La Ville de Rimouski a choisi de gérer elle-même le Complexe sportif Desjardins, qui est actuellement en construction au coût de 40 millions $.

Nouveau complexe sportif de Rimouski: gestion interne privilégiée

RIMOUSKI – En repoussant un mode de gestion externe, la Ville de Rimouski devra embaucher de 55 à 60 personnes qui verront au fonctionnement du Complexe sportif Desjardins, dont l'ouverture des portes est prévue en janvier 2019. Pour le maire Marc Parent et son administration municipale, une gestion à l'interne permettra un plus grand contrôle dans le fonctionnement de cette nouvelle infrastructure.

La Ville avait mandaté la firme Raymond Chabot Grant Thornton, au coût de 15 000 $, afin de la conseiller sur les trois modes de gestion possibles : en régie interne, par un organisme à but non lucratif (OBNL) ou par une entreprise privée. Cette dernière option a été rejetée d'emblée en raison de l'absence, dans la région, d'entreprises privées spécialisées dans la gestion d'installations sportives.

Or, la firme a estimé que la Ville économiserait annuellement 137 000 $ si elle confiait la gestion de son centre sportif à un OBNL. Même si le maire et certains membres de son conseil «avaient des préjugés favorables pour l'OBNL», un comité formé au sein du personnel de la Ville s'est activé à trouver la façon de réduire les coûts d'une gestion à l'interne. Le comité en est arrivé à la conclusion que celle-ci en coûterait 5 800 $ de plus par année à la Ville, par rapport à une gestion par un organisme externe. 

Le directeur général adjoint de la Ville de Rimouski, Guy Dionne, et le maire Marc Parent croient qu'une gestion à l'interne sera plus justifiée pour le bon fonctionnement du Complexe sportif Desjardins.

Marc Parent ne craint pas que la nouvelle infrastructure puisse devenir un gouffre financier, même si le budget d'exploitation du nouveau complexe s'élèvera à 2,13 millions $ par année et que les revenus générés sont estimés à 1,7 million $. La Ville devra donc composer avec un déficit annuel de 430 000 $. «On est déficitaires dans plein de secteurs, plaide le maire. Je considère que ce petit manque à combler est bien peu par rapport au bénéfice que va nous apporter le complexe.»