mercredi

Le rapport devrait être déposé mercredi en Chambre, selon le porte-parole d’un parti. Il contiendrait plus d’une trentaine de recommandations. Quelques-unes d’entre elles ont été étayées par Radio-Canada. Entre autres, on recommanderait que la réduction de l’usage des pesticides soit une priorité du gouvernement. Également, on propose que le Québec favorise l’achat local et biologique.

Ce rapport et les audiences dont il est issu s’inscrivent dans la foulée de l’affaire Louis Robert, cet agronome lanceur d’alerte qui avait été congédié en 2019 du ministère de l’Agriculture pour avoir dénoncé l’ingérence de l’industrie dans la recherche sur les pesticides. Il a été réintégré par la suite et le gouvernement lui a présenté ses excuses.

Environnement

Jusqu'à 20 cm de neige à plusieurs endroits au Québec

MONTRÉAL - Quelques secteurs du sud et du centre du Québec qui longent la vallée du Saint-Laurent devraient recevoir entre 10 et 20 centimètres de neige pendant la journée de mardi.

Environnement Canada a émis des avertissements de neige pour certains secteurs des régions des Laurentides et de Lanaudière, de la Mauricie et de Québec. La neige débutera en milieu de matinée dans l’ouest et se propagera vers le centre du Québec vers la mi-journée.

Les précipitations cesseront en fin de soirée.

Environnement Canada prévient les automobilistes qui circuleront dans les régions visées par ses avertissements que l’accumulation rapide de neige rendra les déplacements difficiles et que la visibilité pourrait être réduite par moments.

Dans la région de Gatineau, environ 10 centimètres de neige devraient tomber, comparativement à 5 centimètres à Montréal et en Estrie. Ces chutes de neige devraient toutefois être accompagnées de rafales de vent allant jusqu’à 60 km/h.

Environnement

Première action pour la branche jeunesse d’Extinction Rebellion Québec

Des militants écologistes d’Extinction Rebellion (XR) Youth se sont mobilisés mercredi, à 17h15, sur la traverse piétonne à l’intersection de la rue Saint-Jean et de l’avenue Honoré-Mercier.

Pour leur première sortie, les membres de cette nouvelle branche jeunesse d’XR ont scandé des slogans en brandissant des pancartes pour alerter et informer le public sur l’état de la planète et l’inaction des gouvernements. 

«Notre gouvernement n’a même pas confiance à ce qu’on réussisse cette lutte-là contre les changements climatiques», déplore Anaïs Gousse, militante et attachée de presse pour Extinction Rebellion Youth à Québec. «Mais nous, on va leur dire que non, ce n’est pas vrai. On va réussir. On va prendre tous les moyens possibles pour faire la transition par nous-mêmes», ajoute l’étudiante de secondaire 5. 

Environnement

UniC2020, un sommet étudiant pour le climat à l’Université Laval

Des jeunes de cinq continents discuteront d’environnement lors du Sommet international jeunesse universitaire pour l’action climatique qui se tiendra à l’Université Laval du 6 au 9 juillet 2020.

L’Université Laval avait annoncé la tenue de l’événement en septembre dernier à «l’été 2020», sans toutefois s’arrêter sur des dates en particulier.

Entre le 6 et le 9 juillet, quelque 300 leaders engagés pour l’action climatique se rassembleront à Québec pour UniC2020. Partage de solutions et discussions à l’échelle internationale figurent au menu de ce premier Sommet sur le climat au Québec. 

Le Réseau international étudiant pour le climat sera ainsi créé «afin de promouvoir la collaboration internationale étudiante ainsi que des réalisations et actions très concrètes à l’égard du climat», peut-on lire sur le site Web de l’établissement universitaire. Cette initiative d’outil de collaboration serait «une première mondiale». 

L’Université Laval soutient que le Sommet UniC deviendra récurrent aux deux ans. 

