La porte-parole du PQ en santé, Diane Lamarre, a accompagné le groupe de Kamouraskois à l'Assemblée nationale, mardi.

Des Kamouraskois s’indignent des services dans les hôpitaux régionaux

Plusieurs citoyens du Kamouraska s’inquiètent de l’offre de soins en région et critiquent la centralisation des soins de santé dans les centres urbains.

À l’invitation du Parti québécois, le comité citoyen «Mes soins restent ici» a réclamé, mardi à l’Assemblée nationale, des engagements concrets des partis politiques sur la question de l’offre de soins en région.

«La situation actuelle, ça a été créé par la formation des CISSS, la loi n° 10 et tout ça, qui a causé des problèmes. On a l’impression qu’en région, les extrémités sont privées de services, de soins, pour que le centre ait tout ce qu’il faut, alors que ça devrait être le contraire, ça devrait aller vers les extrémités», a commenté Jean Martin, du comité citoyen. 

Les membres du groupe ont rencontré mardi des représentants de chaque parti à l’Assemblée nationale, à l’exception de la Coalition avenir Québec. Une rencontre est toutefois prévue avec le porte-parole en matière de Santé, François Paradis, dans les prochaines semaines. 

Même si le groupe kamouraskois avait organisé une marche l’an dernier pour maintenir l’ouverture de l’hôpital de La Pocatière et que le ministre Barrette avait dit que l’accès au soins serait bonifié, Jean Martin avoue qu’aujourd’hui, «rien n’est réglé». 

«Tout s’oriente vers une fermeture subtile de notre hôpital [à La Pocatière]. Nous assistons à des délais qui s’allongent, à des déplacements qui se multiplient, ce qui complique notre accès à des soins de proximité», a dénoncé M. Martin. 

Pour le Parti québécois, la centralisation du système de santé entamée par le gouvernement Couillard menace l’accessibilité des soins dans les régions du Québec. 

«Il faut reconstituer des directions régionales avec une reconnaissance par sous-territoire des besoins et une disponibilité de professionnels pour chacun de ces sous-territoires là», a commenté la porte-parole de l’opposition officielle en matière de Santé, Diane Lamarre. 

Le PQ ainsi que le comité «Mes soins restent ici» se désolent du manque de couverture régionale, notamment pour subir une chirurgie ou pour rencontrer un médecin spécialiste. 

Mme Lamarre a par ailleurs affirmé que d’autres découvertures de services en chirurgie étaient à prévoir cet été.

D’après elle, le gouvernement a mal négocié l’entente avec les médecins spécialistes.

«J’appelle le ministre et les fédérations médicales à nous dire qu’est-ce que, dans le 4 milliards $ pour les spécialistes, dans le 3 milliards $ pour les médecins de famille, il y a comme garanties pour la région du Kamouraska et pour l’ensemble des régions du Québec, parce que les soins sont essentiels et ils représentent un droit que les gens de toutes les régions du Québec doivent avoir», a-t-elle déclaré. Avec La Presse canadienne