Biométhanisation: la Ville paye l’industrie du plastique pour créer «le» sac idéal

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Biométhanisation: la Ville paye l’industrie du plastique pour créer «le» sac idéal

Le lancement de la collecte à grande échelle des résidus alimentaires des citoyens de la capitale est toujours annoncé pour 2022. Mais il reste un défi de taille à surmonter : créer le sac spécial dans lequel il faudra jeter nos rognures, os et autres restes de table. En quête du produit rare, la Ville vient de s’adjoindre le lobby du plastique de Chaudière-Appalaches.

Le contrat d’un peu moins de 380 000 $ a récemment été octroyé sans appel d’offres à l’organisme La Vallée de la plasturgie, renommé depuis peu Alliance Polymères Québec. Ce regroupement a été fondé en 2008 par des entreprises de Chaudière-Appalaches afin de représenter leur «créneau», raconte leur site Web.

Le siège social est cependant situé à Québec. C’est là que travaille le directeur général de l’organisation, Simon Chrétien. Celui-ci est inscrit au Registre des lobbyistes du Québec.

Donc, il y a peu, la Ville a jugé qu’il était temps de trouver ou de créer LE sac. Car il y a là un certain défi, voire un défi certain.

Les documents contractuels offrent un aperçu de la commande : «Dans le cadre du projet d’usine de biométhanisation, la Ville de Québec souhaite effectuer la collecte des résidus alimentaires par l’intermédiaire des camions à ordures simultanément à la cueillette des autres rebuts domestiques. Pour ce faire, elle requiert l’usage d’un sac de plastique spécifique qui sera d’une couleur, d’une dimension et des propriétés physiques uniques […]. Le sac doit pouvoir résister au transport dans les camions d’ordures, du résident à l’incinérateur pour le tri et le transfert à l’usine de biométhanisation. Le sac doit maintenir son intégrité intacte lors de l’ensemble du processus de manutention (contenir les liquides et solides) sans être perforé par les autres déchets ou par la compression du système hydraulique interne des camions. De plus, le sac doit pouvoir être éventré sur les lieux de l’usine de biométhanisation et ensuite être valorisé adéquatement.» Il devra donc être recyclable.

Dès 2015, le maire de Québec Régis Labeaume avait mis un terme à la «psychose du bac brun» en annonçant que les restes alimentaires seraient mis à la poubelle, mais dans un sac de couleur spécifique. Cela pour simplifier la vie aux citoyens, expliquait-on. Aussi pour simplifier la tâche à la Ville qui n’aura pas besoin de nouveaux camions sur les routes pour la collecte des cœurs de pommes et du riz oublié trop longtemps au fond du frigo. 

Sauf que l’échéancier s’est écoulé et que ce super sac, très-résistant-mais-pas-trop, n’est pas encore réalité.

L’administration municipale est donc d’avis qu’il est justifiable de conclure une entente de gré à gré avec Alliance Polymères Québec (anciennement La Vallée de la plasturgie). Celle-ci serait la mieux positionnée pour livrer la marchandise.

La conseillère en communication Mireille Plamondon explique: «La collecte par sacs de couleurs existe depuis de nombreuses années en Europe, mais n’a encore jamais été déployée en Amérique du Nord. En attribuant un mandat d’accompagnement à La Vallée de la plasturgie, acteur stratégique québécois majeur dans le domaine des polymères, la Ville souhaite faire développer des sacs […] dont les spécifications répondent à ses besoins et qui pourront être produits au Québec, notamment. Elle souhaite ainsi tout mettre en œuvre pour que l’industrie du plastique du Québec puisse répondre aux futurs appels d’offres d’acquisition et favoriser ainsi la production locale.»

«La Vallée de la Plasturgie est un acteur stratégique du développement du secteur des matériaux composites et techniques» ajoute-t-elle. «Il appuie la réalisation de projets favorisant la croissance des entreprises manufacturières et le rayonnement de l’industrie québécoise des polymères. Au coeur de la recherche et de la commercialisation, ce partenaire est bien positionné pour accompagner la Ville dans la mise en œuvre de la collecte des résidus alimentaires par sacs de couleur.»

Alliance Polymères Québec devra notamment identifier des fournisseurs éventuels; effectuer de l’ingénierie inversée sur des sacs existants pour comprendre comment ils sont faits; créer un prototype de sac; produire des sacs pour les tester; trouver comment recycler et valoriser les sacs; etc.

La Ville songe, en outre, à fournir aux citoyens des «contenants domestiques de récupération des résidus alimentaires». Le mandat inclut donc également la création d’un prototype de poubelle à restes de table.

Pour en apprendre plus sur l’Alliance Polymères Québec (anciennement La Vallée de la plasturgie), vous pouvez visiter leur site Web ici : https://plasturgie.ca/

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La biométhanisation

«Le centre de biométhanisation de l’agglomération de Québec (CBAQ) est présentement en construction», lit-on dans le site Web de la Ville. «Il permettra de traiter les :

  • résidus alimentaires (86 600 tonnes/an)
  • biosolides (matières provenant de la station d’épuration des eaux usées) (96 000 tonnes/an)

La capacité totale de l’équipement sera de 182 600 tonnes/an.»

L’usine produira des fertilisants et du gaz naturel.

Le projet était initialement évalué à 124,5 millions $. La facture tournera plutôt autour de 190 millions $, selon la dernière évaluation produite par la mairie.

Source : https://www.ville.quebec.qc.ca/apropos/planification-orientations/matieres-residuelles/valorisation_matieres_organiques/

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Réduction de l’interdiction de faire des feux à ciel ouvert

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Réduction de l’interdiction de faire des feux à ciel ouvert

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a annoncé une réduction du territoire touché par l’interdiction de faire des feux à ciel ouvert en forêt ou à proximité.

Cette décision entraîne donc la levée quasi totale de l’interdiction à compter du vendredi 26 juin, à 8 heures.

«Avec le passage de la pluie sur une grande partie du territoire, les risques associés aux feux à ciel ouvert ont considérablement diminué», peut-on lire dans le communiqué du MFFP.

Toutefois, l’interdiction reste en vigueur dans certains secteurs de la Côte-Nord et du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Une carte qui montre les territoires toujours visés par l’interdiction est disponible sur le site internet de la SOPFEU.

Dans les derniers jours, les averses sont venues offrir un certain répit aux pompiers qui combattent toujours un important feu ayant pris naissance dans le secteur de Chute-des-Passes au Lac-Saint-Jean, dont la superficie est évaluée à plus de 62 000 hectares.

En date de jeudi soir, la province avait enregistré un total de 503 incendies de forêt affectant plus de 63 428 hectares, soit plus de deux fois la moyenne de 238 incendies pour une superficie de 28 000 hectares rapportés sur la même période au cours des dix dernières années.

Le saumon de l’Atlantique toujours en difficulté

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Le saumon de l’Atlantique toujours en difficulté

ST. ANDREWS, N.-B. - Les retours de saumons de l’Atlantique adultes de l’année dernière en Amérique du Nord étaient parmi les plus bas d’une série de données de 49 ans, poursuivant une tendance à la baisse qui menace la durabilité de l’espèce.

Dans son rapport annuel publié jeudi, la Fédération du saumon de l’Atlantique signale qu’au cours des dernières décennies, la récolte humaine de saumon sauvage a été considérablement réduite grâce à une série de mesures de conservation, ce qui a contribué à stabiliser certaines populations.

Néanmoins, le rétablissement de l’espèce a été entravé.

Bill Taylor, président de la Fédération, explique que le saumon sauvage de l’Atlantique a du mal à s’adapter au réchauffement des rivières, au changement des océans et à la pression du développement humain qui continue de modifier les cours d’eau et les paysages. Il faudra, à son avis, que les gouvernements, les Premières Nations, les groupes de bassins versants et les organisations non gouvernementales (ONG) s’associent sur des projets prioritaires pour que les choses changent.

Le rapport signale qu’en Amérique du Nord, l’habitat d’eau douce a été dégradé par les barrages, la foresterie industrielle, l’agriculture à grande échelle et les espèces envahissantes, ce qui rend les rivières moins résistantes aux changements climatiques.

Moins de saumoneaux parviennent avec succès à leurs aires d’alimentation océanique.

Le rapport sur l’état du saumon atlantique sauvage fait état de caractéristiques troublantes telles que le déclin persistant et sévère du grilse d’Amérique du Nord, qui est un saumon adulte qui a passé un seul hiver en mer, et des retours de saumons de grande taille dans de nombreuses rivières du Québec et du Canada atlantique.

Feux de forêt: la pluie accorde un certain répit

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Feux de forêt: la pluie accorde un certain répit

Soupir de soulagement: l’arrivée de la pluie permet d’assouplir l’interdiction de faire des feux à ciel ouvert à compter de jeudi matin, au moment où le Québec a franchi la barre des 500 incendies de forêt depuis le début de l’année.

«C’est beaucoup quand on pense qu’une saison moyenne complète, c’est 450 incendies», signale Stéphane Caron, coordonnateur à la prévention et aux communications de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).

En date de mercredi soir, la province avait enregistré un total de 502 incendies de forêt affectant plus de 63 400 hectares, soit deux fois plus que la moyenne de 236 incendies pour une superficie de 27 300 hectares rapportés sur la même période au cours des dix dernières années.

L’interdiction de faire des feux en forêt ou à proximité était en vigueur pour l’ensemble du Québec, jusqu’au Nunavik. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a annoncé mercredi sa levée imminente pour presque tout le territoire, à l’exception de certains secteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord.

Il ne faut pas pour autant baisser la garde, insiste la SOPFEU, car après un printemps extrêmement sec, difficile de prévoir ce que nous réserve l’été. M. Caron appréhende déjà la foudre, «typique du mois de juillet», qui pourrait provoquer d’autres brasiers.

Feux sous haute surveillance au Lac-Saint-Jean et à Rivière-Ouelle

Les averses sont venues offrir un certain répit aux pompiers qui combattent toujours le feu ayant pris naissance dans le secteur de Chute-des-Passes, dans le nord du Lac-Saint-Jean, dont la superficie est évaluée à plus de 62 000 hectares.