Environnement

Collecte sélective: plus de responsabilités pour les entreprises productrices de contenants et emballages

Québec fait un pas de plus pour améliorer la récupération et le recyclage, en confiant la gestion du système aux entreprises privées.

Le ministre de l’Environnement, Benoît Charette, en a fait l’annonce, mardi dans un centre de tri de Lachine, à Montréal. Il injecte 30,5 millions $ dans le nouveau système.

Avec le principe de la responsabilité élargie des entreprises qui mettent en marché des contenants et emballages, celles-ci seront responsables du cycle de vie de leurs produits, du début à la fin.

Les entreprises devront atteindre les objectifs fixés, à défaut de quoi des pénalités seront imposées. Ainsi, elles auront intérêt à utiliser des bouteilles de plastique réutilisables, par exemple, ou à tout le moins recyclables.

À l’autre bout du cycle, cela améliorera la qualité des matières récupérées, donc leur valeur sera accrue.

Le système entrera en vigueur en 2022 et devrait être pleinement opérationnel en 2025.

À l’heure actuelle, les entreprises versent une compensation financière aux municipalités pour les emballages et contenants qu’elles mettent en marché et qui doivent être recyclés. Les entreprises assument donc la plus grande partie des coûts de la collecte sélective, sans avoir leur mot à dire sur la gestion des opérations.

Québec veut du même souffle «faire en sorte que la matière au sortir du centre de tri ait une certaine valeur, ce qui n’est pas le cas actuellement», a expliqué le ministre Charette.

L’entrée en vigueur en 2022 seulement s’explique par le fait qu’il y a des lois et règlements à changer. «Ça prend du temps, mais c’est important de ne pas se tromper de nouveau, autrement c’est la confiance des citoyens qui serait ébranlée», a justifié le ministre.

Avec cette réforme, les municipalités subiront aussi moins de pression, tant de leurs citoyens que des centres de tri, qui sont pris avec des matières de piètre qualité, a fait valoir le ministre.

Réactions

La présidente de l’Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, a donné un exemple concret du changement de mentalité que ce principe imposera. «Prenons l’exemple du styromousse, que l’on retrouve comme emballage dans les supermarchés. Il s’agit là de notre produit mal-aimé des centres de tri. Effectivement, il faudra trouver des solutions à la source ou en recyclage. Ce sera possible avec cette réforme de bien faire les choses.»

La députée de Québec solidaire Ruba Ghazal, responsable du dossier de l’environnement, a vu comme «une bonne chose» le fait que le gouvernement caquiste responsabilise les entreprises qui produisent des contenants et emballages. Elle s’inquiète cependant du fait qu’il faudra attendre à 2025 pour que tout soit pleinement déployé.

La Fédération des chambres de commerce du Québec, quant à elle, s’est réjouie de la somme de 30,5 millions $ qui sera octroyée pour la modernisation des centres de tri. «Les possibilités de débouchés sont nombreuses et l’innovation peut mener à l’émergence de nouvelles solutions québécoises d’économie circulaire, pour des matériaux de construction par exemple», a commenté Charles Milliard, président-directeur général.

Le groupe écologiste Équiterre a dit accueillir «avec prudence» la réforme, estimant qu’il vaudrait mieux s’attaquer à la source du problème: le suremballage et la surconsommation. «Tant et aussi longtemps qu’on ne révise pas nos modes de production et nos habitudes de consommation, nous paierons le prix fort pour traiter les matières résiduelles. La réduction à la source est l’enjeu auquel le gouvernement devrait s’attaquer en priorité pour protéger nos ressources», a commenté Colleen Thorpe, directrice générale d’Équiterre.

Environnement

Chutes de neige imprévues à plusieurs endroits au Québec

MONTRÉAL - Environnement Canada a émis lundi matin des avertissements de neige pour quelques secteurs du sud-ouest du Québec, peu après avoir annoncé en fin de nuit des précipitations qui oscilleraient entre deux et quatre centimètres à Montréal.

