Des quelque 2800 enfants de 5 à 12 ans qui fréquentent le camp de jour de Lévis pendant les vacances scolaires, environ 85 ont un handicap physique ou intellectuel ou vivent des difficultés psychosociales nécessitant un accompagnement ou des services adaptés.

Enfants handicapés mieux accompagnés au camp de jour de Lévis

La Ville de Lévis et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches vont faire équipe cet été pour mieux intégrer au camp de jour les enfants ayant une déficience, un trouble de l’autisme ou des besoins particuliers. C’est à leur avis une première au Québec.

Des quelque 2800 enfants de 5 à 12 ans qui fréquentent le camp de jour de Lévis pendant les vacances scolaires, environ 85 ont un handicap physique ou intellectuel ou vivent des difficultés psychosociales nécessitant un accompagnement ou des services adaptés.

Pour que ce suivi soit de la même qualité au camp de jour qu’à l’école ou à la maison, le CISSS s’impliquera davantage auprès de la municipalité. Les moniteurs auront droit à de la formation et à des conseils tout au long de l’été. L’arrivée des enfants sera mieux planifiée afin qu’ils puissent suivre les groupes réguliers dès le premier jour. En cas de problème ou de crise, du personnel du CISSS pourrait même se déplacer dans les quartiers pour favoriser le maintien des enfants au camp de jour.

Barbara Tremblay, chef du service sociocommunautaire à la Ville de Lévis, a donné l’exemple des petits autistes, qui pourraient avoir accès à une salle d’apaisement s’ils se sentent trop excités. Ou encore celui d’un enfant dont le diabète n’est pas encore bien contrôlé, qui pourrait bénéficier du suivi amorcé par l’infirmière scolaire. 

«Ça aura un impact concrètement sur la vie de certains enfants et celle de leurs parents. Quand tu laisses ton enfant au camp de jour, surtout s’il a des besoins particuliers, tu veux qu’il soit bien, qu’il soit comme tous les autres, qu’il profite de son été», a fait remarquer Mme Tremblay. 

Pour le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, c’est «une des très bonnes nouvelles de la dernière année». «L’objectif d’une communauté, c’est de faire en sorte que toutes les personnes qui y habitent soient reconnues quelles que soient les difficultés, les problèmes qu’elles rencontrent», a-t-il valoir.