Le Havre verrait le jour face au fleuve et au chemin du même nom, sur un terrain vague municipal de 9000 mètres carrés acquis en 2011, voisin du Musée de Charlevoix.

La Malbaie: le projet du Havre meurt dans l’oeuf

Les résidents de La Malbaie ont signé massivement, mardi, contre l’aménagement d’un site multifonctionnel de 6,3 millions $ destiné aux citoyens et visiteurs.

À LIRE AUSSI : Un projet touristique divise La Malbaie

Le registre réclamant un référendum a recueilli 1037 noms, dépassant largement le seuil minimal requis de 711. Aussitôt, le maire Michel Couturier a annoncé qu’il mettait fin au projet, ne voulant pas diviser davantage sa population, rapporte mardi le journal Le Charlevoisien.

Lundi, Le Soleil expliquait que le projet était critiqué depuis des mois à l’hôtel de ville comme sur les réseaux sociaux. Les opposants y voyaient un projet trop ambitieux, considérant la capacité financière de la Ville, le fardeau fiscal et les besoins en infrastructures municipales, au moment où la région se «dévitalise».

De son côté, le maire fondait beaucoup d’espoir pour rattraper le retard dans le développement  touristique de La Malbaie. Il estime que c’est du devoir de la Ville de «s’occuper» de cette industrie, considéré comme un vecteur économique important au moment où il devient difficile d’attirer de grandes entreprises.

Le Havre devait voir le jour sur un terrain voisin du Musée de Charlevoix. Il devait comporter un bâtiment d’accueil, un site événementiel extérieur et des espaces pour des activités estivales et hivernales comme des jeux d’eau et du patinage. On voulait aussi que le lieu devienne la nouvelle gare d’accueil du train de Charlevoix, qui arrête actuellement dans le secteur du quai et de la jetée, 800 mètres plus au sud. 

Le projet de 6,3 millions $ incluait les frais de financement. De cette somme, 3 millions $ étaient à la charge de la Ville. Le reste provenait de programmes de subvention.