Ces précipitations dont l’abondance semble avoir surpris beaucoup de gens ont causé une détérioration rapide des conditions routières dans la région métropolitaine, incluant sur l’île de Montréal, où d’importantes opérations de chargement de la neige ont lieu dans tous les arrondissements.

Transports Québec rapporte pour sa part que plusieurs chaussées sont enneigées et que la visibilité est réduite sur le réseau autoroutier de la périphérie de la métropole.

L’avertissement de neige signale qu’environ cinq centimètres restent à tomber en matinée, lundi, ce qui laissera tout de même une accumulation totale de près de 15 centimètres dans la région de Montréal.

L’avertissement touche quelques autres régions du sud-ouest du Québec, notamment celles de Saint-Jérôme, Joliette, Sorel-Tracy, Saint-Hyacinthe, Granby, Magog, Sherbrooke et Thetford Mines. Aucun avertissement n’avait été émis en milieu de matinée pour Gatineau, Sainte-Agathe-des-Monts, Trois-Rivières, Saint-Georges et Québec.

Monde

La Norvège durcit ses engagements climatiques à l'horizon 2030

OSLO — La Norvège a durci vendredi ses engagements climatiques en annonçant qu'elle visait une réduction d'«au moins» 50%, voire jusqu'à 55%, de ses émissions de gaz à effet de serre, une décision applaudie par les défenseurs de l'environnement.

Le pays nordique, qui n'est pas membre de l'UE mais y est étroitement associé, s'était jusqu'à présent engagé à une réduction des émissions d'au moins 40% en 2030 par rapport à 1990.

«La Norvège est le premier pays occidental [...] à annoncer à l'ONU des objectifs climatiques renforcés», a déclaré le ministre du Climat et de l'Environnement, Sveinung Rotevatn.

«La décision d'aujourd'hui est un pas important vers une transition verte», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Plus gros producteur d'hydrocarbures d'Europe de l'Ouest, le royaume est aussi le champion de la voiture électrique avec la plus forte concentration au monde par rapport à la population.

Il peine toutefois à réduire ses émissions: malgré un récent léger fléchissement, elles dépassaient encore en 2018 de 1,1% le niveau de 1990, selon des statistiques officielles.

Le gouvernement de droite n'a pas précisé la répartition entre des réductions effectives sur le territoire norvégien et le recours à des mécanismes de compensation.

L'Accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement à un maximum de +2°C par rapport à l'ère pré-industrielle, prévoit que les pays signataires mettent à jour leurs objectifs climatiques tous les cinq ans.

Seuls le Suriname, les îles Marshall, le Chili, la Mongolie et la Moldavie ont jusqu'à présent soumis ou proposé de nouveaux objectifs, selon le décompte du site Climate Action Tracker à la date du 3 février.

De son côté, Oslo dit espérer entraîner l'Union européenne dans son sillage. Dans son projet de Green Deal, la nouvelle présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, plaide elle aussi pour une baisse de 50 à 55% des émissions.

Plusieurs ONG ont accueilli l'annonce positivement. «Un signal important pour la mobilisation climatique mondiale», a estimé la branche norvégienne des Amis de la Terre.

Actualités

IGA se lance dans les sacs consignés

Il n’y a pas que les contenants de verre et de plastique qui feront l’objet d’une consigne à grande échelle au cours des prochains mois. C’est aussi le cas des sacs d’épicerie en coton, que les supermarchés IGA de Sherbrooke ont commencé à offrir à leurs clients afin de contrer la prolifération des sacs de plastique et ses effets sur l’environnement.

Depuis cette semaine, les clients des supermarchés IGA de Sherbrooke qui auront oublié leurs sacs réutilisables se voient offrir des sacs en coton consignés au coût de 6 $ l’unité. Dès qu’ils n’en auront plus besoin, les clients pourront ramener leurs sacs au magasin et être remboursés à 100 %. Les sacs rapportés seront lavés et remis en circulation pour les prochains utilisateurs.

