Le projet Énergie Est vise à acheminer quotidiennement environ 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux albertains à travers un oléoduc de quelque 4600 kilomètres vers le Québec et le Nouveau-Brunswick.

Énergie Est: plus de 1200 demandes de participation

Alors que la période d'inscription s'achève, plus de 1200 personnes et organisations ont logé une demande à l'Office national de l'énergie pour participer aux consultations sur le controversé projet de pipeline Énergie Est, de TransCanada.
«En date [de lundi], nous avions reçu 1256 demandes, dit la porte-parole de l'ONÉ Katherine Murphy. Ce qui va se passer, c'est que [mardi] est la dernière journée pour faire une demande. Par la suite, l'Office va toutes les examiner pour déterminer quelles personnes viendront témoigner.»
Avec son projet Énergie Est, TransCanada entend convertir des gazoducs des Prairies et de l'Ontario en oléoducs, en plus de construire de longs tronçons de pipeline au Québec et au Nouveau-Brunswick afin d'acheminer du pétrole de l'Ouest canadien jusqu'à l'Atlantique - où les prix sont meilleurs qu'au coeur du continent. Le futur oléoduc a été sévèrement critiqué ces derniers mois, notamment parce qu'il implique la construction d'un terminal pétrolier à Cacouna, région du Golfe qui sert de «pouponnière» aux bélugas.
Notons qu'il est toujours possible que TransCanada change l'emplacement de ce terminal. La compagnie s'est donné jusqu'au 31 mars pour arrêter sa décision.
Si l'entreprise modifiait son projet après la date butoir et d'une manière qui ferait en sorte que de nouvelles personnes seraient touchées, l'ONÉ ouvrirait alors une période d'inscription supplémentaire afin de permettre à ces gens de s'exprimer, assure Mme Murphy.