Un premier train de marchandises de la Société du chemin de fer de la Gaspésie est passé mardi midi.
Un premier train de marchandises de la Société du chemin de fer de la Gaspésie est passé mardi midi.

Le train est passé à Listuguj

Gilles Gagné
Gilles Gagné
Collaboration spéciale
CARLETON – Un premier train de marchandises de la Société du chemin de fer de la Gaspésie est passé mardi midi à l’endroit où un petit groupe de citoyens de Listuguj avait bloqué la voie ferrée, 24 heures plus tôt, pour des raisons qui n’ont pas été expliquées publiquement.

Le blocus, symbolique, n’aura duré que quelques heures lundi, après le passage du train Matapédia-Nouvelle. Un bref échange avec un employé du transporteur ferroviaire avait permis d’apprendre que ce blocus était sans doute lié à l’appui que ces manifestants voulaient donner aux pêcheurs mi’gmaqs de la Nouvelle-Écosse, qui tentent d’établir une pêche de subsistance du homard cet automne.

«Nous sommes soulagés. Nous gardons l’œil sur la situation. Transports Québec (le propriétaire du réseau Matapédia-Gaspé) reste aussi en contact avec nous», précise Éric Dubé, président de la Société du chemin de fer de la Gaspésie, une firme ferroviaire sous contrôle municipal. 

Hier, le premier train à passer à Listuguj transportait du ciment, du bois et des copeaux. Le prochain train de pales éoliennes, un autre type de marchandises de première importance pour la SCFG, n’est pas prévu pour les prochains jours.