Toutes les vocations du quai de Carleton ont été fonctionnelles jusqu'en 2015 inclusivement, bien que ralenties depuis 2007 par l'état de l'infrastructure.

Des travaux de 20 millions $ sur le quai de Carleton-sur-Mer

CARLETON-SUR-MER — Transports Canada transférera la propriété du quai de Carleton-sur-Mer à un autre ministère fédéral, Pêches et Océans Canada, qui y effectuera d’importants travaux de réfection pouvant s’élever à près de 20 millions $.

Depuis le printemps 2007, l’accès à certaines parties du quai avait été interdit en raison de l’état de l’infrastructure. Ces réductions d’usage avaient d’abord pris la forme de blocs de béton, puis de clôtures.

Les travaux majeurs consisteront notamment en l’aménagement d’un brise-lame pour mieux protéger la partie du havre servant aux pêcheurs commerciaux et aux plaisanciers. La face intérieure du quai sera solidifiée et des pontons seront installés pour les pêcheurs. Le quai éperon sera éliminé.

L’extrémité du quai sera par ailleurs cédée à la Ville de Carleton-sur-Mer, qui y aménagera un espace récréotouristique, notamment pour les pêcheurs sportifs.

Le député fédéral d’Avignon La Mitis–Matane–Matapédia, Rémi Massé, assure que les travaux ne tarderont pas. «Ils débuteront à l’automne et ils devraient être complétés durant l’été 2019».

La Ville de Carleton-sur-Mer avait déposé un projet de 23,4 millions $ au printemps 2015 pour la réfection du quai. Questionné à propos de ce que coûtera le projet maintenant, le député Massé a noté que ce serait «plusieurs, plusieurs millions de dollars», peut-être près de 20 millions $.

«On veut demeurer discret sur les sommes, compte tenu du processus d’appel d’offres», dit-il. Le quai sert également aux pêcheurs autochtones.

Le président de l’administration portuaire de Carleton, Éric Bujold, se réjouit de l’efficacité que gagneront les pêcheurs. «Il fallait placer les bateaux à quatre ou cinq de large à cause du manque d’espace. Là, on pourra en placer deux de large, ce qui est normal».

Carleton sert principalement de lieu d’hivernage et de préparation pour des bateaux de pêche. Le nombre de bateaux y effectuant leurs débarquements est assez limité.

Le scénario présenté mercredi par Rémi Massé sonne le glas de la vocation commerciale du quai puisque la face nord-ouest sera enrochée. «Les besoins en matière de transport commercial n’ont pas été exprimés», dit-il.

Des utilisateurs potentiels et passés ont pourtant participé à plusieurs réunions au cours de la dernière décennie pour tenter de faire valoir l’utilité de sauver la face commerciale du quai. Ils ont préféré ne pas commenter la situation au Soleil mercredi, mais ils n’ont pas jeté l’éponge et comptent tenter d’influencer les autorités fédérales avant la préparation des plans et devis.