Bernard «Rambo» Gauthier

Témoignage de «Rambo»: un portait de la réalité, selon les gens d'affaires de la Minganie

«Ça [le témoignage de Bernard Gauthier] dépeint bien notre réalité. J'espère maintenant que ça va donner plus de visibilité à nos problèmes au niveau politique.»
Président de l'Association des gens d'affaires de la Minganie, Joël Malec est de ceux qui réclament depuis longtemps que les travailleurs de sa région puissent décrocher du boulot sur le plus grand chantier en Amérique du Nord, celui de la rivière Romaine. Pourtant, des centaines d'entre eux doivent passer leur tour. «Actuellement, il y a moins de 15 % des travailleurs du chantier qui sont de la Minganie - sous-région de la Côte-Nord, située à l'Est-, et la région n'a que 1 % des contrats octroyés. Pendant ce temps, il y a des entrepreneurs de l'extérieur qui débarquent avec 100 % de la main-d'oeuvre avec eux. Ça n'a plus de bon sens, c'est assez», clame M. Malec, pour qui il s'agit d'une question de survie, «de survie d'une région qui contribue à l'essor économique du Québec tout en subissant un déclin de son niveau de vie».
Joël Malec estime que la proposition du commissaire Renaud Lachance, qui suggérait de fixer un pourcentage d'embauche régionale dans les appels d'offres de contrats des sociétés publiques, pourrait être une façon de régler le problème. «Ce serait déjà un bon début, ce pourcentage sur les appels d'offres, et le gouvernement pourrait l'exiger de ses sociétés d'État comme Hydro-Québec», a déclaré l'homme d'affaires. «On le demande depuis quatre ans, et je pense qu'avec ce qui sort à la commission Charbonneau, le momentum est là pour bouger dans ce dossier.»