Cet incendie, qui était hors de contrôle depuis une semaine, est dorénavant considéré comme «contenu», c’est-à-dire qu’il ne devrait pas progresser davantage ou «du moins, pour le moment», explique M. Caron.

«Ça nous permet de travailler dessus justement pour bien ceinturer tout le périmètre pour en arriver à une maîtrise de ce feu-là», ajoute-t-il.

Pour ce faire, 140 pompiers étaient toujours à l’oeuvre mercredi, dont des renforts venus de l’Ontario et de l’Alberta.

Un autre incendie est sous haute surveillance à Rivière-Ouelle, dans le Bas-Saint-Laurent. Celui-ci s’est déclaré dans une tourbière, à proximité de l’autoroute 20.

Malgré une modeste superficie de 400 hectares, ce type d’incendie brûle en profondeur plutôt qu’en surface, ce qui dégage énormément de fumée incommodante pour les communautés avoisinantes.

Ottawa investit 5 M$ dans un nouveau réseau de recherche sur les feux de forêt

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Ottawa investit 5 M$ dans un nouveau réseau de recherche sur les feux de forêt

EDMONTON — Le gouvernement fédéral injecte 5 millions $ dans la recherche sur les incendies de forêt, qui se font de plus en plus fréquents et dévastateurs en raison des changements climatiques.

Les feux de brousse qui se sont déclarés à la fin de l'année dernière en Australie ont fait au moins 34 morts, tué environ un milliard d'animaux et consumé plus de 5000 bâtiments. Le réchauffement planétaire est en bonne partie à blâmer pour le temps chaud et sec qui a exposé l'Australie à cette catastrophe. Et les experts en incendies signalent que le Canada n'est pas à l'abri d'un sort similaire.

Bon nombre des outils de recherche et des connaissances sur les incendies de forêt au Canada datent de plusieurs décennies déjà, ce qui rend le comportement du feu dans les denses forêts boréales du pays plus difficile à prévoir de nos jours.

Cet investissement du gouvernement canadien provient d'une enveloppe de plus de 151 millions $ consacrée à la stratégie de sécurité civile, annoncée dans le budget de 2019.

Il financera la formation de 68 experts issus de programmes de maîtrise, de doctorat et de recherche postdoctorale. Il doit permettre la mise sur pied d'un nouveau réseau de recherche canadien sur les feux de forêt en collaboration avec le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Les membres du réseau travailleront en tandem avec le partenariat canadien pour la science des feux de forêt, basé à l'Université de l'Alberta, peut-on lire dans le communiqué du ministère des Ressources naturelles, qui précise également que cette initiative figurait parmi les recommandations du Plan directeur pour une science des feux de forêt au Canada.

Ce plan, préparé il y a deux ans par une équipe pancanadienne d'experts, signale «un déficit de recherche qui met en péril la sécurité du public», tandis que «les incendies sont de plus en plus intenses, et les experts prédisent que la superficie brûlée annuellement pourrait doubler d'ici la fin du siècle».

«Nos saisons des feux sont maintenant plus longues, et les feux sont plus destructeurs et plus dangereux», a reconnu le ministre des Ressources naturelles, Seamus O'Regan, dans le communiqué publié mercredi.

Du côté du Québec, la saison a déjà pris une ampleur démesurée. La Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) rapporte que la province a connu deux fois plus d'incendies que la moyenne des dix dernières années à pareille date.

Incendie aux Tourbières Lambert : Rivière-Ouelle déclare l'état d'urgence

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Incendie aux Tourbières Lambert : Rivière-Ouelle déclare l'état d'urgence

En raison de l'incendie qui fait toujours rage aux Tourbières Lambert, la municipalité de Rivière-Ouelle a, mardi, déclaré l'état d'urgence. «[…] Malgré les nombreux moyens humains et matériels déployés depuis quatre jours, l'incendie n'est toujours pas maîtrisé et nous savons qu'il risque de se poursuivre pendant plusieurs jours», est forcé de reconnaître le maire de cette municipalité du Kamouraska, Louis-Georges Simard.

Les conditions difficiles, les vents changeants ainsi que les répercussions pour la municipalité et l'ensemble de la MRC ont aussi milité en faveur de ce décret adopté par le conseil municipal de Rivière-Ouelle.

L'incendie se poursuit

Le maire souligne que si la situation s'améliore, il n'en demeure pas moins que l'incendie qui se poursuit requiert beaucoup de ressources. «[…] On sait que ça va durer encore parce que c'est un feu de tourbière et qu'il continue à faire de la fumée, indique M. Simard. Je n'ai pas de pronostic pour savoir combien de temps ça peut durer, mais ça peut durer plusieurs jours. Donc, ce n'est pas un feu qu'on peut régler du jour au lendemain !»

En déclarant l'état d'urgence, la municipalité pourra contrôler l'accès aux voies de circulation concernées, ordonner l'évacuation des résidents lorsqu'il n'y a pas d'autres moyens de protection et recourir à l'aide de citoyens en mesure d'assister les effectifs déployés. Cette mesure prévue à la loi sur la sécurité civile confère également à l'administration municipale le pouvoir de réquisitionner des moyens de secours, d'engager des dépenses et de conclure les contrats nécessaires. L'état d'urgence est de cinq jours.

Comme la fumée a diminué considérablement, la centaine de Rivelois qui avaient été évacués en fin de semaine ont tous regagné leur domicile. La superficie ravagée en forêt est de 442 hectares. Concernant le feu dans la portion en tourbière, dont le combat est sous la responsabilité des pompiers de la Régie intermunicipale en protection incendie du Kamouraska Ouest, assistés d'une trentaine d'agriculteurs, il est impossible de connaître la surface dévastée. «Pour moi, ça ne veut pas dire grand-chose parce que quand on parle d'une tourbière, c'est la profondeur, nuance le maire Simard. Donc, il n'y a pas de données là-dessus.» 

L'élu ne souhaite maintenant qu'une chose: de la pluie ! «On essaie de prier fort», lance-t-il en riant.

L’avertissement de chaleur prolongé au Québec

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L’avertissement de chaleur prolongé au Québec

MONTRÉAL - L’avertissement de chaleur transmis jeudi matin par Environnement Canada est prolongé jusqu’à mardi prochain dans plusieurs régions de l’ouest et du centre du Québec; il devait être en vigueur jusqu’à dimanche.

Des températures maximales d’entre 30 et 35 degrés Celsius sont prévues. De plus, la combinaison des températures élevées et de l’humidité va créer un facteur humidex de près de 40, en particulier dans les zones fortement urbanisées.

L’agence fédérale prévient que lors d’une chaleur aussi forte que celle qui est annoncée, l’état de santé de certaines personnes peut se détériorer rapidement.

Les autorités recommandent de boire beaucoup d’eau et d’éviter de consommer des boissons alcoolisées, de fréquenter autant que possible les lieux climatisés ou frais, de rafraîchir sa peau souventes fois avec une serviette mouillée, de réduire les efforts physiques et de porter des vêtements légers.

Elles avertissent aussi de ne jamais laisser un enfant ou un bébé seul dans une voiture ou une pièce mal aérée, même pour quelques minutes, et suggèrent de prendre des nouvelles des proches, surtout ceux qui sont en perte d’autonomie ou qui vivent seuls.

L’avertissement de chaleur a notamment été émis pour les secteurs de Gatineau, de Montréal, des Laurentides et de Lanaudière, de la Haute-Mauricie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de l’Estrie, des Bois-Francs, de la Mauricie et la région de Québec.

La Beauce, le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie seront aussi affectés par la chaleur et l’humidité, de Rivière-du-Loup jusqu’à Gaspé, de même que la région de la baie des Chaleurs, mais dans ces régions qui ne font pas l’objet d’un avertissement de chaleur, le temps plus frais sera de retour vendredi soir ou samedi.

Un bulletin météorologique spécial sans avertissement de chaleur est aussi en vigueur jusqu’à mardi pour l’Abitibi-Témiscamingue; les températures seront un peu moins chaudes.

Aucune alerte n’est en vigueur sur la Côte-Nord.

Chaleur et humidité pendant plusieurs jours au Québec

Environnement

Chaleur et humidité pendant plusieurs jours au Québec

MONTRÉAL - Un avertissement de chaleur transmis jeudi matin par Environnement Canada est en vigueur dans plusieurs régions du sud-ouest et du centre du Québec.

Des températures maximales d’entre 30 et 35 degrés Celsius sont prévues de jeudi à dimanche. De plus, la combinaison des températures élevées et de l’humidité va créer un facteur humidex de près de 38, en particulier dans les zones fortement urbanisées.

L’agence fédérale prévient que lors d’une chaleur aussi forte que celle qui est annoncée, l’état de santé de certaines personnes peut se détériorer rapidement.

Les autorités recommandent de boire beaucoup d’eau et d’éviter de consommer des boissons alcoolisées, de fréquenter autant que possible les lieux climatisés ou frais, de rafraîchir sa peau souventes fois avec une serviette mouillée, de réduire les efforts physiques et de porter des vêtements légers.

L’avertissement de chaleur a notamment été émis pour les secteurs de Montréal, des Laurentides et de Lanaudière, de l’Estrie, des Bois-Francs, de la Mauricie et la région de Québec.

Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie seront aussi affectés par la chaleur et l’humidité, de Rivière-du-Loup jusqu’à Gaspé, de même que la région de la baie des Chaleurs, mais dans ces régions, le temps plus frais sera de retour samedi et elles ne font pas l’objet d’un avertissement de chaleur.

Un bulletin météorologique spécial sans avertissement de chaleur est aussi en vigueur pour quatre jours pour l’Abitibi-Témiscamingue, la Haute-Mauricie et le Saguenay-Lac-Saint-Jean; les températures seront un peu moins chaudes.

Aucune alerte n’est en vigueur dans les régions de l’Outaouais et de la Côte-Nord. Celle qui avait été émise mardi soir pour la Beauce a été retirée.

