L’hôpital Notre-Dame-du-Lac dispose de deux chirurgiens qui sont formés pour pratiquer des césariennes. Cependant, l’un d’eux est absent pour le reste de la semaine.

Pas de services d’obstétrique au Témiscouata

MATANE — Les femmes enceintes du Témiscouata qui se présenteront à l’hôpital Notre-Dame-du-Lac pour accoucher seront redirigées 70 km plus loin vers l’hôpital de Rivière-du-Loup. Il en sera ainsi jusqu’à samedi à 8h.

L’hôpital Notre-Dame-du-Lac dispose de deux chirurgiens qui sont formés pour pratiquer des césariennes. Cependant, l’un d’eux est absent pour le reste de la semaine. Pour le remplacer, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent n’a pas réussi à trouver un chirurgien dépanneur qui pratique des césariennes.

«[…] On réussit souvent à trouver des dépanneurs qui font des césariennes, en plus de faire de la chirurgie générale, mais il y a des moments, dans l’année, où il y a d’autres ruptures ailleurs et que ces gens sont sollicités, explique le directeur des services professionnels, le DJean-Christophe Carvalho. Quand ça arrive et qu’on voit venir une rupture de services en chirurgie générale dans des milieux de proximité […] et qu’on voit qu’on est dans l’incapacité de trouver un chirurgien qui fait des césariennes, on essaie de trouver un chirurgien qui peut couvrir les services en chirurgie générale […].»

Par conséquent, seul le service d’obstétrique ne peut actuellement être offert à Témiscouata-sur-le-Lac. «Les chirurgies générales urgentes sont disponibles, tient à préciser le Dr Carvalho. Les endoscopies digestives électives ou urgentes sont disponibles et la consultation en chirurgie aussi. Il y a quand même un panier de services local qui est disponible et qui n’est pas inintéressant.»

Avant que le CISSS réussisse à recruter de jeunes médecins, le porte-parole de l’organisation rappelle que cette situation se présentait sporadiquement dans cette MRC. «À certains moments, il y a eu de la fragilité en chirurgie générale au Témiscouata, se souvient-il. La situation par rapport à il y a quatre ou cinq ans est un peu mieux qu’elle était, mais il reste des moments où ça devient plus compliqué d’assurer la garde.» Le Dr Carvalho spécifie que pour la conciliation travail-famille, il ne peut imposer à ses deux chirurgiens d’être de garde en alternance pendant 26 semaines chacun.