Michel Gosselin doit répondre à cinq chefs d’accusation, dont celui de fraude à l’endroit de son ex-employeur.

Directeur des loisirs de Sainte-Anne-des-Monts accusé de fraude: une dizaine de témoins seront contre-interrogés

MATANE — Sur la trentaine de témoins prévus par la poursuite, une dizaine d’entre eux seront contre-interrogés par la défense les 25, 26 et 27 mai au palais de justice de Sainte-Anne-des-Monts, dans la cause opposant l’ex-directeur des loisirs de la Ville de Sainte-Anne-des-Monts, en Haute-Gaspésie. Michel Gosselin doit répondre à cinq chefs d’accusation, dont celui de fraude à l’endroit de son ex-employeur.

«M. le juge, il n’y a pas une pléthore de témoins pour la poursuite, mais il y a au moins une abondance de témoins, a lancé lundi matin Me Yves Desauniers, qui représente l’accusé. Ils ne sont pas tous nécessaires, ces témoins-là, pour la tenue, le cas échéant, d’un rapport préalable.» Présidée par le juge Jules Berthelot, cette procédure est, selon le procureur, «cousine de l’enquête préliminaire».

Arrêté par l’Unité permanente anticorruption (UPAC) le 30 octobre à Bonaventure, dans la Baie-des-Chaleurs, Michel Gosselin est accusé d’avoir détourné des fonds totalisant 60 000 $ des coffres de la Ville à l’époque où il occupait le poste de directeur des loisirs. Après son arrestation, il avait été remis en liberté avec promesse de comparaître.

À l’issue d’une enquête interne menée à l’été 2018 faisant suite à la découverte d’irrégularités comptables, l’ancien fonctionnaire municipal avait été destitué «pour bris de confiance et lacunes dans sa gestion financière», a indiqué le maire Simon Deschênes. L’administration municipale a collaboré à l’enquête de l’UPAC.