Si le financement attendu du gouvernement tarde encore à venir, Exploramer devra fermer ses portes.

Haute-Gaspésie: Exploramer met à pied ses 28 employés

Exploramer de Sainte-Anne-des-Monts n'en peut plus d'attendre une réponse à son appel à l'aide lancé depuis 10 mois auprès du ministre responsable de la Gaspésie, Jean D'Amour.
Vendredi, les 28 employés ont tous été mis à pied. Pour le président du conseil d'administration, Gilles Thériault, cette décision ne signifie pas la fermeture définitive de l'institution. Il s'agit de mises à pied. «C'est une question de financement, explique-t-il. On a des fournisseurs et des employés à payer, mais on est en déficit. Pour les employés, ce n'est plus vivable!»
En 20 ans d'existence, c'est un précédent, pour Exploramer, de terminer sa saison touristique sans savoir s'il recevra le financement nécessaire à son fonctionnement. Bon an, mal an, le site touristique pouvait compter sur une enveloppe de 200 000 à 250 000 $ de Québec. «On a entrepris l'année avec un engagement du ministre qui a dit qu'il nous aiderait, mais c'est jamais venu», déplore Me Thériault.
Une rencontre est prévue le 1er octobre à Québec entre les administrateurs d'Exploramer et le ministre D'Amour. «On attend une confirmation», indique toutefois le président de l'organisme.
Ces mises à pied collectives causent une véritable commotion dans la région. «Vingt milles visiteurs par année, c'est trop important comme impact économique pour notre milieu», estime Gilles Thériault. Le vice-président de la Chambre de commerce de La Haute-Gaspésie réagit d'ailleurs à cette nouvelle avec colère. Steve Ouimet «déplore le laisser-aller du ministre D'Amour et de ses acolytes dans ce dossier». L'organisme invite les entreprises, les organismes et les municipalités de la région à faire pression sur la ministre de la Culture, Hélène David, et le ministre responsable de la Gaspésie, Jean D'Amour.
La Société d'aide au développement de la collectivité de La Haute-Gaspésie a créé une page Facebook intitulée «Sauvons Exploramer».