Chaleur et humidité pendant plusieurs jours

actualités

Chaleur et humidité pendant plusieurs jours

Le système de beau temps qui enveloppe depuis plusieurs jours le sud-ouest du Québec persistera et s'étendra ailleurs sur le territoire, provoquant des températures maximales d'entre 30 et 35 degrés Celsius de mercredi à dimanche.

Dans un bulletin météorologique spécial transmis tard mardi soir, Environnement Canada ajoute que l'humidité augmentera graduellement à partir de jeudi; la combinaison des températures élevées et de l'humidité donneront un facteur humidex d'entre 33 et 38.

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L'agence fédérale signale que les zones fortement urbanisées et les environs immédiats seront particulièrement affectés. Elle ne prévoit toutefois pas que les critères d'avertissement de chaleur soient atteints.

Le bulletin météorologique concerne les secteurs de Montréal, des Laurentides, de l'Estrie, des Bois-Francs, de la Mauricie, de la Beauce et la région de Québec, de même que la région de Charlevoix, jusqu'à Tadoussac.

Le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie seront aussi affectés par la chaleur et l'humidité, de Rivière-du-Loup jusqu'à Gaspé, de même que la région de la baie des Chaleurs, mais dans ces régions, le temps plus frais sera de retour samedi.

L'Abitibi-Témiscamingue, la Haute-Mauricie et le Saguenay-Lac-Saint-Jean font aussi l'objet d'un bulletin météorologique spécial pour une durée de cinq jours, mais les températures seront un peu moins chaudes.

Aucune alerte n'est en vigueur dans les régions de l'Outaouais et de la Côte-Nord.

Les navires ne ralentiraient pas vraiment pour protéger les baleines noires

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Les navires ne ralentiraient pas vraiment pour protéger les baleines noires

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Une analyse de la vitesse des navires dans le détroit de Cabot montre que près des deux tiers des bateaux ne ralentissent pas pour protéger les baleines noires de l’Atlantique Nord qui migrent à travers ce secteur.

Transports Canada avait annoncé un «essai volontaire» de ralentissement des navires dans le détroit de Cabot, un secteur important pour cette espèce menacée. Or, l’organisme écologiste Oceana Canada soutient qu’entre le 19 et le 25 mai derniers, près des trois quarts des navires - 72 % - n’ont pas respecté le ralentissement volontaire à 10 noeuds. Et c’est un cargo canadien qui détiendrait le record, à 21,1 noeuds, selon Oceana Canada.

Pour l’organisme, cela démontre qu’il faut imposer des limites de vitesse obligatoires, et non pas seulement volontaires, pour ralentir ces navires.

Oceana Canada a publié une semaine de résultats de son étude en cours, qui évalue les données de navires équipés du «système d’identification automatique» et qui se déplacent à l’intérieur des zones de restriction de la vitesse.

Le détroit de Cabot, entre la pointe nord-est de la Nouvelle-Écosse et la pointe sud-ouest de l’île de Terre-Neuve, est un couloir essentiel pour les baleines noires de l’Atlantique Nord qui migrent vers le golfe du Saint-Laurent, où elles viennent se nourrir de petits crustacés pendant l’été. Transports Canada a présenté le ralentissement volontaire cette année comme l’une des nombreuses mesures visant à protéger cette espèce en danger critique d’extinction, qui ne compte plus que 400 individus sur la planète.

Kim Elmslie, directrice de la campagne à Oceana Canada pour la baleine noire, indique que son organisation demande à Ottawa de rendre obligatoire cette mesure de ralentissement dans le détroit de Cabot à compter du 1er octobre.

«Des études ont démontré qu’une limite de vitesse à 10 noeuds, en vigueur tout au long de la saison dans certains secteurs, réduit les risques de collisions avec les navires de 86 %, indique l’organisme. Les navires doivent se déplacer plus lentement à travers l’ensemble des habitats des baleines.»

Les programmes d’aide gouvernementale québécois négligent l’environnement

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Les programmes d’aide gouvernementale québécois négligent l’environnement

QUÉBEC - Les centaines de programmes d’aide financière orchestrés par les ministères du gouvernement québécois ne tiennent pas compte de l’enjeu environnemental, déplore le commissaire au développement durable, Paul Lanoie.

Or, tous ces programmes, qui représentaient 7,6 milliards $ de fonds publics en 2018-2019, pourraient servir de précieux leviers pour favoriser l’adoption de mesures de protection de l’environnement, fait-il valoir.

Mais ce n’est pas le cas, peut-on lire dans son rapport annuel 2020-2021, de plus de 200 pages, déposé mercredi à l’Assemblée nationale. Le commissaire au développement durable relève du Vérificateur général du Québec.

Le ministère de l’Environnement, dirigé par Benoit Charette, est montré du doigt. Les gestes ne suivent pas les beaux discours.

Le gouvernement s’engage à utiliser des instruments économiques pour assurer une transition vers une économie verte et responsable, mais, dans les faits, le ministère de l’Environnement n’a pas mis en place «les conditions nécessaires» pour tirer profit de ces instruments.

Il reproche au ministère de ne pas avoir «envoyé de signal clair» à l’ensemble des autres ministères et organismes gouvernementaux, quant à leurs responsabilités en ce domaine. Ils ne sont tout simplement pas incités à intégrer des conditions pro-environnementales à leurs programmes d’aide financière.

Résultat: sur 106 ministères et organismes gouvernementaux dotés d’un plan d’action en développement durable, seulement cinq ont prévu inclure des conditions reliées à la protection de l’environnement pour accorder leur aide financière.

Qui plus est, ce laxisme de l’administration publique n’entraîne «aucune conséquence» pour les fautifs, note M. Lanoie dans son rapport.

En agissant de la sorte, le gouvernement Legault se prive de «l’adhésion des citoyens et des entreprises aux pratiques de production et de consommation responsables», une condition essentielle en vue d’atteindre ses objectifs en matière de développement durable.

«L’octroi de l’aide financière est rarement lié au respect des conditions environnementales», conclut le commissaire Lanoie.

Parmi les lacunes identifiées, il déplore notamment le fait que Québec n’a pas développé le réflexe d’utiliser la fiscalité pour mieux protéger l’environnement, alors que les mesures fiscales pourraient s’avérer «avantageuses».

Comparé à 36 pays de l’OCDE, le Québec est parmi ceux qui tirent le moins de recettes de taxes liées à l’environnement.

L’efficacité des rares mesures fiscales existantes n’est d’ailleurs pas évaluée au fil des ans.

Un exemple: la contribution des automobilistes au transport en commun, soit 30 $ par année, n’a pas été revue depuis 1992.

Le gouvernement s’est aussi donné comme objectif de réduire de 40 % sa consommation de produits pétroliers de 2013 à 2030. Or, la taxe en vigueur sur les carburants n’a pas permis d’infléchir la consommation d’essence. Au contraire, durant cette période, elle a augmenté de 24 %.

Pendant ce temps, la vente de véhicules énergivores ne cesse d’augmenter. Au Québec, les ventes de gros véhicules (mini-fourgonnettes, véhicules utilitaires sport, camions) représentaient 62 % des ventes totales de véhicules neufs en 2018.

La Stratégie gouvernementale de développement durable 2015-2020 visait pourtant une utilisation accrue de l’écofiscalité, de l’écoconditionnalité et de l’écoresponsabilité, conformément à la Loi sur le développement durable.

Il appert que cette stratégie «manque de précision», a commenté M. Lanoie, en conférence de presse. Personne ne semble capable d’indiquer clairement aux divers ministères «la contribution attendue» d’eux sur le plan de la protection de l’environnement.

L’écoconditionnalité consiste à rendre l’aide financière gouvernementale conditionnelle au respect d’exigences environnementales.

L’écoresponsabilité vise plutôt à promouvoir des pratiques favorables à la protection de l’environnement.

Enfin, l’écofiscalité désigne des mesures économiques visant à limiter l’impact sur l’environnement, comme l’application du principe de pollueur-payeur.

Siège au Conseil de sécurité de l’ONU: Greta Thunberg fait pression sur Ottawa

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Siège au Conseil de sécurité de l’ONU: Greta Thunberg fait pression sur Ottawa

OTTAWA — La militante écologiste Greta Thunberg exhorte les pays insulaires en développement à se servir de la prochaine élection au Conseil de sécurité des Nations Unies comme un levier pour pousser le Canada et la Norvège à intensifier leurs efforts contre le réchauffement planétaire.

L’adolescente suédoise figure parmi les militants pour le climat les plus reconnus sur la scène internationale, depuis que son mouvement de grève scolaire est devenu un phénomène d’envergure mondiale l’an dernier.

La jeune fille de 17 ans est la principale signataire de la lettre adressée aux ambassadeurs de petits États insulaires aux Nations unies. La missive reproche au Canada et à la Norvège de lancer des paroles en l’air à propos de la lutte contre les changements climatiques, tout en restant fermement engagés à accroître leur production de combustibles fossiles et à subventionner les pétrolières.

Trois autres jeunes militants et 22 climatologues ont également signé la lettre, dont Eddy Carmack, un scientifique de Pêches et Océans Canada qui a récemment pris sa retraite et qui a été décoré l’Ordre du Canada pour ses travaux sur les changements climatiques.

Ils demandent aux ambassadeurs à l’ONU de soulever ces questions auprès du Canada et de la Norvège et d’exiger qu’ils «s’unissent derrière la science», ne s’engagent dans aucun nouveau projet d’exploration ou de production pétrolière et gazière et cessent progressivement leurs activités dans cette industrie.

Le Canada est en compétition avec la Norvège et l’Irlande pour les deux sièges qui seront en jeu la semaine prochaine au Conseil de sécurité. Le premier ministre Justin Trudeau a consacré beaucoup de capital politique à l’obtention d’une place au sein de ce prestigieux organe des Nations unies.

