Les trois amis d'enfance et copropriétaires de la microbrasserie Ras l'Bock: David Lebel, Alexandre Caron et Julien Chouinard.

La microbrasserie Ras l'Bock installe son usine à La Pocatière

MATANE — D'une idée qui a germé, il y a quatre ans, dans la tête de trois amis d'enfance, à une première bière brassée dans un petit garage de maison jusqu'à la construction d'une usine installée dans le parc de l'Innovation de La Pocatière, voici l'histoire de la croissance fulgurante de la microbrasserie Ras l'Bock de Saint-Jean-Port-Joli.

D'une superficie de 21 mètres par 30 mètres, l'usine de La Pocatière a été inaugurée vendredi devant une centaine d'invités et a ouvert ses portes samedi. Le projet, qui était dans les cartons des trois copropriétaires depuis deux ans, a requis un investissement de 2,3 millions$ pour la construction du bâtiment et l'achat des équipements. Grâce à cet investissement et à sa nouvelle usine, Ras l'Bock pourra faire passer sa production de bière de 1 000 à 6 000 hectolitres. De plus, elle pourra produire un nouveau format de canettes de 473 ml qui seront distribuées un peu partout au Québec.

À la quinzaine d'employés que compte déjà l'entreprise à sa microbrasserie et à son pub de Saint-Jean-Port-Joli, l'usine de La Pocatière créera une dizaine de nouveaux emplois immédiats. «L'usine nous donne plus de possibilité d'expansion, indique l'un des copropriétaires, Alexandre Caron. On prévoit une dizaine d'employés de plus dans les années à venir.»

La microbrasserie, qui conservera son lieu de production et son pub à Saint-Jean-Port-Joli, continuera à embouteiller certaines bières. «Ça va être les bières un peu plus spécialisées qui vont se retrouver en bouteille, explique M. Caron. C'est le format qui se prête un peu mieux au côté un peu plus prestigieux.»

Si Alexandre Caron, David Lebel et Julien Chouinard ont choisi La Pocatière pour y construire leur usine, c'est en grande partie à cause de l'accueil qu'ils ont reçu. En plus d'un coup de pouce financier de Développement économique La Pocatière et de la Ville de 70 000$, assorti d'un congé de taxes municipales durant cinq ans, l'entreprise pourra bénéficier du pôle agroalimentaire déjà reconnu pour son expertise, sa recherche et son développement, notamment grâce à l'Institut de technologie agroalimentaire de La Pocatière.

«Comme on est maintenant dans le Bas-Saint-Laurent, ça nous permet, de plus, d'être dans la Route des bières de l'Est-du-Québec, se réjouit Alexandre Caron. Aussi, d'être dans deux régions touristiques, soit Chaudière-Appalaches et Bas-Saint-Laurent, ça nous donne une belle visibilité.» La boutique de l'usine de La Pocatière offre aux visiteurs d'acheter des bières pour emporter et de parfois profiter d'exclusivités.

L'usine de La Pocatière a été construite au coût de 2,3 millions$.