Claude Jeannotte, chef de Gespeg et président du secrétariat Migmawei Mawiomi

Gespeg: élections anticipées sur fond de zizanie

Des élections étaient déjà prévues le 6 septembre. Mais des membres de Gespeg, réunis récemment à Gaspé et à Montréal, ont exigé un scrutin anticipé pour mettre fin à la zizanie.
Depuis octobre, quatre des sept conseillers demandaient la démission du chef Claude Jeannotte, en poste depuis 2006. Ils lui reprochent de ne pas avoir assez consulté la population de Gespeg avant la construction du bâtiment communautaire de Corte-Real, à Gaspé. Québec donnera 1,755 millions $ pour le centre; Gespeg assume les 3 millions $ restants.
Selon Claude Jeannotte, l'administration de Gespeg fonctionne «de peine et de misère» en l'absence des quatre conseillers. Le conflit a coûté des dizaines de milliers de dollars en frais d'avocat, insiste-t-il, pour la mise sous séquestre d'un fonds et la médiation au sein du conseil.
Le Chef Jeannotte candidat
Pendant ce temps, la construction du bâtiment se poursuit quand même, au point où les employés pourront y emménager en juillet.
Les candidats aux élections ont jusqu'au 10 juin pour se manifester. Le chef Claude Jeannotte, en poste depuis 2006, se présentera à nouveau. Deux des conseillères dissidentes, Manon Jeannotte et Monique Jeannotte, sont intéressées par le poste de chef. Elles sont en pourparlers pour présenter une seule candidature.
Gespeg, une bande sans réserve, compte une population d'un peu plus de 800 personnes vivant à Gaspé, à Montréal et dans d'autres régions du Québec. Elle gère un budget de 4,4 millions $; la majorité de ses revenus proviennent de la pêche.