Eve Salvail, alias DJ Evalicious, a assumé l’animation sous le chapiteau du 5e Festin de rue à Matane, sa ville d’origine.

Eve Salvail: le retour de l’enfant prodigue [VIDÉO]

MATANE – Depuis qu’elle est revenue vivre au Québec en 2014, le mannequin et DJ Eve Salvail prend goût à revenir dans son alma mater. Alors qu’elle avait été quinze ans sans mettre les pieds à Matane, voilà qu’elle y est débarquée en fin de semaine pour la deuxième fois en quatre ans. Si la star a davantage fait carrière à l’international, il n’en demeure pas moins que pour les Matanais, elle est demeurée l’une des leurs. Plusieurs ont encore en tête la petite Eve de leur enfance et l’adolescente avec qui ils se sont éclatés.

Authentique, vraie, spontanée et naturellement souriante, Eve Salvail leur rend bien ce débordement d’amour. Elle multiplie les accolades et n’hésite pas à aller vers eux pour se prêter à tous les égoportraits. Dans la capitale de la crevette, elle est comme un poisson dans l’eau. Elle est résolument chez elle. «C’est malade, laisse-t-elle tomber. Vraiment, j’aime tellement ça! Il y a quelque chose de magique à Matane. Je ne sais pas pourquoi. C’est peut-être la mer ou les couchers de soleil fabuleux? C’est peut-être l’air frais?» Elle compare le sentiment qu’elle éprouve pour son lieu d’origine à ses grands-parents. «Nos grands-parents ont une place spéciale dans notre coeur, explique-t-elle. On a une certaine complicité avec nos grands-parents. Ma mère m’a dit, un jour, que moi, c’était ça avec Matane.»

L’artiste retrouve des amis de longue date. «Je suis choyée, considère-t-elle. J’ai une super bonne chum à moi, avec qui j’ai passé beaucoup, beaucoup d’années à rigoler, à faire le party et à faire de la natation.» Sonia Harrisson et elle se sont retrouvées devant un café, vendredi, à se remémorer de lointains souvenirs. «On a placoté comme deux petites adolescentes, raconte Eve Salvail. On s’était perdues de vue. Mais, grâce à Facebook, j’ai retrouvé beaucoup, beaucoup d’amis d’enfance et d’adolescence que j’avais ici. C’est cool!»

«Moi, mon sport, c’était la nage synchronisée, continue-t-elle. J’étais tout le temps dans la piscine: avant l’école, après l’école, les week-ends. Cette fille-là [Sonia Harrisson] était dans l’équipe de nage synchro avec moi. On a fait les Jeux du Québec ensemble, on est devenues coachs ensemble, on est devenues sauveteuses ensemble. J’ai commencé vers l’âge de 12 ans et j’ai fait ça longtemps.»

Lorsqu’elle séjourne à Matane, Eve Salvail loge chez le député de Matane-Matapédia et chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé. C’est un ami très proche. Ils sont d’ailleurs allés dans un supermarché de l’endroit, jeudi, ce qui a été fort remarqué. «Je suis chez lui et je mange des choses que lui ne mange pas, indique-t-elle. Il me manquait deux ou trois petites affaires et on est allés les chercher. C’est drôle parce que c’était toute une excursion! On arrêtait à toutes les 5 secondes pour placoter avec le monde!»

Bien qu’ils soient tous les deux originaires de Matane, le député a connu Eve Salvail en 2013. «J’ai connu Eve à New York lorsque j’étais ministre du Tourisme, raconte M. Bérubé. Je l’avais invitée à venir manger avec moi.» Le politicien croit que les Matanais et les Québécois en général sous-estiment la renommée de l’artiste aux multiples talents puisqu’elle a bâti sa célébrité ailleurs dans le monde. 

Eve Salvail, alias DJ Evalicious, était à Matane vendredi pour animer la soirée sous le chapiteau, dans le cadre du 5e Festin de rue organisé par le Comité centre-ville de Matane. Pendant la soirée, où elle a fait danser les gens et où elle a enseigné à Pascal Bérubé les rudiments du métier de DJ, elle  a créé toute une surprise en faisant jouer la chanson «Matane, c’est ma ville» de Bobby Tremblay, comme un clin d’oeil à la joie qu’elle voulait exprimer d’être à Matane.

Le 16 juillet, elle a assuré la première partie du groupe Duran Duran à Orlando pour célébrer le 50e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11. «Ça fait longtemps que je les connais, mais c’est la première fois que je les voyais «live», souligne DJ Evalicious. On a beaucoup rigolé. J’ai vraiment aimé ça.»

Six jours avant, elle a participé, toujours comme disc jockey, à la présentation de la nouvelle montre Tag Heuer à New York. «C’est un gros événement, décrit-elle. C’était super chic avec des célébrités que je ne reconnais pas tout le temps parce que je suis pourrie là-dedans, probablement parce que je n’écoute pas la télé!»

DJ Evalicious participera aussi à Fierté Montréal le 11 août. «Ça va être la première fois que je fais le «stage» pour Fierté Montréal, indique-t-elle. Je suis vraiment excitée!»

Depuis la semaine dernière, celle qui s’est davantage fait connaître avec le crâne rasé arborant un tatouage de dragon, révèle une chevelure poivre et sel. «Ce nouveau look sort du four, indique la dame de 48 ans. Je les laisse pousser un petit peu. Le but de l’exercice, c’est d’avoir l’air de mon âge.»

Si elle affirme avoir «100 millions de projets», celui sur lequel elle se concentre actuellement est l’écriture de sa biographie, qui devrait être publiée par les Éditions de l’Homme au printemps 2020 . «C’est un gros morceau, reconnaît-elle. Ça prend beaucoup de temps.» La vie d’Eve Salvail sera écrite par Claire Gaillard. «Il faut connaître ses forces, explique le mannequin, DJ, comédienne, conférencière, chanteuse et dessinatrice. Moi, je n’écris pas dans la vie. De toute façon, je n’ai pas le temps. Je n’ai pas essayé de prendre la plume et ça ne m’intéresse pas non plus d’essayer. Claire est une bonne amie qui écrit tellement bien! Elle me comprend plus que je me comprends moi-même. Elle est éditrice d’un magazine et elle m’avait interviewée. Puis, j’avais vraiment aimé la manière avec laquelle elle s’exprimait et ce qu’elle avait écrit de moi. Je lui avais demandé, il y a très longtemps, si un jour, je faisais ma biographie, si elle l’écrirait pour moi. Elle avait dit oui tout de suite. Plusieurs années plus tard, ce jour-là est arrivé.»

L’ancienne top model, qui avait pris un certain recul du mannequinat, revient vers ses anciennes amours. «Je suis en pourparlers pour faire des trucs de mannequin à Montréal, confie-t-elle. Ce n’est pas confirmé. Donc, je ne peux pas en parler, malheureusement. Mais, il y a des choses qui se brassent à Montréal. C’est le «fun»!»