Des employés de l'hôpital de Rimouski sont en isolement préventif à domicile. Aussi, une centaine de leurs collègues et 23 usagers ont dû subir un test de dépistage après que les deux premiers cas de COVID-19 eurent été dépistés dans l'établissement.
Des employés de l'hôpital de Rimouski sont en isolement préventif à domicile. Aussi, une centaine de leurs collègues et 23 usagers ont dû subir un test de dépistage après que les deux premiers cas de COVID-19 eurent été dépistés dans l'établissement.

Deux cas positifs à l'hôpital de Rimouski forcent la quarantaine d'employés

L'hôpital régional de Rimouski connaît ses deux premiers cas de COVID-19 dépistés en milieu hospitalier: l'un au bloc opératoire et l'autre dans une unité de médecine générale. Il s'agit de deux cas asymptomatiques. Pendant que les employés du bloc opératoire sont en isolement préventif à domicile, une centaine de leurs collègues et 23 usagers de l'unité 4C ont dû subir un test de dépistage.

La conseillère aux relations avec les médias du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent précise que les deux usagers présentent une légère charge virale. «Le risque infectieux est jugé comme faible par notre équipe de microbiologistes-infectiologues, spécifie Ariane Doucet-Michaud. Mais, on prend les mêmes précautions et les mêmes mesures.» La porte-parole parle d'une «veille d'éclosion». «C'est la première fois qu'on a des cas qui étaient déjà là, qu'on les dépiste une fois qu'ils sont entrés et qu'ils ont déjà reçu leur prestation de services.» 

Employés en quarantaine

Dans le cas qui s'est déclaré au bloc opératoire, il s'agit d'un usager qui a subi une intervention chirurgicale et qui, par la suite, a été soumis à un test de dépistage au coronavirus et dont le résultat s'est avéré positif. «Pour la clientèle asymptomatique, il n'y a pas de test de dépistage avant une opération, fait savoir Mme Doucet-Michaud. Il n'y avait aucun indicateur qui laissait croire que cette personne-là était infectée. Dans ce cas-ci, il y a eu une prescription médicale pour qu'elle passe un test.» 

Les médecins, les infirmières et tous les employés du bloc opératoire ont été retirés de leur milieu de travail, «vu que ce sont des techniques invasives qui génèrent plus d'aérosols et qu'on est dans un milieu différent». Le CISSS ne disposait pas du nombre de travailleurs touchés. 

Une centaine de personnes testées

Dans l'unité de médecine générale, il s'agit d'un patient déjà hospitalisé. Or, les 23 personnes hospitalisées dans cette même unité ont été placées en quarantaine pour 14 jours. «Ça veut dire qu'ils sont dans leur chambre avec déplacements limités», explique la conseillère. 

Par contre, comme le risque est jugé faible, les employés et les médecins de l'unité n'ont pas été placés en isolement. Cependant, quand le personnel doit entrer dans une chambre, tous les équipements de protection sont requis: blouse, gants, visière, protection oculaire et masque. De plus, tous les usagers et les employés ont été testés. «Ils vont faire plusieurs tests de dépistage pour s'assurer qu'il n'y ait pas d'évolution du virus», souligne Mme Doucet-Michaud.

Deux enquêtes

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent mène deux enquêtes épidémiologiques distinctes. «On identifie toutes les personnes qui ont été en contact avec les cas positifs, décrit la porte-parole. On part du plus risqué au moins risqué. On a plusieurs employés à appeler pour vraiment venir identifier la nature du contact. Ensuite, on va juger si c'est un faible risque, un risque modéré ou un risque élevé. C'est là qu'on va prendre toutes les mesures qui s'imposent dans ces cas-là.»

Selon Ariane Doucet-Michaud, il est plus facile de faire une enquête épidémiologique pour un hôpital que pour un commerce «parce qu'on a la liste des usagers qui se sont présentés». «On a toutes leurs coordonnées. Alors, on prend le trajet de l'usager dans l'hôpital et ça nous permet vraiment de contacter les gens pour lesquels on juge qu'il y a un risque élevé. Puis, toutes les personnes vont être contactées, que ce soit un risque faible ou élevé. Alors, si on n'a pas été contacté, le risque est jugé faible.»

Mme Doucet-Michaud se fait rassurante: les personnes qui sont allées à l'hôpital de Rimouski au cours des derniers jours pour passer un examen ou une radiographie «ne sont pas plus à risque que celles qui sont allées à l'épicerie». «On leur demande d'observer les symptômes tout simplement. On n'a pas fait d'avis de surveillance ciblée pour l'hôpital. La situation est sous contrôle. Les personnes qui devaient être retirées l'ont été. Il n'y a pas de risques. Les activités se poursuivent de façon normale.»