Depuis plusieurs mois, les pannes sont chose courante en Minganie, particulièrement à Havre-Saint-Pierre.

Une panne d'électricité de trop en Minganie

Les autorités de la Minganie souhaitent que les longues interruptions d'électricité dans la région soient chose du passé. Leur dernière rencontre à ce sujet avec Hydro-Québec leur permet de l'espérer ou du moins, ils seront mieux informés.
Au cours des dernières semaines, autant le préfet de la MRC de Minganie que le maire de Havre-Saint-Pierre avaient laissé paraître leur exaspération devant les pannes à répétition en Minganie. Pas moins de 25 pannes sont survenues l'an dernier et la première de 2014, dans un froid sibérien le 3 janvier, avait été la goutte qui avait fait déborder le vase.
«Somme toute, on a eu des réponses à nos questions. Ça nous satisfait. Reste maintenant à voir comment ça va s'articuler dans la pratique», a lancé le préfet Luc Noël, au sortir d'une rencontre à Havre-Saint-Pierre avec le maire de l'endroit et des représentants de la société d'État.
Garantie de délais réduits
Quatre points étaient à l'ordre du jour de cette rencontre, soit l'état du réseau électrique en Minganie, les arrêts planifiés pour des travaux, les délais d'intervention en cas de panne et la communication entre les élus, la population et Hydro-Québec.
M. Noël a indiqué qu'il a eu la garantie d'Hydro que les délais d'intervention seront réduits d'ici la fin de 2014 avec l'arrivée dans la région d'équipes de techniciens, d'opérateurs et de monteurs de ligne, gracieuseté du chantier de la rivière Romaine. «Et en 2015, avec le bouclage avec la nouvelle ligne de transport, la Minganie devrait avoir une certaine autonomie en électricité», a ajouté l'édile.
Quant aux arrêts planifiés, Luc Noël indique que le maire de la localité concernée par les arrêts sera avisé à l'avance de ces arrêts et de leur durée. L'élu pourra aussi demander de reporter cet arrêt s'il expose des raisons suffisantes pour le faire. «Hydro-Québec devrait également expliquer par le biais des médias locaux la nature de l'intervention», a-t-il poursuivi.
Selon le préfet, la société d'État a reconnu que ses communications avec le milieu n'ont pas été des plus limpides. «Les reproches qu'on leur a faits en matière de communication, ils les ont pris», a conclu Luc Noël, confiant de voir les choses s'améliorer au fil du temps.