Pangea se défend bien d’être un envahisseur dans le marché des terres agricoles et de contribuer à l’accaparement des terres, tel que le prétend la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent.

Pangea se défend de nuire à l’agriculture des régions

MATANE – Pangea se défend bien d’être un envahisseur dans le marché des terres agricoles et de contribuer à l’accaparement des terres, tel que le prétend la Fédération de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent. Selon la société montréalaise, l’UPA diffuse de fausses informations sur son compte.

«Pangea favorise le développement régional en créant des coentreprises avec des agriculteurs locaux, précise le responsable des communications de Pangea, Mikaël Guillemette. Nous nous sommes dotés d’une politique d’achat local. Depuis 2012, c’est plus de 28 millions $ qui ont été investis dans les régions où nous cultivons des terres.»

Le porte-parole de Pangea pourfend l’allégation du premier vice-président de l’UPA, Pierre Lemieux, qui laisse entendre que l’entreprise fait de la spéculation pour éventuellement vendre les terres plus cher. «Nos investissements n’ont qu’un seul objectif : cultiver les terres de la façon la plus optimale, précise M. Guillemette. C’est le contraire de la spéculation. Jamais nous n’avons eu l’intention de vendre des terres. Nous les cultivons. Nous sommes des agriculteurs.»

Mikaël Guillemette soutient que l’exploitation des terres est réalisée par des agriculteurs qui demeurent propriétaires à 100 % de leurs terres. «Ces agriculteurs habitent le territoire, y élèvent leur famille et contribuent au tissu économique de la région», indique-t-il.

Par ailleurs, le Fonds de solidarité FTQ ainsi que de la Caisse de dépôt et placement du Québec n’ont pas l’intention de retirer leurs investissements de 10 millions $ chacun dans Pangea, comme le réclame l’UPA du Bas-Saint-Laurent. C’est ce qu’ont fait savoir leurs porte-parole respectifs, Patrick McQuilken et Maxime Chagnon, qui n’ont pas souhaité commenter davantage.