Justice et faits divers

Outrage à un cadavre: un des accusés plaide coupable

NEW CARLISLE — L’un des quatre accusés d’outrage à un cadavre, un crime perpétré à Caplan en Gaspésie, a plaidé coupable vendredi au palais de justice de New Carlisle, en plus de reconnaître sa culpabilité à une entrée par effraction pour commettre un acte criminel.

Ces actes sont survenus autour du 5 mai dans le charnier du cimetière de Caplan. Comme l’accusé était d’âge mineur au moment du crime, son identité ne peut être révélée, même s’il a eu 18 ans à la mi-mai.

Le jeune contrevenant restera incarcéré en centre jeunesse en attendant son retour en cour, le 20 juillet. Entretemps, un rapport pré-décisionnel sera préparé afin de déterminer la sentence qui sera imposée au jeune homme. Son avocat, Yves Desbiens, avait donné une indication d’un possible plaidoyer de culpabilité lors de la comparution précédente, le 23 mai.

«J’ai retiré l’avis à l’effet de soumettre ce jeune à une sentence s’appliquant aux adultes, après avoir consulté la jurisprudence», a d’autre part indiqué Florence Frappier-Routhier, procureure aux poursuites criminelles et pénales.

En plus de ce jeune homme, deux adultes, Jean Roy, 18 ans, et Jérémie Bugeaud-Ferlatte, 25 ans, de même qu’un autre jeune sont accusés d’avoir perpétré une entrée par effraction au charnier de Caplan et un outrage à la dépouille d’une femme. Ils auraient utilisé un outil contondant pour frapper cette dépouille. Certains des accusés sont retournés au charnier par la suite.

L’un des aspects les plus troublants de ce crime a consisté en la mise en ligne de certaines images de ces actes sur un réseau social. Des étudiants de l’école Aux quatre vents de Bonaventure ont été à ce point choqués par ces images que la direction de la commission scolaire René-Lévesque leur a fourni un appui psychosocial.

Jean Roy a été libéré le 25 mai, alors que Jérémie Bugeaud-Ferlatte l’avait été le jour précédent. Tous deux doivent respecter un ensemble de conditions, dont un couvre-feu, afin de garder leur liberté.

Jean Roy reviendra devant le tribunal le 20 juin pour l’orientation et la déclaration en ce qui concerne sa cause. Dans le cas de Jérémie Bugeaud-Ferlatte, le retour devant le tribunal est prévu pour le 13 août.

En région

Près de 10 M$ pour rebâtir la Vieille forge

PETITE-VALLÉE — Le coût de reconstruction du Théâtre de la Vieille Forge de Petite-Vallée passe à 9,8 millions $. La hausse s’explique par la nécessité de tenir un concours d’architecture pour concevoir les plans de la nouvelle salle de spectacles.

Le Théâtre de la Vieille Forge, le cœur du Festival en chanson, est parti en fumée le 15 août 2017. Le rebâtir avait d’abord été estimé à 5 millions $. L’ajout d’un projet de résidence d’artistes, incluant un studio de création et de l’hébergement, a ensuite fait grimper la facture entre 7 et 9 millions de dollars.

Malgré les délais et coûts supplémentaires, l’obligation d’un concours d’architecture ne rebute pas le directeur général et artistique du Village en chanson, Alan Côté, qui s’attend à un résultat à la mesure de la majesté des lieux. «Avec toute la visibilité qu’on a eue, les architectes vont tous vouloir nous faire quelque chose de beau», lance-t-il.

La somme de 9,8 millions inclut la reconstruction elle-même, les frais professionnels, ainsi que l’achat de chalets et de terrains aux abords de l’ancien théâtre.

Le Village en chanson a amassé 1,7 M$ par  une campagne de financement. Petite-Vallée souhaite que Québec annonce sa part de financement d’ici les élections du 1er octobre.

Il faudra attendre 2020 pour inaugurer le nouveau théâtre. Il contiendra une salle de spectacles et un café-bistro qui pourront fusionner pour offrir 300 places en formule cabaret. 