À LIRE AUSSI: «Plastic Attack» : des petits pas pour chacun

Ce projet pilote est en cours dans les cinq supermarchés IGA de Sherbrooke. Il s’inscrit dans le cadre de la décision de l’entreprise de retirer les sacs de plastique de ses caisses à compter du 19 mars prochain.

« Lorsqu’on a pris la décision de bannir les sacs de plastique de nos caisses à partir du 19 mars, on ne voulait pas s’arrêter là, indique René Couture, propriétaire du IGA Extra Fleurimont. On tenait à faire quelque chose de significatif dans le sens du développement durable », ajoute M. Couture pour expliquer la mise en place du projet pilote.

« Le principe du sac consigné est tout à fait simple. On a tous deux, trois ou coin sacs dans notre auto. On les oublie et on est obligé d’en racheter d’autres. La cliente qui a oublié ses sacs peut prendre deux sacs de coton, faire ses emplettes, payer la consigne de six dollars du sac. Lorsqu’elle revient au supermarché, on lui redonne la consigne. »  

Tous les sacs de coton utilisés dans le cadre de ce projet pilote ont été fabriqués au Québec, indique M. Couture. Un partenariat avec Québec Linge fera en sorte que tous les sacs retournés après usage seront lavés et remis en circulation. 

DISPENDIEUX?  

« Je trouve que c’est une bonne idée pour l’environnement, croit Brigitte Nolet, une cliente rencontrée au IGA Extra Couture Fleurimont. Mais je ne suis pas sûre que ça va marcher. Payer six dollars plus taxes pour un sac, même si on nous le rembourse, c’est quand même cher. D’autant plus que la plupart des gens ont maintenant pris l’habitude d’apporter leurs sacs. » 

«Je trouve que c’est une bonne alternative pour l’environnement, estime pour sa part Jasmin Boucher. Ça m’arrive souvent d’oublier mes sacs à la maison. Ça me coûte toujours de repartir avec des sacs en plastique. Maintenant, je vais me sentir moins coupable...».  

Dans son matériel promotionnel, IGA précise que les sacs brisés, perdus ou volés ne seront pas remboursés. De plus, l’entreprise se réserve le droit de ne plus rembourser les sacs consignés retournés après le 31 janvier 2021.

« Si tout fonctionne bien, il n’est pas exclu que la maison-mère Sobey’s décide de l’étendre à l’ensemble de ses supermarchés au Canada », indique René Couture.

Environnement

Changements climatiques: les abeilles influencées selon une nouvelle étude

OTTAWA — Les abeilles sont deux fois moins susceptibles de se retrouver dans des zones où elles étaient autrefois communes à cause des changements climatiques, selon une nouvelle étude.

«Beaucoup d’endroits deviennent trop souvent dans la même année tout simplement beaucoup trop chauds pour elles», explique Peter Soroye, un biologiste de l’Université d’Ottawa.

Les abeilles jouent un rôle crucial pour l’agriculture. Selon les Nations Unies, environ un tiers des récoltes mondiales dépendent des pollinisateurs.

Les abeilles sont confrontées à une série de dangers depuis plusieurs années : perte d’habitat, parasites et utilisation de pesticides. Selon une étude de 2011, les espèces de bourdons sauvages ont diminué de jusqu’à 96 % et que leurs aires de répartition s’étaient rétrécies d’au moins un quart.

Les changements climatiques sont également un facteur dans le déclin des abeilles, ont souligné M. Soroye et des collègues. Leur article a été publié jeudi dans la revue Science.

Conditions extrêmes

Selon M. Soroye, ce qui nuit le plus aux abeilles, ce sont les périodes de conditions météorologiques extrêmes.

