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Les variants du coronavirus atteignent la Côte-Nord

Steeve Paradis
Steeve Paradis
Collaboration spéciale
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BAIE-COMEAU – La Côte-Nord n’est désormais plus à l’abri des variants de la COVID-19. Dans les derniers jours, au moins sept cas de variants auraient été rapportés dans la région et il faut en craindre d’autres, car l’ensemble des résultats des tests de dépistage et de criblage ne sont pas tous connus. 

Depuis vendredi dernier, 16 nouveaux cas de COVID-19 ont été signalés dans la région, qui n’en avait connu seulement 1 dans les deux semaines précédentes. Sur ses 16 cas, au moins sept seraient des variants.

«Tout porte à croire que ce serait le variant britannique, mais ce n’est pas encore confirmé», a indiqué le médecin conseil en santé publique au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Côte-Nord, le docteur Richard Fachehoun, lors d’un point de presse de l’organisation lundi. Les résultats des tests de criblage, nécessaires pour identifier un variant, ne sont pas tous connus. 

«La situation est préoccupante, car les variants ont été détectés dans trois MRC», a-t-il ajouté. On retrouverait quatre des cas de variants en Haute-Côte-Nord, deux dans la Manicouagan et un dans Caniapiscau, où se trouve la ville minière de Fermont.

Inquiétant en Haute-Côte-Nord

Le médecin conseil se dit particulièrement inquiet du portrait en Haute-Côte-Nord, où on rapporte des cas en provenance d’un bar des Escoumins, d’un groupe-classe d’une école secondaire et d’un milieu sportif. Les risques de propagation sont donc assez grands. Dans la Manicouagan, les cas sont plus circonscrits. 

Sur la Côte-Nord, on compte au total 16 nouveaux cas d’infection dans les trois derniers jours, ce qui porte le total régional à 374 depuis le début de la pandémie. Actuellement, 15 cas sont considérés comme actifs et une personne est hospitalisée.

Selon le Dr Fachehoun, le déplacement de résidents de la Côte-Nord vers d’autres régions serait principalement mis en cause dans l’arrivée des variants. Et ce dernier a également rappelé que «ce n’est pas le temps d’organiser des partys», qui constitue l’autre méthode privilégiée par le coronavirus pour se propager rapidement.

Le médecin conseil a aussi fait valoir que «nous sommes privilégiés d’être au palier jaune», rappelant au passage que les rassemblements privés sécuritaires de deux familles sont permis en zone jaune, «mais pas plus qu’un rassemblement aux cinq à sept jours».

Pour conserver cette couleur de palier, Richard Fachehoun a martelé l’importance de respecter les consignes sanitaires, quel que soit l’âge et l’état de santé. «Nous devons maintenir nos efforts. C’est difficile, mais ça reste la meilleure option», a-t-il soutenu.