Puisque la plupart des pays européens devraient se ranger derrière leurs voisins du Vieux Continent, le Canada a lancé une opération séduction auprès de pays d’Afrique, d’Asie et des Caraïbes, y compris la plupart des pays insulaires visés par la lettre de mercredi. Depuis le mois de février, Justin Trudeau s’est lui-même entretenu ou est allé directement à la rencontre des dirigeants de près du tiers de ces nations.

La Norvège et le Canada ont tous deux des économies fondées sur l’industrie pétrolière et gazière. L’Irlande produit pour sa part très peu de combustibles fossiles et s’est engagée l’an dernier à carrément mettre fin à l’exploration pétrolière et gazière.

Greta Thunberg a d’abord exprimé son mécontentement à l’égard des politiques climatiques du Canada lors d’un face-à-face avec Justin Trudeau à l’automne dernier. Elle était de passage à Montréal à l’occasion de la grève mondiale pour le climat du 27 septembre, qui a vu des centaines de milliers de Canadiens descendre dans la rue.

Les signataires de la lettre de mercredi soulignent que le Canada est loin d’atteindre ses cibles de l’accord de Paris sur le climat. Parmi les 20 pays les plus riches du monde, le Canada est le deuxième plus important fournisseur de subventions aux combustibles fossiles, affirment-ils, et l’aide financière d’urgence débloquée dans le cadre de la pandémie de COVID-19 vient potentiellement offrir des milliards de dollars supplémentaires en prêts à cette industrie.

Trans Mountain et Keystone XL

Si Ottawa souhaitait sérieusement mettre en oeuvre l’accord de Paris, il maintiendrait son interdiction d’extraire du pétrole et du gaz dans l’Arctique, annulerait les projets d’oléoducs Trans Mountain et Keystone XL et couperait toutes les subventions à l’industrie pétrolière et gazière, peut-on lire dans la lettre, qui reconnaît néanmoins que le gouvernement canadien a promis de faire des changements climatiques un thème récurrent des discussions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Une porte-parole du ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, a déclaré que le Canada s’est engagé à éliminer les subventions aux énergies fossiles d’ici 2025 et a contribué 2 milliards $ à la lutte contre les changements climatiques à l’international, dont un fonds de 60 millions $ pour les énergies renouvables dans les pays insulaires en développement.

Moira Kelly a rappelé que les engagements du Canada comprennent également l’enchâssement dans la loi de la cible de carboneutralité d’ici 2050.

Cette promesse électorale, de même que les cibles quinquennales de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ne se matérialiseront sans doute pas de sitôt, a récemment admis le ministre Wilkinson en raison de délais liés à la crise sanitaire.

Le plan climatique national donnera néanmoins lieu à «la plus grande réduction d’émissions dans l’histoire canadienne», a ajouté Mme Kelly.

La tempête tropicale Cristobal va se réduire à une dépression

Environnement

La tempête tropicale Cristobal va se réduire à une dépression

WASHINGTON — La tempête tropicale Cristobal, qui s’est abattue dimanche sur les côtes de la Louisiane, dans le sud-est des États-Unis, va s’affaiblir et se transformer en dépression, a annoncé lundi le Centre américain des ouragans (NHC).

À 22h GMT  (18h au Québec) dimanche, la tempête a touché la côte sud-est de cet État, avec des vents allant jusqu’à 80 km/h, avait indiqué le NHC. Mais dans son dernier bulletin, le NHC a souligné que les vents s’étaient affaiblis pour atteindre environ 64 km/h.

Cristobal devrait faire tomber jusqu’à 38 cm de pluies dans certaines zones près des côtes.

Elle doit se déplacer vers le nord en direction de l’Arkansas et du Wisconsin lundi et mardi avant de se diriger vers le Wisconsin et d’arriver mercredi au Canada.

«L’affaiblissement progressif se poursuivra aujourd’hui, et Cristobal devrait s’affaiblir et devenir une dépression dans les prochaines heures», selon le NHC.

Le président américain Donald Trump a indiqué qu’il signerait une déclaration d’urgence, une mesure qui permet de débloquer des fonds fédéraux.

Le NHC a émis un avertissement concernant «un risque d’inondation mettant en danger la vie des personnes» pour la zone allant de l’embouchure du Mississippi à Ocean Springs, à un peu plus de 140 km de là, ainsi qu’un risque de tempête tropicale pour une zone s’étendant jusqu’à la Floride, ce qui signifie que des vents violents et des pluies abondantes sont attendus.

Selon l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), la saison 2020 des ouragans, qui s’étend du 1er juin au 30 novembre, sera probablement au-dessus de la normale dans l’Atlantique, avec une prévision de trois à six ouragans de catégorie 3 ou plus.

La tempête tropicale Cristobal a touché terre en Louisiane aux États-Unis

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La tempête tropicale Cristobal a touché terre en Louisiane aux États-Unis

NOUVELLE-ORLÉANS —  La tempête tropicale Cristobal a touché terre sur la côte de la Louisiane dimanche, avec des vents de 80 kilomètres à l’heure, provoquant des conditions météorologiques dangereuses jusque dans le nord de la Floride, où la tempête a engendré une tornade qui a déraciné des arbres et fait tomber des lignes électriques.La tempête s’est déplacée entre l’embouchure du fleuve Mississippi et la communauté balnéaire de Grand Isle, qui avait été évacuée la veille.

Avec ses pluies abondantes, la tempête devrait continuer d’inonder la côte nord du golfe jusque lundi.

À La Nouvelle-Orléans, la question était de savoir la quantité de pluie qui tomberait et si le système de pompage empêcherait les rues de se faire inonder.

Les résidents des communautés riveraines en dehors du système de digues censé protéger La Nouvelle-Orléans des inondations, et qui est délimité par les lacs Pontchartrain et Borgne, ont été invités à évacuer le secteur dimanche après-midi en raison de leur vulnérabilité à une onde de tempête attendue.

Des médias du Mississippi ont signalé des voitures et des camions bloqués alors que l’eau inondait des plages jusque sur des autoroutes. Sur la page Facebook de la ville de Biloxi, des responsables ont déclaré que des équipes de secours avaient aidé des dizaines d’automobilistes à traverser des zones inondées, le long de la côte.

En Alabama, le pont reliant le continent à l’île Dauphin a été fermé une grande partie de la journée de dimanche. Des véhicules de la police et du département des transports de l’État ont conduit des convois d’automobilistes sur l’île et en provenance de l’île lorsque la météo le permettait.

Cristobal transporte des vents soutenus de 85km/h près de la côte, mais il ne devrait pas atteindre la force d’un ouragan. Les prévisionnistes ont toutefois averti que la tempête toucherait une vaste zone s’étendant sur environ 290 kilomètres.

Le sénateur John Kennedy a déclaré dans un communiqué de presse que le président Donald Trump avait accepté de publier une déclaration d’urgence pour la Louisiane alors que la tempête approchait de la côte. Le gouverneur John Bel Edwards a publié jeudi une déclaration d’urgence de l’État.

Les prévisions météorologiques annoncent que la tempête Cristobal devrait s’installer en fin de journée aux États-Unis, sans faire craindre pour le moment qu’elle se transforme en ouragan.

En Floride, une tornade - la deuxième en deux jours dans l’État à l’approche de la tempête - a touché le sol vers 15 h 35 au sud de Lake City, a déclaré la météorologiste Kirsten Chaney du bureau du service météorologique de Jacksonville. Aucun blessé n’a été signalé dans l’immédiat. La tempête a déraciné des arbres et abattu des lignes électriques.

La montée des eaux sur le lac Pontchartrain a poussé environ 60 centimètres d’eau dans le premier étage de la résidence de Rudy Horvath - un hangar à bateaux qui repose sur des pilotis au-dessus du lac saumâtre.

La pluie est tombée par intermittence dans le célèbre quartier français de La Nouvelle-Orléans dimanche après-midi, mais les rues étaient presque désertes, de nombreuses entreprises étant déjà fermées à cause du coronavirus.

Daniel Priestman a dit qu’il n’avait pas vu les gens faire des provisions frénétiquement comme lors des autres tempêtes. Il a déclaré que les gens pourraient être «submergés» par le coronavirus et les récentes manifestations violences.

Les prévisionnistes ont déclaré que certaines parties de la Louisiane et du Mississippi risquaient jusqu’à 30 centimètres de pluie, avec des ondes de tempête pouvant atteindre 1,5 mètre.

«Ce sont des précipitations très intenses et très tropicales», a déclaré le directeur du National Hurricane Center, Ken Graham, dans une vidéo sur Facebook. «Il pleut tout un tas très vite.»

La Garde nationale de la Louisiane avait des dizaines de véhicules et de bateaux de sauvetage prêts à traverser le sud de la Louisiane. Trois équipes d’ingénieurs étaient également disponibles pour aider à évaluer les défaillances potentielles de l’infrastructure, a indiqué la Garde dans un communiqué.

Le coronavirus complique le compostage communautaire à Québec

Environnement

Le coronavirus complique le compostage communautaire à Québec

Décidément, le coronavirus SARS-CoV-2 s’immisce jusque dans les moindres recoins de l’activité humaine, forçant des adaptations. Jusque dans le compostage, même!

En cette époque pandémique, la Ville de Québec a décidé de freiner l’élan de Craque-Bitume, l’organisme mandaté pour installer et gérer des sites de compostage communautaire dans la cité. Malgré «la demande citoyenne grandissante», l’administration municipale juge plus prudent de ne pas poursuivre l’expansion du service populaire : «À noter qu’en raison de la COVID-19, aucun nouveau site ne sera implanté en 2020.»

Un an plus tôt, le projet avait cependant le vent dans les voiles. Début 2019, il y avait 22 emplacements accessibles à qui veut bien donner une nouvelle vie à ses matières putrescibles. C’était déjà une dizaine de plus que l’année d’avant.

Et la Ville avait octroyé un financement à Craque-Bitume pour étendre encore plus le service hors des vieux quartiers, vers Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, Beauport et La Haute-Saint-Charles. 

