Entente de principe entre la SAQ et les syndiqués

MONTRÉAL - Le Syndicat des employés de magasins et de bureaux (SEMB) de la Société des alcools du Québec (SAQ) a annoncé avoir conclu une entente de principe avec la direction de la SAQ.

L’information a rapidement été corroborée par la partie patronale.

L’accord a été conclu peu avant 8 h, samedi matin.

Pour l’instant, la présidente du SEMB, Katia Lelièvre, n’a pas l’intention d’en parler avec les journalistes.

Mme Lelièvre ne fera pas de commentaires tant et aussi longtemps que les membres du syndicat n’auront pas eu l’occasion de se prononcer sur l’entente, une étape qui doit être franchie en janvier.

Par contre, certains consommateurs rencontrés par La Presse canadienne à proximité d’une succursale de la Société des alcools du Vieux-Montréal, ont accepté sans se faire prier de discuter de ce développement.

Jonathan Bellegarde et Denis Bolduc ont tous les deux affirmé qu’ils accueillaient favorablement la nouvelle.

«C’est une bonne chose que ce soit arrivé avant le temps des Fêtes», a indiqué le premier d’entre eux.

Au total, dix journées de grève ont eu lieu avant que l’accord ne soit conclu.

Ces débrayages n’ont pas tellement perturbé M. Bolduc qui n’a pas hésité à franchir les piquets de grève.

«Ce n’était réellement pas un problème. Les cadres ont fait un excellent travail», a-t-il mentionné.

Les membres du Syndicat des employés de magasins et de bureaux de la SAQ n’ont plus de convention collective depuis le 31 mars 2017.

Les négociations avaient commencé le 18 janvier de la même année.

La partie patronale a poussé un soupir de soulagement après la conclusion de l’entente en raison de l’approche de la lucrative période des Fêtes.

Ce développement ne représente pas une véritable surprise.

Jeudi dernier, Katia Lelièvre avait accordé une entrevue à La Presse canadienne dans la foulée d’une manifestation de nombreux membres du SEMB à proximité de l’Assemblée nationale, à Québec.

À ce moment, elle avait laissé entendre qu’un accord était imminent.

En traitant des pourparlers qui avaient eu lieu durant la nuit de mercredi à jeudi, Mme Lelièvre avait soutenu que les discussions avaient «achoppé sur des détails ayant des incidences monétaires minimes».

Elle avait souligné qu’il y avait déjà sur la table «quelque chose qui ressemblait à une entente au plan monétaire» avant d’ajouter que les négociations avaient été temporairement paralysées en raison de pacotilles techniques liées notamment à la question des assurances.