Bernard «Rambo» Gauthier était anxieux quand il a su que Serge Chapleau allait le caricaturer dans l'émission ICI Laflaque. Le leader syndical s'est finalement dit amusé du résultat.

Rambo sous le trait de Chapleau

Bernard «Rambo» Gauthier verra-t-il son rêve de «secouer» les puces à la classe politique devenir réalité? Le principal intéressé espère bien que oui, mais ne s'attendait pas que ça se ferait d'abord par l'entremise de sa caricature, nouvellement introduite dans ICI Laflaque.
Le coloré leader syndical de la Côte-Nord a vu sa binette à travers la plume de Serge Chapleau pour la première fois dimanche, avec le début de la 13e saison de la populaire émission, diffusée à Radio-Canada. «J'étais anxieux, je me demandais bien qu'est-ce qu'il [Chapleau] allait faire de moi», raconte Bernard Gauthier.
Dans l'épisode, le personnage de «Rambo» Gauthier incarne l'entrepreneur responsable des rénovations au 24, Sussex, chez le couple Trudeau. Vêtu aux couleurs de la section locale 791 des opérateurs de machinerie lourde, renommée ici le 689, le syndicaliste ne rate pas de rappeler au premier ministre que l'électricien embauché «n'est pas un gars de la région».
Regard «viril»
«C'était drôle, quand il fait des gros yeux, il a à peu près le même regard que moi quand je file viril», s'exclame-t-il. Un «beau gros regard viril» qu'il a justement pu lancer à Justin Trudeau, dimanche. «Finalement, mes voeux ont été exaucés», ajoute «Rambo» Gauthier, qui souhaite que la série lui offre le «privilège d'aller secouer» les politiciens.
«Labeaume, Coderre... Toute notre élite que moi, j'ai de la misère avec, je vais pouvoir les secouer un peu et je suis certain que Chapleau ne se gênera pas pour se servir de moi pour faire la job!» rigole celui qui confie avoir «eu un petit velours» lorsqu'il a appris, un peu par hasard, qu'il serait un personnage de la saison 2016.
«Quelqu'un sur Facebook a attrapé ça et m'a mis au courant», explique-t-il. «Je n'étais aucunement au courant sinon [...] Je trouve ça cool, les sujets sont bons, ça touche l'actualité au quotidien. Ça me fait sourire, ça ne m'enrage pas, ça ne me fâche pas, ça ne m'offusque pas. Je suis pas inquiet, on devrait avoir du fun avec ça.»
Et entretient-il un fantasme que sa caricature pourrait réaliser à sa place? «J'ai plein d'images en tête...», dit-il à la blague. «J'aimerais bien me voir rentrer à l'Assemblée nationale avec mes bottes à cap!»
Pour voir un extrait de l'émission, rendez-vous à laflaque.radio-canada.ca