La Ville de Rimouski investira 106,1 millions $ en immobilisations au cours des trois prochaines années.
La Ville de Rimouski investira 106,1 millions $ en immobilisations au cours des trois prochaines années.

Rimouski investira 106 M$ en immobilisations au cours des trois prochaines années

La Ville de Rimouski investira 106,1 millions $ au cours des trois prochaines années. C’est l’engagement qu’a pris le conseil municipal, lundi lors d’une assemblée extraordinaire, en adoptant le programme triennal des immobilisations.

S’il reconnaît que le contexte de la pandémie présente quelques défis dans la réalisation de certains projets, le maire demeure tout de même confiant qu’ils seront complétés dans les délais prescrits. «L’incertitude est plus associée au temps requis pour livrer les projets, nuance Marc Parent. Par exemple, cette année, on avait une crainte que certains projets ne puissent pas aller de l’avant parce qu’il n’y aurait pas eu de soumissionnaires ou parce que les travaux seraient retardés par l’arrivée d’une deuxième vague de COVID majeure. Là, il pourrait y avoir du retard dans les projets de 2020, qui viendrait impacter dans une plus ou moins grande importance les projets de 2021. C’est un peu l’incertitude qui existe dans l’air. Mais, mis à part ça, ça va très, très bien.» 

«On est heureux de voir que les soumissionnaires et les contracteurs sont au rendez-vous pour faire les projets. Ce sont d’excellentes nouvelles qui font en sorte que s’il n’y a pas une deuxième vague à l’automne, on va être capables de rencontrer les échéanciers qu’on s’était fixés pour 2020, ce qui va pouvoir nous permettre d’aller de l’avant avec tous les projets qui ont été identifiés pour 2021.»

Il n’est certes pas trop tard pour entreprendre les travaux, mais l’élu convient que la capacité, pour son administration municipale, est vraiment à la limite pour gérer les projets du plan triennal dans les délais. Pour 2021, les investissements sont de l’ordre de 32,8 millions $. «C’est, à toute fin pratique, le maximum que nos équipes sont capables de gérer et de surveiller, avoue-t-il. Là, je ne parle pas de la capacité financière, mais vraiment de la capacité que nos équipes sur le terrain, comme nos ingénieurs, puissent s’assurer que les travaux soient faits.»

Conduite d’eau

Parmi les principaux chantiers se trouve la phase 1 du remplacement de la conduite d’amenée d’eau potable au coût de 3 millions $. «C’est un projet dont on parle depuis de nombreuses années, mentionne M. Parent. Le projet est prêt, les plans et devis sont finalisés, le financement est monté. On attend toujours une autorisation du ministère de l’Environnement. Dès que l’autorisation entrera, on va pouvoir procéder à la construction de cette nouvelle conduite-là.» 

Dans les faits, ce projet consiste à construire une deuxième conduite en eau potable. S’il est prioritaire, c’est pour éviter une situation comme celle du début janvier 2017, alors qu’une rupture de la conduite d’eau potable était survenue en pleine tempête, pendant que l’autoroute 20 était fermée. Au moment où les réservoirs d’eau potable de la Ville de Rimouski étaient presque vides, où les citoyens étaient à une heure de manquer d’eau et où les autorités envisageaient d’évacuer l’hôpital, les employés de la voirie avaient réussi à réparer la fameuse conduite.

Autres projets majeurs

La rénovation majeure du Théâtre du Bic, estimée à 6 millions $, figure aussi parmi les projets importants, tout comme le remplacement du centre communautaire de Sainte-Blandine/Mont-Lebel, la réfection du centre animalier et la construction de la piste d’athlétisme. Les élus de Rimouski ont aussi pris la décision de convertir la quasi-totalité de l’éclairage conventionnel de la ville en éclairage à DEL, pour un montant de 2,3 millions $. 

«Là, où c’est plus préoccupant, ce sont les travaux de plus grande envergure, comme la réfection du centre communautaire et du centre animalier, qui sont répartis sur deux années fiscales, s’inquiète le maire. Ce sont des projets qui prennent un minimum de huit mois à compléter.»

De grands travaux de rénovations routières figurent parmi les autres chantiers. «On met énormément d’argent pour refaire nos routes, spécifie Marc Parent. Cette année, ce sont 10 millions $ qu’on investit dans la réfection des chemins ruraux. L’an prochain, ce sera tout près de 7 millions $ qui vont être investis dans l’entretien et la réparation des chemins publics, aussi bien du territoire urbain que rural.»