Le maire de Petite-Vallée, Noël-Marie Clavet, veut discuter avec le ministre responsable de la Gaspésie, Pierre Moreau, afin d’obtenir de l’aide pour protéger la longue pointe de l’érosion. L’espace de construction est limité sur cette avancée de terre. 

Chapiteau en attendant

Des ouvriers viennent de dresser un chapiteau rectangulaire de 23 mètres par 48 mètres à l’emplacement du théâtre rasé par les flammes. Il hébergera la salle de spectacles, le café-bistro et les bureaux du festival à partir du 23 juin, et pour les deux étés à venir. 

Le chapiteau pourra accueillir 300 spectateurs en formule cabaret et le café, 150 personnes. C’est deux fois plus que dans l’ancien théâtre. 

Le chapiteau et ses équipements coûtent 600 000 $, une somme qui pèse sur le budget annuel de 2,5 millions de dollars du Village en chanson. Toutefois, 90 % des équipements seront réutilisés dans la nouvelle construction ou au Camp chanson de Petite-Vallée.

Musique

Loud, GrimSkunk et Paul Piché à Woodstock en Beauce

Avec des têtes d’affiche comme Paul Piché, GrimSkunk, Loud et RYMZ, le 24e Woodstock en Beauce célébrera une nouvelle fois sous le toit de sa grange sur les terres de Saint-Éphrem de Beauce. Si le succès est au rendez-vous, la grande scène extérieure pourrait être de retour pour le 25e anniversaire du festival, a fait savoir son propriétaire, André Gagné, dans un communiqué.

D’ici là, les festivaliers sont attendus du 28 au 30 juin pour trois jours de rock, de chanson franco et de hip-hop. L’auteur-compositeur-interprète de Québec Jérome Casabon sera de la partie le jeudi, suivi du groupe GrimSkunk (qui s’est offert en avril un retour sur disque) et du rappeur RYMZ. Son confrère Loud sera au rendez-vous le vendredi, tout comme le coloré chanteur Mononc’ Serge. La formation de Québec Caravane, le vétéran Paul Piché et les rockeurs de The Damn Truth sont de ceux qui se produiront le samedi.

Des groupes rendant hommage à Red Hot Chili Peppers, à Rage Against the Machine, à Bob Marley, aux Foo Fighters ou à U2 seront aussi de la partie pour divertir les festivaliers.

Les terrains de camping et les passeports sont en prévente sur lepointdevente.com au coût de 35 $ jusqu’au 12 juin. Le prix grimpera à 40 $ le 13 juin. Détails et programmation complète au woodstockenbeauce.qc.ca

En région

Quand il pleut des parulines

GASPÉ — Un demi-million de parulines ont été observées lundi aux Bergeronnes et à Tadoussac, en Haute-Côte-Nord. «C’est probablement le plus gros mouvement de passereaux néotropicaux jamais enregistré en Amérique du Nord», déclare le directeur de l’Observatoire d’oiseaux de Tadoussac, Pascal Côté.

L’équipe de l’Observatoire, postée sur le quai des Bergeronnes, a compté, une à une, 183 000 parulines entre 5h et 16h. Les observateurs du Cornell Lab of Ornithology, basés dans les dunes de Tadoussac, ont estimé leur nombre à 720 000. Ce qui fait dire à M. Côté qu’au moins 500 000 parulines ont longé la côte en un seul jour. 

«Une journée de 10 000 à 50 000, ça se produit annuellement. Mais hier [lundi], on voyait 10 000 oiseaux en 20 minutes!» illustre le directeur.

Vent favorable

Des conditions de vent optimales, combinées au moment du pic de la migration, expliquent ce phénomène exceptionnel.

Les radars météo du Maine, aux États-Unis, avaient détecté l’arrivage massif de passereaux. «Dans la nuit de dimanche à lundi, un gros vent de sud-ouest a drainé les parulines vers le nord-est. C’était un vent d’altitude, idéal pour la migration», explique M. Côté.

Les parulines migrent de nuit. Le vent soufflait entre 50 et 80 km/h à une altitude de 1000 à 1200 mètres. Grâce à cette poussée, conjuguée à leur battement d’ailes, «ils peuvent en parcourir, du kilométrage, en une nuit!» lance M. Côté.