À LIRE AUSSI: Le compostage communautaire en expansion

Les citoyens inscrits sur la liste d’attente devront toutefois patienter en maudissant un peu plus le coronavirus! Pas de nouvelles installations en 2020, donc.

Un document récemment diffusé par la mairie explique qu’elle autorise néanmoins «l’ouverture et la gestion des 31 sites existants». Mais que les équipes d’entretien et les utilisateurs devront respecter la distanciation physique maintenant normalisée. 

Mesures sanitaires

En plus, il y aura des «mesures sanitaires» à appliquer afin d’éviter la diffusion de la COVID-19. En résumé : le citoyen déposera, à intervalles espacés, ses pelures de bananes et restant de poivrons sans s’attarder, sans toucher aux restants des autres.

«Différentes mesures sont exigées à l’organisme gestionnaire afin de protéger les usagers. Parmi celles-ci, notons: 

- la limitation de la fréquence permise de dépôt de matières putrescibles par les usagers dans les boîtes à compost à une fois aux deux semaines; 

- l’interdiction aux usagers de toucher les résidus déjà déposés précédemment; 

- la réservation de toutes les opérations de tamisage, de brassage, d’ajout de matières sèches, de récolte du compost et autre manipulation des résidus alimentaires apportés par les usagers à ses seuls employés; 

- la communication active avec tous les usagers et l’affichage des mesures sanitaires et de distanciation sur tous les sites; 

- la protection et la formation adéquate de tout son personnel afin de minimiser les risques de contamination.»

Avec ses 31 sites de compostage communautaire, la capitale se vante d’être «la plus active de toute la province dans ce domaine avec Montréal». 

Craque-Bitume et la Ville calculent que la trentaine d’installations détournent des poubelles quelque 50 tonnes par année.

La capitale vise toujours une collecte universelle des résidus de table en 2022 lors de l’ouverture de l’usine de biométhanisation. Les citoyens déposeront alors les matières compostables dans des sacs spéciaux, ramasser avec les poubelles.

La Ville voit d’ailleurs le compostage communautaire comme une pratique pour la future «collecte à grande échelle des résidus alimentaires».

Les usagers des 31 sites actuels «seront plus enclins à participer que ceux qui ne s’y sont jamais adonnés», analysent les fonctionnaires dans le document consulté. «Ils seront en outre plus à même d’agir comme vecteurs de changement auprès de leur entourage.»

***

Où se trouvent les 31 composteurs communautaires de Québec?

  • 1° Parc Ferland 
  • 2° École de cirque de Québec 
  • 3° Parc Cartier-Brébeuf 
  • 4° Centre Saint-Albert 
  • 5° Parc Bardy 
  • 6° Coopérative d’habitation La maison du peuple 
  • 7° Parc linéaire de la rivière Saint-Charles 
  • 8° Église Sainte-Angèle-de-Saint-Malo 
  • 9° École Sacré-Coeur 
  • 10° Parc Roger-Lemelin 
  • 11° Église Mosaïque 
  • 12° Îlot Fleurie 
  • 13° Église Notre-Dame-de-Jacques-Cartier (La Nef) 
  • 14° Côte Badelard 
  • 15° Marina Saint-Roch 
  • 16° Pointe-aux-Lièvres 
  • 17° Parc Lockwell 
  • 18° Cathédrale Holy Trinity 
  • 19° Centre des Loisirs Montcalm 
  • 20° Coopérative Cohabitat 
  • 21° Parc Henri-Casault 
  • 22° Parc Nérée-Tremblay 
  • 23° Parc Notre-Dame-de-Foy 
  • 24° Parc Raymond-de-Rosa 
  • 25° École l’Arbrisseau 
  • 26° Parc de Chauray (Parc-O-bus) 
  • 27° Centre de loisirs Ulric-Turcotte 
  • 28° Centre de loisirs Le pavillon Royal 
  • 29° Jardin collectif des Ateliers de la terre 
  • 30° École La Chaumière 
  • 31° Parc Richelieu

Des infos pour s’inscrire auprès de Craque-Bitume par ici.

Des infos sur le site Web de la Ville de Québec par ici.

Environnement Canada intente moins de poursuites qu’il y a cinq ans

Environnement

Environnement Canada intente moins de poursuites qu’il y a cinq ans

OTTAWA - Environnement Canada fait moins d’inspections, entreprend moins d’enquêtes et intente moins de poursuites pour appliquer la loi fédérale protégeant les gens contre les produits chimiques toxiques et la pollution atmosphérique.

Selon les données fournies le mois dernier en réponse à une question écrite soumise à la Chambre des communes, le ministère a enquêté sur 43 entreprises pour violation de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement en 2015-2016. Il y a eu 22 poursuites et condamnations.

Au cours de chacun des deux derniers exercices, le ministère n’a enquêté que sur 12 entreprises. Une seule d’entre elles a été poursuivie et condamnée.

«Cela soulève certainement beaucoup de questions et de préoccupations, déplore la porte-parole néo-démocrate en matière d’environnement et de changement climatique», Laurel Collins, qui a posé la question.

«C’est fou qu’il n’y ait eu qu’une seule enquête qui a abouti à des poursuites en 2018 et 2019, ajoute la députée de Victoria. La plupart des Canadiens seraient surpris d’entendre cela. Personne ne pense qu’il n’y a qu’une seule entreprise qui viole la loi.»

La Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) régit la façon dont le Canada gère les produits chimiques toxiques et la pollution atmosphérique.

En février, Mme Collins a voulu obtenir une mise à jour du rapport de 2018 sur l’application de la LCPE écrit par le commissaire fédéral à l’environnement et au développement durable.

Une baleine à bosse cause un certain émoi autour de Montréal

Environnement

Une baleine à bosse cause un certain émoi autour de Montréal

MONTRÉAL — Une baleine à bosse sans doute égarée a semé samedi un certain émoi autour de Montréal.

La bête a été repérée sous le pont Jacques-Cartier, près du parc d’attractions La Ronde, en début d’après-midi.

Marie-Éve Muller, une porte-parole du Réseau d’intervention d’urgence pour les mammifères marins du Québec, ne peut expliquer ce qui a poussé la baleine à s’éloigner autant de son habitat naturel ni prédire combien de temps la bête restera dans les environs de Montréal.

Mais Mme Muller a déclaré que la baleine pourrait avoir atteint la fin de son périple le long du fleuve Saint-Laurent.

«Le courant est assez fort. Elle essaie de remonter, mais elle a du mal à lutter contre le courant, a dit Mme Muller, ajoutant que la baleine ne montrait aucun signe de détresse.

«Elle nage librement donc c’est bien, cela signifie qu’elle peut se déplacer selon ses besoins, a-t-elle ajouté. Il est difficile de prédire si elle a atteint le bout de la route et qu’elle virera de bord pour retrouver, espérons-le, ses autres amis baleines à bosse à Tadoussac ou à Gaspé.»

Mme Muller a souligné que c’était la première fois que son organisation entendait parler d’une baleine de la taille d’une baleine à bosse dans la région. Auparavant, des petits rorquals ou des bélugas ont déjà été repérés.

Un bateau du groupe de Mme Muller tentait de déterminer l’âge et le sexe de la baleine à bosse - un adulte de cette espèce mesure de 13 à 17 mètres de long et peut peser jusqu’à 40 tonnes.

Mardi, la baleine a fait grand bruit lorsqu’elle a été repérée par un pêcheur près d’un pont à Québec.

À LIRE AUSSI: Une baleine à bosse aperçue dans le fleuve à Québec

«Il ne savait pas que c’était une baleine à bosse, il était donc très confus et excité», a raconté Mme Muller.

L’animal a été ensuite repéré à Sorel, jeudi et à Lanoraie, vendredi.

Mme Mueller envisage diverses hypothèses pour expliquer les raisons de son passage dans les eaux montréalaises. Elle était en train de suivre des proies ou elle était désorientée. Il peut aussi s’agir simplement d’une jeune baleine explorant un nouveau territoire.

Selon elle, les écluses et les rapides empêcheront la baleine d’aller plus long. Même si elle vit normalement dans l’eau salée, la bête pourrait rester dans le secteur pendant encore un certain temps.

Les agents de Pêches et Océans Canada gardent un oeil ouvert et s’assurent que les bateaux restent à au moins 100 mètres pour assurer la sécurité de la baleine.

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Une baleine à bosse aperçue dans le fleuve à Québec

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Une baleine à bosse aperçue dans le fleuve à Québec

Une baleine à bosse a été observée mardi après-midi dans le fleuve Saint-Laurent, près des ponts de Québec, une visite très rare par ici.

Le cétacé a été aperçu par un pêcheur. «Il était à la pêche et il a vu la baleine sortir près de son embarcation», raconte Marie-Ève Muller, porte-parole du Réseau québécois d’urgence pour les mammifères marins (RQUMM), à qui le pêcheur a signalé la présence du rorqual. 

«C’est étonnant même pour nous qui recensons les cas de baleines hors secteur. C’est une première qu’on a un rorqual à bosse dans la région de Québec. On a déjà eu des petits rorquals, des bélugas. Mais pour une baleine de cette taille, c’est une première», ajoute Mme Muller. 

La baleine à bosse — ou rorqual à bosse — mesure de 13 à 17 mètres et pèse de 30 à 40 tonnes. Elle remonte régulièrement à la surface pour respirer. 

Selon Marie-Ève Muller, le gigantesque animal marin pourrait avoir parcouru le chemin jusqu’à Québec pour suivre des proies, exploiter de nouveaux territoires ou parce qu’il était désorienté. 

La baleine nage librement dans le fleuve. Elle pourrait entrer en collision avec des bateaux ou être stressée par leur présence. «Il y a beaucoup de trafic maritime dans le coin, et le fleuve n’est pas très large non plus, donc il y a des risques», estime Marie-Ève Muller. 

Le RQUMM sensibilise les capitaines de navires et les plaisanciers à garder un minimum de 100 mètres de distance avec la baleine, idéalement 200 mètres. «Une baleine, ça peut se déplacer assez vite, donc il faut être très vigilant», dit Mme Muller. 

