Incendie mortel de Saint-Siméon: un témoin important recherché

SAINT-SIMÉON – Les enquêteurs de la Sûreté du Québec recherchent un homme comme témoin important de l’incendie qui a coûté la vie à trois personnes aux petites heures du matin, samedi, à Saint-Siméon, en Gaspésie. La police refuse toutefois de confirmer cette recherche, tout comme l’identité de l’homme.

Isabelle Lepage, 40 ans, son fils, Philippe Lepage, 14 ans, et sa petite amie, Laurence Lebrasseur, 14 ans, ont péri dans l’incendie d’une maison sise sur la route Poirier.

Des éléments recueillis depuis samedi matin ont incité à Sûreté du Québec à transférer le dossier au Service des enquêtes sur les crimes contre la personne mardi, parce que la police a de sérieux motifs de croire que l’incendie est criminel.

La présence ininterrompue des enquêteurs à Saint-Siméon et les questions qu’ils ont posées à des citoyens du village de 1200 âmes indiquent clairement qu’ils veulent rencontrer un ex-ami de cœur d’Isabelle Lepage.

Le porte-parole de la Sûreté du Québec, Claude Doiron, ferme par contre la porte à toute divulgation de ces détails.

«On ne peut confirmer ces informations. Tout ce qui a été découvert à date ne peut être rendu public. Tout ce qui est preuve ne peut être dévoilé», dit-il.

Entre midi et 16h mercredi, la Sûreté du Québec a de plus établi un bureau temporaire dans le centre communautaire de Saint-Siméon «afin de répondre aux questions du public et de recueillir de l’information qui pourrait faire avancer l’enquête», ajoute M. Doiron.

Inquiétudes à Saint-Siméon

Il avoue que le transfert du dossier de l’Escouade des crimes majeurs au Service des enquêtes sur les crimes contre la personne génère passablement d’inquiétude à Saint-Siméon et dans les environs.

Que disent les policiers pour rassurer les gens, dans l’hypothèse où quelqu’un ayant à voir avec un incendie criminel serait au large?

«Nous répondons que la présence policière est importante à Saint-Siméon, même la nuit. Des forces supplémentaires ont été appelées sur place. Cette présence sera un élément dissuasif pour toute personne (voulant perpétrer un acte criminel). Nous serons très présents à Saint-Siméon le temps qu’il faudra», note Claude Doiron.

Une personne, Marilou Lepage, l’ainée des enfants d’Isabelle Lepage, a réussi à sortir de la maison en flammes parce qu’elle était la seule à ne pas dormir à l’étage. Elle doit la vie aux cris de Laurence Lebrasseur, qui n’a pu s’enfuir.

La Sûreté du Québec évalue la possibilité de tenir bureau une nouvelle fois jeudi au centre communautaire de Saint-Siméon.