Entouré du maire Jean-Pierre Rioux et du député Denis Tardif, David Thibault n’a pu contenir ses larmes à l’idée qu’il pourra bientôt avoir son premier logement.

Une première Maison Martin-Matte dans l’Est

TROIS-PISTOLES — La huitième Maison Martin-Matte et première dans l’Est-du-Québec est en construction à Trois-Pistoles. Entouré d’élus locaux, le député de Rivière-du-Loup-Témiscouata, Denis Tardif, a soulevé la première pelletée de terre symbolisant la mise en chantier du bâtiment.

Le réseau des maisons Martin-Matte vise à offrir des logements adaptés aux traumatisés crâniens. Mais, comme la MRC des Basques est peu populeuse, l’édifice sera également habité par des personnes handicapées physiques et intellectuelles.

Les fondations de la Maison Martin-Matte de Trois-Pistoles sont déjà coulées. La livraison est prévue en mai ou juin 2020. En période de pointe, le chantier compte une quinzaine de travailleurs. La résidence comprendra 14 logements communautaires, en plus de plusieurs services dans les aires de vie commune. 

Le coût total du projet est d’un peu plus de 3,1 millions $. La contribution du milieu s’élève à plus de 1,34 million $. Elle provient principalement de la Ville de Trois-Pistoles, mais aussi notamment du parc éolien Nicolas-Riou. «Le milieu a contribué pour plus de 40 %, a souligné Denis Tardif, qui n’a pas manqué de mentionner qu’il était natif de Trois-Pistoles. C’est un exemple à suivre dans tout le Québec! L’implication citoyenne est fondamentale dans tout projet.» Le député a tenu à souligner le travail exceptionnel de Marie-Ève Ouellet de L’Éveil des Basques, l’organisme promoteur du projet.

La Société d’habitation du Québec (SHQ) allonge un peu plus de 1,3 million $.

«La première fois que la Maison Martin-Matte m’a été présentée, c’était un rêve, se rappelle Bertin Denis, préfet de la MRC des Basques et président du parc éolien Nicolas-Riou. Je crois que c’est un bel investissement pour la MRC. Ce sera une maison du bonheur!»

Le maire de Trois-Pistoles a indiqué que le terrain, sur lequel est érigée la maison, avait été acquis par la Ville pour une usine d’eau potable. «On a choisi de le céder pour la Maison Martin-Matte», a affirmé Jean-Pierre Rioux. Le terrain est d’une valeur de 200 000 $ et la Ville accordera un congé de taxes d’une durée de 35 ans. Selon l’élu, L’Éveil des Basques a, en 40 ans d’existence, ouvert les consciences à la différence. «C’est un beau projet collectif», a terminé M. Rioux.

Quinze résidents

«J’ai un moment d’émotion en voyant ça [le chantier], a laissé tomber le directeur général de L’Éveil des Basques, Benoît Beaulieu. On a été des nuits à ne pas dormir, à se demander si on allait réussir. C’est vrai, maintenant! Bientôt, une quinzaine de résidents vont pouvoir s’épanouir dans leur logement. Pour plusieurs, ils vont avoir leur logement à eux pour la première fois.»

M. Beaulieu n’était pas le seul à être ému. David Thibault, un futur résident qui a pris part à la cérémonie officielle en compagnie de ses parents, Gilles Thibault et Hélène Bélanger, ne pouvait contenir ses larmes. «C’est une place où David sera bien encadré et supervisé, ce qui va nous permettre de vivre une vie acceptable et normale, a exprimé la mère de l’homme de 24 ans atteint de déficience intellectuelle et de dysphasie. Ça nous rassure!»