Les deux parties ont ainsi déposé un document conjoint mardi au Tribunal administratif du travail. 

Entente sur les services essentiels au RTC

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) et ses chauffeurs se sont entendus sur les services essentiels à prodiguer aux utilisateurs durant la grève potentielle à venir. La nature de cette entente ne sera dévoilée que dans quelques jours, après qu'un juge l'ait entérinée.
Les deux parties ont déposé mardi un document conjoint devant le Tribunal administratif du travail (TAT) après deux journées de conciliation. Seul à vouloir commenter à la sortie du local de négociations, le président du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM), Ghislain Dolbec, a précisé que l'entente comporte «des ressemblances avec 2004», moment de la dernière grève du SETPQM.
À l'époque, les usagers avaient d'abord dû se contenter d'un service aux heures de pointe, soit entre 6h15 et 9h15 et entre 15h et 18h, du lundi au vendredi sur les parcours réguliers et Métrobus. Moins de 10 jours après le début de la grève, le Conseil des services essentiels, dont les responsabilités sont maintenant assumées par le TAT, a toutefois forcé l'ajout des parcours express aux services essentiels. Quelques jours plus tard, le même Conseil ajoutait à cette liste le transport de fin de semaine à l'heure de pointe. Les chauffeurs du RTC n'ont toutefois pas eu à appliquer cette dernière directive, car le conflit s'est réglé moins d'une semaine après.
Mardi, ni Ghislain Dolbec ni Alain Mercier, directeur général du RTC, n'ont voulu aborder la teneur de l'entente signée en début d'après-midi. «C'est les services essentiels qu'on demande et que l'employeur demande. On est en attente du jugement», a laissé entendre M. Dolbec. «Il y a des choses intéressantes pour les deux parties. [...] S'il a été déposé, c'est qu'il y a des pistes de solution dedans.»
Jeudi dernier, le SETPQM a toutefois affirmé que ses membres ne voulaient pas travailler la fin de semaine en cas de grève.
L'entente devrait être entérinée au cours des prochains jours. Cette étape semble n'être qu'une formalité, étant donné que les deux parties en sont arrivées à un document conjoint.
Négos au ralenti
Les négociations au RTC entre patrons et syndiqués se poursuivent, mais au ralenti, a par ailleurs indiqué Ghislain Dolbec, du SETPQM. «On est toujours en négociation. Il n'y a pas de changement, il n'y a pas d'avancement non plus. [...] On travaille toujours à en arriver à un règlement, mais pour l'instant, ça avance très tranquillement.» Il ajoute être «surpris que ça n'avance pas plus vite que ça».
Pourtant, le président du RTC, Rémy Normand, affirmait lundi que l'employeur se considérait «très proche d'une piste d'atterrissage». La réplique de M. Dolbec : «Si M. Normand est proche de l'atterrissage, j'espère qu'il va nous montrer la piste d'atterrissage. On attend.»
Le président du syndicat n'a pas non plus confirmé qu'une grève aurait bel et bien lieu lundi prochain. «C'est possible qu'il y en ait une, c'est possible qu'il n'y en ait pas. Je ne peux pas m'avancer là-dessus, j'en ai aucune idée.»
La dernière offre patronale, faite vendredi, a été rejetée samedi par le SETPQM, qui l'a jugée «décevante».