Le maire Sylvain Audit a expliqué la source du litige qui réside, selon lui, dans le refus de la directrice générale de Saint-René-de-Matane, de lui donner accès aux clés, au mot de passe de son ordinateur et aux dossiers municipaux. Immuable, Yvette Boulay, ici à ses côtés, a continué à prendre des notes, sans jamais lever les yeux sur l'assistance.

Saga à St-René-de-Matane: la directrice porte plainte contre le maire

La directrice générale de Saint-René-de-Matane, Yvette Boulay, a déposé une plainte auprès de la Commission des normes du travail pour harcèlement psychologique contre le maire, Sylvain Audit. Depuis qu'il a été élu il y a un an, celui-ci soutient que la fonctionnaire municipale l'a toujours empêché de faire son travail de maire. Il lui a donc signifié ses droits par une lettre d'avocat. Mme Boulay a riposté en déposant cette plainte.
Les conseillers municipaux appuient la directrice générale à l'unanimité. Lors de la dernière séance du conseil du 1er novembre, ils ont adopté, tel que recommandé par la Commission municipale du Québec, une résolution visant à demander un avis juridique auprès du procureur de la municipalité, Me Jean-Pierre Chamberland, afin de savoir si l'administration municipale était dans l'obligation de payer les frais juridiques du maire dans cette cause.
Le maire Audit était absent lors de la dernière assemblée régulière et a signifié qu'il n'avait pas non plus l'intention de se présenter à la prochaine réunion du conseil des maires de la MRC de Matane.
Sous tutelle depuis 7 mois
La municipalité de 1070 habitants, située à 25 km au sud de Matane, est sous tutelle depuis la mi-mai après que des tensions entre les élus, la directrice générale et les citoyens eurent complètement paralysé le fonctionnement de la municipalité pendant des mois.
Quelques jours avant que la mise sous tutelle soit décrétée par le ministre des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire, Laurent Lessard, une bagarre avait éclaté et avait nécessité l'intervention des policiers. Nicole St-Pierre, qui avait été blessée lors de l'échauffourée, avait déposé une plainte auprès de la Sûreté du Québec pour voies de fait contre le conseiller Pascal Dufour.