Des bénévoles procèdent au nettoyage du printemps au ruisseau de la Brasserie.

Des bénévoles aident Gatineau à se faire belle

Mégots, contenants en plastique, beaucoup de contenants en plastique, et du papier figurent notamment parmi les détritus ramassés par de nombreux bénévoles samedi matin lors du Grand ménage de Gatineau.

Armés de sacs, de nombreux Gatinois aux quatre coins de la ville ont uni leurs efforts au nettoyage de sept parcs de la ville.

«Je suis ici pour faire ma part, pour rendre les lieux de vie plus agréables, pour faire le grand ménage de tout ce qui a été laissé par l’hiver et pour m’unir avec d’autres citoyens pour nettoyer notre ville», a expliqué Isabelle, une bénévole rencontrée près du ruisseau de la Brasserie.

C’était la neuvième édition du Grand ménage de Gatineau. Durant la matinée, Isabelle a cueilli des mégots, des manches de pelle, des bols, du papier, des gobelets et même des sous-vêtements.

Non loin d’elle, William Murray, 15 ans, participait lui aussi à la corvée printanière afin de rendre la ville plus propre.

«Il y a beaucoup de mégots de cigarettes et beaucoup de plastique», a-t-il résumé.

Au parc des Cèdres dans le secteur Aylmer, l’organisation Garde-rivière des Outaouais a réuni de nombreux bénévoles afin de dépolluer l’endroit.

Le directeur général de Garde-rivière des Outaouais, Patrick Nadeau, a indiqué que les quelque 80 personnes qui ont répondu à l’appel ont rempli une soixantaine de sacs de poubelle et de recyclage.

«Environ 60 % des déchets qu’on voit sont de plastique. Bien évidemment, c’est du plastique qui prend des décennies à disparaître. Si on ne les ramassait pas, ces déchets se retrouveraient immanquablement dans la rivière des Outaouais. Les suspects habituels sont les tasses de café avec les couvercles en plastique, des ustensiles en plastique et on voit aussi beaucoup des mégots de cigarettes. Nous travaillons depuis quelques années avec une entreprise de Toronto qui recycle les mégots. On se rend compte qu’on en remplit des sacs et des sacs. À première vue, ça ne paraît pas comme ça, mais au bout du compte nous remplissons plusieurs sacs de mégots», a expliqué M. Nadeau, précisant que ces détritus sont typiquement transformés en produits industriels comme des palettes de plastique.

Il faut environ 8000 mégots pour fabriquer une palette, a précisé M. Nadeau.