Amarré à Lévis depuis plusieurs semaines, le F.-A.-Gauthier est en cale sèche depuis mardi au chantier Davie.

Le F.-A.-Gauthier pas de retour avant l’hiver

MATANE — Le traversier NM F.-A.-Gauthier, qui assure la liaison entre Matane et la Côte-Nord, ne sera pas de retour en août, comme l’avait annoncé le ministre des Transports, François Bonnardel. En réparation au chantier Davie depuis janvier, sa livraison est reportée à l’hiver.

Amarré à Lévis depuis plusieurs semaines après que ses propulseurs eurent été démontés, le navire est entré en cale sèche mardi. 

Le fournisseur avait en stock des pièces pour un seul propulseur. Par conséquent, la société d’État a commandé les pièces du deuxième propulseur, qui sont fabriquées sur mesure. Elles ont mis six mois à arriver. «J’ai donné l’autorisation de remonter les propulseurs pour avoir le F.-A.-Gauthier en service au début de l’hiver», affirme le président-directeur général de la Société des traversiers du Québec (STQ), Stéphane Lafaut.

Les experts ne comprennent toujours pas la nature et les causes des problèmes mécaniques ni des vibrations anormales. «On investigue encore, indique M. Lafaut. On a trouvé des problèmes avec les pièces des propulseurs qui ont probablement causé les vibrations. On travaille sur les causes.»

Longue enquête

«Si j’attends la conclusion de toute l’enquête et des tests qu’il y a encore à faire, je laisserais le Gauthier une autre année, ce que je trouvais inacceptable, a confié le patron de la STQ. Donc, on va remonter les propulseurs et je vais demander aux équipages de revoir les protocoles d’utilisation s’il y a lieu. Puis, on va avoir le Gauthier en service et ça va nous donner le temps de bien comprendre les problématiques et d’apporter les ajustements si requis.»

Le report à l’échéance inclut une période de cale sèche réglementaire de deux mois. «J’ai demandé à mes équipes de devancer la cale sèche réglementaire du F.-A.-Gauthier qui était prévue en 2020 pour la faire maintenant, pendant que le navire est en cale sèche. Donc, ça va éviter de retourner le navire en cale sèche […] l’année prochaine.»

Jusqu’à maintenant, les coûts liés aux réparations du traversier construit en 2015 s’élèvent à environ 15 millions $. Ces frais incluent le contrat pour la desserte aérienne, les coûts d’entretien normaux du navire et diverses dépenses relatives à l’Apollo, excluant cependant l’achat de ce dernier.