Devant la panique qui s'est installée à la suite de l'annonce du premier cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent, le directeur de la santé publique régionale, le Dr Sylvain Leduc, appelle sa population au calme.
Devant la panique qui s'est installée à la suite de l'annonce du premier cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent, le directeur de la santé publique régionale, le Dr Sylvain Leduc, appelle sa population au calme.

Premier cas de COVID-19 au Bas-Saint-Laurent: appel au calme

Depuis l'annonce du premier cas de COVID-19 diagnostiqué chez un employé de Premier Tech de Rivière-du-Loup, une certaine panique s'est emparée de la population régionale, surtout dans les réseaux sociaux. Par conséquent, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent lance un appel au calme.

«Depuis l'apparition de cette pandémie, on le dit: il est normal qu'il y ait des cas de COVID un peu partout au Québec et ça inclut, évidemment, le Bas-Saint-Laurent», indique le directeur de la santé publique de l'organisme, Sylvain Leduc. Il exhorte aussi la population à ne pas chercher à identifier la personne atteinte par le virus. «J'en appelle à la solidarité, à la civilité, à la noblesse [...]. Des cas, il y en aura d'autres!»

L'employé de Premier Tech a été infecté par un individu d'une autre région qui revenait de voyage. Il a été pris en charge par l'hôpital de Rivière-du-Loup. Comme sa condition ne nécessitait pas une hospitalisation, il a été placé en isolement à la maison pour une période de 14 jours.

Le CISSS a joint plus de trente individus, principalement de la région de Rivière-du-Loup, qui ont eu des contacts avec lui. Ils n'ont cependant pas tous été placés en isolement. «On a des recommandations qui peuvent varier selon le contact qui a été établi», explique le directeur de la santé publique régionale.

Le Dr Leduc se fait rassurant. «Cette personne va bien, assure-t-il. On suit avec elle ses symptômes à chaque jour, à plusieurs reprises […]. La personne s'est avérée avoir une conduite exemplaire. Il y a aussi une collaboration exemplaire entre la personne, le milieu de travail, la santé publique et l'ensemble des soins.» À ce jour, quelque 300 tests ont été effectués au Bas-Saint-Laurent, pour lesquels la moitié des résultats sont connus.