Le député libéral de Côte-du-Sud Norbert Morin
Le député libéral de Côte-du-Sud Norbert Morin

Enquête sur la boucherie du député Norbert Morin

Patricia Cloutier
Patricia Cloutier
Le Soleil
Le ministre de l’Agriculture Laurent Lessard demande à ses fonctionnaires de faire la lumière sur la façon dont a été traitée la boucherie de son collègue libéral, le député de la Côte-du-Sud Norbert Morin.

Jeudi matin, le FM93 a dévoilé que cette boucherie avait reçu 120 avis de non-conformité depuis plusieurs années. Parmi ceux-ci, la station de radio note de la malpropreté, des aliments périmés, l’absence de dates de péremption, un lavage des mains inadéquat et de la contamination. La boucherie Richard Morin, à Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, n’a toutefois reçu que deux amendes. 

Cette situation a fait bondir l’opposition à l’Assemblée nationale. Le Parti québécois (PQ) a demandé une enquête «externe et indépendante» sur cette question en chambre. François Bonnardel, de la Coalition avenir Québec (CAQ) croit que M. Morin, qui s’est retiré des activités de la boucherie jeudi matin, «avait une soue à cochons», qui «aurait dû être fermée». 

M. Morin s’est défendu devant les journalistes, en soutenant qu’il était normal que sa boucherie ait été visitée plusieurs fois par les inspecteurs du MAPAQ. «À chaque visite, il y a quelque chose qu’on doit corriger et on le corrige», dit-il. M. Morin dit être propriétaire d’une boucherie de 100 ans, un abattoir de proximité.  «On a un beau commerce, je suis fier de ce commerce-là.»