Mardi en fin d’après-midi, le FM 93 a diffusé sur son site une vidéo de la baleine filmée par le pêcheur. 

Après le premier signalement, le RQUMM n’a reçu aucun autre signalement à propos du rorqual à bosse mardi. «C’est fort possible que la baleine ait déjà quitté le secteur», dit Mme Muller.

Le RQUMM invite les citoyens qui aperçoivent la baleine à le contacter au 1-877-722-5346. 

Vague de chaleur et d’humidité sur le Québec

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Vague de chaleur et d’humidité sur le Québec

MONTRÉAL - Environnement Canada a émis mardi matin un bulletin météorologique spécial pour une multitude de régions du sud-ouest et du centre du Québec, de même que pour presque tout le territoire du Nouveau-Brunswick, qui seront enveloppées de mardi à jeudi par du temps très chaud.

Les températures maximales diurnes devraient atteindre de 30 à 33 degrés Celsius. L’indice humidex correspondant variera de 35 à 38, alors que les minimums nocturnes devraient se situer entre 18 et 22 degrés Celsius.

Les principaux secteurs visés par ce bulletin météorologique spécial sont ceux de Montréal, Laval et Longueuil, des Laurentides allant jusqu’à Mont-Laurier, de Joliette, Trois-Rivières, de l’Estrie, Granby, Drummondville et Victoriaville, Lac-Mégantic, Thetford Mines, Québec et Saint-Georges.

La seule région urbaine du Nouveau-Brunswick qui n’est pas visée par ce bulletin est celle de Saint-Jean, dans le sud-ouest.

Pour la région d’Ottawa et de Gatineau, Environnement Canada a émis un avertissement de chaleur, car l’indice humidex atteignant de 34 à 39 est à prévoir.

L’agence fédérale explique qu’en avertissement de chaleur est transmis lorsque des conditions très chaudes ou humides devraient présenter un risque élevé de malaises liés à la chaleur, comme les coups de chaleur et de l’épuisement.

Du temps plus frais est prévu pour vendredi et samedi.

Les écocentres reprendront la route cet été

Environnement

Les écocentres reprendront la route cet été

Satisfaite d’avoir détourné des poubelles quelque 25 tonnes de piles, pots de peinture et appareils électroniques en seulement 8 jours l’été dernier, la Ville de Québec relancera sur la route ses écocentres mobiles au cours des prochaines semaines.

«Comme en 2019, la Ville de Québec compte tenir huit journées de L’Écocentre mobile en 2020», note la conseillère en communication Mireille Plamondon. Sauf que le coronavirus SARS-CoV-2 a chamboulé le calendrier: «Les dates précises ne sont pas définitives et pourraient être modulées en fonction de l’évolution de la situation en lien avec la pandémie de COVID-19.» Les résidents des quartiers centraux devront donc être à l’affût.

L’expérience tentée une première fois en 2019 dans les secteurs densément peuplés de la capitale est donc jugée concluante. Il faut dire que la collecte a été bonne, selon les statistiques transmises par Mme Plamondon : 

  • Plus de 12 tonnes de résidus domestiques dangereux (RDD) récupérées, dont 1 tonne de piles et près de 7,5 tonnes de peinture;
  • 12,5 tonnes d’appareils électroniques et électriques récupérées;
  • Au total : 25 tonnes collectées en 8 jours.

Pas question, toutefois, de se débarrasser d’un vieux meuble ou de débris de construction dans les écocentres mobiles. «Un citoyen apportant une matière volumineuse (un matelas ou un divan par exemple) dans une remorque sera invité à aller directement vers un écocentre permanent où l’organisation des lieux permet une prise en charge plus adaptée de ce type de matière», explique la Ville dans son site web.

Les ampoules fluocompactes, produits d’entretien ménager, solvants, nettoyants à four et autres bouteilles arborant les logos avec un squelette, des flammes ou une explosion sont toutefois récupérés. Tout comme le lecteur de VHS obsolète et les petites bouteilles de propane de camping.

Aussi, en 2019, une forte proportion des utilisateurs ont marché pour se rendre à l’écocentre mobile avec leurs matières, même si les sacs pesaient quelques kilos.

Pour les amateurs de chiffres, Mireille Plamondon nous en livre quelques autres !

  • 2 279 visites l’an dernier (moyenne de 285 par écocentre, 36 visites/heure);
  • Moyenne de 11 kg de matières par visite;
  • 51 % des gens sont venus à pied (Saint-Roch et Saint-Jean-Baptiste = 87 % et 70 %);
  • 45 % en voiture;
  • 3 % en vélo;
  • 1 % en autobus;

Intéressés ? Vous trouverez les détails par ici

À LIRE AUSSI : Les écocentres prendront la route au printemps

Les masques jetables polluent, dénonce Greenpeace

Environnement

Les masques jetables polluent, dénonce Greenpeace

Frappé par la crise sanitaire, le Québec aura également sur les bras un grave problème environnemental s’il privilégie les masques jetables, prévient Greenpeace.

L’organisme exprime des inquiétudes au moment où le gouvernement Legault recommande «très fortement» le port du masque en société et flirte avec l’idée de le rendre obligatoire.

Vendredi dernier, François Legault a promis le don d’un million de masques à la ville de Montréal et de 6 millions $ aux sociétés de transport afin qu’elles puissent distribuer des masques à l’entrée de leurs services.

Le premier ministre avait auparavant indiqué que le Québec aurait besoin de «dizaines de millions» de masques.

Déjà, les masques et les gants jetables polluent les trottoirs de la métropole, s’est désolée en entrevue mardi Agnès Le Rouzic, responsable de la campagne Océans et plastique chez Greenpeace Canada.

Ces objets, non biodégradables et potentiellement contaminés, risquent de se retrouver en grande partie dans les sites d’enfouissement, mais aussi dans les égouts puis dans les différents cours d’eau, prévient-elle.

Les masques jetables sont typiquement faits d’un mélange de fibres synthétiques et de cellulose, d’un élastique et d’un bout de métal.

Ils peuvent mettre en danger la faune sauvage et, comme les lingettes, boucher des canalisations dans les réseaux de traitement des eaux usées des villes, selon les environnementalistes.

Mme Le Rouzic calcule qu’une personne qui doit se rendre au travail et porter le masque utilise en moyenne trois masques jetables par jour.

«On a déjà un problème de pollution qui est extrêmement grave, a-t-elle déclaré. Là, on est en train de créer une autre forme de pollution qui n’existait pas avant, alors même qu’on n’a pas diminué ni interdit aucun des plastiques à usage unique qu’on retrouve le plus dans l’environnement.»

Elle a dit s’attendre à ce que le Québec, plus touché par la COVID-19, connaisse des problèmes environnementaux plus importants.

Solutions?

La solution, selon Greenpeace, passe notamment par le gouvernement du Québec, qui devra encourager la production locale et le port du masque réutilisable.

Si la priorité demeure la santé publique, il n’est pas trop tôt pour penser à la production de masques compostables, ajoute Louise Hénault-Ethier, chef des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.

«On peut se dire : on va introduire tout de suite les notions d’écoconception dans ces produits-là, au lieu de le faire à retardement», a-t-elle affirmé en entrevue.

«Moi, je ne vois pas ça comme gênant pour un gouvernement à l’heure actuelle de dédier une partie de sa réflexion, ou une partie des fonds d’investissement, pour améliorer la performance environnementale de certains des équipements qui sont nécessaires», a-t-elle poursuivi.

Mme Hénault-Ethier croit que le gouvernement fédéral pourrait également revoir sa liste de plastiques à usage unique, en y incluant possiblement les masques, les gants et les visières.

La directrice générale d’Équiterre, Colleen Thorpe, est également intervenue dans le débat mardi. «C’est très préoccupant d’observer une augmentation des produits à usage unique, y compris les masques», a-t-elle affirmé à La Presse canadienne.

Mardi, le ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson, a déclaré que la pandémie bouleverse le plan fédéral visant l’interdiction de l’utilisation de plastique à usage unique en 2021.

Bien que le gouvernement ait toujours l’intention d’instaurer l’interdiction de certains plastiques, le ministre admet qu’il ne peut plus dire quand cela aura lieu.

Suremballage

Greenpeace en a aussi profité mardi pour sonner l’alarme sur le suremballage des fruits et des légumes dans certaines épiceries. Le plastique n’est pas «la matière hygiénique par excellence».

Il procurerait aux clients «une fausse impression de sécurité», avance-t-on, alors que l’important reste de bien laver ses produits.

Pour appuyer ses dires, l’organisme cite deux études menées au Royaume-Uni et en Allemagne, qui démontrent que le plastique est l’une des matières sur lesquelles le virus reste viable le plus longtemps.

«Les lobbys du plastique ont vraiment fait un sacré travail de sape pour faire reculer toutes les avancées qu’on avait obtenues au niveau des interdictions des sacs de plastique notamment, s’est indignée Mme Le Rouzic. On a presque l’impression d’avoir à recommencer à zéro.

«Je pense qu’il y a énormément de consommateurs qui voient ça aller et qui ne sont pas forcément très contents, donc on va continuer notre travail auprès du gouvernement», a-t-elle promis.

Pulvérisation contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette dans l’Est du Québec

Environnement

Pulvérisation contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette dans l’Est du Québec

La Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM) fait volte-face: des épandages auront finalement lieu pour lutter contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette dans les forêts de quatre régions de l’est du Québec, mais sur une bien moindre superficie que ce que prévoyait le programme initial.

La SOPFIM a annoncé mercredi qu’à compter de la fin de mai, jusqu’en début de juillet, une pulvérisation serait faite sur 111 500 hectares de forêt plutôt que les 665 000 hectares initialement prévus.

Ainsi, au Bas-Saint-Laurent, 53 560 hectares seront traités, comparativement à 35 640 hectares en Gaspésie, 12 550 hectares sur la Côte-Nord et 9790 hectares au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Les pulvérisations seront majoritairement effectuées par hélicoptère.

