Le chef, Denis Mestenapéo, réclame une enquête publique sur la disparition de neuf enfants autochtones de la communauté de Pakua Shipi en Basse-Côte-Nord, entre 1970 et 1972. 

Des chefs innus réclament une enquête sur des disparitions d'enfants

Les chefs innus de la Côte-Nord réclament une enquête publique sur la disparition dans les années 70, de neuf enfants de la communauté de Pakua Shipi, à 550 kilomètres au nord-est de Sept-Îles.
Entre 1970 et 1972, neuf Innus âgés entre 3 et 24 mois seraient décédés à l'hôpital de Blanc-Sablon d'une maladie pulmonaire. Les enfants malades ont été conduits vers le centre hospitalier et leurs parents ne les ont jamais revus. 
Quarante ans plus tard, la bande de 300 âmes porte encore les cicatrices du drame, récemment médiatisé par l'émission Enquête de Radio-Canada. «Le dévoilement de la situation par Enquête a créé un immense traumatisme collectif dans notre communauté», a mentionné le chef de Pakua Shipi, Denis Mestenapéo.  
«Le désir des parents touchés est très simple : ils veulent connaître la vérité», a poursuivi le chef en point de presse, ce matin à Uashat. Lui et les chefs des autres bandes de la région réclament que Québec lance une enquête publique pour éclaircir les circonstances de la disparition des enfants, mais aussi autour de l'épidémie d'infection pulmonaire. 
L'avocat, Alain Arsenault, a été mandaté par Pakua Shipi pour mener le dossier. «Nous voulons une enquête crédible et transparente, ces gens-là ont le droit de savoir ce qui s'est passé, ils veulent connaître la vérité», a-t-il soulevé, n'excluant d'ailleurs pas l'hypothèse que certains de ces enfants aient été adoptés illégalement. 
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