«Les températures deviennent un peu plus chaudes chaque année, la plupart des espèces peuvent probablement tolérer cela, explique-t-il. Mais quand on a une semaine de températures de plus de 40 degrés Celsius, c’est quelque chose qui est vraiment difficile à tolérer pour les abeilles.»

Microclimat

En se penchant sur près d’un siècle de documents et de données sur 66 espèces d’abeilles, ces chercheurs ont trouvé une corrélation claire entre les relevés des populations d’abeilles et les conditions météorologiques qui dépassaient leur seuil de tolérance.

Ils ont découvert un lien puissant entre le déclin de la population et ce que l’article appelle le «chaos climatique».

«Les découvertes subites ne se produisent généralement pas, signale le co-auteur Jeremy Kerr, un professeur à l’Université d’Ottawa. Habituellement, on repère quelque chose dans les données. On plisse les yeux en se disant que c’est étrange. Mais là, toutes nos hypothèses se sont avérées.»

Selon les auteurs, la probabilité qu’un pré ou un terrain vacant soit encore le territoire d’un groupe d’abeilles, une ou deux générations plus tard, n’est que de 50 % à cause des changements climatiques en Amérique du Nord. Le risque d’extinction de l’espèce a également augmenté.

M. Soroye reconnaît que si certaines régions ont profité du temps plus chaud et accueillent un plus grand nombre d’abeilles, la tendance générale est à la baisse.

Son collègue fait valoir que cette étude a l’avantage d’être immédiatement utile aux apiculteurs ou aux gestionnaires de la faune.

«Si on peut gérer nos habitats pour maintenir des microclimats ou des petits tampons d’habitat comme une haie, cela a le même effet que de mettre un arbre dans son jardin par une chaude journée, a-t-il dit. On peut aller s’asseoir à l’ombre, tout comme un bourdon.»

Environnement

Fortes chutes de neige prévues au Québec

MONTRÉAL — Les bulletins météorologiques spéciaux émis jeudi matin par Environnement Canada annoncent des chutes de neige plus fortes que ce qui avait été prévu mardi pour plusieurs régions qui longent la vallée du Saint-Laurent, de l’Outaouais jusqu’à Gaspé.

Les météorologues avaient prévenu que le scénario pourrait changer, car mardi, il y avait une incertitude sur la trajectoire du système dépressionnaire.

Les nouvelles prévisions signalent que de la neige doit commencer à tomber à l’aube sur le sud et le centre du Québec. De cinq à dix centimètres de neige devraient s’abattre avant que la neige ne s’affaiblisse jeudi après-midi.

Les précipitations reprendront de la vigueur durant la nuit de vendredi et seront fortes jusqu’en fin de journée. Environnement Canada attend vendredi de 15 à 20 centimètres de neige.

Les principales régions visées par bulletin météorologique spécial sont celles de Montréal et de Laval, Gatineau, Saint-Jérôme, Sainte-Agathe-des-Monts, Granby, Drummondville, Victoriaville, Lac-Mégantic, Joliette, Sorel-Tracy, Trois-Rivières, La Malbaie, Rivière-du-Loup, Rimouski et Gaspé.

Environnement Canada a transmis une veille de tempête hivernale pour les régions de Québec, Sherbrooke, Thetford Mines, Lac-Mégantic, Saint-Georges et Montmagny, là où les accumulations de neige pourraient totaliser 30 centimètres vendredi.

La dépression météorologique devrait aussi affecter les trois provinces des Maritimes. L’accumulation totale de neige pourrait être de 35 centimètres et possiblement davantage dans le nord et le centre du Nouveau-Brunswick, de midi, jeudi, jusqu’à samedi matin. La quantité de neige à tomber ne devrait pas dépasser les 20 centimètres à l’Île-du-Prince-Édouard.

Par ailleurs, Environnement Canada prévient que de la pluie verglaçante en quantité significative devrait s’abattre sur le sud-ouest du Nouveau-Brunswick, mais surtout en Nouvelle-Écosse, à Halifax et à Sydney.

