Des centaines de personnes se sont déplacées samedi pour visiter le nouveau pavillon d'accueil du Parlement.

Engouement pour les portes ouvertes du Parlement

En cette journée ensoleillée, des centaines de personnes se sont rassemblées samedi pour visiter le nouveau pavillon de l’Assemblée nationale. Pour plusieurs, cette nouvelle partie est un symbole de fierté québécoise.

Il est 9h50. Il fait beau et chaud. Trois musiciens jouent des airs de jazz. Dans une ambiance conviviale, une centaine de personnes attendent en file. Fébriles et enthousiastes, ils ont bien hâte de visiter le nouveau pavillon de l’Assemblée nationale. 

«C’est un endroit important qui nous appartient. Cela fait longtemps qu’il n’y avait pas eu de rénovation», explique la résidente de Québec Carole Gagnon. Très curieuse, elle a hâte de constater les changements du Parlement. «Cela vaut la peine de se déplacer pour voir ce qu’ils ont fait avec nos sous», dit-elle.

Le Président de l’Assemblée nationale, François Paradis, qui salue de nombreux visiteurs, est bien content de faire découvrir l’Assemblée nationale au grand public. «Nous voulons que les gens s’approprient le Parlement, que cela devienne leur institution et leur maison citoyenne», affirme-t-il. 

À 10h, les portes ouvrent. Une horde de gens s’empresse à l’intérieur, excitée de découvrir cette partie fraîchement rénovée. À l’entrée, la devise du Québec «Je me souviens» orne le mur. Pour Daniel Rivest, qui habite à Montréal, visiter le Parlement lui permet d’avoir un autre regard sur son institution démocratique. «C’est important de visiter l’Assemblée nationale. Nous sommes chanceux parce que ce n’est pas dans tous les pays que nous avons accès au Parlement. C’est un symbole de la démocratie», souligne-t-il. 

Entre modernité et histoire

L’intérieur de la partie rénovée est très spacieux. Avec un grand puits de lumière au centre du pavillon, et plusieurs sections où se trouvent des capsules interactives et des tableaux d’informations, le nouveau pavillon impressionne plusieurs visiteurs. 

Selon François Paradis, il s’agit d’un trait d’union entre la modernité et l’histoire. «Lorsque Eugène-Étienne Taché a pensé à ce monument qui nous éblouit, il le voulait évolutif. Alors je pense que nous l’accompagnons dans sa démarche et que nous sommes capables de faire vivre ce monument qui nous appartient», explique le député de Lévis. 

Des enfants courent un peu partout pour aller découvrir chaque recoin du pavillon. Pour Joël Guy, qui travaille à l’Assemblée depuis près de 20 ans, c’est un vent de renouveau. «De voir des enfants et des familles, c’est un différent protocole. Cela donne beaucoup plus de vie à mon espace de travail et je crois que cela va devenir un des endroits incontournables du tourisme à Québec», espère-t-il.

Jocelyne Trottier et Jean-Denis Dessureault, qui ont visité plusieurs fois le Parlement, trouvent que les rénovations sont réussies. «J’adore les couleurs, l’architecture et les informations que nous retrouvons sur l’histoire du Parlement. Je suis très fière du Québec», dit Jocelyne Trottier, en indiquant qu’elle souhaiterait revenir pour faire une visite guidée. Pour son conjoint, la nouvelle partie rénovée lui apporte un sentiment reposant. «Je sens que c’est ma maison, je suis ici, chez moi», exprime-t-il avec fierté.

Le corridor qui relie l’ancienne partie à la nouvelle a été complètement transformé. 

Des couleurs variées se fondent à une ambiance sonore, qui permet aux passants de vivre une expérience immersive. Il s’agit de l’œuvre Spectre des Lumières, un hommage au siècle des Lumières. «Je voulais créer une œuvre qui était un lieu de passage et un espace de transition entre le pavillon de l’accueil et l’ancien bâtiment», souligne l’artiste Jonathan Villeneuve.

Des représentants d'Extinction Rebellion, un mouvement international qui souhaite lutter contre les changements climatiques, se trouvait près de l'entrée du Parlement pour faire passer son message.

En sortant du pavillon, une longue file est toujours en cours. Les visiteurs sont bien contents de patienter dehors, en cette belle journée estivale. À quelques mètres se trouve un petit groupe, pancartes à la main, qui profite de cette occasion pour passer un message. Il s’agit d’Extinction Rebellion, un mouvement international qui souhaite lutter contre les changements climatiques.

«On profite de l’ouverture du nouveau pavillon pour passer un message au gouvernement et aux citoyens. Nous sommes là et il y a des mesures qui doivent être prises par le gouvernement pour l’environnement», déclare la membre d’Extinction Rebellion, Andréanne Moreau. 

En ce 1er juin, l’ouverture au grand public du nouveau pavillon a suscité un réel engouement auprès des visiteurs.