La SOPFIM avait renoncé au début de mai à la lutte au redoutable insecte dans les quatre régions, en expliquant qu’il était rendu impossible par les mesures gouvernementales mises en place en contexte de crise de la COVID-19.

Puisque la pulvérisation comprend normalement 550 travailleurs et une centaine d’aéronefs, la SOPFIM expliquait que la mission ne pouvait être réalisée sans risques pour la santé et la sécurité des employés et des intervenants soumis à des règles de confinement et de distanciation sociale.

La SOPFIM a aussi signalé que les plus récents résultats scientifiques avaient montré que l’objectif de maintien des arbres en vie pouvait être atteint en sautant une année d’intervention.

Cependant, cette annulation complète pour la saison 2020 avait été mal reçue dans les quatre régions concernées.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM), affiliée à la CSN, a affirmé que l’épidémie tordeuse des bourgeons de l’épinette demeurait une menace à l’industrie québécoise du bois d’oeuvre et, par conséquent, aux approvisionnements des scieries et des papetières.

La FIM a rappelé que la tordeuse attaquait principalement le sapin et l’épinette qui sont les deux principales essences d’arbre à l’origine du bois d’oeuvre au Québec.

La tordeuse des bourgeons de l’épinette est un insecte indigène vivant dans les forêts d’Amérique du Nord depuis des milliers d’années. Elle est considérée comme la plus destructrice des peuplements de conifères du continent, car sa présence explique de graves défoliations.

Enfin de la chaleur!

Environnement

Enfin de la chaleur!

«On s’approche de conditions beaucoup plus estivales. On devrait dépasser les 20 degrés de façon assez régulière à compter de mercredi prochain. C’est quand même une bonne nouvelle, enfin !»

Selon les analyses d’Environnement et Changement climatique Canada, le printemps pour le moins frisquet, qui nous surprend dès qu’on met le nez dehors, sera bientôt oublié. «Le temps frais est pas mal derrière nous», annonce le météorologue André Cantin.

«D’ici la fin de mai, on devrait connaître des températures près ou au-dessus de la normale. […] Déjà, pour Québec, à compter de la fin de semaine qui vient, on revient à des températures plus près des normales.»

La moyenne saisonnière est de 17 oC le jour et de 6 oC la nuit. M. Cantin entrevoit un 16 sous un ciel incertain samedi. Puis un 20 ensoleillé dimanche ! De quoi oublier la neige du début de la semaine. 

Le dôme d’air froid en provenance du Grand Nord canadien qui a refroidi avril et mai, remontera donc pour laisser place à de l’air plus agréable.

Cette poche polaire descendait sur les Territoires du Nord-Ouest pour envelopper l’Ontario, le Québec ainsi que les Maritimes, explique André Cantin. «Ce courant-jet s’affaiblit et retourne au nord. L’air plus doux en provenance du Midwest américain va nous arriver et apporter des températures plus estivales.»

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Rare ?

Est-ce rare, un tel froid printanier ? «C’est rare, mais ça s’est déjà vu par le passé», répond M. Cantin. «L’an passé, on a eu un début mai très frais également. Ça fait partie d’un cycle normal dans l’atmosphère d’avoir certaines saisons plus fraiches.»

Plusieurs records ont cependant été battus au cours des dernières semaines. Records de froid le jour et la nuit. Records d’accumulation de neige aussi. «Ce qui reflète les conditions très anormales qu’on a connues.»

+

TEMPÉRATURE LA PLUS ÉLEVÉE DEPUIS 1993

  • 12 mai : 24,3°C en 2016
  • 13 mai : 23,4°C en 1998
  • 14 mai : 25,8°C en 1998
  • 15 mai : 29,5°C en 2014
  • 16 mai : 29,0°C en 2014

TEMPÉRATURE LA PLUS BASSE DEPUIS 1993 

  • 12 mai : -4,2°C en 2018
  • 13 mai : -3,6°C en 2005
  • 14 mai : -1,2°C en 2013
  • 15 mai : 0,3°C en 2019
  • 16 mai : -1,6°C en 2018

Source : Environnement Canada

La banquise de l'Arctique pourrait fondre pendant l’été d’ici 2050

Environnement

La banquise de l'Arctique pourrait fondre pendant l’été d’ici 2050

La banquise de l’océan Arctique pourrait fondre complètement pendant l’été d’ici 2050, ce qui aurait «des conséquences désastreuses» pour l’écosystème arctique, prévient une nouvelle étude à laquelle ont participé 21 instituts de recherches du monde entier, dont l’Université McGill.

Les chercheurs ajoutent que c’est l’efficacité des mesures de protection du climat qui déterminera la fréquence et la durée des périodes sans glace.

Le pôle Nord est actuellement couvert de glace de mer pendant toute l’année. Mais chaque été, la superficie de la banquise diminue, avant d’augmenter à nouveau en hiver.

Les scientifiques ont toutefois constaté que l’étendue de glace qui recouvre l’océan Arctique a beaucoup diminué au cours des dernières décennies, en raison du réchauffement climatique.

Ce phénomène aurait des effets considérables sur l’écosystème et le climat de l’Arctique, puisque la banquise sert d’habitat et de terrain de chasse aux ours polaires et aux phoques, et qu’elle maintient le froid du climat arctique en réfléchissant la lumière du soleil.

L’équipe de recherche a analysé des résultats récents produits par 40 modèles climatiques et a évalué l’évolution de la banquise arctique en fonction d’un scénario de fortes émissions de CO2 et de faible protection du climat. Sans grande surprise, les simulations ont révélé une disparition rapide de la glace en été.

Mais étonnamment, les chercheurs ont également constaté une disparition de la glace dans des simulations réalisées pour un scénario de réduction rapide des émissions de CO2.

D’après l’étude, la fréquence à laquelle l’Arctique perdra sa banquise estivale dépend essentiellement des futures émissions de CO2. S’il y a réduction rapide de la quantité d’émissions, les étés sans glace seront peu fréquents. Si la quantité d’émission augmente, l’océan Arctique sera libre de glace la plupart des étés.

L’Alberta suspend d’autres mesures de surveillance des sables bitumineux

Environnement

L’Alberta suspend d’autres mesures de surveillance des sables bitumineux

EDMONTON — La Régie de l’énergie de l’Alberta a suspendu plusieurs exigences de surveillance environnementale pour les entreprises qui exploitent les sables bitumineux.

Ces suspensions ont été accordées en raison de problèmes de santé publique soulevés par la pandémie de COVID-19. La décision, rendue plus tôt cette semaine, a une incidence sur les activités d’Imperial Oil, de Suncor, de Syncrude et de Canadian Natural Resources.

Cela vient s’ajouter à la précédente mesure d’allégement mise en place par le ministre de l’Environnement de l’Alberta, Jason Nixon, qui avait suspendu plus tôt l’obligation de l’industrie de signaler tout incident.

Les grandes entreprises ne sont plus tenues de tester les eaux souterraines et de surface à moins d’une contamination qui s’étendrait dans l’environnement. Elles n’ont également plus l’obligation de rechercher les fuites de méthane, un important gaz à effet de serre, ou de surveiller la faune et les oiseaux.

La surveillance et la recherche dans les zones humides sont suspendues jusqu’à nouvel ordre, et l’eau qui s’échappe des bassins pluviaux ne doit plus être analysée.

Les programmes de qualité de l’air ont aussi été fortement réduits, dont l’un touche le territoire de la Première Nation de Fort McKay, ainsi que de nombreuses autres conditions prévues dans les licences d’exploitation des entreprises. Quelques programmes doivent reprendre d’ici la fin septembre, mais pour la plupart des autres, on ignore la date de redémarrage prévu.

Sur demande seulement

Le porte-parole de la Régie de l’énergie de l’Alberta, Shawn Roth, soutient toutefois que les entreprises doivent continuer à colliger la plupart des informations comme avant — même si elles ne sont pas tenues de les dévoiler dès maintenant au gouvernement.

«La surveillance et la supervision par les opérateurs et la régie se poursuivent pour s’assurer que les activités se déroulent de manière sécuritaire et responsable dans chaque installation», a-t-il écrit. Il ajoute que les entreprises doivent être en mesure de fournir sur demande la plupart des données courantes à la Régie.

Par exemple, ajoute M. Roth, les pétrolières doivent maintenir leur supervision des barrages et s’assurer de l’efficacité de leurs «effaroucheurs d’oiseaux» près des bassins de décantation des résidus. La compagnie Imperial Oil a d’ailleurs révélé cette semaine que 50 oiseaux étaient morts après s’être posés sur ses bassins.

Shawn Roth estime que ces suspensions pourraient demeurer en vigueur tant qu’il y aura des décrets d’urgence liés à la COVID-19, en vertu de la Loi sur la santé publique. Certaines de ces mesures doivent pour le moment prendre fin au 30 septembre.

Plus tôt cette semaine, le gouvernement fédéral a accordé un délai supplémentaire à l’industrie pour signaler ses émissions de gaz à effet de serre. Les données attendues pour le 1er juin pourront être transmises au plus tard le 31 juillet.

Revoir la décision

Le chef de la première nation Athabasca Chipewyan, Allan Adam, déplore que la Régie n’ait pas consulté les communautés riveraines avant de prendre une telle décision.

«La surveillance et la protection de l’environnement sont des éléments critiques des activités d’exploitation des sables bitumineux, qui ne devraient jamais être considérés comme optionnels», a-t-il soutenu par voie de communiqué.

«Nous demandons à la Régie de l’énergie de l’Alberta de réviser immédiatement cette décision et d’identifier des moyens par lesquels la surveillance peut être maintenue tout en protégeant les travailleurs et l’environnement», plaide le chef Adam.

Shaun Fluker, professeur de droit à l’Université de Calgary, qui suit la réglementation des pétrolières, estime que la liste des exemptions est à peu de choses près calquée sur la liste de souhaits traditionnels de l’Association canadienne des producteurs pétroliers.

«On commence à croire que la pandémie est utilisée comme une occasion d’accorder un répit qui n’aurait jamais été considéré comme acceptable en temps normal.»

