Après avoir jeté l'ancre en mer pendant plusieurs heures, le pétrolier Dara Desgagnés a pu accoster au port de Cap-aux-Meules vendredi à 16h35.

Les Îles-de-la-Madeleine ont frôlé la pénurie d'essence

MATANE — Les pompes de plusieurs stations-services des Îles-de-la-Madeleine étaient à sec depuis jeudi soir. Retenu dans la baie de Cap-aux-Meules pendant plusieurs heures en raison des conditions de vents défavorables, le pétrolier a enfin pu accoster au quai vendredi à 16h35, heure locale.

La nouvelle d'une pénurie d'essence a fait tache d'huile sur tout l'archipel. «La rumeur a créé une panique et tout le monde s'est dirigé dans les stations d'essence», se désolait le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre. Vendredi après-midi, il ne restait qu'une ou deux stations qui n'étaient pas en rupture de stock. Celles-ci ont littéralement été prises d'assaut par les automobilistes. Les voitures à la queue leu leu formaient un long cortège de plusieurs mètres devant ces commerces. La dernière fois que les Madelinots ont vécu une telle situation remonte au début août 2004.

«Je sais que les pétroliers ont une limitation au niveau des vents pour pouvoir accoster, indique le maire Lapierre. Est-ce parce que ce sont des hydrocarbures? Je ne le sais pas, mais je sais qu'ils ont une réglementation à respecter.»

Si le pétrolier Dara Desgagnés a pu s'amarrer vendredi en fin de journée après plusieurs heures ancré près des côtes, les Madelinots ont tout de même dû s'armer de patience entre le remplissage des réservoirs et le transfert de l'essence dans les camions-citernes qui devaient ensuite aller approvisionner les stations-services. «Il y a eu une petite problématique au niveau de la planification de la gestion de l'essence», reconnaît Jonathan Lapierre.