Une barricade d'arbres s'élèvait sur le chemin forestier public menant vers l'entreprise Junex, à quatre kilomètres de la route 198 entre Gaspé et Murdochville.

La barricade des manifestants contre Junex démantelée

La Sûreté du Québec a démantelé en soirée lundi la barricade qui avait été érigée le 7 août par un petit groupe de manifestants masqués, à l'entrée des installations d'exploration de la firme Junex, connues sous le nom de Galt, à 20 kilomètres de Gaspé.
Ces manifestants étaient intervenus trois jours après l'annonce par Junex d'un investissement de 14 millions $ afin d'ajouter deux puits aux cinq que la propriété Galt renferme déjà. Cet investissement inclut 8,4 millions $ venant de la société publique Ressources Québec.
Par voie de communiqué, la Sûreté du Québec a expliqué le démantèlement par le fait que les policiers avaient tenté pendant plusieurs jours «d'entrer en contact avec les manifestants afin de trouver une solution pacifique à l'occupation des lieux». Les manifestants ont refusé.
Une arrestation
La SQ a aussi justifié son intervention en spécifiant que des manifestants avaient utilisé sans permission et endommagé des équipements de Junex, et qu'elle devait identifier des suspects. Elle devait aussi «sécuriser les lieux occupés par les manifestants».
La police a arrêté une personne lors de l'opération. «Les personnes impliquées pourraient faire face, notamment à des accusations de méfaits, introduction par effraction, troubler la paix et prise de véhicule sans permission», précise-t-elle dans le communiqué.
Junex avait obtenu une injonction pour mettre fin à l'occupation vendredi. La cour avait donné aux parties jusqu'au 21 août afin qu'elle trouve une solution à l'impasse. «Concernant l'application de l'injonction, il n'est pas de la responsabilité de la Sûreté du Québec d'en assurer l'application puisqu'il s'agit d'un processus civil et qu'il n'est pas de sa compétence», révèle le communiqué.
Les manifestants avaient initialement écrit qu'ils occupaient l'emplacement de Junex pour appuyer les Micmacs de la Gaspésie, opposés à l'utilisation de la fracturation en matière d'exploration d'hydrocarbures. Manon Jeannotte, chef de Gespeg, avait toutefois déploré l'absence de communication préalable au blocus et elle avait par la suite indiqué que sa communauté n'appuyait pas les manifestants.