Le professeur Fluker soutient que cette décision annule en pratique les lois environnementales de l’Alberta, car leur application dépend des données de surveillance volontaire de l’industrie.

D’autres observateurs ont aussi été stupéfaits par les exemptions. Pour Keith Stewart, de Greenpeace Canada, «c’est comme si on retirait la pile de votre détecteur de fumée afin que vous puissiez passer une bonne nuit de sommeil».

À sa connaissance, aucun autre État dans le monde n’aurait suspendu autant les protections environnementales pendant la pandémie, y compris les États-Unis de Donald Trump.

Sud-ouest du Québec: avis de gel le long de la vallée du Saint-Laurent

Environnement

Sud-ouest du Québec: avis de gel le long de la vallée du Saint-Laurent

MONTRÉAL - Environnement Canada a émis mercredi matin un avis de gel pour quelques régions du sud-ouest du Québec qui longent la vallée du Saint-Laurent.

L’agence diffuse un tel avis lorsqu’il est prévu que le mercure puisse atteindre le point de congélation ou y être inférieur pendant la saison de croissance des cultures et que par conséquent, les plantes et les cultures risquent d’être endommagées ou détruites.

L’avis a été transmis pour les secteurs de Montréal, de Laval, de la Montérégie, de Sorel-Tracy, de Saint-Hyacinthe, de Drummondville, de Victoriaville, de Repentigny, de Saint-Jérôme et de Joliette, notamment, où le gel pourrait survenir dès la nuit de jeudi.

Environnement Canada ajoute que le temps relativement frais pour la saison persistera pendant plusieurs jours. L’avis de gel pourrait être maintenu possiblement jusqu’à dimanche matin.

Une étude révèle d'importants changements dans l'océan Arctique

Environnement

Une étude révèle d'importants changements dans l'océan Arctique

Le sommet du monde est en train de se renverser, selon la première évaluation générale de l'océan Arctique canadien.

Le travail de dizaines de scientifiques fédéraux et d'observateurs Inuit, ce rapport décrit un vaste écosystème dans une fluctuation sans précédent : des courants océaniques jusqu'aux habitudes et aux types d'animaux qui y nagent.

Un accordéoniste défend l’Amazonie en chantant au fil de l’eau

Musique

Un accordéoniste défend l’Amazonie en chantant au fil de l’eau

CARAUARI — Son accordéon est presque aussi large que son canot, mais la musique retentit jusqu’à la cime des arbres : Eder Rodrigues do Nascimento, 60 ans, pagaie des journées entières en chantant des vers sur la protection de l’Amazonie brésilienne.

«La nature dépend de vous, laissez-la vivre, le monde entier vous remercie, avec la plus grande joie», chante ce troubadour haut en couleur, sillonnant les villages sur pilotis bâtis sur les rives du Jurua, un affluent de l’Amazone.

Pour se rendre d’un village à l’autre, il faut parfois plusieurs jours de navigation.

Seul sur sa modeste embarcation en bois, «Eder l’accordéoniste», comme il se fait appeler, est impuissant face aux fléaux comme la déforestation ou l’orpaillage illégal. Mais il symbolise la résistance de ceux qui vivent au plus près de la nature et sont mis en lumière lors de la Journée internationale de la Terre nourricière le 22 avril.

«Dans mes chansons, je parle de la préservation de la nature. Je donne des conseils pour que tout le monde fasse comme moi : ne pas brûler la forêt, ne pas polluer l’eau, ne pas couper d’arbres. Il faut laisser les arbres, c’est eux qui vont sauver le monde», déclare-t-il à l’AFP.

Ce métis au visage buriné et émacié habite à Boa Vista, localité qui fait partie de la réserve naturelle de Uacari, où les habitants vivent essentiellement de la pêche et de la cueillette.

Environnement: la Cour suprême n’entendra pas l’État québécois au sujet du Port de Québec

Actualités

Environnement: la Cour suprême n’entendra pas l’État québécois au sujet du Port de Québec

MONTRÉAL - Le gouvernement du Québec essuie un ultime refus et ne pourra faire appliquer sa législation environnementale au Port de Québec: la Cour suprême du Canada a refusé d’entendre son appel.

Cela signifie que le jugement de la Cour d’appel du Québec est maintenu.

Celle-ci avait décidé que ce sont les lois fédérales qui ont préséance au Port de Québec, et que ce dernier n’est pas soumis à toute la Loi sur la qualité de l’environnement du Québec, même si ses installations s’y trouvent.

Comme à son habitude, la Cour suprême n’a pas offert de motifs pour son refus d’entendre ce bras de fer juridique qui dure depuis plus de 10 ans.

À l’origine de cette affaire se trouvait l’entreprise IMTT qui exploite au Port de Québec des terminaux de transbordement et d’entreposage de liquides en vrac, notamment des produits chimiques et pétroliers.

En 2006, IMTT a décidé de construire de nouveaux réservoirs. Elle s’est donc adressée aux autorités fédérales pour obtenir les autorisations nécessaires.

Elle n’avait pas jugé bon de demander le certificat d’autorisation environnementale du gouvernement québécois.

Bref, ce dernier s’est interposé, soutenant qu’il lui revient d’approuver cet agrandissement ou non. Il faisait aussi valoir que ce projet était soumis à la législation québécoise en matière d’environnement.

IMTT a fait front commun avec l’Administration portuaire de Québec, de qui elle loue les terrains pour ses activités commerciales. Elles ont toutes deux fait valoir que les installations et activités d’IMTT relèvent de l’autorité exclusive du Parlement du Canada, de sorte que la législation invoquée par le Québec serait inapplicable et inopérante.

La Cour supérieure a conclu que le site actuel des installations d’IMTT appartient au gouvernement du Canada et qu’IMTT est une entreprise de juridiction fédérale. La Loi sur l’environnement ne s’applique pas à cette entreprise: les dispositions invoquées «sont constitutionnellement inopérantes par rapport aux activités et installations d’IMTT», selon la Cour.

La Cour d’appel est en gros du même avis, même si son raisonnement diffère.

Elle soulignait dans sa décision de septembre 2019 que l’environnement n’est pas une compétence spécifiquement assignée au provincial ou au fédéral dans la Constitution.

«En conséquence, les différents paliers de gouvernement peuvent légiférer à l’égard de l’environnement dans la mesure où la législation peut se rattacher à un domaine de compétence approprié», affirmait-elle. Ici, le fédéral pouvait invoquer la navigation et le commerce interprovincial.

«L’évaluation environnementale n’est donc pas une fin en soi. C’est un outil qui sert à fonder une décision. Si un ordre de gouvernement ne détient aucune compétence décisionnelle à l’égard d’un projet ou d’une activité, une évaluation environnementale menée par cet ordre de gouvernement est futile. Elle serait aussi inconstitutionnelle.»

La Cour d’appel avait toutefois indiqué que les lois et les règlements provinciaux visant le contrôle des contaminants s’appliquent au Port de Québec, «en principe, jusqu’à preuve du contraire».

C’est pourquoi Québec avait tenté de faire renverser ces jugements par la Cour suprême du Canada. En vain.

Jeudi, le ministre de l’Environnement disait «regretter profondément» la décision de la Cour suprême.

«Cela dit, nous poursuivrons nos efforts auprès du gouvernement fédéral pour s’assurer que les projets en matière d’environnement qui se déroulent sur notre territoire respectent les lois, règlements, évaluations et normes du Québec», a indiqué par courriel Louis-Julien Dufresne, l’attaché de presse du ministre Benoit Charette.

Pour le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, candidat à la chefferie du Parti québécois (PQ), cette décision crée «un précédent inacceptable».

«Ça ne marche pas, a-t-il déclaré en entrevue. On ne peut pas avoir la fragmentation du territoire du Québec en matière d’environnement.»

Cela crée comme de petites principautés, exclues de la juridiction du Québec, un peu comme le Vatican par rapport à l’Italie, a illustré l’aspirant chef.

La législation québécoise en matière d’environnement est plus contraignante que celle du fédéral, souligne-t-il. Au Québec, il est notamment tenu compte du bruit comme forme de pollution et la loi prévoit la tenue d’audiences publiques par le BAPE.

Si le gouvernement de François Legault est réellement nationaliste, il fera deux choses, soutient le député. D’abord, il refusera toute aide financière au Port de Québec s’il ne s’engage pas à respecter les lois environnementales du Québec. Puis, il devrait adopter le projet de loi péquiste qui affirme la compétence exclusive du Québec en matière d’environnement.

Le Centre québécois du droit à l’environnement (CQDE) et Nature Québec - qui étaient tous deux intervenus dans ce litige, ont été déçus du refus de la Cour suprême d’entendre la cause.

Ils promettent de continuer de se battre devant les tribunaux pour défendre la capacité de tous les paliers gouvernementaux de protéger l’environnement.

Hausse des émissions de gaz à effet de serre au Canada

Environnement

Hausse des émissions de gaz à effet de serre au Canada

OTTAWA - Un nouveau rapport fédéral sur les émissions de gaz à effet de serre du Canada révèle qu’elles ont grimpé de 15 millions de tonnes en 2018.

La plupart des pays déposent leur rapport sur les émissions auprès des Nations unies en avril, mais les données ont toujours deux ans de retard.

Le dernier rapport du Canada indique qu’en 2018, le total des émissions du Canada a été de 729 millions de tonnes de dioxyde de carbone et ses équivalents.

Cela représente une hausse par rapport aux 714 millions de tonnes émises un an plus tôt et est tout juste inférieur aux 730 millions de tonnes émises par le Canada en 2005.

Le Canada s’est engagé à réduire les émissions afin qu’elles atteignent 70% du niveau de 2005 d’ici 2030.

Les deux tiers de l’augmentation proviennent du transport routier, ainsi que de l’extraction et de la transformation de pétrole et de gaz, dont les émissions supplémentaires ont toutefois été contrebalancées par une baisse importante des émissions provoquée par la réduction de la quantité de charbon que le Canada utilise pour produire de l’électricité.