Un important dégât d'eau causé par le bris d'une canalisation des gicleurs est survenu lundi dans la cathédrale de Rimouski, qui éprouve aussi des problèmes avec son système de chauffage.

Nouvelle tuile pour la cathédrale de Rimouski

Une nouvelle tuile s'abat sur la cathédrale de Rimouski. Un important dégât d'eau est survenu lundi dans le temple qui date des années 1850. De plus, une autre menace plane sur la cathédrale, fermée depuis plus de deux ans: elle risque de ne plus être assurable.
Les pompiers de la Ville de Rimouski ont été appelés sur les lieux à 8h53 lundi. Une dizaine de pompiers ont été dépêchés pour circonscrire une inondation causée par le bris d'une canalisation des gicleurs dans la partie sud de l'édifice. «Tout dépendant des endroits, il y avait de 6 pouces à un pied d'eau au sous-sol», raconte le directeur du service des incendies de la Ville de Rimouski, Jean-Sébastien Meunier. Le sinistre n'a pas atteint la nef, ni le choeur. «La partie endommagée, c'est la salle Saint-Germain», indique le chef de la division des opérations, Simon Desjardins.
Hydro-Québec a interrompu le courant du secteur pendant environ une demi-heure, privant quelque 1400 abonnés d'électricité. Dans la soirée et la nuit de lundi, le courant n'avait toujours pas été rétabli dans la cathédrale à cause de la présence d'humidité. Comme le système d'alarme était inopérant, des agents de sécurité surveillaient les lieux. «C'est une dépense supplémentaire de 700 $ à 800 $ par jour», déplore le président du conseil de la Fabrique Saint-Germain, Normand Lavoie.
Après l'intervention des pompiers, dont M. Lavoie salue la rapidité et l'efficacité, l'administrateur semblait découragé de la découverte d'un nouveau bris dans le système de chauffage. «Quand ils ont voulu remettre ça en fonction, ça coulait de partout», relate-t-il.
Dommages coûteux
Il était trop tôt pour connaître l'ampleur des dégâts, mais M. Lavoie croit que les dommages pourraient atteindre entre 10 000 $ et 25 000 $. L'ameublement et des biens ont été endommagés. «Il y a un piano qui s'est fait arroser joyeusement», indique M. Lavoie.
«Ça confirme ce qu'on appréhendait, se désole le président du conseil. On savait que le système de gicleurs était en fin de vie, mais les gens ne nous croyaient pas. On répare un bout, puis ça resaute de l'autre. C'est ça qui est arrivé!» Normand Lavoie estime que le remplacement de ce système pourrait coûter entre 300 000 $ et 500 000 $. «Ça a coûté au-delà de 100 000 $ en 1949», rappelle-t-il.
Une cellule de crise a été mise en place au presbytère. En plus d'ignorer si l'assureur allait indemniser, les membres du conseil de fabrique voient un stress s'ajouter : la cathédrale risque de ne plus être assurable. «On a été avisés que c'était possiblement la dernière année, confirme le président. Notre prime a monté de 32 000 $ par année pour la cathédrale et nos trois églises fermées.»