Environnement

De jeunes militants pour le climat préparent une grève printanière au Québec

MONTRÉAL - Lassés de s’en remettre au leadership des gouvernements, de jeunes militants pour le climat en appellent à une grève printanière d’une semaine pour «prendre la transition en main».

En conférence de presse à l’Université du Québec à Montréal, mardi matin, cette relève écologiste a annoncé la création de la Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES).

Les collectifs étudiants Pour le futur, Devoir Environnemental Collectif et La planète s’invite à l’Université - de niveau secondaire, collégial et universitaire, respectivement - s’unissent ainsi sous une même bannière afin de porter d’une seule voix leur nouvelle revendication, celle d’un «Plan national d’urgence pour la justice climatique».

Cette demande est dorénavant assortie d’un échéancier précis: le plan doit être mis en place d’ici la fin de l’année, au plus tard.

«C’est le moment où l’on doit être redevable envers le reste du monde, où l’on va présenter nos plans et nos cibles à la COP26», a expliqué le co-porte-parole Louis Couillard, en entrevue téléphonique lundi soir.

Et si les décideurs politiques ne s’exécutent pas, la CEVES promet de faire monter la pression avec «des mesures qu’on pourrait qualifier de drastiques». La grève invoquée du 30 mars au 3 avril en serait un avant-goût.

Mais cette grève illustre également l’ambivalence du mouvement, qui cherche à s’affranchir de la politique conventionnelle, tout en continuant à adresser ses demandes aux divers ordres de gouvernement.

«C’est eux qui sont redevables à la population, qui ont la responsabilité d’assurer la sécurité et le bien-être des citoyens et citoyennes, mais on ne les attendra pas», précise Louis Couillard.

Ce que la CEVES désigne comme une «semaine de transition» doit donc porter plusieurs chapeaux. Elle se veut d’abord un moment de réflexion collective sur la crise climatique, par le biais d’»espaces d’éducation populaire» sur les campus, tout en faisant office de moyen de pression pour réclamer l’abandon des projets de pipeline GNL Québec et Coastal GasLink.

Et même si les étudiants sont encouragés à se doter de mandats de grève traditionnels en assemblées générales, les jeunes militants lancent une invitation ouverte à l’ensemble de la société civile, dans une volonté de «convergence intergénérationnelle» dans leur mouvement.

Revendication englobante

Louis Couillard n’hésite pas à qualifier d’«historique» ce nouveau front commun qui réunit des membres âgés de 13 à 26 ans, impliqués dans les comités écologistes de 45 établissements d’enseignement à travers la province.

Et à l’instar de leur mouvement, leur revendication ratisse large.

Le plan d’urgence réclamé devra prévoir des cibles annuelles contraignantes pour atteindre la carboneutralité d’ici 2030, avec l’abandon immédiat de tout projet d’hydrocarbures. Le tout, en tenant compte de la responsabilité historique du Canada vis-à-vis les populations du globe les plus durement touchées par les dérèglements climatiques.

Le gouvernement de Justin Trudeau vise présentement la carboneutralité d’ici 2050. Son objectif climatique pour 2030 est plutôt de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % comparativement aux niveaux de 2005 - une cible qu’il est en voie de rater de plusieurs dizaines de millions de tonnes.

Parmi les autres principes qui doivent sous-tendre le plan d’urgence figurent la protection des communautés vulnérables, le respect de la science et des savoirs autochtones ainsi que la mise en oeuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, en plus de l’intégration des questions environnementales et d’écocitoyenneté à l’ensemble des cursus scolaires.

Environnement

Les provinces atlantiques doivent se préparer à des tempêtes plus fortes

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Le blizzard qui a récemment paralysé l'est de Terre-Neuve démontre que les autorités doivent se préparer à des précipitations extrêmes et aux ondes de marée, même si un lien direct n'a pas encore été parfaitement établi entre les tempêtes individuelles et les changements climatiques, disent des climatologues.

