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La phase 1 des travaux de ce tronçon de la route 138 sur la Basse-Côte-Nord débute cet été, a assuré le ministre des Transports, François Bonnardel.
La phase 1 des travaux de ce tronçon de la route 138 sur la Basse-Côte-Nord débute cet été, a assuré le ministre des Transports, François Bonnardel.

Un autre tronçon de la 138 en Basse-Côte-Nord à construire cet été

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
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Les ministres étaient nombreux à prendre la parole jeudi après-midi, alors qu’Ottawa et Québec ont annoncé le début des travaux de construction de la route 138 sur la Basse-Côte-Nord entre Kegaska et La Romaine, l’un des tronçons qui reste à réaliser avant que la 138 se rende sans interruption jusqu’à Blanc-Sablon, à l’extrémité est de la province.

La phase 1 des travaux de ce tronçon débute cet été, a assuré le ministre des Transports, François Bonnardel. Quant aux phases 2 et 3, le déboisement s’amorcera à la fin de l’année afin de démarrer les travaux de construction en 2022, pour une mise en service en 2025. Sur ce tronçon, long de 49 kilomètres, pas moins de 13 ponts devront être érigés.

Le ministre Bonnardel a également annoncé que les travaux de construction entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière, un trajet de 30 kilomètres, débuteront en 2022 pour, là aussi, se compléter en 2025. Deux autres tronçons (La Romaine/Tête-à-la-Baleine et La Tabatière/Vieux-Fort), qui totalisent près de 300 kilomètres, passent à l’étape des travaux préparatoires.

Au total, un investissement de 695 M$ est prévu pour les deux premiers tronçons. De cette somme, 285 M$ proviennent du ministère des Transports, 225 M$ de la Société du Plan Nord et 185 M$ du Fonds Chantier Canada. 

M. Bonnardel a profité de l’événement pour tirer un peu la pipe à Randy Jones, maire de Gros-Mécatina et ardent promoteur du prolongement de la 138 en Basse-Côte-Nord depuis au moins 20 ans. En rappelant que M. Jones lui a déjà demandé quand allait-on voir un gouvernement qui allait désenclaver la 138, le ministre lui a lancé : «aujourd’hui, Randy, c’est le signal du départ». 

«Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie, je me sens Québécois», a rétorqué Randy Jones, qui a profondément remercié les ministres et les chefs autochtones pour cette avancée. Il a réservé un merci particulier à ses collègues maires de la Côte-Nord, qui se sont unis pour prioriser ce dossier. «Ça démontre la force qu’on peut avoir quand tout le monde se tient ensemble», a-t-il fait valoir. 

Cette union, le ministre responsable de la Côte-Nord l’a aussi relevé. «C’était la tâche de toute la Côte-Nord de convenir que c’était un projet prioritaire», a soutenu Jonatan Julien, qui assure que les deux paliers de gouvernement n’ont pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin dans ce dossier. 

Fait à souligner, Québec a aussi conclu des ententes-cadre avec les trois communautés innues du territoire visé, soit Unamen Shipu, Nutashkuan et Pakua Shipu, dont les membres pourront décrocher des contrats et des emplois.

 «On parle de développement économique et de développement de main-d’œuvre, mais on parle aussi de développement de rapprochement avec les Premières Nations», a soutenu le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière. «Quelle belle opportunité pour les gens du reste du Québec d’aller rencontrer les gens des Premières Nations.»