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Le projet de recherche vise à documenter et à diffuser les meilleures pratiques favorisant le maintien des aînés dans leur communauté. Pour les acteurs de cette vaste étude, il s’agit d’un projet phare pour le Québec.
Le projet de recherche vise à documenter et à diffuser les meilleures pratiques favorisant le maintien des aînés dans leur communauté. Pour les acteurs de cette vaste étude, il s’agit d’un projet phare pour le Québec.

Recherche sur le maintien à domicile des aînés: un projet phare pour le Québec

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
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MATANE – Dans un exercice qualifié de «sans précédent», six partenaires importants du Bas-Saint-Laurent s’associent dans un projet de recherche visant à documenter et à diffuser les meilleures pratiques favorisant le maintien des aînés dans leur communauté. Pour les acteurs de cette vaste étude, il s’agit d’un projet phare pour le Québec. L’Université du Québec à Rimouski (UQAR) souhaite faire de la région un véritable pôle d’expertise sur le bien-être et le maintien à domicile des personnes âgées.

Les chercheurs de l’établissement se pencheront sur les éléments clés des meilleures pratiques, sur les facteurs qui favorisent leur déploiement dans les communautés et sur la manière dont ces pratiques contribuent à prolonger le maintien des aînés dans leur milieu. Le recteur de l’UQAR, François Deschênes, croit que l’exercice pourra «générer des initiatives et des innovations qui seront transposables dans d’autres régions» et à l’ensemble de la communauté scientifique intéressée par le sujet.

Portrait régional de l’offre de services

Le projet s’échelonnera sur une année et bénéficiera d’un budget de 250 000 $. Grâce à la Fondation Mirella et Lino Saputo, deux agentes de recherche en innovation sociale sont déjà à l’oeuvre pour dresser un portrait régional de l’offre de services et des meilleures pratiques d’ici et d’ailleurs favorisant le maintien à domicile des aînés. «La recherche pourra s’étendre aux meilleures pratiques ailleurs au Québec, au Canada et dans le monde afin de les présenter aux communautés qui souhaiteront les intégrer», souligne la présidente-directrice générale du Centre intégré de santé et de services sociaux du Bas-Saint-Laurent, Isabelle Malo.

Le Bas-Saint-Laurent représente l’un des meilleurs laboratoires pour documenter les effets du vieillissement puisqu’un habitant sur quatre est âgé de 65 ans et plus, ce qui place la région au deuxième rang de celles les plus touchées par le vieillissement, après la Gaspésie. Selon Mme Malo, cette proportion devrait augmenter à 36 % en 2041. Le nombre de personnes recevant des services de maintien à domicile dans la région est passé de 5000 à 18 000 en cinq ans. Au cours de cette même période, 16,9 millions $ ont été injectés de façon récurrente dans ce secteur et 77 postes à temps complet ont été créés.

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