Le 17 janvier, plus de 76 centimètres de neige sont tombés sur St. John's et ses environs au milieu de rafales atteignant plus de 150 kilomètres à l'heure. La capitale provinciale a lancé un état d'urgence qui est demeuré en vigueur pendant huit jours afin de permettre aux équipes de déneigement de dégager les rues.

Selon plusieurs chercheurs consultés par La Presse canadienne, le Canada atlantique devrait subir d'autres épisodes du genre au cours des prochaines années. Les provinces doivent s'y préparer, ont-ils dit.

«La tempête a démontré que nous ne sommes pas vraiment préparés à une augmentation de l'intensité des tempêtes ni à la possibilité que celles-ci soient plus fréquentes», signale Brad DeYoung, océanographe à l'Université Memorial de Terre-Neuve.

Le Rapport sur le climat changeant du Canada publié l'an dernier par le gouvernement fédéral mettait la région de l'Atlantique en garde contre la montée des eaux et l'érosion des côtes. On y lit notamment que le littoral sud de la région de l'Atlantique «connaîtra la plus importante élévation du niveau relatif de la mer au Canada, atteignant de 75 à 100 cm dans le cas d'un scénario d'émissions élevées d'ici 2100».

Blair Greenan, un océanographe fédéral qui a supervisé le chapitre sur les océans du rapport, a dit par courriel que la science existante indiquait une plus grande probabilité de précipitations plus abondantes.

«Selon la physique bien comprise, à mesure que nous réchauffons l'atmosphère, la capacité de l'air à retenir la vapeur d'eau augmente, a-t-il souligné en anglais. Il est donc prévu qu'une atmosphère plus chaude se traduira par une augmentation des événements de précipitations extrêmes lorsqu'on regarde cela dans une perspective mondiale.»

«Il est certain que les changements climatiques pourront changer la fréquence et l'ampleur des tempêtes au Canada atlantique», a-t-il ajouté.

Le directeur, Adaptation, de l'Institut canadien pour des choix climatiques, Ryan Ness, souhaite lui aussi que les capacités locales à faire face aux tempêtes de neige soient renforcées afin que «nous n'ayons pas à faire appel à l'armée» après chaque événement météorologique.

Des unités des Forces armées canadiennes sont restées à Terre-Neuve pendant une semaine après le blizzard, afin de répondre notamment aux centaines d'appels de gens incapables de sortir de chez eux.

Réagir aux conditions météorologiques est devenu une activité de plus en plus fréquente pour les Forces armées canadiennes, en particulier dans le Canada atlantique. Des soldats ont été déployés pour aider à répondre aux inondations au Nouveau-Brunswick au printemps dernier et pour aider au nettoyage à Halifax après que le passage de la tempête post-tropicale Dorian.

L'an dernier, une analyse de la Presse canadienne a montré qu'une aide militaire avait été demandée pour 10 catastrophes liées aux conditions météorologiques au cours des deux années précédentes, comparativement à 20 appels de 2007 à 2016.

M. Ness a dit qu'il serait essentiel d'examiner les expériences des personnes les plus vulnérables aux tempêtes, comme les personnes âgées ou les personnes à faible revenu, au cours de la planification d'événements futurs susceptibles d'affecter la capacité d'une ville à fonctionner.

Il a également suggéré d'étudier une conception de logements plus durables, de légiférer sur ce qui peut être construit dans les zones à haut risque et de revoir les normes du code du bâtiment pour les entrées et les sorties dans les provinces soumises aux intempéries.

Environnement

Le gouvernement fédéral veut bannir le plastique à usage unique en 2021

OTTAWA — Le gouvernement fédéral compte interdire les articles en plastique à usage unique dès l'an prochain, a annoncé le ministre de l'Environnement et du Changement climatique, jeudi, dans la foulée de la publication d'un rapport gouvernemental concluant que la pollution par le plastique est devenue un problème environnemental majeur à l'échelle mondiale.

