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L’ancien curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, Béatrix Morin, a plaidé coupable à six chefs d’accusation pour agressions sexuelles et attentat à la pudeur. Cinq des six victimes étaient mineures. 
L’ancien curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, Béatrix Morin, a plaidé coupable à six chefs d’accusation pour agressions sexuelles et attentat à la pudeur. Cinq des six victimes étaient mineures. 

Rivière-du-Loup: un prêtre coupable d’agressions sexuelles

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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L’ancien curé de Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, Béatrix Morin, a plaidé coupable, mardi matin au palais de justice de Rivière-du-Loup, à six chefs d’accusation pour agressions sexuelles et attentat à la pudeur. Cinq des six victimes étaient mineures. Quatre autres chefs d’accusation, dont l’un de grossière indécence, ont été retirés par le tribunal.

Représenté par son avocat, Me Philippe Comtois, le prêtre a comparu par visioconférence. Par son plaidoyer de culpabilité, l’homme de 74 ans renonce donc à la tenue d’un procès. Il devra revenir en cour le 7 mai pour les représentations sur la peine. Le tribunal entendra alors les témoignages des victimes et les suggestions des procureurs visant à prononcer la sentence. La juge Luce Kennedy a aussi indiqué que l’inculpé aura aussi droit de s’adresser au tribunal s’il le désire. «La trame factuelle a été expliquée dans un exposé conjoint que mon collègue a préparé, qui a été signé par M. Morin, mon collègue [Me Philippe Comtois] et moi-même», a fait savoir la procureure de la Couronne, Me Lili Anne Laforest. 

«Aujourd’hui, vous avez comparu par visioconférence, a indiqué la juge Kennedy en s’adressant à l’inculpé. Mais, la prochaine fois, vous devrez vous présenter devant la cour.» Du même souffle, la magistrate lui a demandé s’il était conscient qu’à la suite du prononcé de la sentence, il encourait une peine d’incarcération. «Oui», a répondu sans broncher l’homme d’Église.

Béatrix Morin a été arrêté par la Sûreté du Québec le 29 janvier. À sa première comparution qui a eu lieu le jour même devant le juge Martin Gagnon au palais de justice de Rivière-du-Loup, huit chefs d’accusation avaient formellement été portés contre le septuagénaire pour des crimes sexuels perpétrés sur quatre mineurs et un adulte. Puis, une autre victime s’est ajoutée au dossier criminel en juillet. Cette personne, qui était mineure au moment des faits remontant à 1970, a porté plainte à la police contre le prêtre pour grossière indécence et attentat à la pudeur. L’identité des victimes est protégée par une ordonnance de non-publication. Quelques-unes d’entre elles étaient présentes par visioconférence pour entendre le plaidoyer de culpabilité de l’ancien curé.

Gestes commis pendant 20 ans

Les gestes, pour lesquels le religieux est coupable, ont été commis pendant plus de 20 ans, plus précisément entre 1970 et 1990, alors qu’il oeuvrait dans le milieu ecclésiastique, qu’il participait à de nombreux projets et qu’il était engagé au sein de plusieurs organismes de la communauté. Les différents crimes se sont produits à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup, à Saint-Épiphane, près de Rivière-du-Loup, à Témiscouata-sur-le-Lac et à Matane. 

Après son arrestation et sa première comparution survenues à la fin janvier, l’abbé Morin avait été remis en liberté moyennant le paiement d’une caution de 1000 $ et le respect de certaines conditions, dont l’engagement de garder la paix, d’avoir une bonne conduite et d’être présent lorsqu’il serait convoqué par le tribunal. Il lui est interdit de se trouver en présence de personnes mineures, sauf s’il y a un autre adulte, et de communiquer avec les victimes. Il n’a pas le droit non plus d’occuper des fonctions ou des postes en situation d’autorité, qu’ils soient bénévoles ou non, lorsque des personnes de 16 ans et moins sont présentes.