Jocelyne Huet (à gauche) a été mairesse de Cloridorme pendant 11 ans.

Démission de la mairesse de Cloridorme

La mairesse de Cloridorme en Gaspésie, Jocelyne Huet, démissionne à la suite de l'affaire des sculptures déboulonnées, «la goutte qui a fait déborder le vase», dit-elle. Dans une lettre que les résidents recevront mercredi, Mme Huet laisse entendre que la directrice générale outrepasse son rôle au point où, comme mairesse, elle n'arrive plus à diriger la municipalité.
Fin mai, la municipalité a enlevé une morue de 5500 livres et un soldat de 7500 livres à la mémoire des anciens combattants à la suite d'un litige avec l'artiste sur ses droits moraux. Claude Rioux critiquait le fait que Cloridorme ait modifié ses sculptures sans son autorisation.
Selon Mme Huet, ces statues «donnaient à notre village un cachet particulier, une belle visibilité culturelle et touristique». Tous les conseillers ont signé un communiqué pour exprimer leur décision «très bien orchestrée», indique-t-elle dans sa lettre aux 700 habitants.
La mairesse met en cause «les prises de position de la direction qui ne devraient pas avoir lieu, car c'est le conseil qui doit diriger le personnel, et non l'inverse».
Mme Huet quitte la mairie «non sans amertume», écrit-elle. «Ça me rend malade d'entendre dire que ma municipalité recule au lieu d'avancer.»
La directrice générale de Cloridorme, Marie Dufresne, est en poste depuis 25 ans.
Mme Huet a été élue mairesse une première fois en 2005, puis réélue en 2009 et en 2013. Elle n'avait pas voté sur l'affaire des sculptures puisqu'elle est la conjointe de M. Rioux, une relation entamée après l'achat des oeuvres.