Le ratio d’encadrement le plus élevé est pour les enfants en bas âge. La directive recommande un animateur pour quatre enfants de 3 à 4 ans, un pour cinq âgés de 5 à 6 ans, et un pour sept enfants de 7 à 8 ans.
Le ratio d’encadrement le plus élevé est pour les enfants en bas âge. La directive recommande un animateur pour quatre enfants de 3 à 4 ans, un pour cinq âgés de 5 à 6 ans, et un pour sept enfants de 7 à 8 ans.

Encadrement resserré dans les camps d’été

Jean-François Néron
Jean-François Néron
Le Soleil
Les craintes des maires de Québec et de Lévis entourant les exigences sanitaires pour la tenue des camps de jour pourraient bien se concrétiser. Le guide de relance du gouvernement du Québec prévoit un ratio d’encadrement très élevé pour les enfants en bas âge, pouvant aller jusqu’à un animateur pour quatre.

Les règles tant attendues par le milieu municipal ont été rendues publiques vendredi. S’il y a un élément à retenir, c’est le taux d’encadrement exigé. Il pourrait devenir problématique alors que les villes craignent de ne pas pouvoir recruter suffisamment d’animateurs ou encore trouver des locaux suffisamment grands pour accueillir les enfants en respectant les règles de distanciation sociale.

Ainsi, le ratio d’encadrement le plus élevé est pour les enfants en bas âge. La directive recommande un animateur pour quatre enfants de 3 à 4 ans, un pour cinq âgés de 5 à 6 ans, et un pour sept enfants de 7 à 8 ans. Pour les jeunes de 9 à 17, le ratio passe à un animateur pour 10. Le ratio est habituellement de un pour huit pour les 5 à 6 ans et de un pour 15 pour les 12 à 17 ans. Tous devront suivre une formation obligatoire sur les mesures entourant la COVID-19.

Activités extérieures

Le guide parle évidemment de toutes les mesures d’hygiène liées à la COVID comme le lavage des mains et la désinfection du matériel. Les regroupements sont aussi interdits. Le nombre maximal de participants par classe ou local est fixé à 15. Comme pour l’école, les parents ne peuvent entrer sur le site des camps.

Les villes craignent de ne pas pouvoir recruter suffisamment d’animateurs ou encore trouver des locaux assez grands pour accueillir les enfants en respectant les règles de distanciation sociale.

Tous s’en doutaient, les activités extérieures sont encouragées. Le guide suggère également de former des sous-groupes et de les maintenir pour éviter le transfert d’un enfant ou d’un animateur d’un sous-groupe à l’autre. 

La programmation sera grandement affectée. Le ballon-chasseur ou la tag sont proscrits. Parmi les exemples cités, on propose des activités qui favorisent la distanciation physique comme le mime et le chant.

Beaucoup d’enfants

À Québec, un récent sondage auprès des parents des 17 000 enfants inscrits révèle que 70 % enverront leur progéniture dans un camp de jour municipal s’il est possible de le faire. Seulement 7 % ont retiré leur enfant et 23 % sont toujours indécis.

Comme son homologue de Lévis, Régis Labeaume était impatient de connaître le guide du ministère des Affaires municipales qui édictera les règles à suivre. «Avec les règles de distanciation, ça prendra peut-être plus de locaux que ceux dont on dispose actuellement. Ça va coûter plus cher, mais ça fait aussi partie du déficit à venir», indique-t-il.

Le maire Gilles Lehouillier avait pressé jeudi le gouvernement de faire connaître ses règles. «Nous avons l’équivalent de 7700 semaines de camps. Peut-être pourrons-nous seulement en offrir 4500.» L’incertitude pourrait engendrer des difficultés à recruter du personnel pour l’été.