La tenue du Marathon de Québec en octobre a entraîné une baisse de 1000 participants au Marathon de Rimouski.

Marathon: Québec fait de l'ombre à Rimouski

Le nouveau parcours et la nouvelle date du Marathon SSQ de Québec ont réjoui beaucoup de coureurs dimanche, mais, pendant ce temps, le fondateur du Marathon de Rimouski envisage sérieusement un changement de date pour son événement après avoir noté une baisse de 1000 participants cette année en raison de sa nouvelle proximité avec l’épreuve de la capitale.

«Je ne suis pas fâché, je ne suis pas en guerre avec personne, chaque événement a le droit de choisir la date qu’il veut», a expliqué Clément Pelletier, fondateur et membre du conseil d’administration du marathon rimouskois. «Cependant, on en avait déjà parlé, l’an dernier, quand il avait été annoncé que le Marathon de Québec aurait lieu le deuxième dimanche d’octobre plutôt que le dernier dimanche d’août. Le conseil d’administration avait finalement décidé, sur un vote serré, de conserver le premier dimanche d’octobre comme date du Marathon de Rimouski, une date qui est la même depuis la fondation il y a 17 ans.»

Cette année, les craintes qu’avait M. Pelletier se sont avérées : la participation aux cinq courses du Marathon de Rimouski a chuté de 4700 à 3700 par rapport à l’an dernier pendant que la participation au Marathon de Québec augmentait.

«On a perdu des autobus complets cette année. Ce n’est pas compliqué, par le passé, on attirait environ 1200 personnes de Québec et des environs. C’était notre plus important bassin de recrutement pour les coureurs. On allait même faire un peu de promotion lors du marathon de Québec pour attirer des coureurs chez nous!» explique M. Pelletier.

On comprendra que l’organisation rimouskoise a passé son tour cette année puisqu’il n’aurait pas été très utile de se rendre à Québec pour promouvoir une course qui aura lieu un an plus tard.

Nouvelle date

«On savait que ça allait nous nuire et nous allons nous pencher à nouveau au cours de la prochaine année sur la date de notre prochain marathon. On pense sérieusement le tenir le deuxième dimanche de septembre, ce qui aurait l’avantage d’être un mois avant celui de Québec et une semaine avant le Marathon de Montréal. Ça nous permettrait aussi de cesser d’être en même temps que le demi-marathon de Granby.»

M. Pelletier estime que la nouvelle date serait favorable pour tout le monde. «C’est devenu un casse-tête et un grand défi pour les organisateurs d’épreuves de course à pied, car celles-ci se multiplient depuis quelques années», indique-t-il, citant entre autres le Marathon de Longueuil, le Marathon de Baie-Comeau, la Course des pompiers de Laval, le Marathon de Gaspé et le Marathon du P’tit train du Nord qui ont tous vu le jour au cours des quatre dernières années.

«Oui, ça complique la vie des organisateurs, mais on n’ira sûrement pas se plaindre que le sport se développe», ajoute cependant l’homme de 76 ans, qui a couru 54 marathons depuis l’âge de 39 ans, dont le dernier à Moncton, il y a deux ans.

«On sent que la popularité de la course à pied est à la hausse, surtout chez les femmes qui composaient seulement 20 % de nos participants en 2002, mais qui en représentent maintenant 68 %. S’il y a eu cette explosion, c’est d’abord parce que c’est un sport qui ne demande pas autant de temps d’entraînement que le vélo, par exemple, qui ne coûte pas cher et dont la piste se situe devant chez vous!»