«On se dirige vers une interdiction des plastiques à usage unique qui sont néfastes. On l'interdira en 2021», a lancé Jonathan Wilkinson.

En juin, le premier ministre Justin Trudeau avait fait part de l'intention de son gouvernement d'éliminer des objets de plastique à usage unique tels les sacs d'épicerie, les couvercles pour le café, les pailles et les bouteilles. Il avait affirmé que le gouvernement mènerait des recherches pour déterminer le meilleur plan d'action, fondé sur des preuves scientifiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement.

L'ébauche d'évaluation scientifique de la pollution plastique a été rendue publique jeudi. La population pourra la consulter et la commenter jusqu'au 1er avril.

Selon cette ébauche, il a été estimé qu'au Canada, «une proportion de 1 % des déchets plastiques pénètre dans l'environnement, ce qui représentait une pollution plastique de 29 000 tonnes en 2016». Ce total équivaut à 2,3 milliards de bouteilles d'eau qui polluent les plages, les parcs, les cours d'eau. On retrouve même des particules de plastiques dans l'air.

Une grande partie de ces déchets sont visibles: ce sont les «macroplastiques» dont la taille est supérieure à 5 mm. Mais une part importante demeure invisible à l'oeil nu: il s'agit des «microplastiques» ou «microfibres» comme celles rejetées au cours du lavage de vêtements ou les microbilles rejetées dans les eaux usées. À l'échelle mondiale, «les autres sources terrestres de microplastiques sont les cosmétiques et produits de soins personnels, les textiles synthétiques et vêtements et le transport terrestre», notamment lié à l'usure des pneus.

Les oiseaux et les tortues

Les auteurs de l'ébauche écrivent que les données prouvent que les macroplastiques peuvent causer des dommages physiques aux animaux et nuire à leur habitat. On a retrouvé du plastique dans l'estomac d'oiseaux morts. L'ébauche rapporte de nombreux cas de baleines échouées dont l'estomac contenait des filets, des fils de pêche et des articles en plastique, comme des sacs. On cite aussi le cas d'une tortue émaciée flottant au large d'une plage floridienne. «Après le retrait de 74 corps étrangers (y compris des ballons en latex, de la ficelle, de la corde de nylon et des plastiques souples et durs) au moyen de lavements, la santé, l'appétit et le comportement de la tortue se sont améliorés», affirment les auteurs.

Les auteurs recommandent de plus amples études afin de vérifier si la pollution par les microplastiques a des effets néfastes sur les humains. Le gouvernement a mis de côté 2,2 millions $ pour financer des recherches sur les microplastiques.

Le ministre Wilkinson a déclaré que les données sur les macroplatisque sont assez concluantes pour aller de l'avant avec une interdiction.

«Les produits, c'est les choses comme les sacs et les pailles. Mais il y a les autres, probablement les (ustensiles). Mais nous avons plus de travail à faire pour compléter la liste», a-t-il déclaré en français lors d'un point de presse dans le foyer de la Chambre des communes.

La liste devrait être rendue publique au cours des prochains mois, a indiqué le ministre.

M. Wilkinson a mentionné qu'une période de répit sera accordée aux entreprises dépendantes de ces produits pour qu'elles puissent s'adapter à la nouvelle réalité, mais il demeure ferme sur un point: le gouvernement ne patientera pas pendant des années. «La population canadienne veut qu'on agisse rapidement. S'il y a une période de transition, celle-ci ne sera pas très longue.»

Lors du sommet des pays du G7 tenu en 2018 dans la région de Charlevoix, le Canada et quatre autres grandes économies ont signé une charte dans laquelle ils s'engagent, d'ici 2040, à ce que tout le plastique produit dans leur pays soit réutilisé, recyclé ou brûlé pour produire de l'énergie. Les États-Unis et le Japon se sont abstenus de la signer.